Coups de Cœur 2007

Publié le par Sébastien Almira

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Quatrième semaine, quatrième rétrospective : l'année 2007.

 

jacquou.jpgMaigre année pour le cinéma puisque je n'y ai mis les pieds que douze fois, dont trois pour revoir des films (trois Harry Potter et l'Ordre du Phénix et deux Jacquou le Croquant).

J'ai beaucoup ri cette année avec Les vacances de Mr Bean, La nuit au Musée et Boulevard de la mort. J'ai adoré mon Harry Potter préféré, le 5. Mes deux coups de coeur : Jacquou le Croquant, film de Laurent Boutonnat, après le livre d'Eugène Le Roy et la série télévisée qui fit un carton en terme d'audiences dans les années 60. On sent que l'homme est également réalisateur des clips de Mylène Farmer, beaucoup de neige, de ralentis, de plans fixes sur des détails à la manière d'un clip. Mais le résultat est beau et 99fgrandiose, à la hauteur des plus grandes fresques épiques. Enfin, 99 francs. Ce film m'a d'abord rendu perplexe. À ma sortie de la salle de cinéma, je n'ai pu avoir un avis véritable pendant une semaine. Et finalement, je me suis rendu compte que, soit on n'aimait pas ce spectacle de bizzareries tragi-comiques servies par un Dujardin et un Quivrin en grande forme, soit on était au bord de la crise devant tant de génie, et que je faisais plutôt partie de cette deuxième catégorie. En tout cas, Jocelyn Quivrin, décédé il y a peu, fut de mes deux coups de coeur ! Une pensée pour un acteur capable de passer du Comte de Nansac, cinquantenaire qui fait régner la terreur sur ses terres au dix-neuvième siècle, à un publicitaire de 25 ans complètement déjanté.

 

2007_kylie_x_limited_edition_cover.jpgCôté musique, pas mal de R'n'B, moi qui n'en suis d'habitude pas très friand. Rihanna et son avalanche de tubes (pas moins de huit singles à l'album Good girl gone bad : Umbrella, Don't stop the music, Hate that I love you, Take a bow, Shut up and drive, Disturbia, Good girl gone bad et If I never see your face again), Kanye West et son Graduation, Alicia Keys et l'album As I am, avec son tube No One. Il y eut aussi le troisième album de Kings of Leon, Because of the time, le premier album de Mika, un ouragan avec les tubes Relax, Lollipop, Grace Kelly, Love today. La Bande Originale de Jacquou le Croquant, grande musique de film composée par Laurent Boutonnat et jouée par l'orchestre philarmonique de Prague. Enfin, tournons-nous vers la dance avec Alive du groupe Daft Punk enregistré à Paris Bercy et X de Kylie Minogue aux sons parfois expérimentaux qui en font son meilleur album avec Fever.

 

king-kong.jpgUne fois n'est pas coutume, terminons avec la littérature. Plus riche que l'année précédente, 2007 m'a fait découvrir En l'absence des hommes de Philippe Besson (Julliard), son premier roman où il met en scène un jeune homme vivant sa première amitié (et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Marcel proust) et son premier amour avec le fils de la bonne, sur fond de Première guerre mondiale, 99 francs de Frédéric Beigbéder (Grasset), Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor (autre classique sur la Seconde guerre mondiale avec L'ami retrouvé de Fred Uhlman), le perturbant mais ô combien jouissif King Kong Théorie de Virginie Despentes (Grasset), les pièces de théâtre Adultères de Woody Allen, le dur et beau Palestine d'Hubert Haddad (Zulma) et en summum d'humour : Et si c'était niais (Chiflet et Cie) où Pascal Fioretto s'amuse à pasticher (merveilleusement) les auteurs les plus lus en France (Nothomb, Lévy, Vargas, Grangé, Beigbéder, etc.).

