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Le cinéma de janvier 2014 (Nymphomaniac 1 / Don Jon / Tel père, tel fils / La vie rêvée de Walter Mitty / Prêt à tout / Lulu, femme nue / Jacky au royaume des filles)

Publié le par Sébastien Almira

nymphomaniac-1.jpgNymph()maniac 1/2, de Lars Von Trier, 2h **


Lars Von Trier n'est pas mon réalisateur préféré, je ne suis pas friand de ce genre de cinéma idolâtré par les parisiens et par les soit disant amateurs de grand cinéma qui aiment se masturber l'esprit avec des scènes inutilement longues pour peu que l'image soit belle. Si vous vous souvenez, j'avais été ébahi par la qualité visuelle de Tree of Life mais avais détesté cette branlette intello-philosophico-religieuse pompeuse à mort.

Bon, c'est pas autant sur le premier volet de Nymph()maniac mais, dis donc, qu'est-ce qu'on se fait chier ! Allez, j'exagère un peu, on ne s’ennuie pas tout le temps, mais c'est quand même un peu long pour rien. Et vas-y que je te filme la pluie sur un toit sous tous les plans possibles, et vas-y que je te cause de la pêche à la mouche pendant un quart du film.

La réussite du film, hormis l'esthétisme, c'est qu'on a quand même envie d'aller voir la suite...

 

 

don-jon.jpgDon Jon, de et avec Joseph Gordon Lewitt, 1h30 ****


Miam ! S'il ne fallait dire qu'un mot, ce serait celui-là. Si vous voulez voir Joseph Gordon Lewitt en petite tenue pendant trois quart d'heure, allez voir Don Jon. Si vous voulez aussi voir une comédie un brin originale sur le fonds et pas forcément destinée à un public hystérico-féminin, allez voir Don Jon.

Parce que Don Jon, c'est l'histoire, comme son nom l'indique, d'un Dom Juan qui peut se taper à peu près toutes les filles de la terre. Et c'est un peu un connard, parce qu'il les jette aussi rapidement qu'il les a mises dans son lit. Pourquoi ? Parce que ça ne vaut jamais ce qu'il ressent en se masturbant devant un bon porno. Il tente quand même une relation amoureuse avec une belle et bonne blonde (Scarlett Johansson) à l'attitude de salope mais finalement très prude avant de se faire brancher par une quadra un peu étrange (Julianne Moore).

Entre dix Notre Père et cinq Marie Je Vous Salue (parce qu'en plus d'être un gros macho, Monsieur est très croyant), il risque d'y avoir des étincelles ! Un très bon moment avec de bons acteurs.


 

Tel-Pere-Tel-Fils-Affiche-France.jpgTel père, tel fils, de Hirokazu Koreeda, 2h ****


Vous vous souvenez de La vie est un long fleuve tranquille ? Bon, et bien on va prendre le même incipit, à savoir : deux enfants ont été échangés à la maternité, l'un vit dans une famille modeste mais heureuse et l'autre est élevé dans un bel appartement par une mère soumise et un père dont la réussite professionnelle est un idéal de vie.

La comparaison s'arrête là. On se trouve au Japon, où les mentalités et les modes de vie sont complètement différents. Tous les repères des familles volent en éclat lorsque la maternité les met au courant de l'échange (les enfants ont six ans), Ryota (le père carriériste et aisé) n'a alors qu'une idée en tête : récupérer son vrai fils car, pour lui, les liens du sang ont plus d'importance que les six années passées à élever un enfant.

Le film posent pas mal de questions sur la parentalité, les lien du sans, la manière d'élever un enfant et les différences sociales. C'est quelque peu attendu sur le fonds, mais pas sans intérêt, d'autant que certains plans sont visuellement sublimes. Dommage que la fin traîne quelque peu en longueur.

 

 

La-Vie-revee-de-Walter-Mitty-Affiche-France-07.jpgLa vie rêvée de Walter Mitty, de et avec Ben Stiller, 1h55 ***


Walter Mitty est un homme ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, Walter doit trouver le courage de passer à l'action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu'il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais.

C'est pas mal filmé, pas mal joué, il y a de belles séquences, d'autres assez drôles, d'autres surprenantes, etc. Ça se regarde avec plaisir, mais ça reste anecdotique.

 

 

 

pret--tout.jpgPrêt à tout, de Nicola Cuche, 1h35 ***


À vingt ans, Max (Max Boulbil) est un raté incapable de draguer la fille de ses rêves. À trente ans, il vit sur une île paradisiaque grâce au succès du site de rencontre pour mères célibataires créé avec ses deux potes de toujours. Mais il se lasse et n'a pas oublié Alice (la ravissante Aïssa Maïga). Pour se rapprocher d'elle, il rachète l'entreprise, en faillite, dans laquelle elle travaille, et se fait passer pour un employé.

Embourbé dans une multitude de mensonges et d'arrangements loufoques, il ne sait comment sortir de cette situation désespérée, d'autant qu'Alice enchaîne les rencontres grâce au site qu'il a créé !

Honnêtement, le film apporte son lot de scènes attendues, entendues et kitsch mais, franchement, on passe un bon moment, on rigole bien et c'est tout ce qui compte !

 

 

Lulu-femme-nue-affiche.jpgLulu, femme nue, de Solveig Anspach, 1h30 ****


À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement.

Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même.

C'est parce que j'avais aimé la bande-dessinée d’Étienne Davodeau que je suis allé voir ce film, sans quoi le sujet ne m'aurait pas forcément attirer. Et j'aurais raté quelque chose. D'abord, j'aurais raté l'extraordinaire performance de Karin Viard. Comment transposer le personnage de Lulu à l'écran, pas niaise, pas simplette, pas désintéressée de tout, pas empotée, mais un peu tout ça quand même à la fois ? Ça me faisait peur. C'était sans compter sur le talent de l'actrice. J'aurais aussi raté l'étonnante Claude Gensac qui joue également son rôle à la perfection. Jamais vu une vieille aussi réaliste et touchante au cinéma. J'aurais raté un joli film sur la liberté qui, sans prétention aucune, nous embarque tranquillement dans une histoire tout ce qu'il y a de plus banal, mais envoûtante.

 

 

affiche-jacky-au-royaume-des-filles.jpgJacky au royaume des filles, de Riad Sattouf, 1h30 **


En république démocratique et populaire de Bubunne, les femmes ont le pouvoir, commandent et font la guerre, et les hommes portent le voile et s’occupent de leur foyer. Parmi eux, Jacky, un garçon de vingt ans, a le même fantasme inaccessible que tous les célibataires de son pays : épouser la Colonelle, fille de la dictatrice, et avoir plein de petites filles avec elle. Mais quand la Générale décide enfin d’organiser un grand bal pour trouver un mari à sa fille, les choses empirent pour Jacky : maltraité par sa belle-famille, il voit son rêve peu à peu lui échapper...

Quelle excellente idée que ce film, le scénario promettait du lourd ! La bande-annonce, déjà, m'avait laissé comme une étrange sensation. Et bien, elle n'a pas menti sur le film. Le film d'un réalisateur qui avait envie de se faire plaisir avec une petite folie, mais qui ne va pas au bout de sa folie, ou pas de la bonne manière.

Survolant parfois trop le projet (beaucoup de bonnes scènes sur le principe de la dictature inversée, mais on ne peut qu'imaginer tout ce que Riad Sattouf aurait pu intégré à son film), à la fois trop grotesque et pas assez drôle, Jacky au royaume des filles n'a pas tenu les promesses qui m'avaient attiré. C'était sympa, mais assez décevant.

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