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Lucy Robinson, La plus belle histoire d'amour, roman traduit de l'anglais par Fabienne Gondrand, 470 pages, JC Lattès, septembre 2013, 12,50 € °

Publié le par Sébastien Almira

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C'est toujours difficile de descendre un livre qui vous a été gracieusement envoyé par l'éditeur. Surtout lorsque l'on vous a en plus gentiment glissé un deuxième livre, non demandé (Le Garçon qui voyait des démons...). Encore plus quand vous n'avez pas fini le dit-livre. Que vous n'avez pas pu, plutôt, car vous avez essayé mais c'était vraiment au-dessus de vos forces.

 

Il faut dire que vous avez été alléché dans un moment de faiblesse par un spitch plutôt sympathique et très léger. Vous pensiez que vous ririez un bon coup en vous détendant au milieu d'une floppée de romans plutôt sérieux.

 

« Fran a décroché un boulot de rêve. Son petit ami, Michael, est bourré de talent et terriblement séduisant. Et ce soir, pour ses trente ans, il l'emmène au Ritz. Dans sa poche, un écrin...

Mais rien ne se déroule comme prévu. À la fin de la soirée, Fran se retrouve au fond de son lit en compagnie d'un mauvais cognac et d'une vieille chaussette de Michael. »

Alors qu'elle vit recluse chez elle en buvant du Gin tous les soirs, ses amis décident de la sortir de cette torpeur en lui organisant huit rencards en quelques semaines, pour le meilleur, pour le pire et peut-être pour la plus belle histoire d'amour.

 

Bon, je sens que je n'ai pas convaincu grand monde avec le résumé, que vous ne comprenez toujours pas pourquoi j'ai flanché et demandé, de mon plein grès, ce livre. Tout simplement, ça avait l'air frais, drôle, léger. Le truc qui prend pas la tête et qui peut être un bon livre, avec un peu de chance ! Et un bon écrivain derrière.

 

Le premier problème (et de taille), c'est qu'il semble n'y avoir personne derrière. Il y a un manque de maîtrise assez effrayant, le style et l'humour sont affligeants tellement c'est facile et bas de gamme, et heureusement que le ridicule ne tue pas :

« Oh, Frances, bonjour. As-tu bu le jus d'herbe comme je te l'ai conzeillé ?

Non, ça avait un goût de merde. » Page 22

« Mais Léonie ne l'entendait pas de cette oreille : Fran, tu ne quitteras pas le Kosovo tant que ce Michael n'aura pas mis son dard dans ta ruche. » page 41

« Il avait eu un chien du nom de Trompette ! Et un autre baptisé Alan ! Ce mec était parfait ! Je claquai la porte derrière moi et m'éloignai en direction du précipice, mon cœur cognant comme un caisson de basse. Reste calme, implorai-je. Je contemplai la ville sans bouger, tremblant violemment, mais pas à cause de la nuit glaciale. » page 46

 

Le second problème, c'est qu'on passe beaucoup trop de temps à découvrir comment Fran et Michael se sont rencontrés et à vivre leur histoire d'amour. Et je n'ai trouvé ça ni drôle, ni intéressant. Le peu d'intérêt que j'avais trouvé au livre avant de l'avoir avait instantanément disparu au moment où je l'ai reçu (que j'ai vu la couverture : le macaron 12,50 € collé à côté d'une fille en collants et tee-shirt rayés qui regarde d'un air rêveur un chat noir confortablement affalé au dessus de la phrase d'accroche « Comment un chat diabolique, une bouteille de gin et des rencontres impossibles peuvent tout changer »), puis au moment où je l'ai commencé.

 

Vous comprendrez aisément que je n'avais pas tant envie que ça de me taper leur super histoire d'amour pas drôle avant de découvrir si les huit rencards empliraient ma vie de rires et de joies. D'autant qu'il y avait quand même pas mal de pages à se farcir.

Non, j'ai préféré regarder Mr Bean.

 

 

Si vous souhaitez lire deux avis contraires au mien :

Chez Totally Brune

Chez Unwalkers

 


Merci toutefois au éditions JC Lattès pour l'envoi de ce livre. Et désolé de cette contre-pub.

Mais, en même temps, si les éditeurs arrêtaient de courir après le fric pour se concentrer sur des livres de qualité...

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Noémi 06/10/2013 01:07


En effet, ça donne envie de passer son chemin! Et la critique de Totally Brune n'a fait que confirmer cette envie, ça a vraiment l'air niais...