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Coup de cœur : De l'eau pour les éléphants ****

Publié le par Sébastien Almira

Depuis l'acquisition de la carte illimitée il y a presque trois mois, je vous parle un peu plus de cinéma. Toutefois, je passe pas mal de films sous silence. L'effervescence des débuts est retombée, je vais un peu moins au cinéma et j'en parle clairement moins.

Par exemple, vous ne saviez pas que j'ai récemment vu The Company Men *** (ou comment renverser le carcan habituel de petit employé face à la crise économique. Ici, ce sont les grands qui tombent, et quels grands ! Ben Affleck et Tommy Lee Jones, bluffants), La Proie ** avec Albert Dupontel (pas mal, malgré des allures de série policière française), Animal Kingdom ** (que Le Pédé sur C'est la Gêne voyait comme un premier film de premier plan, comme ceux d'Orson Wells, Terrence Malick, John Huston ou encore Truffaut. Et bien, je n'ai pas été aussi emballé que lui), Thor *** (block-buster américain typique, qui se révèle cependant une très bonne surprise), L'aigle de la 9e légion *** (pas spécialiste des péplums, mais celui-ci est à mon goût assez bon), Fast and Furious 5 *** (oui, oui, je sais, c'est n'importe quoi d'aller voir ça ! Mais, franchement, ça fait du bien, et j'aime les bagnoles, alors... à noter des similitudes plus que frappantes avec Ocean's Eleven), Tomboy ** (sympathique), Le chat du rabbin **** de Joan Sfar et Antoine Delesvaux (coup de cœur dont je vous parlerai à sa sortie, début juin), Source Code ** (film de SF mineur du fils Bowie) et, enfin, De l'eau pour lés éléphants **** qui bénéficie aujourd'hui d'un article pour lui tout seul.

 

 

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La bande-annonce qui nous est assénée depuis plusieurs semaines n'était pas faite pour laisser augurer le meilleur. Un titre improbable (ok, ça vient du livre, c'est pas leur faute, mais quand même !), des clichés à tout-va et Robert Pattinson. Mais en tant qu'amoureux des belles images, admirateur de Christoph Waltz dans Inglourious Basterds, et un peu niais sur les bords, me voilà embarqué dans la folle aventure de Jacob.

Il aurait pu être diplômé de Connel, grande école de vétérinariat, aurait vu sa vie toute tracée, si ses parents n'étaient pas morts dans un accident de voiture et si on n'était pas venu le chercher pendant son examen final pour le lui annoncer. Sans argent, sans diplôme, en plein Dépression américaine en 1931, il quitte sa bourgade et saute dans le premier train en pleine nuit. Là commence l'aventure de sa vie : le cirque. La découverte d'un monde qui se veut merveilleux mais qui cache de sombres dessous. Les sentiments pour la femme du boss (campée par la ravissante Reese Witherspoon). La féroce lutte des classes, la misère. Et surtout un directeur de cirque alcoolique et dangereux qui ne recule devant rien pour garantir prospérité et grandeur pour son cirque.

 

elephants1

 

Alors on se doute que ça va accumuler les clichés, les déjà-vu. Que malgré tout, il se fera accepter. Qu'il va tomber amoureux de la femme d'August. Que celle-ci ne saura que choisir entre sa vie d'étoile avec un mari tyrannique et la fuite sans avenir certain avec Jacob. On connait toute l'histoire, toutes les scènes, avant de l'avoir vu. Mais ça fonctionne quand même.

Les acteurs sont là pour : Christoph Waltz (August, le directeur du cirque), aussi grandiose que dans Inglourious Basterds, Reese Witherspoon (Marlène, sa femme), resplendissante à chaque apparition et même Robert Pattinson (Jacob) qui, passées les premières minutes où je refusais de le trouver bon et ne voyais en lui qu'un raté embauché pour attirer les demoiselles en chaleur, se révèle à la hauteur. L'intrigue est bateau, mais bien construite. L'univers du cirque est totalement maitrisé par Francis Lawrence, dont la réalisation va chercher du côté de Baz Luhrmann, que ce soit dans Australia ou Moulin Rouge. On retrouve la même beauté des images, très travaillées, qui rendent ici la plus purulente vérité (lutte des classes, pauvreté, maltraitance des animaux, etc.) presque « magnifique ».

Alors, oui, malgré ce qu'en dit la presse, malgré Robert Pattinson, malgré le titre à dormir debout (d'aucuns préfèreront « à coucher dehors »), malgré les cliché à tout va, je le clame : j'ai aimé. Pire, je vous le conseille !

 

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Phone Sex 28/06/2011 19:05


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Vincent 18/05/2011 12:55


Un très très beau film qui, malgré une intrigue peu originale et des scènes prévisibles, arrive à nous tenir en haleine.
Vu déjà deux fois, et retenterais bien l'expérience ^^


Sébastien Almira 19/05/2011 19:16



Attends le DVD, ou tu vas en faire une overdose !



cha 15/05/2011 11:20


J'ai beaucoup aimé aussi et puis maintenant il a une certaine symbolique que je t'expliquerai plus tard mais c'est un super film et on peut critiquer robert pattinson dans twilight mais pas ici. et
reese witherspoon à tomber, elle est magnifique !!!!