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Le ciné de septembre (Ennemy / Pride / Les recettes du bonheur / Nos étoiles contraires)

Publié le par Sébastien Almira

                                  
Ennemy, de Denis Villeneuve, 1h30 *
Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu'il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. De là,on ne sait pas si cette histoire de sosies est véridique ou si l'un des deux personnages a un grain (ou deux) dans sa tête.
Si quelques blogueurs vous offriront leur explication détaillée de plusieurs pages pour vous dire combien Ennemy est un chef d’œuvre, je vous dirai simplement que je suis resté très dubitatif devant un rendu aux apparences très simplistes qui se veut labyrinthique. Pour moi, le film ne fonctionne pas, on est trop souvent bouche bée d'incompréhension et d’exaspération.


                                  
Pride, de Matthew Warchus, 2h *****
Été 1984, alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d'un minibus pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause. (résumé allociné)
J'ai été bluffé par ce film. Étonné, intéressé, emporté, envoûté, scandalisé, émerveillé par tou ce que j'y ai vu. J'y ai vu des luttes, des difficultés, des tensions, de la haine, mais aussi de la joie, de la fête, du soutien, de la générosité. Reste à savoir si la véritable histoire a bien été retranscrite, je laisse parler les connaisseurs. J'y ai aussi vu des acteurs et des personnages formidables, une époque, une histoire, de la musique (quelle BO sensationnelle!), de la magie.
Honnêtement, Pride est un véritable bijou, un film qui fait rire et pleurer, qui donne de l'espoir et une rage de vivre. Que l'on soit concerné par la lutte des droits LGBT ou que l'on fut, à l'époque, concerné par les grèves des mineurs, on est tous concernés par cette histoire de droits, de libertés, de soutien et d'amitié.


                                  
Les recettes du bonheur, de Lasse Hallström, 2h ****
Réalisateur de Chocolat (avec Juliette Binoche et Johnny Depp) ou plus récemment de Des saumons dans le désert (avec Ewan McGregor, Emily Blunt et Kristin Scott Thomas), Lasse Hallström adapte le roman éponyme de Richard C. Morais, produit notamment par Steven Spielberg et Oprah Winfrey.
C'est l'histoire d'une famille indienne ayant fui leur pays pour des raisons un peu trop rapidement expliquées qui tombe en panne dans le village de Saint-Antonin-Noble-Val où ils décident de s'installer et de créer de nouveau un restaurant. Mais Madame Mallory (Helen Mirren) ne voit pas d'un bon œil l'arrivée de La Maison Mumbai, juste en face de son restaurant étoilé. La guerre est déclarée entre les deux patrons tandis qu'Hassan, le jeune cuistot prodige (et plutôt beau garçon) tombe amoureux de Marguerite (Charlotte LeBon), la sous-chef du Saule Pleureur.
Et ce n'est que le début des festivités ! La cuisine indienne se mélange à la haute gastronomie française, la réalisation pioche du côté de Bollywood, de la comédie française et des ficelles des grosses productions américaines. Mais l'équilibre est aussi saisissant que les plats concoctés par le jeune chef indien passionné de cuisine française !
C'est un très bon film où, bien entendu, on trouvera des bons sentiments, des grosses ficelles et un dénouement attendu, mais on ne va pas voir Les recettes du bonheur pour prendre une claque cinématographique, on y va pour se faire plaisir, et ça marche plus que de raison. Prévoir un resto indien en sortant, ça donne grave la dalle !


                                  
Nos étoiles contraires, de Josh Boone, 2h **
Hazel Grace et Gus, 16 et 18 ans, se sont rencontrés lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer. Elle est solitaire, rêveuse et consciente de ne pas pouvoir vivre comme tout le monde. Lui est plutôt frondeur, il méprise les conventions et joue d'un humour ravageur et d'un charisme fou. C'est une tranche de vie des ces deux grands ados, jeunes adultes, qui fait sensation dan le monde entier, d'abord sous la forme du livre de John Green, désormais avec cette adaptation cinématographique qui fera pleurer sous les chaumières.
Avec leur pote, ils ont à eux trois quatre yeux, cinq jambes et cinq poumons, c'est un film à destination majoritairement des adolescentes et c'est très lacrymal et plein de bons sentiments. Cependant, il y a quelques bons passages, et malgré une Shaylene Woodley plutôt énervante et Sam Trammel qui joue son père de façon navrante, le casting est assez bon : Ansel Elgort donne à Gus un charisme et des contours particulièrement réussis, on notera aussi le rôle du grand Willem Dafoe, qui mériterait des films d'un autre envergure.

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