 

TOP DU TOP :

- Jacquou le Croquant et 99 francs en DVD

- X de Kylie Minogue et Because of the time de Kings of Leon en CD

- King Kong Théorie de Virginie Despentes, Palestine de hubert Haddad et Et si c'était niais de Pascal Fioretto

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Samuel Benchetrit, Chroniques de l'asphalte

Publié le par Sébastien Almira

Le temps des tours, 1/5, Julliard, octobre 2005, 18 € ****

L'arrivée à Paris , 2/5, Julliard, août 2007, 18 € ****

L'amour, 3/5, Grasset, octobre 2010, 18 € ***

 

 

 

benchetrit.jpgTaxé de bogosse de la littérature, Samuel Benchetrit s'est également essayé au théâtre (Comédie sur un quai de gare, Julliard, 2001, et Moins 2, L'avant-scène, 2005) et au cinéma (J'ai toujours rêvé d'être un gangster). Son côté romanesque est désinvolte à souhait, comme en témoigne le titre de son premier roman, Récit d'un branleur (Julliard, 2000) et le langage des suivants. N'ayant pas lu ce premier roman, je ne peux que supposer que le niveau de langage est aussi outrancier que dans les Chroniques de l'asphalte et Le cœur en dehors (chronique ici).

 

bench1.jpgAlors en quoi consistent ces chroniques ? Et bien, notre auteur en herbe s'est mis en tête d'écrire ses mémoires. Ah ! La belle affaire ! Mais qu'a-t-on à raconter de sa vie lorsqu'on a trente ans et qu'on ne sait pas vraiment écrire ? Parce que, ne mentons pas, Samuel Benchetrit n'a rien d'un grand écrivain, il écrit comme un ado de quinze ans venant de réussir correctement son brevet. Mais cela tombe bien, puisqu'il raconte son enfance et son adolescence. Le ton est donc le bienvenue ici. Je me dois de redresser la barre avant que vous ne pensiez que je vais encore « casser de l'écrivain ». Au contraire, j'adore Samuel Benchetrit ! Ses livres, j'entends bien, car le personnage n'est pas aussi sympathique. Pour l'avoir rencontré à Brive l'année dernière, je peux vous dire qu'il s'agit d'un homme dont la nonchalance n'a d'égale que l'antipathie qu'il dégage. Ses livres, en revanche, sont une réelle partie de plaisir. Aucune contrainte intellectuelle, aucune prise de tête, aucun stress possible : lire Benchetrit, c'est ne plus penser à rien, se détendre et se mettre à rire peu.

 

bench2.gifLe premier tome retrace son enfance en banlieue parisienne sous forme de chapitres-souvenir indépendants les uns des autres. On découvre la vie du petit Bench' à travers les habitants de la tour, de la grosse Nathalie du 5° qui veut se venger de son ex au petit Touré du 11° qui insulte tout le monde de sa fenêtre en passant par les correspondants italiens chamboulés par le manque certain de bourgeoisie de l'endroit. Ses potes, les filles, les cours, les grands frères, les dealers, tous y passent, pour notre plus grand plaisir.

Dans le second tome, Samuel a quitté sa cité pour la capitale où il espère vivre de sa passion : la photo. D'espoirs en déceptions, de rencontres en engueulades, Benchetrit en remet une couche. Le principe est exactement le même que dans le premier tome, mais son personnage a grandi, les filles gagnent en importance, même Mme Foutin (chapitre culte) !

Si les deux premiers tomes m'avaient enchanté, j'étais on ne peut plus heureux d'apprendre que le troisième était enfin paru ! Adieu Julliard, bonjour Grasset ! Mais là encore, on ne change pas une formule qui a fait ses preuves. Couverture, dessin, charte graphique, construction du récit, langage restent les mêmes. Petit retour en arrière cependant avec L'amour dans tous ses états. L'amour, tout le monde y a droit, aussi Samuel Benchetrit raconte celui de chacun, son meilleur pote, sa voisine, mais aussi « l'élève le plus moche depuis l'invention de l'éducation nationale ». Le propos amène quelques situations cocasses, le rire ne vient plus aussi souvent qu'auparavant, mais l'ensemble reste satisfaisants pour les inconditionnels.

 

bench33.jpgAmateurs d'humour peu tarabiscoté, à la recherche de moments de détente, accompagné d'un bon sirop (ne grandissons pas trop vite, suivons le petit Bench'), ouvrez n'importe lequel des trois volumes, lisez un chapitre au hasard (pas plus de vingt pages écrites en gros caractères, promis !), vous verrez bien que je n'ai d'actions ni chez Julliard, ni chez Grasset, que tout est vrai, que trois heures de plaisir coûtent seulement 18 € (5 € en poche).

Amateurs de grande littérature, à la recherche du prochain Céline, du prochain Vargas Llosa ou du prochain Dostoïevski, ne souhaitant pas vous embourber dans quoi que ce soit de trop peu sérieux, passez votre chemin... ou profitez-en pour enfin vous accorder un instant de répit et de rigolade intense !

