Samedi 12 octobre 2013 6 12 /10 /Oct /2013 16:45

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Arnaud est en CM2 et il adore son maître. Aussi, quand ce dernier disparaît une semaine pour formation et qu’il est remplacé par une certaine Viviane, il n’aime pas du tout ça. Viviane, c’est un prénom de sorcière, lui apprend son frère Hugues, qui vient d'entrer au lycée et qui écoute du rock à fond pour faire ses devoirs parce que ça « déchire la tête et vide l'esprit ».

De jour en jour, Arnaud a de plus en plus peur d’elle, au point de se rendre malade. Son frère lui donne alors des conseils pour démasquer la sorcière, mais ce n'était peut-être pas une bonne idée...

 

« Je me retourne et je vois une grande femme. Je lève les yeux et j’ai l’impression qu’elle touche le ciel. Elle est grande, plus grande que mon maître. Elle a des cheveux longs qui lui tombent dans le dos. Et ils sont tout noirs. Ils brillent alors que le soleil ne brille même pas, lui. Ses yeux sont bleus, très profonds. Et ses ongles sont tous recouverts d’un vernis noir comme si elle avait trempé ses doigts dans du goudron. Elle porte sur son pull un collier avec un pendentif noir qui brille comme une étoile.

Moi ? Rien. J’attends Lucie.

C’est tout ce qui me vient en tête.

Tu es dans quelle classe ?

CM2.

Et comment tu t’appelles ?

Arnaud.

Arnaud ? Tiens, comme mon fils. En plus, il doit avoir à peu près ton âge…

Et tout en souriant, elle replace ses cheveux doucement, comme Monica Bellucci, l’actrice de cinéma.

Puis, je la vois rejoindre les maîtresses et c’est là que je réalise.

C’est elle.

Mme Vernon. Viviane, quoi ! » page 7

 

En plus, il y a Lucie, son amoureuse d'un jour, qui le suit à la trace. Et ça non plus, il n'aime pas trop, Arnaud. Il demande aussi à son frère comment c'est quand on est amoureux :

 

« – Bon, en fait, y a trois signes quand tu es amoureux :

1. Quand la fille est là, t’as mal au ventre.

2. Quand elle est pas là, t’as encore plus mal au ventre.

3. Quand t’es près d’elle, tu parles de la météo, sans savoir pourquoi, juste pour pas qu’il y ait de silence.

(...)

Je n’ai pas mal au ventre, enfin, ça pique juste un peu et je n’ai pas d’amoureuse. Mais il me fait peur avec ses signes. J’ai dit Lucie parce qu’elle est toujours collée à moi. Et elle veut toujours être à côté de moi dans le rang et me demande toujours si je l’aime.

Mais ce n’est plus mon amoureuse.

Bon, il y a eu le voyage en Dordogne mais notre histoire n’a duré que sept heures vingt-deux minutes et trois secondes.

Ça compte comme histoire d’amour, ça ? » (pages 16-17)

 

C'est un roman drôle autour d’un garçon de dix ans qui se laisse emporter par ses peurs, sa trop grande imagination et celle de son frère ! C'est mignon tout plein et c'est très bien adapté à la tranche d'âge qui correspond (9-12 ans), ce qui n'est pas toujours le cas niveau vocabulaire et manière de s'exprimer dans les romans jeunesse pour cet âge.

 

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Allez, un dernier pour la route :

« La sonnerie retentit et j’avance péniblement jusqu’au rang. Et puis, on m’attrape par le bras ! Je fais un bond de quatre mètres.

Je sens une respiration, on dirait un fauve. Je ferme les yeux.

On me secoue par la manche, je bouche mes oreilles, je ne veux rien entendre.

On me tient encore plus fort !

Alors, je dresse à toute vitesse dans ma tête la liste de mes ennemis possibles.

 

Est-ce que ça pourrait être Guillaume ?

C’est vrai qu’une fois j’ai osé lui dire que je trouvais sa copine Joanna super belle.

 

Est-ce que c’est Nicolas ?

