Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Jérôme Noirez, 120 journées, roman, 450 pages, Calmann-Lévy, 22 août 2012, 21,50 € °

Publié le par Sébastien Almira

 

noirez.jpgHabituellement auteur de science-fiction ou d'ouvrages pour la jeunesse, Jérôme Noirez est publié en cette rentrée chez Calmann-Lévy avec un roman hybride. Roman ado, roman noir, 120 journées ne peut pas laisser indifférent.

 

Huit collégiens (quatre garçons et quatre filles) sont enlevés par un petit groupe d'adultes dont leur proviseur, un ou deux professeurs, une psychologue, une bonne et un pédophile récidiviste. Ils sont enfermés à Silling, lieu sous-terrain dépouillé dont le dortoir représente la ville La Macle. Les lits des adolescents sont placés selon leur lieu d'habitation, une rigole scinde la pièce en deux pour figurer le fleuve, etc. À leur réveil, on leur annonce que l'expérience Silling durera quatre mois et qu'ensuite ils pourront rentrer chez eux.

120 journées pendant lesquelles ils vont assister à des rituels étranges, des simulacres de cours, des expériences de lecture. Certains se prendront des baffes, un autre se fera violer, un autre tuera une enseignante. Les jours se succèdent et se ressemblent. Si ce n'est qu'un ancien chroniqueur radio est embauché pour leur raconter une histoire tous les dix jours. Il a droit à quelques chapitres, sur sa vie, sur celle de sa fille Ninon. Lui n'est pas même sûr de s'adresser à ces prétendus adolescents. Mais chaque mois, il encaisse un chèque qui fait tourner la maison alors il continue.

 

120-journees.jpgPourquoi ? Pourquoi l'enlèvement ? Pourquoi ces enfants-là ? Pourquoi les faux cours ? Pourquoi le jeu vidéo en réseau auquel un inconnu semble jouer également ? Pourquoi les histoires à la radio ?

Et bien, je vous le donne dans le mille : pour rien ! Bon j'avoue, j'ai sauté une centaine de pages, j'en avais assez de suivre les journées à Silling sans avoir aucun indice, aucune information. L'histoire continue, mais rien n'avance. L'auteur ne fait rien pour nous plonger dans un univers qu'on imagine oppressant. Il ne fait que raconter des journées banales, les gosses semblent presque heureux d'être là tellement Jérôme Noirez rate son coup. Rien ne nous accroche sinon le désir de connaître les raisons de ce jeu malsain.

On en saura un peu plus seulement vers la fin. Lorsqu'on apprend que les encadrants ont monté le projet Silling pour punir leurs enfants de ce qu'ils n'ont pas réussi à leur enseigner. Mais l'aventure n'a pas fonctionné alors ils ont choisi d'autres enfants. Voilà. Autant dire que je me suis fait chier des heures pour un dénouement vraiment pourri.

Commenter cet article