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Pascal Fioretto, Et si c'était niais ? Pastiches, 210 pages, Chiflet&Cie, septembre 2007, 15€, Pocket, septembre 2008, 5,70€ ****

Publié le par Sébastien Almira

Avant de vous parler du livre en lui-même, sachez que les éditions Chiflet&Cie se rendent chaque année à la Foire du Livre de Brive. Il y a quatre ans, Pascal Fioretto y présentait Gay Vinci Code (merveilleuse parodie du Da Vinci Code, haute en couleurs et en éclats de rire !) et il était malheureux de voir que les visiteurs faisaient un écart à la vue de ce livre rose et gay. L'année suivante, il publiait Et si c'était niais, qui nous intéresse ici. Dès lors, plus de chichis, Fioretto gagnait en visibilité médiatique et en reconnaissance publique. Désormais, avec pas moins de six livres à son actif, plus personne n'a peur de s'approcher de son stand, et l'homme est toujours aussi sympathique avec ses lecteurs. Pocket a même repris à son catalogue Gay Vinci Code et Et si c'était niais, leur permettant une meilleure mise en place en librairie ainsi qu'un plus grand succès grâce au format poche (les offices ont même été centralisés chez Virgin ! C'est-à-dire que chaque librairie Virgin recevait systématiquement plusieurs exemplaires du livre lors de la première commande).



LA RENTRÉE LITTÉRAIRE ASSASSINÉE


Printemps 2007, la rentrée littéraire approche et Jean-Claude Chiflon s'inquiète. Les fax de sécrétions de Christine Anxiot, il les reçoit bien. En revanche, son manuscrit, il l'attend toujours. Que serait le mois de septembre sans sa nouvelle autobiographie ? Puis les fax cessent, les appels en pleine nuit également. Il déclenche alors une enquête mais l'affaire prend des proportions plus importantes lorsque d'autres auteurs à succès se mettent à disparaître à leur tour. Le commissaire Seberg et Glandard, son assistant mènent une enquête délicate qui, à travers de nombreuses épreuves, les amènera à découvrir le terrible secret qui risque à tout moment de faire exploser le monde littéraire.

 


Pascal Fioretto s'en prend à onze auteurs à succès français pour notre plus grand plaisir. La captivante intrigue policière suit son cours sous la plume de ses personnages principaux : une introduction philosophique de Denis-Henry Lévi, des descriptions de sécrétions de et par Christine Anxiot, une rencontre pour le moins étrange mais néanmoins drôlissime avec Mélanie Notlong, la niaiserie incarnée avec Marc Lévis, la rudesse et la vulgarité du langage français à travers la plume de Jean-Christophe Rangé, du sexe et des chiffres avec Frédéric Beisbéger, une bonne sieste avec Jean d'Ormissemon et un dénouement forçément larmoyant par Anna Galvauda donnent à ce chef-d'oeuvre (non, je n'ai pas peur des mots !) une dimension particulièrement drôle et jouissive. Un bel exercice de styles !

 

 

 

 

 


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Brèves de Brive

Publié le par Sébastien Almira

Ce week-end, se tenait, comme chaque année, la foire du livre de Brive-la-Gaillarde.

Laure Adler succédait à Frédéric Beigbeder, venu dédicacer sans grosse tête son Roman français couronné du Renaudot, à la présidence de la foire.

La grande absente de cette édition : Amélie Nothomb. La prêtresse des classements français est présente à Brive depuis Hygiène de l'assassin, son premier roman en 1992.

Sur le stand Albin Michel, on retrouvait toutefois Christian Signol, Didier Van Cauwelaert ou encore Eliette Abécassis et Stéphane Bern.

La star de cette édition ? Jacques Chirac, sans hésitation, dont les 1 500 exemplaires de ses mémoires chez Nil n'ont pas suffit. Etaient également de la partie François Hollande, Patrick Poivre d'Arvor et Mimi Mathy.

Nil n'est pas le seul éditeur à avoir mal évalué la foire de Brive et ses espérances de vente. François Hollande a dû s'arrêter à 500 exemplaires de Droit d'inventaires au Seuil , Lorent Deutsch a également dû partir avant l'heure car son Métronome surfe sur le succés de façon inattendue.

Mimi Mathy, seule personnalité sur le salon à tenir debout et entière dans son affiche, était protégée par cinq vigiles empêchant les photographe intempestifs de la prendre en photo.

Samuel Benchetrit, non content d'avoir quitté les éditions Julliard pour Grasset, a été on ne peut plus désagréable. Après tout, je suis un homme, il a peut-être souri à ses lectrices...

A l'inverse, Patrick Poivre d'Arvor a fait preuve de charisme, de gentillesse et de simplicité. N'est pas Grand qui veut. Le "p'tit bench" apprendra peut-être.

Les créateurs de la BD Pico Bogue, dont le troisième tome était présenté en exclusivité,  se sont montrés fort sympathiques avec leurs fans. La mère du dessinateur, la scénariste, n'hésitait pas à lâcher quelques blagues plus ou moins sages. Apparemment, c'est PPDA qui a la plus grande queue... Moi, je n'ai rien vu.

David Foenkinos, fidèle à lui-même, a dragué la gente féminine qui compose son public (90 % au bas mot).

Pascal Fioretto, dont le public grandit chaque année, est toujours heureux de discuter avec tout le monde. Il se murmure que Christian Signol n'aurait pas apprécié d'être pastiché... Pourtant, c'est drôle à en mourir !

Vincent Message, couronné du Prix Virgin-Lire Laurent Bonelli pour son premier (très gros) roman au Seuil, Les Veilleurs, n'a pas la grosse tête du tout.

Frédéric Beigbeder non plus. Il rajoute même son nom entre parenthèses après son prénom, au cas où on ne saurait plus qui a signé.

Alain Blottière, enfin, auteur du Tombeau de Tommy chez Gallimard, n'a pas eu de prix, alors qu'il le méritait. Lisez son livre, n'hésitez pas, même sans prix. (
lire la critique)

Brive, deuxième salon littéraire de France, tient toujours ses promesses, même sans Amélie Nothomb : la culture pour tous. Dans un coin pommé, un salon qui réunit de grands auteurs (populaires et/ou de qualité), gratuitement, je dis "chapeau !"

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