Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le cinéma de septembre 2013 (Grand Central / Roméos / Ilo Ilo / Magic Magic / Rock the Casbah / Jeune et jolie)

Publié le par Sébastien Almira

20534616_20130702111026946.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q.jpgGrand Central, de Rebecca Zlotowski, 1h30 ***

Tahar Rahim (Gary) et Léa Seydoux (Karole) sont les personnages principaux de ce drame qui a lieu dans une centrale nucléaire. S'intéressant à la vie et au travail des gens d'en bas dans la centrale de Tricastin (les plans dans la centrale sont tournés dans une centrale jamais mise en activité dans la banlieue de Vienne en Autriche), la réalisatrice propose un drame sentimental original, quasi explosif par son univers puisque la centrale devient un des héros du film. L'ombre menaçante de la centrale grandit en même temps que l'amour impossible entre Gary et Karole. La confusion des sentiments sous un angle très particulier, filmé au plus près des acteurs.

 

 

romeos-affiche.jpgRoméos, de Sabine Bernardi, 1h30 ****

En Allemagne, le timide Lukas commence son service civil au même endroit que sa meilleure amie, Ine. À 20 ans, il découvre la vie nocturne, la scène gay de Cologue et l'attirance pour Fabio. Fabio, le bogosse de service, effronté et sûr de lui, qui sort avec des filles blondes à grosse poitrine devant sa famille italienne et les amis machos avec qui il joue au billard, et qui passe ses nuits en boîte gay à draguer les minets. Mais Lukas est transgenre, une fille en train de devenir un garçon.

Un très beau film sur le passage à l'âge adulte, sur l'amitié, l'amour, la sexualité, le trouble identitaire et l'attraction quasi impossible de deux gars complètement différents.

 

 

affiche-francaise-ilo-ilo_5201802811ae5.jpgIlo Ilo, de Anthony Chen, 1h35 ****

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, dépassée par son fils, décide d’embaucher Teresa, une jeune Philippine. Teresa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région.

On s'attache très vite à ce garçon difficile et sa relation avec Teresa, souvent dans les non-dit, est très forte. La crise financière va irrémédiablement chambouler leur quotidien et Anthony Chen, Caméra d'Or à Cannes pour ce film, signe un film bouleversant, un final déchirant, souvent dans la retenue, ce qui rend le propos encore plus beau.

 

 

affiche-magic.jpgMagic Magic, de Sebastiàn Silva, 1h35 *

Pendant ses vacances au Chili, Alicia, une jeune américaine réservée, se retrouve embarquée par sa cousine Sara et sa bande d'amis sur une île isolée. Personne ne fait vraiment d'effort pour intégrer Alicia. Elle se replie de plus en plus sur elle-même et commence à perdre peu à peu ses facultés mentales sans que le groupe n’y prenne garde.

Assez perturbant, voire flippant (pas seulement au niveau des images), Magic Magic n'est pas un film facile à regarder. Je ne saurais pas dire s'il est mauvais (sauf pour la fin, complètement aberrante), mais je n'ai pas du tout aimé le scénario, l'univers, les personnages... Le but étant certainement de déranger le spectateur, c'est parfaitement réussi avec moi.

 

 

21020779_20130718120418237.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q.jpgRock the Casbah, de Laïla Marrakchi, 1h35 ****

Un été à Tanger, une famille se réunit trois jours pour les funérailles du patriarche. Mais Moulay Hassan n'a laissé derrière lui que des femmes et ça va déménager ! Entre celle qui a laissé sa famille pour devenir actrice à Hollywood, celle qui se fait refaire les seins pour faire remarquer, la prof et sa vie trop sage, celle qui s'est suicidé pour des raisons inconnues, la mère qui tente par tous les moyens de donner une belle image de son défunt mari et la grand-mère accro au maquillage et aux fringues de marque, c'est parti pour trois jours de règlement de comptes, de rires, de larmes et d'hystérie collective qui gagne peu à peu le spectateur !

J'ai pris beaucoup de plaisir à voir ce film et ses géniales actrices ; j'espère qu'il en sera ainsi pour vous si vous me suivez ! Et prenez garde, Rock the Casbah donne furieusement envie de se goinfrer de couscous !

 

 

21005923_2013051510325393.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_.jpgJeune et jolie, de François Ozon, 1h30 ****

Pour interpréter le rôle phare de son nouveau long-métrage, François Ozon a choisi l'inconnue marine Vatch. Elle joue une étudiante terriblement sexy de 17 ans qui se prostitue. Elle n'est pourtant pas dans le besoin et c'est qu'on essaiera de décrypter : quelles sont les raisons qui pousse cette jeune et jolie fille à se prostituer alors qu'elle a de l'argent et un petit copain ?

Comme souvent chez Ozon, je sors du film en me disant que ce n'est peut-être pas un chef d’œuvre, mais qu'il y a indéniablement quelque chose. La patte du réalisateur, bien sûr. Mais aussi quelque chose d'hypnotique, de particulier, dans ses films. Quelque chose qui frôle la perfection. Un grand film, en tout cas, et la découverte d'une actrice à suivre de près (pas trop, les gars, hein !).

Commenter cet article

dasola 21/10/2013 11:33


Bonjour, des films chroniqués, je n'ai vu que Ilo, Ilo qui m'a plu même si j'ai trouvé le gamin assez insupportable. La fin est assez émouvante en effet. Bonne journée.