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Le cinéma de janvier-février 2013 (Le monde de Charlie / Lincoln / Flight / Happiness Therapy)

Publié le par Sébastien Almira

 

Avec un retard sans nom, voilà que je vous reparle de cinéma, pour la première fois de l'année. En fait, fin janvier j'attendis de voir Django pour faire mon article, et puis je n'étais presque pas allé au cinéma du mois. Et, honte à moi, vous pourrez voir dans cet article que je ne l'ai toujours pas vu...

 

 

Le-Monde-de-Charlie-affiche.jpgLe Monde de Charlie, de Stephen Chbosky, 1h40 *****

Adapté du roman nouvellement éponyme (Originellement publié sous le titre de Pas raccord aux éditions Sarbacane, épuisé de puis quelques mois, il a été retiré en fin d'année sous le titre du film) par l'auteur lui-même, Le Monde de Charlie pourrait être un film d'ado comme tant d'autres. Mais c'était sans compter sur des personnages atypiques. Charlie, que l'on croit légèrement autiste, est rejeté par ses camarades jusqu'à ce qu'il rencontre Patrick et Sam, deux marginaux hauts en couleurs qui n'ont peur de rien. Avec eux, il découvre, l'amitié, la fête, le sexe, le bonheur, etc. Mais son passé est toujours là pour le rattraper...

Tour à tour touchant, festif, déluré, étonnant et grave, Le Monde de Charlie est un gros coup de cœur de ce début d'année. La bande originale et les acteurs (même Emma Watson) sont parfaits, le scénario n'en finit jamais de dévoiler de nouveaux éléments, jusqu'à ce que le teen movie original auquel on pensait assister devienne tout autre. Magnifique.

 

 

LINCOLN-Affiche-750x1000.jpgLincoln, de Steven Spielberg, 2h30 (ah, j'aurais dit plus...) **

Daniel Day-Lewis est impressionnant. Voilà, c'est à peu près tout ce que je dirai de positif sur Lincoln. Alors, oui, l'image est belle, Spielberg n'est pas le premier venu. Mais à vouloir en faire trop, il est complètement passé à côté du public. C'est trop lent, et trop long. Deux heures trente qui se déroulent à l'infini sous yeux fatigués, entre un Lincoln voûté qui regarde dans le vide et d'interminables scènes entre hommes en costume. Et puis, l'actrice jouant sa femme (Sally Field) est tellement énervante et mauvaise...

Alors je vais vous éviter de perdre du temps en vous annonçant que la loi abolissant l'esclavage a été abolie et la guerre civile qui déchirait le pays a été arrêtée à la fin du film. Ne me remerciez pas.

 

 

flight.jpgFlight, de Robert Zemeckis, 2h15 **

Denzel Washington joue un pilote d'avion alcoolique qui parvient miraculeusement à faire atterrir son avion alors que les conditions météorologiques et mécaniques promettaient une mort certaine à tous à bord, ne faisant que six morts (scène impressionnante et flippante). Enquête donc, il y a, et on se rend compte qu'il était peut-êre sous l'emprise de drogue et d'alcool. Passant du statut de héros à celui d'alcoolique responsable de la mort de six personnes, il se bat pour être innocenté.

Intéressant et bien joué jusqu'à ce qu'une morale religieuse à deux balles (alors que le héros n'a pas cru en Dieu pendant 45 ans) vienne couler le film.

 

 

Happiness-Therapy-Affiche-France.jpgHappiness Therapy, de David O. Russel, 1h50 ***

Pat (Bradley Cooper) a tout perdu (sa maison, son travail, sa femme) lorsqu'il a surpris celle-ci dans les bras de son amant sur la chanson de leur mariage, et qu'il a pété les plombs. Sorti de l'hôpital psychiatrique, il revient vivre chez ses parents et tente de refaire surface, toujours persuadé qu'il va reconquérir sa femme. Il rencontre Tiffany (Jennifer Lawrence, parfaite, Oscar de la meilleure actrice pour le rôle), mentalement perturbée aussi et passent un marché : elle l'aide à retrouver sa femme, il l'aide à danser pour un concours. Mais...

Les personnages sont attachants, les acteurs très bons, le scénario pas très original mais sympathique et intelligent. Ça se laisse regarder sans problème, et ça se laisse aussi bien apprécier !

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