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Coups de Cœur 2006

Publié le par Sébastien Almira

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Cette troisième édition sera placée sous le signe de la comédie. Vous pouvez toujours cliquer sur les titres, vous y trouverez peut-être une critique !

 

meryl.jpgMa star de l'année : Meryl Streep, magistrale dans Le Diable s'habille en Prada (avec Anne Hataway) et Petites confidences à ma psy (avec Uma Thurman). La Doublure, énième apparition de François Pignon, avec Gad Elmaleh et Dany Boon m'a également beaucoup fait rire. Pedro Almodovar et Sofia Coppola, chouchous du public à Cannes repartent sans Palme d'Or mais la tête haute avec Volver et Marie-Antoinette. Enfin, Luc Besson frappe double avec Angel-A en début d'année, en noir et blanc pour des images somptueuses dans Paris avec Jamel Debbouze à contre-emploi et Rie Rasmussen pour un conte taxé de ridicule par la critique, et en fin d'année avec le premier volet d'Arthur et les Minimoys, qui ravira les enfants et même les adultes !

 

 

muse.jpgQuelques disques très différents ont fait mon année musicale. Tout d'abord la découverte des Scissor Sisters avec Ta-Dah et d'Emilie Simon avec Végétal, magiques ! La surprise d'aimer Diam's, dont j'avais détesté DJ. L'album Dans ma bulle reste, pour le non-amateur de rap que je suis, un de mes coups de cœur rap, tout en subtilité, en violence des phrasés et en frissons (Ma France à moi, Feuille blanche, Car tu portes mon nom, TS, etc.). Le mouton noir de Placebo, Meds, m'enchante apparemment plus que le monde entier ne le voudrait : je lis avec stupéfaction ça et là que même Placebo regrette cet album. Enfin, mes deux coups de coeur de l'année : avec Black Holes and Revelations, entre rock et electro, Muse atteint la consécration ; avec Back to basics, Christina Aguilera continue de se démarquer de sa rivale de toujours, Britney Spears et propose un double disque hommage au jazz et à la soul des années trente fascinant. Une voix hors du commun dont elle fait ce qu'elle veut plane sur des sons jazzy-electro prêts à vous ensorceler !

 

 

claudel.jpgAnnée faste pour la littérature. Je me délecte d'un deuxième Shan Sa, Les Conspirateurs (Albin Michel) ; d'un premier Muriel Spark, À bonne école (Gallimard) ; d'un premier Tahar Ben Jelloun, Partir (Gallimard) ; du Monde sans les enfants de Philippe Claudel (Stock) et du Visiteur d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel).

 

 

 

 

TOP DU TOP :

- Angel-A et Petites confidences à ma psy en DVD

- Black Holes and revelations de Muse et Back to basics de Christina Aguilera en CD

- Le Visiteur d'Eric-Emmanuel Schmitt et Le Monde sans les enfants de Philippe Claudel

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Coups de Cœur 2005

Publié le par Sébastien Almira

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Deuxième volet de mes grandes aventures culturelles : l'année 2005 !

Cliquez sur les titres, une critique sera peut-être disponible ailleurs sur le blog !


 

charlie.jpgCommençons encore par le cinéma, avec les films d'action, de sciences-fictions et les thrillers. Cette année, j'ai beaucoup aimé Dragon Rouge, premier volet de la trilogie Hannibal Lecter (Hannibal, les origines du mal étant loin d'être indispensable, je me restreins à la trilogie initiale), Hannibal et Le silence des agneaux, justement. Pas friand pour un sou de films d'épouvante, je reconnais néanmoins que cette trilogie avec Anthony Hopkins en cannibale exquis et époustoufflant (bien qu'elle ne soit pas vraiment à classer parmi les films d'épouvante) reste impressionnante et de très bonne qualité. Il y a eu une autre saga : Star Wars, regardée en quelques semaines, époustouflante. Et enfin Charlie et la chocolaterie de Tim Burton, tout en couleur et en gourmandises !

doubtfire.jpgEn vrac, les comédies de l'année ont été, pour moi, Closer, entre adultes consentants (Julia Roberts, Jude Law, Nathalie portman, Clive Owen), chassé-croisé de couples en mal d'amour ; Les poupées russes ; une autre suite, La Coccinelle revient, certes moins enthousiaste que les vieux et excellents films ; Palais Royal de Valérie Lemercier et le revisionnage de Mrs Doubtfire et du Dîner de cons, drôlissimes et cultissimes !