C’est vrai que je n’arrête pas de lui dire qu’il est aussi con que son con de père qui est aussi le maire de notre ville. (Je sais qu’il est con son père, c’est mon père qui n’arrête pas de le dire lorsqu’il lit le journal.)

 

Et si c’était Jonathan ?

C’est vrai qu’une fois je l’ai traité de pauvre parce qu’il avait des baskets trouées, tellement foutues qu’on voyait ses chaussettes au bout.

Alors, qui ?

Guillaume, Nicolas ou Jonathan ? » page 7

 

 

Merci à Adèle Leproux des éditions du Rouergue pour ce livre !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 9 octobre 2013 3 09 /10 /Oct /2013 14:06

 

cécile coulon le rire du grand blessé

 

Pourquoi avoir attendu autant de temps ? Parce que j'attendais un SP promis par la maison d'édition. Parce que j'avais pas mal d'autres romans de la rentrée à la maison. Parce que je suis finalement allé l'acheter. Parce que je l'ai lu il y a presque un mois et que je suis toujours en retard.

Alors j'ai dû me farcir deux mois de rentrée adulte passable, voire mauvaise, avant de lire ça.

Alors vous avez dû vous farcir deux mois de rentrée passable, voire mauvaise, sur mon blog.

Mais ne vous inquiétez plus, Cécile Coulon est arrivée, et vous n'allez pas être déçus.

 

Le rire du grand blessé nous plonge dans un futur où la littérature est calibrée selon des règles très précises :

- Les Livres Terreur, Livres Frisson, Livres Chagrin, Livres Fous Rires, Livres Tendresse et Livres Amour de 110 pages maximum sont fabriqués dans des Maisons de Mots étatisées par des Écriveurs. 

- Des Manifestations à Hauts Risques sont régulièrement organisées dans des stades où un Liseur (véritable star) lit une nouveauté devant des dizaines de milliers de personnes qui ont acheté leur place à prix d'or. 

- Des agents sont recrutés dans les campagnes. Illettrés, ils sont chargés d'assurer la sécurité lors des Lectures Publiques, dangereuses à cause de l'état de transe des spectateurs développé lors de la Lecture.

 

« Les mots du Liseur retentissaient, creusaient leurs sillons dans les mémoires, attaquaient tympans, nuques, bras et jambes. Bouches et paupières tremblaient. Les brûlures intérieures de vingt mille personnes se réveillaient, la cavalerie du premier chapitre chargeait à bride rompue, lacérait la mémoire comme un coup de couteau dans un vieil oreiller.

Pendant ces matchs-là, pas de mi-temps : aux deux tiers de la Lecture, certains tombaient, an »antis par tant d'étreintes imaginées. L'artillerie des mots tirait contre les parois crâniennes ; le Liseur rechargeait d'un coup sec, une nouvelle rafale s'ensuivait. Aucun répit. Impossible de se relever. Sombrer dans le piège du spectacle, c'était ce qu'ils espéraient. Ils suppliaient : Prenez-moi en otage, mais que nul ne braque un revolver contre ma tempe, simplement un des derniers Livres imprimés. Réveillez ce qui dort en moi, que je sente mes entrailles rebondir. Des milliers de personnes excitées comme des chiens le jour de l'ouverture de la chasse. » page 16

 

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Véritable critique de la société, le roman est parsemé de piques plus ou moins déguisées.

Les enfants de la campagne, des banlieues ne sont bons qu'à travailler, ils « aimaient leurs parents parce qu'ils les nourrissaient, les parents aimaient leurs gosses parce qu'ils travaillaient plus vite et fournissaient davantage de nourriture. Tout ce monde était doté d'une logique imparable. On ne leur avait pas appris à lire, mais à agir vite et bien. (…) Ils n'avaient peur de rien, on avait peur d'eux. En secret, les marmots rêvaient de prendre la galopante. (…) Rien ne pouvait les sortir de leur cave humide où s'entassaient des bocaux de nourriture pour les périodes de vaches maigres. Ils en étaient conscients. Rien n'y faisait. Rien, sauf l'uniforme des Agents du Service National. » pages 24-25

