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Fabrice Caro, Le discours, roman, 190 pages, Sygne Gallimard, octobre 2018, 16 € *

Publié le par Sébastien Almira

Fabrice Caro, Le discours, roman, 190 pages, Sygne Gallimard, octobre 2018, 16 € *

«Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie.» C’est le début d’un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu’il vient d’envoyer à son ex. Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques.
Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion.


Voilà la quatrième de couverture de ce qui pourrait s'apparenter à un petit événement. Premièrement, la création d'une nouvelle collection chez Gallimard de romans écrits par des auteurs jeunesse ou bande dessinée. Deuxièmement, le premier roman de Fabcaro deuis que tout le monde le connaît (le deuxième en vrai), auteur de l'extraordinaire Zaï Zaï Zaï Zaï (6 pieds sous terre) et d'autres BD géniales (La Bredoute, Et si l'amour c'était aimer, Talk Show, etc.).

Mais c'est comme un nouvel album de Muse depuis presque dix ans : décevant, blasant.

Cet « Adrien, la quarantaine déprimée », est déprimant, agaçant.
Ce dîner de famille est soporifique. Cette famille aussi.
Cette attente désespérée d'une réponse de son ex (elle l'a quitté 37 ou 38 jours plus tôt en lui disant juste « j'ai besoin d'une pause » après un an de relation...) est désespérante, pire, ridicule.

On passe le livre, comme le personnage principal passe le dîner : à se demander ce qu'on fout là.
Même les amorces de discours, on finit par s'en foutre.

Toutes les 30 ou 40 pages reste toutefois un passage drôle. Comme celui du fameux chocolat avec le truc blanc à l’intérieur sur lequel personne ne veut tomber à Noël. Ou comme celui de la chenille (c'est cadeau à la fin de l'article !). À vrai dire, c'est uniquement pour ces passages, et un peu parce que Fabcaro quand même..., que je suis allé au bout de ce roman désespérément lassant.

Fabrice Caro, Le discours, roman, 190 pages, Sygne Gallimard, octobre 2018, 16 € *
Fabrice Caro, Le discours, roman, 190 pages, Sygne Gallimard, octobre 2018, 16 € *
Fabrice Caro, Le discours, roman, 190 pages, Sygne Gallimard, octobre 2018, 16 € *
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