 

 

AQLEn 2005, la musique prend plus de place, même si elle n'est pas forcément meilleure : Madonna nous faisait danser avec ses Confessions on a Dance floor, pas très recherché mais néanmoins assez bon (Hung up, Sorry, Get together, How high) suivies d'une tournée à records. Mariah Carey proposait enfin quelque chose de bon sous un titre paradoxalement pathétique : The emmancipation of Mimi (We belong together, Mine again,, One and only, Circles). La Femme Chocolat (Olivia Ruiz) débarquait sur les ondes pour ne plus nous quitter. Depeche Mode revenait au meilleur de sa forme (Playing the Angel) et Mylène Farmer sortait Avant que l'ombre..., son album passé le plus inaperçu et pourtant pas mauvais du tout (Avant que l'ombre..., Fuck them all, Porno Graphique, Et pourtant, Nobody knows) qui préfigurait 13 Bercy gigantesques à partir du 13 janvier 2006 comptant 13000 spectateurs chaque soir.


 

Enfin, côté livres, l'année fut moins pleine mais ô combien excellente ! Seulement quatre roman qu'il vous faudra dévorer sans hésiter :

souffleurs.gifÔ Verlaine ! de Jean Teulé chez Julliard (ou la biographie romancée écorchée vive, comme le poète), La joueuse de Go de Shan Sa chez Grasset (Prix Goncourt des Lycéens), Les souffleurs de Cécile Ladjali chez Actes Sud (ou l'histoire de frère et sœur qui se sont aimés passionnément jusqu'à la haine et qui se retrouvent à Venise, se faisant concurrence avec leur propre troupe de théâtre, l'un jouant Shakespeare, l'autre Racine. Une écriture renversante pour un roman fantastique et hors du commun ! Gros, gros, gros... Gros coup de cœur !) et mon summum nothombien Acide Sulfurique chez Albin Michel, pamphlet contre la télé-réalité où celle-ci se retrouve poussée à son paroxysme puisque l'auteure invente une émission se passant dans un camp de concentration...


 

TOP DU TOP :

- Mrs Doubtfire et Le dîner de cons en DVD

- Avant que l'ombre... de Mylène Farmer et La Femme Chocolat d'Olivia Ruiz

- Acide Sulfurique d'Amélie Nothomb et Les souffleurs de Cécile Ladjali

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Brève de comptoir : Les prix littéraires, cette année, me font de la peine.

Publié le par Sébastien Almira

 À chaque rentrée littéraire sa flopée de prix littéraires. L'an dernier Gallimard, qui obtenait son énième Goncourt, donnait une fois de plus raison au célèbre « GalliGrasSeuil » qu'on entend souvent dans le métier.

 

GalliGrasSeuil, qu'est-ce que c'est ?

 

D'abord, une réalité littéraire. Gallimard, Grasset, Le Seuil et leurs rejetons raflent à eux trois la majorité des prix littéraires, toutes saisons confondues.

 

Ensuite, un fléau pour les auteurs publiant hors de l'équipée en or. Certains tentent d'y remédier par tous les moyens en rejoignant l'un des trois apôtres éditoriaux (cf Samuel Benchetrit de Julliard à Grasset, Christine Angot rebutée chez Gallimard essaie Le Seuil, etc.).

 

La-Carte-et-le-territoire-copie-2.jpgEnfin, une terrible machination. Tout le monde sait bien que les prix n'ont plus aucune valeur depuis que les éditeurs ont placé leurs pions dans les jury. Leurs petits soldats votent alors selon les consignes des Rois. Consignes rédigées après ententes et mésententes frauduleuses entre éditeurs. « - Trois pions pour Gallimard, et on t'en file deux pour toi au Médicis ! - Ah non ! Deux contre deux. - Bon alors, deux POL au Fémina contre deux Grasset au Médicis, c'est bien ça ?! - Ouais ça marche. » Mais Gallimard se débrouille avec une autre maison pour avoir trois voix au Médicis. Et Grasset n'est pas très content parce que c'est Verticales qui remporte le Médicis. Gallimard, maison mère de POL et Verticales, a donc bien roulé Grasset cette année. « Tes deux pions votent Flammarion ici, et je t'offre trois pions pour Grasset là-bas ! Succès garanti pour toi alors qu'ici t'as aucune chance ! » Et voilà comment Virginie Despentes a dû se contenter du Renaudot pour que Houellebecq ait enfin son Goncourt, aussi peu mérité soit-il. C'est un bien contre un mal.