« Certains candidats arrivaient des zones urbaines dites sensibles, très éloignées des centres-villes aux immenses colonnes de vitres et de fer, derrière lesquelles se cachaient des informaticiens grassouillet et des cadres aux crinières parfaitement laquées. (…) Des étrangers tentaient également leur chance : ils débarquaient de terres lointaines, parfois exotiques, souvent dévastées, à la recherche d'un avenir meilleur. (…) l'argent, le pouvoir qu'on lui avait octroyés en contrepartie de son ignorance. » page 25

« En général, le luxe offert tuait en eux toute velléité de conquête, ou de révolte. La curiosité s'évaporait, remplacée par la certitude d'avoir trouvé une place. » page 33

 

Voilà comment on recrutait et tenait les Agents du Service National. Leur ignorance, leur obéissance et leur aveuglement en échange d'une vie d'argent, de luxe et de sexe.

Dans ce monde réglementé au millimètre, on suit l'Agent 1075, le plus fort, le plus doué, le plus obéissant, le plus respecté. Un modèle. Mais, blessé et contraint de passer trop de temps à son goût à l'hôpital, sa vision des choses est en passe de changer.

 

Roman d'anticipation étonnant, par sa faible longueur, par son sujet (la littérature déchaîne plus de passion que le football?!), par sa maîtrise (en plus, l'auteure est plus jeune que moi...), Le rire du grand blessé m'a profondément marqué. Le sujet ne pouvait que me plaire, la maîtrise m'a impressionné et j'ai été emporté dans ce court chef d’œuvre, nourri par l'angoisse, la fébrilité, l'addiction qu'il dégage. En plus d'un talent indéniable pour l'écriture, Cécile Coulon semble avoir de l'imagination (supposition car je n'ai lu que celui-ci pour le moment, mais on m'a vivement conseillé Le roi n'a pas sommeil) et ne se perd pas en chemin. Ce qui fait de ce petit livre un Grand Livre. Un Livre Frisson, un Livre Réflexion et, surtout, un Livre Plaisir !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature adulte
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Lundi 7 octobre 2013 1 07 /10 /Oct /2013 17:00

20534616_20130702111026946.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q.jpgGrand Central, de Rebecca Zlotowski, 1h30 ***

Tahar Rahim (Gary) et Léa Seydoux (Karole) sont les personnages principaux de ce drame qui a lieu dans une centrale nucléaire. S'intéressant à la vie et au travail des gens d'en bas dans la centrale de Tricastin (les plans dans la centrale sont tournés dans une centrale jamais mise en activité dans la banlieue de Vienne en Autriche), la réalisatrice propose un drame sentimental original, quasi explosif par son univers puisque la centrale devient un des héros du film. L'ombre menaçante de la centrale grandit en même temps que l'amour impossible entre Gary et Karole. La confusion des sentiments sous un angle très particulier, filmé au plus près des acteurs.

 

 

romeos-affiche.jpgRoméos, de Sabine Bernardi, 1h30 ****

En Allemagne, le timide Lukas commence son service civil au même endroit que sa meilleure amie, Ine. À 20 ans, il découvre la vie nocturne, la scène gay de Cologue et l'attirance pour Fabio. Fabio, le bogosse de service, effronté et sûr de lui, qui sort avec des filles blondes à grosse poitrine devant sa famille italienne et les amis machos avec qui il joue au billard, et qui passe ses nuits en boîte gay à draguer les minets. Mais Lukas est transgenre, une fille en train de devenir un garçon.

Un très beau film sur le passage à l'âge adulte, sur l'amitié, l'amour, la sexualité, le trouble identitaire et l'attraction quasi impossible de deux gars complètement différents.

 

 

affiche-francaise-ilo-ilo_5201802811ae5.jpgIlo Ilo, de Anthony Chen, 1h35 ****

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, dépassée par son fils, décide d’embaucher Teresa, une jeune Philippine. Teresa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région.

On s'attache très vite à ce garçon difficile et sa relation avec Teresa, souvent dans les non-dit, est très forte. La crise financière va irrémédiablement chambouler leur quotidien et Anthony Chen, Caméra d'Or à Cannes pour ce film, signe un film bouleversant, un final déchirant, souvent dans la retenue, ce qui rend le propos encore plus beau.

