Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 14:17

L'invention d'Hugo Cabret, Brian Selznick, Bayard Jeunesse, 2008 pour le grand format, 17,90 €, 2011 pour le semi-poche, 12,90 € (environ 500 pages, dont 300 d'illustrations noir et blanc de l'auteur) ****

Hugo Cabret, Martin Scorsese, 2011, Paramount / Metropolitan, avec Asa Butterfield, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Chloé Moretz, Christopher Lee (environ 2h) ***

 

 

 

hugofilm.jpg

 

Hugo Cabret, avant d'être le héros de la nouvelle super-production nommé onze fois aux Oscars de Martin Scorsese, est le héros d'un roman jeunesse. C'est important de le savoir car le roman est meilleur que le film.

 

Hugo n'a pas eu trop de chance. Son père est mort dans un incendie, son oncle alcoolique le force à arrêter l'école pour apprendre son métier : remonter les pendules de la gare de Paris. Tout ce qu'il reste de son père à Hugo est un automate trouvé au fin fond du musée où il travaillait, le carnet où il archivait tous les schémas et indications concernant l'automate et l'art de réparer n'importe quel mécanisme. Lorsque son oncle disparaît, Hugo continue de s'occuper des horloges de la gare sans se faire voir et de réparer l'automate, dont il est sûr qu'il lui délivrera un message de son père.

Jusqu'au jour où le marchand de jouets chez qui il vole régulièrement les outils et les pièces dont il a besoin, le surprend. Perturbé à la vue du carnet et des dessins qu'il renferme, il le lui confisque. Hugo n'a alors plus qu'un but : récupérer le carnet et terminer l'automate.

Aidé de la petite-fille du marchand, il est entrainé dans une fantastique aventure qui les conduira de leur Paris des années 30 à la naissance du cinéma et au génie oublié, Georges Méliès, magicien, père des effets spéciaux (alors appelés trucages), premier réalisateur et créateur du premier studio de cinéma en France.

melies-copie-1.jpg

 

 


hugo2hugo1Le roman de Selznick renferme une importante galerie d'illustrations noir et blanc qui sont une part véritable du récit. Il arrive que, sur une dizaine de double pages, s'enchainent des dessins représentant une scène entière. Celle-ci n'est pas racontée par le narrateur, d'où l'importance des illustrations de Selznick, fort réussies.

Pas long, le texte est facilement lisible à partir de 9 ans, sans limite d'âge ! L'écriture est fluide, agréable et on se laisse facilement entrainer dans l'univers merveilleux du conte de Selznick. Ça se lit très vite et il reste dans nos têtes un petit air de chant de Noël accompagné de flocons de neiges.

 

Le film de Scorsese restitue à la perfection l'ambiance et l'intrigue du livre pour en accentuer le côté conte de Noël : personnages atypiques, musique et situations théâtrales, vieux Paris merveilleux, neige à foison, petites lunettes sur Papi acariâtre, etc.

Esthétiquement, le film a de quoi se vanter aux Oscars. Il faut dire qu'il a coûté la modique somme de 170 millions de dollars. Alors il a plutôt intérêt à être bien fait.

Mais il n'est pas parfait pour autant, d'où ma large préférence au roman. D'abord, il est trop long. Vingt minutes de moins auraient été les bienvenues. Les scènes semblent s'allonger sous nos yeux comme de la pâte à pain et, franchement, on s'ennuie. Ensuite, Asa Butterfield (qui joue Hugo Cabret) n'est pas foncièrement un mauvais acteur, mais il en fait trop, dramatisant sans cesse la situation, un peu à la manière de Freddie Highmore dans Arthur et les Minimoys. Se sentent-ils pousser des ailes parce qu'ils jouent dans une grosse production ou surjouent-ils pour cacher leur manque d'expérience ?

 

04-Hugo-Cabret.jpg

 

Voilà donc un merveilleux conte de Noël à lire sans modération, un vibrant hommage au père de la sciences-fiction à voir malgré la longueur. Préférez tout de même le livre qui, en plus, est un bel objet à offrir grâce aux illustrations !

Par Sébastien Almira - Publié dans : De l'écrit à l'écran
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Le Méritoire

° attention danger ! ne pas approcher !

* à laisser en boutique sans regret

** à emprunter ou acheter d'occasion
*** à acheter et lire avec plaisir

**** à acheter, lire, prêter et relire

***** attention chef d'oeuvre ! à acheter, lire, offrir, relire et noter dans son testament !

à venir...

- L'ange de charbon, Dominique Batraville (Zulma)

- Carter contre le diable, Glen David Gold (Super 8 éditions)


- Cavalcades, Florence Thinard (Thierry Magnier)

- Je suis l'idole de mon père, Arnaud Cathrin (Thierry Magnier)

- Casseurs de solitudes, Hélène Vignal (Rourgue)

 


... à suivre ...

 

Inscrivez-vous à la newsletter pour être au courant des parutions ! 

article à (re)découvrir !

swamplandia

 

Swamplandia

 vient de sortir au Livre de Poche, c'est l'occasion de le lire !

Recherche

Pour passer le temps...

C'est la gêne (le blog des connards : culture, société, politique)

Mylène.net (Site de référence)

Abomin'Addict (le blog culturel sur l'horreur)

Catherine Foyot (photographe)

Pascal Fioretto (le site très officiel du pasticheur)

Fabien Lazzaret (graphiste)

Analyses sur l'Espagne d'aujourd'hui

EditoWorld (tout savoir sur le monde du livre)

Ygrek Hoan (ses cinés, ses musiques, ses livres, sa vie)

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés