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Le cinéma de février 2014 (Minuscule / The Lunchbox / Viva la libertà ! / Nymph(o)maniac 2 / Le vent se lève / Dallas Buyers Club)

Publié le par Sébastien Almira

minuscule-afficheMinuscules, dans la vallée des fourmis, de Thomas Szabo et Hélène Giraud, 1h30 **


Rapidement, voilà l'histoire d'une coccinelle qui, après s'être fait attaquer par des salopes de grosses mouches, ne peut plus voler, et qui devient amie avec des fourmis noires poursuivies par des fourmis rouges qui tentent de leur voler les morceaux de sucre qu'elles viennent de trouver. Après, ce sera la guerre entre les deux clans de fourmis, les fourmis rouges ayant assiégé le château des fourmis noires. Et entre temps la coccinelle ne fait que rêver de sa famille qui l'a abandonnée.

C'est assez longuet pour pas grand chose. C'est mignon, mais je doute que la tranche d'âge à laquelle s'adresse le film d'animation – qui a quand même coûté 10 millions d'euros ! - tienne sagement jusqu'à la fin sans faire chier toute la salle.

 

 

the-lunchbox-affiche.jpgThe Lunchbox, de Ritesh Batra, 1h40 ****


Ila, une jeune femme délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie sa lunchbox au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, alors que les compliments ne viennent pas, elle comprend que la Lunchbox a été remise à quelqu'un d'autre. Ila glisse alors dans la lunchbox du lendemain un petit mot, dans l'espoir de percer le mystère.

Très jolie surprise, qui m'a fait comprendre que si je n'aime pas les films Bollywood, les films indiens sur l'Inde m'éblouissent souvent pour un rien. Car, à vrai dir,e il ne se passe pas grand chose dans The Lunchbox, mais tout est bien fait. Les acteurs sont parfaits, les dialogues savoureux, les plats préparés par Ila donnent l'eau à la bouche et le moment passé se déguste avec plaisir !

 

 

VIVA-LA-LIBERTA.JPGViva la libertà !, de Roberto Ando, 1h30 ****


Après l'Inde, direction l'Italie pour un film mineur, toutefois délectable. Avec humour, le cinéaste créé une fable politique réjouissante où Toni Servillo (La grande bellezza, Un balcon sur la mer, Gomorra, Il divo, etc.) campe un double rôle savoureux : le premier se présente, il me semble, aux élections municipales de Rome (à la présidence ?) et, donné perdant par les sondages, décide de fuir pour retrouver une vieille amie en France (Valérie Bruni Tedesci) ; le second est son frère jumeau, génie philosophe atteint de dépression bipolaire qui sort à peine de l'hôpital psychiatrique.

Andrea, le conseiller du politicien, prend le risque de remplacer le premier par le second le temps afin de pas créer de vagues au sein du parti et du paysage politique.

Aussi drôle qu'intelligent, Viva la libertà !, est porté par un acteur exceptionnel (« En mélancolique réservé ou en dingue éclairé, Toni Servillo est grandiose », Télérama), « Une réflexion fine, tout à la fois mélancolique et joyeuse, sur la gémellité et ses enjeux, sur l'Italie contemporaines et ses manquements, et sur la capacité qu'ont certains fous à ré-enchanter la vie. » (Les Cahiers du Cinéma)

 

 

21059506_2013112014553758.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_.jpgNymph(o)maniac 2/2, de Lars Von Trier, 2h °


Moralité #1 : la bande-annonce présentée à la fin du premier volet m'avait induit en erreur. Elle laissait penser que la seconde partie serait plus rythmée. Si elle est plus intense, elle est contradictoirement encore plus chiante.

Moralité #2 : tout est immonde. De la chatte de Charlotte Gainsbourg (puisque c'est comme ça qu'on en parle dans le film, appelons une chatte une chatte) en forme de brouillade ravagée aux coups de torchon qu'elle y met, en passant par ses tétons trop longs et la fellation qu'elle fait à un pédophile, tout est immonde.

Ah, j'oubliai les propos tout aussi immondes sur la nécessité d'appeler un négro un négro parce qu'il faut appeler un chat un chat et qu'il le mérite pour je ne sais quelle raison que j'ai préféré oublier.

