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Slumdog Millionaire ***** / Yes Man * / L'étrange histoire de Benjamin Button ***

Publié le par Sébastien Almira

Titre très évocateur et complètement trompeur pour cet article, puisque je ne m'y connais pas du tout en cinéma. Je suis donc incapable, vous l'aurez compris, de vous donner quelque leçon que ce soit en matière de cinéma, mais je me permettrais de temps en temps de vous parler de certains films, que j'aurais aimés ou non. Et pour ce premier numéro, je parlerai de trois films : Slumdog Millionaire, Yes Man et L'étrange histoire de Benjamin Button.


Procédons chronologiquement : j'ai vu Slumdog Millionaire (8 oscars) en décembre dernier si je ne m'abuse. Roman de Vikram Swarup (Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire) édité en poche chez 10/18 et surfant sur le succés depuis plusieurs mois, l'histoire a été adaptée, apparemment très librement (je n'ai pas lu le livre, veuille m'en excuser...), par Danny Boyle sous un nouveau titre, beaucoup plus facile à retenir et à prononcer ! N'ayant jamais vraiment attiré par l'Inde, son cinéma, sa musique et tout ce qui s'y réfère, j'ai cependant été très attiré par ce film. Pourquoi ? Parce que j'avais déjà bien envie de lire le livre. Mais, faute de temps, et de volonté, la sortie cinématographique m'a bien aidé.
Un jeune Indien (joué par Dev patel, alias Anwar dans Skins) se retrouve sur le plateau de Qui veut gagner un million de roupies ? et réussi à répondre à chaque question, allant jusqu'au million. L'animateur est persuadé qu'il triche et appelle la police à la fin de l'émission. L'alarme a sonné, l'émission est terminée, il ne reste plus qu'une question, mais le jeune Jamal Malik devra attendre le lendemain pour y répondre... Si seulement il est relâché avant... Car, au poste, il est battu et interrogé par deux flics quelque peu véreux. Comment se fait-il qu'il ait réussi à répondre à ces questions alors quil parait si bête ? C'est ce qu'il tente d'expliquer à ses tortionnaires en se remémorant son enfance et son adolescence qui, par de multiples situations, ou plutôt aventures (hasard ou destin ?), lui ont donné toutes les réponses.
On plonge alors dans les taudis de Mumbai, revisitant avec lui toute sa vie passée. "Toute sa vie passée", un peu trop pour un jeune de 18 ans ? Non, jamais, comme la réalisation de Danny Boyle et la puissante musique de A. R. Rahman, ça n'est jamais trop. Toujours à la limite, à ce point d'orgue où tout devient parfait. C'est là que se situe Slumdog Millionaire. *****


Yes Man, de Peyton Reed, est l'occasion du retour de Jim Carrey. L'acteur poursuite sa carrière avec le même genre de rôle, mais chaque fois plus ridicule. S'il a autrefois été un génie, il reste ici maître d'une gros navet.
C'est l'histoire d'un homme qui, depuis s'être fait larguer par la femme de sa vie, se vautre dans une vie sans intérêt, sans plaisir. Il ne sort plus, il ne voit plus personne, il ne s'amuse plus. Et puis un jour, il se rend à un séminaire dont le but est d'améliorer la vie de ses participants. Le principe est simple : il faut profiter de la vie et, pour cela, il suffit de dire oui à tout. S'en suit forcément une succession de scènes plus ridicules et attendues les unes que les autres, dont quelques-unes méritent d'être réellement qualifiées de drôles.

En somme, un film pour les Américains, de ceux qui se gavent de McDo avant d'aller au cinéma rire grassement devant un sous-film aux ficelles tellement grosses qu'elles en envahissent l'écran. *


Enfin, je terminerai par L'étrange histoire de Benjamin Button. D'une nouvelle de F. S. Fitzgerald de trente pages, David Lynch en a fait un film de 2h40. L'histoire tient en deux phrases. Benjamin est né le dernier jour de la guerre de 14-18, il fait la taille d'un bébé, mais possède toutes les caractéristiques d'un vieillard de 80 ans. Il va vivre sa vie à l'envers, mourant bébé à l'âge de 80 ans. Cette histoire est l'occasion de revivre l'histoire des Etats-Unis de 1918 à l'ouragan Katrina.
Si la nouvelle de Fitzgerald ne fait qu'une trentaine de pages, c'est que l'auteur, devenu culte, souffre d'un grave problème, et pas des moindres : il invente des histoires extraordinaire mais les sous-utilise d'une manière rarement vue dans la littérature. Alors qu'il pourrait écrire de Grands romans qui dépasseraient facilement les 300 pages, il se contente de survoler on ne peut plus légèrement ses histoires sous forme de courtes nouvelles.
C'est le contraire avec David Lynch. A partir de la nouvelle, il a créé une histoire passionante, mais bien trop longue. En sortant de la salle, j'avais l'impression d'y avoir passé toute une nuit. Quel dommage quand on sait le temps qu'il lui a fallu pour mettre fin à ce projet pharaonique et très intéressant qui donne de belles scènes, de belles images et l'occasion, pour Brad Pitt, de disposer d'un rôle de composition assez large, passant du vieillard jaloux des enfants qui jouent en toute insouciance à l'adolescent qui sait se sacrifie pour ceux qu'il aime.
Un film que j'ai donc trouvé un peu longuet malgré de belles prouesses (scénario, images, acteurs, etc.) et qui se paye des critiques dityrambiques dans le monde entier. Studio CinéLive (nouveau magazine ciné qui regroupe les rédactions de Studio et de CinéLive) a même pris le pari qu'il restera le meilleur film de l'année... ***

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