 

 

affiche-magic.jpgMagic Magic, de Sebastiàn Silva, 1h35 *

Pendant ses vacances au Chili, Alicia, une jeune américaine réservée, se retrouve embarquée par sa cousine Sara et sa bande d'amis sur une île isolée. Personne ne fait vraiment d'effort pour intégrer Alicia. Elle se replie de plus en plus sur elle-même et commence à perdre peu à peu ses facultés mentales sans que le groupe n’y prenne garde.

Assez perturbant, voire flippant (pas seulement au niveau des images), Magic Magic n'est pas un film facile à regarder. Je ne saurais pas dire s'il est mauvais (sauf pour la fin, complètement aberrante), mais je n'ai pas du tout aimé le scénario, l'univers, les personnages... Le but étant certainement de déranger le spectateur, c'est parfaitement réussi avec moi.

 

 

21020779_20130718120418237.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q.jpgRock the Casbah, de Laïla Marrakchi, 1h35 ****

Un été à Tanger, une famille se réunit trois jours pour les funérailles du patriarche. Mais Moulay Hassan n'a laissé derrière lui que des femmes et ça va déménager ! Entre celle qui a laissé sa famille pour devenir actrice à Hollywood, celle qui se fait refaire les seins pour faire remarquer, la prof et sa vie trop sage, celle qui s'est suicidé pour des raisons inconnues, la mère qui tente par tous les moyens de donner une belle image de son défunt mari et la grand-mère accro au maquillage et aux fringues de marque, c'est parti pour trois jours de règlement de comptes, de rires, de larmes et d'hystérie collective qui gagne peu à peu le spectateur !

J'ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film et ses géniales actrices ; j'espère qu'il en sera ainsi pour vous si vous me suivez ! Et prenez garde, Rock the Casbah donne furieusement envie de se goinfrer de couscous !

 

 

21005923_2013051510325393.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_.jpgJeune et jolie, de François Ozon, 1h30 ****

Pour interpréter le rôle phare de son nouveau long-métrage, François Ozon a choisi l'inconnue marine Vatch. Elle joue une étudiante terriblement sexy de 17 ans qui se prostitue. Elle n'est pourtant pas dans le besoin et c'est qu'on essaiera de décrypter : quelles sont les raisons qui pousse cette jeune et jolie fille à se prostituer alors qu'elle a de l'argent et un petit copain ?

Comme souvent chez Ozon, je sors du film en me disant que ce n'est peut-être pas un chef d’œuvre, mais qu'il y a indéniablement quelque chose. La patte du réalisateur, bien sûr. Mais aussi quelque chose d'hypnotique, de particulier, dans ses films. Quelque chose qui frôle la perfection. Un grand film, en tout cas, et la découverte d'une actrice à suivre de près (pas trop, les gars, hein !).

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de cinéma
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Samedi 5 octobre 2013 6 05 /10 /Oct /2013 12:17

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C'est toujours difficile de descendre un livre qui vous a été gracieusement envoyé par l'éditeur. Surtout lorsque l'on vous a en plus gentiment glissé un deuxième livre, non demandé (Le Garçon qui voyait des démons...). Encore plus quand vous n'avez pas fini le dit-livre. Que vous n'avez pas pu, plutôt, car vous avez essayé mais c'était vraiment au-dessus de vos forces.

 

Il faut dire que vous avez été alléché dans un moment de faiblesse par un spitch plutôt sympathique et très léger. Vous pensiez que vous ririez un bon coup en vous détendant au milieu d'une floppée de romans plutôt sérieux.

 

« Fran a décroché un boulot de rêve. Son petit ami, Michael, est bourré de talent et terriblement séduisant. Et ce soir, pour ses trente ans, il l'emmène au Ritz. Dans sa poche, un écrin...

Mais rien ne se déroule comme prévu. À la fin de la soirée, Fran se retrouve au fond de son lit en compagnie d'un mauvais cognac et d'une vieille chaussette de Michael. »

Alors qu'elle vit recluse chez elle en buvant du Gin tous les soirs, ses amis décident de la sortir de cette torpeur en lui organisant huit rencards en quelques semaines, pour le meilleur, pour le pire et peut-être pour la plus belle histoire d'amour.

