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Le cinéma de mars 1/2 (American Bluff / The Grand Budapest Hotel / Un été à Osage County / La grande aventure Légo / Le crocodile du Botswanga / All about Albert)

Publié le par Sébastien Almira

 

Un début de mois chargé en cinéma, qui nécessite donc en mars deux articles au lieu du traditionnel résumé en fin de mois. En plus, pour l'instant, c'est du bon cinéma, alors en voilà deux fois plus en mars !

 

 

American-Bluff.jpgAmerican Bluff, de David O. Russell, 2h15 ****


Après Fighter et Happines Therapy, le cinéaste nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld (Christian Bale, méconnaissable, qui a pris 18 kg et gagné une hernie pour le tournage), et sa belle complice, Sydney Prosser (Amy Adams, sensuelle, sexy et sensationnelle), se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso (Bradley Cooper, parfait), de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn (Jennifer Lawrence, qui surjoue un brin son rôle de fêlée), pourrait bien tous les conduire à leur perte.

Tout est parfait, du scénario à la BO en passant par la photographie et les acteurs. La plongée dans les années 70 de Russell est maîtrisée de bout en bout. Extraordinaire et bluffant.


 

239820.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgThe Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson, 1h40 ****


Premièrement, il faut noter une galerie d'acteurs exceptionnelle : Ralph Fiennes, Edward Norton, Mathieu Amalric, Adrien Brody, Jude Law, Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Léa Seydoux, et le surprenant Tony Revolori qui tient le second rôle.

Deuxièmement, il n'en faut pas beaucoup pour succomber au charme des histoires incroyables du Grand Budapest Hotel.

Troisièmement, la mise en scène, la photographie, la nostalgie de l'enfance, la façon de faire jouer ses acteurs : Wes Anderson est un génie de la réalisation. Tout est subtil, enivrant, délicieux.

Quatrièmement, il ne vous reste plus qu'à courir aller voir ce petit bijou qui ne souffre, à mes yeux, que d'un peu de longueurs, mais les puristes d'Anderson vous diront que c'est ce qui fait aussi son charme ! Une aventure, fantasque, drôle et exquise.

 

 

Affiche-Un-ete-a-Osage-County-.jpgUn été à Osage County, de John Wells, 2h ***


Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent dans la maison familiale. Les retrouvailles avec la mère paranoïaque et lunatique magistralement jouée par Meryl Streep qui n'aurait pas volé un autre Oscar, ne seront pas de tout repos. On assistera notamment à plusieurs clash entre le monstre maternel (tant comme personnage que comme actrice) et l'une de ses filles (Julia Roberts). Comme me disait l'amie avec qui j'ai vu le film et qui a détesté : il n'y en a aucun pour rattraper l'autre, tout le monde est au moins quelques instant odieux envers le reste de la famille et insupportable pour le spectateur. Ce n'est pas faux et, à vrai dire, un peu moins de haine (et cinq minutes de moins : les deux dernières scènes) n'aurait pas desservi un film qui en irritera sans doute plus d'un.

Cependant, la performance exceptionnelle de Meryl Streep et pas mal de scènes très réussies sauvent les meubles.

 

 

21061838_20131128144957302.jpgLa grande aventure Légo, de Phil Lord et Chris Miller, 1h30 ****


Dans un monde où « tout est super génial » qui ressemble fort à une jolie et joyeuse dictature, Emmet, un petit personnage banal et conventionnel, est pris par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Ses aventures, entre comique de situation et clins d’œil désopilants, raviront petits et grands, qui plus est fan de Légo (hi hi, j'avoue...). Allociné le conseille à partir de 3 ans, mais vu le nombre de références aux jeux en tout genre, à l'univers social et politique, le film est vraiment à regarder à deux niveaux (les plus jeunes ne comprendront pas la moitié, mais seront ravis de l'action. Les Légos ont fait fort, très fort !

 

 

 

Le-Crocodile-du-Botswanga-Affiche-France.jpgLe crocodile du Botswanga, de Fabrice Éboué et Lionel Steketee, 1h30 ***


Leslie Konda, jeune révélation du foot, se rend dans son pays d'origine, le Botswanga, avec son agent notamment pour disperser les cendres de sa mère. Il vient de signer dans un grand club espagnol, mais Bobo Babimbi, le président (fraîchement arrivé au pouvoir par un coup d'état) ne l'entend pas de la même manière. Il contraint l'agent de faire pression sur lui pour qu'il joue dans l'équipe nationale : les Crocodiles du Botswanga.

Si le film dénonce et fait réfléchir, il fait surtout rire. Et la caricature n'y est pas pour rien. Cette comédie politique reste avant tout comique. Et ça fonctionne.

 

 

 

All-About-Albert-Affiche-France-copie-1.jpgAll about Albert, de Nicole Holofcener, 1h30 ****


Dans une soirée où elle ne trouve personne à son goût, Éva (Julia-Louis Dreyfus (Veep), ravissante avec ses mimiques) fait la rencontre de Marianne (Catherine Keener) dont elle deviendra la masseuse et la seule amie, et d'Albert (James Gandolfini (Les Soprano)), un gentil nounours qui deviendra son amant. Mais quand elle se rend compte que l'ex-mari de Marianne, qu'elle prend un malin plaisir à critiquer à longueur de journée, n'est autre qu'Albert, son Albert, elle ne sait plus quoi faire. C'est tellement tentant d'en apprendre davantage sur l'homme avec qui elle s'apprête à refaire sa vie...

Divinement porté par un trio d'acteurs parfait, All about Albert est une jolie comédie, drôle et sensible, de celles qui font du bien (loin de moi l'idée de paraître kitsch, le film ne l'est pas).

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