 

Le Seuil décroche quant à lui le prix de Flore pour Abdellah Taïa et son Jour du Roi. Deuxième prix cette année pour Flammarion grâce à Frédéric Schiffter (prix Décembre). L'Académie française a quant à elle décerné son Grand prix du Roman à Eric Faye, l'histoire d'un homme qui se rend compte qu'une clocharde s'est fait un double des clefs et vit chez lui. Sensationnel...

 

Heureusement, les lycéens sont là qui, eux ne votent pas pour une maison d'édition, mais pour leur plaisir de lecture. Ils offrent à Mathias Énard, déjà couronné du prix Inter pour Zone il y a deux ans, son Goncourt. Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (Actes Sud) l'a emporté au deuxième tour de scrutin par six vois contre trois à Fouad Laroui (Une année chez les Français, Julliard) et deux à Virginie Despentes (Apocalypse bébé, Grasset, dont le bandeau RENAUDOT sera ridicule une fois affublée de la couverture du livre).

 

 

MAJ 13/11/2010 :

Je viens de tomber sur cet article de Pierre Jourde que je ne peux m'empêcher de partager avec vous :

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20101110/22348/des-prix-litteraires-habilement-peints-en-livres

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Coups de cœur 2004

Publié le par Sébastien Almira

 

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Pour la première édition, penchons-nous sur l'année 2004. Je vais tâcher de ne choisir que le meilleur du meilleur, si vraiment meilleur il y a. Mais soyez tout de même indulgent sur cette première année certainement bourrée d'embûches littéraires et cinématographiques !

 

 

almodovar-copie-1.jpgFans de grand périples, d'aventures, de péplums même ? J'ai aimé pour vous Retour à Cold Mountain avec Nikole Kidman et Renée Zellwegger, Troie et sa ribambelle de soldats prêts à faire tomber les demoiselles (Eric Bana, Brad Pitt et Orlando Bloom) sans oublier Diane Kruger pour leurs amants !

Autres grosses productions, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, le troisième volet de la saga ou Harry fait connaissance avec son parrain, jugé à tort comme l'un des pires meurtriers de l'histoire de la sorcellerie ; Pirates des Caraïbes dont le premier volume amenait quelque chose de nouveau au cinéma, qu'on ne retrouvait pas par la suite (encore un remake du premier : le quatrième est en préparation...) et enfin, tout aussi bon que le premier, bien qu'un peu plus alambiqué : Ocean's Twelve avec sa belle brochette de stars (George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Catherine Zeta-Jones et Julia Roberts en tête).

moore.jpgQu'elles soient romantiques, dramatiques, comiques ou musicales, les comédies de l'année ont été, pour moi : Un monde meilleur (avec Kevin Spacey, Helen Hunt et Haley Joel Osment), Lady Killers (des frères Cohen, avec Tom Hanks), 8 femmes (de François Ozon avec sa ribambelle d'actrices plus connues les unes que les autres), Embrassez qui vous voudrez (de et avec Michel Blanc, et Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc, Karine Viard, Lou Doillon, Vincent Elbaz, Gaspard Ulliel, etc.) et Tatie Danielle (d'Etienne Chatillez).

Mention spéciale à Farheneit 9/11 de Michaël Moore et la complexe et troublante Mauvaise éducation de Pedro Almodovar.

 

 

bond.jpgBilan un peu maigre pour la musique puisque je me souviens seulement avoir adoré le cinquième et meilleur album de Zazie, Rodéo, le troisième album de Bond, Classified (quatre filles revisitant au violon, au violoncelle, à la contrebasse, à la batterie, aux basses, aux claviers et aux synthés certains airs classiques ainsi que leurs propres créations : un régal !) et le double CD live de Tryo, De bouches à oreilles, incluant tous leurs tubes (La main verte, La révolution, L'hymne de nos campagnes, Paris, G8, Sortez-les, Serre-moi, Désolé pour hier soir, etc.).