 

Bon, je sens que je n'ai pas convaincu grand monde avec le résumé, que vous ne comprenez toujours pas pourquoi j'ai flanché et demandé, de mon plein grès, ce livre. Tout simplement, ça avait l'air frais, drôle, léger. Le truc qui prend pas la tête et qui peut être un bon livre, avec un peu de chance ! Et un bon écrivain derrière.

 

Le premier problème (et de taille), c'est qu'il semble n'y avoir personne derrière. Il y a un manque de maîtrise assez effrayant, le style et l'humour sont affligeants tellement c'est facile et bas de gamme, et heureusement que le ridicule ne tue pas :

« Oh, Frances, bonjour. As-tu bu le jus d'herbe comme je te l'ai conzeillé ?

Non, ça avait un goût de merde. » Page 22

« Mais Léonie ne l'entendait pas de cette oreille : Fran, tu ne quitteras pas le Kosovo tant que ce Michael n'aura pas mis son dard dans ta ruche. » page 41

« Il avait eu un chien du nom de Trompette ! Et un autre baptisé Alan ! Ce mec était parfait ! Je claquai la porte derrière moi et m'éloignai en direction du précipice, mon cœur cognant comme un caisson de basse. Reste calme, implorai-je. Je contemplai la ville sans bouger, tremblant violemment, mais pas à cause de la nuit glaciale. » page 46

 

Le second problème, c'est qu'on passe beaucoup trop de temps à découvrir comment Fran et Michael se sont rencontrés et à vivre leur histoire d'amour. Et je n'ai trouvé ça ni drôle, ni intéressant. Le peu d'intérêt que j'avais trouvé au livre avant de l'avoir avait instantanément disparu au moment où je l'ai reçu (que j'ai vu la couverture : le macaron 12,50 € collé à côté d'une fille en collants et tee-shirt rayés qui regarde d'un air rêveur un chat noir confortablement affalé au dessus de la phrase d'accroche « Comment un chat diabolique, une bouteille de gin et des rencontres impossibles peuvent tout changer »), puis au moment où je l'ai commencé.

 

Vous comprendrez aisément que je n'avais pas tant envie que ça de me taper leur super histoire d'amour pas drôle avant de découvrir si les huit rencards empliraient ma vie de rires et de joies. D'autant qu'il y avait quand même pas mal de pages à se farcir.

Non, j'ai préféré regarder Mr Bean.

 

 

Si vous souhaitez lire deux avis contraires au mien :

Chez Totally Brune

Chez Unwalkers

 


Merci toutefois au éditions JC Lattès pour l'envoi de ce livre. Et désolé de cette contre-pub.

Mais, en même temps, si les éditeurs arrêtaient de courir après le fric pour se concentrer sur des livres de qualité...

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature adulte
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Vendredi 4 octobre 2013 5 04 /10 /Oct /2013 13:04

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Après des petites vacances au soleil salvatrices, me voici de retour sur le blog, entre la grisaille parisienne et quelques éclaircies littéraires.

 

Dans les prochains articles, vous découvrirez notamment mon premier coup de coeur de la rentrée adulte (Cécile Coulon, Le rire du grand blessé, chez Viviane Hamy), ainsi qu'un nouveau coup de coeur de la rentrée jeunesse (David Lévithan, A comme Aujourd'hui, chez Les Grandes Personnes).

Je vous parlerai un peu de cinéma aussi, mai je ne vous ferai pas de chronique sur le nouvel album de Cher, ce serait un peu kitsh (comme l'album, qui est néanmoins terriblement efficace et qui rappelle pas mal de souvenirs !).

 

 

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Par Sébastien Almira - Publié dans : Brèves de comptoir
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- Carter contre le diable, Glen David Gold (Super 8 éditions)


- Cavalcades, Florence Thinard (Thierry Magnier)

- Je suis l'idole de mon père, Arnaud Cathrin (Thierry Magnier)

- Casseurs de solitudes, Hélène Vignal (Rourgue)

 


... à suivre ...

 

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