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Marine Carteron, Les Autodafeurs, tome 1, Mon frère est un gardien, 330 pages, Le Rouergue, doado, 7 mai 2014, 14 € *****

Publié le par Sébastien Almira

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Pour son entrée dans le monde des livres, Marine Carteron signe un premier tome rocambolesque et à mourir de rire où il est question du livre et du savoir. De toute époque, de toute civilisation. Une trilogie pour ados (et pour plus grands) qui s'annonce démentielle !

Auguste Mars, quatorze ans, aime « Paris, l'appart, les potes, les musées, les rives de la Seine, (ses) bouquinistes et (ses) restaurants indiens préférés ». Lorsque son père meurt, c'est donc le cœur lourd qu'il part vivre à la campagne à la Commanderie, où vivent ses grands-parents paternels, qu'il décrit comme des imitations du Père-Noël Coca-Cola et de Mamie Nova. Aussi intelligent que cynique, il n'en reste pas moins un ado de son temps qui peut passer des heures dans la salle de bain à se coiffer et s'habiller à la perfection pour être le bogosse du collège.
Césarine, sa petite sœur de sept ans, est atteinte du syndrome d'Asperger. Pragmatique à mort, obnubilée par les maths et la logique, elle utilise des Monsieur-Madame pour apprendre à comprendre les sentiments des gens.

Vous imaginez le potentiel comique de nos deux narrateurs ?!

« Pour ceux qui n'ont pas vu Rain Man et qui ont la flemme d'aller chercher sur Wiki, disons pour faire court que ma sœur est un ordinateur en socquettes qui calcule, mesure et retient tout ce qui a un rapport aux chiffres. Par contre, elle est « légèrement » asociale et elle a l'imagination d'une huître (ce qui fait que je peux lui refiler mes devoirs de maths mais qu'il vaut mieux que j'évite de lui demander de faire mon français lorsqu'il s'agit de poésie). » Auguste, page 35


Auguste comprend assez vite que son père n'est pas vraiment mort dans un accident ; que Le Négrier, directeur de son nouveau collège, n'est pas tout blanc ; que De Vergy, son prof de français (motard, anarchiste, féru de lectures en tout genre, chouchou des élèves) cache bien son jeu ; qu'il va falloir fuir les frères Montagues comme la peste.
Ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'il est le descendant d'une vieille famille de La Confrérie qui a pour mission de protéger, pour vous la faire courte, les livres et le savoir. Et que les Autodafeurs sont plus décidés que jamais à leur mener la vie dure.
L'adolescent se retrouve embarqué, et nous avec, dans une guerre secrète qui se joue depuis Alexandre le Grand.

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« – Quel trésor représente le livre ! Et quelle indépendance il autorise ! Quel compagnon à l’heure de la solitude ! Quelles munitions il fournit ! Quel éventail d’informations et quel prodigieux spectacle ! Quel compagnon en terre d’exil ! Le livre est un vase plein de savoir, un récipient imprégné de raffinement, une coupe remplie de sérieux et de plaisanterie… Qui donc – mieux que le livre – est à la fois médecin et nomade, byzantin et hindou, persan et grec, mortel et immortel ? Allons plus loin, quand donc as-tu vu un jardin transportable dans une manche, un être qui parle à la place des morts et qui est l’interprète des vivants ? Le livre ne te flatte pas outrageusement, c’est un compagnon qui ne t’ennuie pas. Plus tu te plonges dans la lecture d’un livre, plus ton plaisir augmente, plus ta nature s’affine, plus ta langue se délie, plus ton vocabulaire s’enrichit, plus ton âme est gagnée par l’enthousiasme, plus ton cœur est comblé. Le livre peut se lire partout, son contenu est accessible dans toutes les langues ; malgré les intervalles chronologiques qui séparent les époques, malgré les distances entre les métropoles, il garde sa pérennité. (...)
– Notre rapport au savoir est fragile. Si nous devions compter uniquement sur nos propres forces et sur le nombre d’idées se présentant à notre esprit, nous aboutirions au résultat suivant : nos connaissances seraient maigres, les projets s’écrouleraient, l’esprit de décision s’évanouirait, l’opinion personnelle deviendrait stérile, les idées perdraient toute valeur, l’énergie intellectuelle s’émousserait et les esprits se scléroseraient. (…)

À ce moment de sa lecture, le prof, qui n’avait jamais cessé de se déplacer, avait fini par arriver à côté de moi.
– Monsieur Mars, je suis certain que vous pouvez expliquer le sens de ce message à vos camarades, me dit-il alors en me fixant de toute la force de son regard hypnotique.
J’aurais dû être déstabilisé, j’aurais dû bafouiller ou répondre par une pirouette ; pourtant je me rendis compte que je connaissais la réponse, comme si les mots avaient dormi dans mon esprit dans l’attente de ce jour ; comme si chaque événement de ma vie avait été calculé pour m’emmener ici, dans cette école, dans cette salle, avec ce prof, pour que je puisse prononcer les mots qui allaient bouleverser le reste de mon existence :

– La fin des livres signerait la fin de l’humanité. »
De Vergy et Auguste, pages 73 à 76

À chaque page, vous serez pris aux tripes par des aventures pleine de mystères et de suspense, au milieu desquelles la petite Césarine, qui se considère comme une artiste plutôt qu'une autiste, apporte une touche nécessaire de fraîcheur et de tendresse. Avec sa manière de voir les choses, de ne pas en comprendre d'autres, cette dernière fait preuve sans le vouloir d'un humour délicieux auquel Auguste, aussi intelligent que superficiel, répond avec un cynisme et une nonchalance ravageurs !
Les Autodafeurs évolue à mi-chemin entre Harry Potter (mais sans magie), le roman d'anticipation pour les enjeux et le traitement (mais complètement encré dans notre réalité) et Comment (bien) rater ses vacances d'Anne Percin. Tout se dévore, tout se savoure, rien n'est à jeter dans ce premier tome bourré d'adrénaline et, vous l'aurez compris, d'humour. Le genre de livre qu'on ne peut pas lâcher. Pour lequel on est tellement soulagé de savoir qu'il reste encore deux tomes à dévorer, mais dont on déteste l'auteure de nous faire attendre plusieurs mois avant le prochain.
Amis lecteurs, amis blogueurs, amis libraires, amis éditeurs, amis amis, n'hésitez pas plus longtemps : lancez-vous, vous aussi, dans une bataille qui nous importe et nous lie tous : la survie des livres.