 

 

bondoux1.jpgCôté littérature, passons rapidement sur la jeunesse avec le Harry Potter m'ayant procuré le plus de sensations. Du haut de ses 975 pages, le cinquième volume (Harry Potter et l'Ordre du Phénix) nous faisait découvrir le personnage le plus énervant de la saga : le professeur Ombrage qui prenait la place de Dumbledore à la tête de Poudlard, elle m'a éreinté tout autant que McGonagall me soulageait et me faisait rire en s'interposant à cette dernière. Je découvrais Anne-Laure Bondoux avec Le destin de Linus Hoppe et La seconde vie de Linus Hoppe (Bayard Jeunesse), l'un des premiers personnages de romans de sciences-fiction pour ados. Un pur régal en deux volumes que je conseille vivement à tout amateur du genre !

32004 fut également l'année de ma découverte d'Amélie Nothomb. De cette année, je ne saurais vous empêcher de lire Hygiène de l'assassin, son premier roman, ainsi que Mercure, deux pépites déjantées à souhait qui marqueront l'œuvre de la romancière, taxée de « la plus douée de sa génération ».

Je terminerai par trois romans totalement différents : L'ami retrouvé de Fred Ulhman, véritable chef d'œuvre sur la Seconde guerre mondiale que je ne cesse de conseiller aussi bien aux petits (à partir de neuf ans sans soucis) qu'aux grands ; Un garçon d'Italie de Philippe Besson, roman à triple narration (un homme décédé il y a peu, sa femme, son amant) dont l'écriture, la trame et les sentiments ressentis par le lecteur représentent parfaitement son œuvre à la fois sensible, sensuelle et nerveuse ; enfin Globalia de Jean-Christophe Ruffin, épopée d'anticipation publiée à la Blanche chez Gallimard mais convenant également aux ados.

 

 

En espérant que vous trouverez votre bonheur (au moins un !), je vous retrouve l'année prochaine ! Heu... La semaine prochaine !

(elle était certes facile, mais je n'ai pas pu m'en empêcher)

 

 

TOP DU TOP :

- Farheneit 9/11 et La mauvaise éducation en DVD

- Rodéo de Zazie et Classified de Bond en CD

- Linus Hoppe d'Anne-Laure Bondoux et L'ami retrouvé de Fred Uhlman

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Kings of Leon comes to boring us down

Publié le par Sébastien Almira

Kings of Leon, Come around sundown, 13 titres, Sony / RCA, octobre 2010, 16 € ***

 

kol1.jpgAprès deux premiers albums que je ne connais pas plus que ça, Because of the time en 2007 devant lequel je me pavane, et Only by night, son digne successeur paru l'an dernier, le groupe aux douze millions de disques vendus sort son cinquième album.

Découvert grâce à Karen (correctrice-relectrice-amie dont vous avez déjà eu vent) (ne faites pas comme elle : le titre de l'article est un jeu de mots avec le titre de l'album, même s'il est grammaticalement incorrect) il y a un an, j'étais loin de soupçonner le groupe d'avoir vendu tant de disques et d'être considéré comme « un des plus grands groupes américains de tous les temps » par le magazine NME. J'étais loin de me douter de l'ampleur planétaire d'un groupe que je pensais confidentiel. Et je me rends compte de tout ça en achetant Come around sundown : la packaging a bien été pensé chez Sony, les arguments de ventes sont là (citation NME, nombre d'exemplaires vendus, comme c'est souvent le cas sur les romans de Marc Lévy).

 

Mais qu'en est-il à l'intérieur ? Le packaging cache-t-il une bonne ou une mauvaise surprise ? Pour Les Inrocks, qui se sont arrêtés au premier extrait, Radioactive, elle est toxique.

« Pour sûr : Radioactive va créer de l'activité sur les ondes radios. Cela dit, la toxicité de cette chanson forte en gueule plus que forte en thème reste à démontrer : festival pyrotechnique scrupuleusement contrôlé plus qu'explosion électrique, ce single confirme le divorce entre ces jeunes Américains hagards et leur réalité, leur passé. Bêtes de foires condamnées au gigantisme, ils écrivent désormais en fonction de ce statut des chansons communautaires, inaudibles à la maison mais taillées pour les chorales viriles de dix mille personnes en nage. » *(JD Beauvallet)

 

Abonné aux Inrocks depuis deux mois, j'ai résilié mon abonnement par mésentente éditoriale et idéologique il y a un mois : chez eux, le cynisme devient rapidement méchanceté et Houellebecq apparaît dans tous les numéros, et ça, vraiment, je ne pouvais plus. Cependant, je continue toujours à recevoir, chaque mercredi, un exemplaire d'un magazine dont je lis de moins en moins d'articles. Le blog C'est la gêne propose un excellent article anti-Inrocks que je ne peux m'empêcher de vous livrer !

