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Le cinéma de novembre 2014 (Magic in moonlight, The Giver, Gone Girl, Hunger Games, Astérix)

Publié le par Sébastien Almira

                                     
Magic in moonlight, de Woody Allen, 1h40 ****
Déguisé en chinois, Stanley Crawford devient le grand Wei Ling Soo, magicien de renommé internationale. Dépêché par un ami de longue date pour démasquer une prétendue médium, il se rend dans la somptueuse propriété des Catledge sur la Côte d'Azur, mais la jeune et ravissante Sophie Baker (Emma Stone, parfaite) usera de ses charmes et de ses prétendus dons sur le grand homme de raison qu'il est.
Magie ou mensonge, drague ou intérêt, Stanley, divinement interprété par Colin Firth, ne sait plus ou donner de la tête. Un très bon Woody Allen, fin, subtil, ingénieux, ensoleillé et magique !


                                     
Gone Girl, de David Fincher, 2h30 ****
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Mais tout n'est pas aussi simple et vous ne serez pas au bout de vos surprises dans cette glaçante adaptation du thriller de Gillian Flynn, Les Apparences. Fincher a réussi à saisir tout ce qui imprègne et entoure les personnages pour un rendu quasi parfait, sublimé par l'interprétation de Ben Affleck et Rosamund Pike.


                                    
The Giver, de Philip Noyce, 1h35 ****
Adapté du célèbre Passeur de Lois Lowry, The Giver surfe avec moins de succès sur la vague des blockbuster pour adolescents. Dans cet état totalitaire, les sentiments, les couleurs, les différences, ont été gommées pour le bien et la sécurité de tous. Lors de la cérémonie annuelle qui donne à chaque jeune adulte un rôle dans la société, Jonas est nommé nouveau Gardien de la Mémoire. Il sera formé par le Passeur (Jeff Bridges). Un nouveau monde s'ouvre à lui, puisqu'il découvre au fil de sa formation tout ce qui a fait et défait les sociétés passées. Qu'est-ce qui est bon, finalement, pour l'homme ? L'amour et la haine ou bien l'aseptisation et la paix ?
Dommage que le film manque de profondeur et soit un peu court, car il y a quelques bonnes trouvailles scénaristiques, l'idée est intéressante, la photographie splendide et le rendu réussi, émouvant (si, si !) et saisissant.


                                    
Hunger Games, La révolte, partie 1, de Francis Lawrence, 2h ***
Cette mode de découpage des derniers tomes de romans ados en deux films m'avait fait craindre le pire mais, finalement, cette première partie de Hunger Games, La révolte est tout à fait convenable sur le contenu, on ne se fait pas chier comme dans Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1. La réalisation aussi est réussie, le spectacle est assuré, quelques scènes sont particulièrement fortes. Ce qui pêche toujours, c'est le jeu de certains acteurs, surtout quand on est en tête d'affiche. Jennifer Lawrence ne sait toujours pas jouer la peur, la tristesse, les remords ou encore les cauchemars. Pour une actrice oscarisée, c'est pas terrible.
Cet avant-dernier film remplit toutefois correctement son rôle et ravira les fans.


                                  
Astérix, Le Domaine des Dieux, de Louis Clichy et Alexandre Astier, 1h25 **
Bon, on ne présente plus Astérix, ni Le Domaine des Dieux. Ce qui est à noter ici, c'est la présence d'Alexandre Astier à peu près partout, et le plébiscite du public (notes dithyrambiques sur le net, avis emballés, médias à genoux). Alors, j'y suis allé, l'adaptation est de bonne facture en ce qui concerne l'animation et le scénario, mais je dois dire que je me suis senti un peu seul les deux fois où j'ai ri. Oui, je n'ai ri que deux fois. Non, personne d'autre que moi n'a ri. Ou très bas. Et, sérieux, les gars, qu'est-ce que c'est que ces doublages ? Y'a rien qui va ! C'est pas les bonnes voix du tout, et ça manque de forme, toutes les voix se ressemblent, ou presque, et c'est d'une platitude sans nom.
Cette version d'Astérix ne m'a guère convaincu.

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