Moralité #3 : « plus rien n'a de sens, plus rien ne va ». Où Lars Von Trier a appris que l'on prenait une actrice qui paraît 16 ans pour jouer un personnage d'à peu près 15 à 25 ans (peut-être même 30) sans la vieillir et qu'on pouvait mettre Charlotte Gainsbourg d'un coup en faisant croire que seulement trois ans étaient passés ? Que l'on pouvait remplacer Shia LaBeouf par Michael Pas pour un saut de quelques mois à l'âge de trente ans alors que les acteurs ne se ressemblent en rien ?

Moralité #4 : rien ne compte plus que de choquer. Le sens, le reste, on s'en fout. Par exemple, quel est l'intérêt que la jeune fille que Joe (Charlotte Gainsbourg) a pris sous son aile, dont elle est vaguement tombée amoureuse (et inversement) et qui, finalement, a préféré se barrer avec Jérôme (l'ex de Joe), lui pisse dessus (la fille sur Joe) après avoir couché avec Jérôme sur une poubelle sous les yeux de Joe, blessée à terre ?

Moralité #5 : ne plus aller voir de films de Lars Von Trier, Melancholia et Nymph(o)maniac ayant suffit à prendre le dessus sur le bon souvenir que j'avais de Dancer in the dark. Et ne plus aller voir de films avec Charlotte Gainsbourg, qui a le charisme d'une moule (ça lui apprendra à la montrer à tout le monde, tiens).

 

 

dallas-buyers-club.jpgDallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, 1h55 ****


Ron Woodroof est un vrai mec : Texan viril, macho, raciste et homophobe, roi du rodéo, il boit, fume, se drogue, et baise à tout va. Lorsqu'on le diagnostique séropositif, il n'y croit pas. Il aurait chopé un truc de pédé ? Trente jours à vivre ? Impossible à croire, encore moins à accepter.

Mais alors qu'il devient urgent de se soigner, il découvre que les traitements qui fonctionnent ne sont pas autorisés aux États-Unis et lance avec Rayon (Jared Leto) le Dallas Buyers Club qui permet clandestinement aux malades d'acheter des médicaments ramenés notamment du Mexique. C'est un long combat contre la maladie, les autorité et les préjugés qui s'amorcent pour le cow-boy bien campé dans ses bottes qu'il était autrefois.

Matthew McConaughey et Jared Leto, impressionnants, méritent amplement leur Oscar fraîchement remporté. La performance des deux acteurs, qui ont perdu respectivement 22 et 25 kilos pour le film, suffit à porter le film. Et heureusement, parce qu'en dehors de ça (et même avec), c'est pas très joyeux, assez plombant et ça donne envie envie de tirer dans le tas des politiciens et autres grands patrons qui font valider/interdire les médicaments qu'ils veulent selon leurs propres intérêts et non ceux des patients.

 

 

le-vent-se-leve-affiche-du-dernier-hayao-miyazaki-affiche.jpgLe vent se lève, de Hayao Miyazaki, 2h ***


Bon ben voilà, c'est soit disant son dernier film, tous les médias crient au chef d’œuvre, j'avais donc hâte de voir ça ! Et bien, c'est joli, c'est sympa, c'est intéressant mais, c'est pas magnifique, c'est pas génial, c'est pas passionnant. Je n'ai pas encore vu toute son œuvre mais à côté du Voyage de Chihiro ou du Château Ambulant, c'est petit, mineur. Voilà : un film mineur. Loin d'être mauvais, il faut avouer, mais décevant, peu fantaisiste, longuet sur les bords. Dommage pour un soit-disant dernier film.

 


 

 

 

 

Petite parenthèse pour dire que j'ai également vu Pompéi de Paul W.S. Anderson, bien fait visuellement, avec vue plongeante sur la divine musculature de Kit Harington (Games of Throne), mais qui survole un peu l'Histoire pour se concentrer sur l'histoire d'amour impossible entre un esclave et la fille du chef de la ville, avec une fin « belle » et kitsch au possible, sur lequel je n'ai rien d'autre à vous dire : vous pouvez allègrement passer à côté.

J'ai également vu d'autres films (dont la très bonne comédie All about Albert en projection de presse) dont je parlerai, exceptionnellement, mi-mars dans Le cinéma de mars 1/2. d'ici-là, portez-vous bien et voyez de bons films !

 

all-about-albert-enough-said-15-01-2014-12-g.jpgAll about Albert, de Nicole Holofnecer

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