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Le cinéma de mai 2013 (Trance / Epic / Un grand mariage / Mud / The Iceman / Only God forgives)

Publié le par Sébastien Almira

affiche-trance.jpgTrance, de Danny Boyle, 1h40 ****

Commissaire-priseur, Simon (James McAvoy) se fait le complice du gang de Franck (Vincent Cassel) pour voler Le vol des sorcières de Fransisco Goya, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, mai ne se souvient pas où il l'a caché. Après les menaces et la torture, Franck engage une spécialiste de l’hypnose (Rosario Dawson). On pénètre dans les méandres de l’esprit de Simon et ce voyage ne laissera personne indemne.

En virtuose, Danny Boyle construit une sorte d'Inception intimiste, moins grandiloquent, qui parait brouillon au début, mais se révèle parfaitement maîtrisé. Les acteurs parfaits, la bande son et les images, servent à la perfection ce petit bijou de Danny Boyle qui commence comme un simple film de braquage et finit par vous hypnotiser dans les recoins de son scénario, sublimé par une ambiance feutrée et des couleurs vives qui rendent l'obscurité chaleureuse, excitante et inquiétante.

 

 

affiche-epic.jpgEpic, la bataille du royaume secret, de Chris Wedge, 1h40 ****

Les créateurs de L'âge de glace et de Rio vous propose leur nouveau bébé : Epic, sorte de mix entre Arthur et les Minimoys et Arriety, comme le fait remarquer Noémi dans son article (ici). C'est l'histoire d'une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous : la nature est peuplée d'êtres magiques minuscules qui tentent de combattre les bons ou les méchants, au choix. Une reine de la forêt qui doit trouver un successeur avant minuit, une humaine qui se fait rapetisser pour sauver leur monde (et le sien, parce que sinon, le grand méchant qui ressemble beaucoup à M le Maudit et son idiot de fils qui ressemble à l'idiot de fils de M le Maudit vont détruire la forêt), une histoire d'amour impossible entre les deux mondes, un univers magnifique dans la nature, etc. Ça fait beaucoup de points communs avec la saga Arthur de Luc Besson.

Mais ça vaut quand même vachement le coup !

 

 

affiche-un-grand-mariage.jpgUn grand mariage, de Justin Zackham, 1h30 **

Le spitch est assez simple, voire attendu : un bogosse se marie, sa famille est tordue, rien ne va se passer comme prévue. À partir de là, tout est permis, le réalisateur ne s'interdit rien et les situations comiques, les quiproquos, les tromperies, les blagues en tout genre vont fuser pendant une heure et demi.

On pourra regretter cette avalanche de situations à la limite du grotesque mais les acteurs (Robert De Niro, Susan Sarandon, Katherine Heigl, Diane Keaton, Ben Barnes, Robin Williams, etc.) portent assez bien le film pour oublier que c'est gros comme une maison et pour passer un bon moment !

 

 

 

 

affiche-mud.jpgMud, de Jeff Nichols, 2h10 *****

Je ne sais comment décrire Mud. Ni l'histoire, ni ce que j'ai ressenti, ni comment je l'ai aimé. Parce que je l'ai aimé. Le personnage, comme le film. Mais c'est un peu compliqué. Je ne sais pas si c'est un grand film, pourtant je lui attribue cinq étoiles sans hésiter.

Entre drame, romance et polar, Mud est une vraie aventure humaine avec de la tristesse comme de la joie, de l'amour et de l'amitié comme des déceptions, de la contemplation comme de l'action, de l'humour comme de l'inquiétude.

En tout cas, Mud est une merveille. Mud, c'est un voyage exceptionnel, une leçon. Une leçon de cinéma.

Un véritable coup de cœur !


 

 

affiche-iceman.jpgThe Iceman, d'Ariel Vromen, (tiré de faits réels) 1h45 ***

On estime à une centaine le nombre de meurtres (certains avec torture) que Richard Kuklinski, surnommé The Iceman, a perpétré au moment de son arrestation en 1986. Comment ce pur modèle du rêve américain est devenu tueur à gages et a réussi à mener une double vie pendant plus de vingt ans ?

Michaël Shannon incarne à la perfection cet homme froid comme la glace, qui torturait et tuait pour les plus grands truands de New York. The Iceman n'est pas indispensable, mais c'est un bon thriller qui fait dans la sobriété et reflète bien la personnalité de Kuklinski et le paradoxe entre ses deux vies.

 

 

 

 

affiche-only-god-forgives.jpgOnly God forgives, de Nicolas Winding Refn, 1h30 *

Des mecs qui mettent trois secondes à faire un pas, c'est pas possible.

Des plans de quinze secondes sur des poings serrés, c'est pas possible.

Des plans de trente secondes sur un mec immobile, c'est pas possible.

Des mecs qui tournent autour de la caméra pendant quarante-cinq secondes, c'est pas possible.

Des scènes dont on ne sait s'il faut en rire ou s'insurger (jamais vu une scène aussi grotesque que la rencontre entre la mère, le fils et la pute au restaurant), c'est pas possible.

C'est bien beau d'avoir un départ de scénario (Kristin Scott Thomas grimmée en travelo culturiste (merci Mathilde pour cette formidable description) débarque des États-Unis à Bangkok pour récupérer le corps de son fils aîné, assassiné, et fait tout pour le venger. Ryan Gosling, le petit dernier, n'a que sa belle gueule pour lui, et sa mère le lui fait bien sentir), de filmer le bogosse du moment sous toutes les coutures, de jouer sur l'ultra-violence parce que c'est à la mode et sur des plans saturés de couleurs pour avoir de belles images, mais, visiblement, Monsieur Winding Refn, c'est loin d'être suffisant pour faire un bon film. Par contre, pour la branlette, pour l'auto-satisfaction, pour se regarder filmer, c'est parfait. A quand l'auto-fellation ?

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Noémi 10/06/2013 00:45


Cool cet article! Merci pour le lien ;-)


Tu m'a définitivement convaincue de ne pas aller voir Only god forgives :D