 

kol2.jpgTrêve de bavardage, moi aussi, je suis déçu par cet album. Au point d'aller aussi loin que JD Beauvallet ? Non. Le disque n'est pas mauvais, il est tout simplement moins bon, et justement moins gigantesque qu'auparavant. Guitares, basses, batterie, voix, tout dans Because of the time animait une force extraordinaire qui emmenait l'album en des recoins du rock que je ne connaissais pas et que j'ai idolâtrés en les écoutant. Only by night, plus commercial, avec Sex on fire sur toutes les radios, m'avait tout de même ravi. Quelle ravissement devant Closer ou Crawl, quelle puissance, quelle extravagance, quelles voix ! Kings of leon prenait de plus en plus de place dans mes playlist, devançant Muse. Mais là, avec ce cinquième album planplan, je n'ai que des impressions de déjà vu et d'ennui. Tout est plus calme, plus cool, plus « j'me détends en fumant un tarpé et en enregistrant un p'tit morceau sympatoche ». Ça s'écoute, bien entendu, mais sans entrain, sans folie, sans excitation. Où sont passés les sons crus et rauque des débuts, parvenant avec force à nos oreilles ? Où est l'excitation qui m'animait à l'écoute de la seule voix du chanteur et m'emportait dans un autre monde grâce à un rock puissant ?

 En plus de ces treize titres de pop qui pourraient n'en former qu'un seul, le groupe propose un CD bonus avec un titre inédit, Celebration, sans grand intérêt, et deux remixes, Radioactive, où sont simplement ajoutés des chœurs, et l'horripilant Charmer avec ses sons d'otaries.

 

Sinon, l'édition limitée et cartonnée est jolie. Mais elle ne se plie pas dans le bon sens et elle ne sent pas bon. Rabattez-vous sur les anciens, dont je ne saurais que vous conseiller et reconseiller Because of the time et Only by night, des valeurs sûres.

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Présentation "Projet Coups de Coeur"

Publié le par Sébastien Almira

 

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Même si cela fait bien longtemps que j'ai appris, j'ai commencé à lire il y a peu. Je suis devenu lecteur de livres, regardeur de films et écouteur de musiques il y a quasiment sept ans.

 

Ça fait un peu peur, ça donne le vertige de se dire que ça ne fait que six ans et que j'ai pourtant l'impression d'avoir lu, regardé et écouté la Terre entière. Ne voyez pas là l'outrageuse prétention d'un bloggeur souhaitant se donner un genre, non. Je sais bien qu'il me manque encore plusieurs terres à découvrir avant de pouvoir affirmer tout connaître. Pourtant, j'ai l'impression, en me penchant sur d'autres personnes de mon âge, voire plus âgées, d'être un érudit du feu de dieu. Malgré les autres, je ne le suis pas ! Je n'arrive pas même à la cheville des plus érudits au monde !

 

Mais pour fêter mes sept ans d'érudition et de cultures (de plus en plus savantes, il faut le dire : en commençant par Lévy et Musso, il ne pouvait pas en être autrement !), je vous proposerai dès lundi prochain, à raison d'une fois par semaine, mes coups de cœur, année par année. Le calendrier de ce projet débute le lundi 6 novembre et s'achève le lundi 20 décembre. Sept semaines d'idées cadeaux à n'en plus finir ! Cette année, les sapins de Noël seront carrément recouverts de cadeaux !

 

 

lundi 8 novembre : 2004

lundi 15 novembre : 2005

lundi 22 novembre : 2006

lundi 29 novembre : 2007

lundi 6 décembre : 2008

lundi 13 décembre : 2009

lundi 20 décembre : 2010

 

 

Pendant toute cette période, n'hésitez pas à donner votre avis sur les livres, films et disques que j'aurais conseillés aux lecteurs afin de leur donner plus d'avis !

L'an passé, l'opération n'avait rencontré aucun succès, mais je réitère : début janvier, je publierai "Le meilleur de l'année 2010" sous forme de liste de 5 à 10 livres, films, disques. Vous aurez l'occasion de commenter mes choix, et de proposer les vôtres. Et vos coups de coeur seront publiés par la suite dans un nouvel article !

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