Voir la bande-annonce du livre, à paraître mercredi 7 mai :

 



Article également publié dans le magazine PAGE des Libraires (n°166, juin-juillet)

Vous pouvez liker la page facebook des Autodafeurs ici (extraits, jeu concours, interviews, photos, presse, etc.) et demander Césarine Mars en ami !

Merci à Adèle des éditions du Rouergue pour cette extraordinaire lecture !



Long extrait à ne pas rater (pages 12 à 21) :

« là où tout a commencé

Je m’appelle Auguste Mars, j’ai quatorze ans et je suis un dangereux délinquant.
Enfin, ça, c’est ce qu’ont l’air de penser la police, le juge pour mineur et la quasi-totalité des habitants de la ville.
Aujourd’hui, je purge une peine d’assignation à résidence, et le bracelet électronique qui m’enserre la cheville droite m’empêche de m’éloigner de plus de cent mètres de mon lieu de résidence.
Évidemment, je suis totalement innocent des charges de « violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel » qui pèsent contre moi, mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l’existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs… et j’ai juré sur ma vie de garder le secret.
C’est probablement un bon exemple de ce que mon prof de français appellerait « un drame cornélien », mais moi j’appelle ça « une situation de merde ». Soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais… et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus).

Mais bon, pour que vous compreniez mieux comment j’en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c’est-à-dire là où tout a commencé.

Début février, par un petit matin froid et brumeux (non, en fait il faisait doux et soleil, mais j’en garde un souvenir froid et brumeux), deux gendarmes sont venus à la maison pour nous annoncer que papa n’était plus là.
Voilà.
Comme ça.
D’un coup.
Le soir tu es tranquille dans ta petite vie parisienne, avec comme préoccupations principales de savoir comment te coiffer pour être un BG, si la prof de maths va se rendre compte que tu as pompé la moitié de ton devoir sur ton voisin, ou à quelle date tes parents vont ENFIN se décider à te laisser appartenir au monde réel (eh oui, à quatorze ans je n’ai toujours pas de portable…) et, le lendemain matin, deux types sonnent à ta porte et toute ta vie vole en éclats.

Ça s’est passé comme dans un mauvais film.
La sonnette a retenti.
Césarine a crié : « Laaa pooorte ! »
Maman, encore en pyjama, s’est précipitée pour ouvrir.
Les gendarmes se tenaient bien droits, leur képi à la main et, devant leur air gêné, maman a tout de suite compris qu’il était arrivé quelque chose à papa. Non pas parce qu’il est militaire ou flic ou agent secret, là on aurait été préparé (au contraire, il fait le métier le plus pépère du monde, c’est un spécialiste de la conservation des manuscrits médiévaux à la Bibliothèque nationale), mais parce qu’il est souvent perdu dans ses pensées et que ce n’est pas franchement conseillé quand on est au volant…
… Bref, vous avez deviné la suite : un matin brumeux, une route étroite et boum, plus de papa.
Mais ça, bien sûr, je ne l’ai su que plus tard.
Sur le moment, j’ai juste vu maman devenir toute blanche et se mettre les mains devant la bouche avant de tomber dans les pommes aux pieds des gendarmes.

Bizarrement, le premier truc qui m’est venu à l’esprit fut « Mais qu’est-ce qu’elle fabrique encore ? », car maman a la fâcheuse habitude de me coller la honte à longueur de temps.
D’abord elle est prof.
Quand les mères de mes copains sont avocates, médecins, journalistes, ben moi la mienne elle est PROF, et d’histoire-géo en plus, la matière qui gonfle tout le monde ; et bien sûr, comme si ça ne suffisait pas, elle est prof dans MON collège, ce qui m’oblige à me planquer pour éviter ses petits coucous et ses bisous. J’ai bien envisagé un temps de changer d’établissement, ou de nom, ou de faire croire que j’étais un enfant adopté, mais rien à faire, tout ce que j’ai obtenu c’est qu’elle me laisse à cinquante mètres du bahut et ne m’appelle plus par mon surnom devant mes potes.
Quand je pense qu’avant ma naissance elle était archéologue comme Lara Croft ou Indiana Jones, ça, c’était la classe. Soi-disant qu’elle a arrêté pour s’occuper de nous mais ça ne l’a pas empêchée de nous affubler de prénoms d’empereurs. Heureusement qu’elle était spécialisée en histoire romaine, si elle avait été égyptologue… au lieu d’Auguste et Césarine, elle nous aurait peut-être appelés Ramsès et Cléopâtre !

Bref, tout ça pour dire que sur le coup, quand maman, pas coiffée et en pyjama, s’est évanouie sur les gendarmes, comme un gros con j’ai juste eu trop la honte ; et puis Césarine s’est mise à donner des coups de pied avec ses pantoufles « Monsieur-Madame » au pauvre flic en lui hurlant de lâcher sa maman et j’ai compris qu’ils n’étaient pas là pour vendre des calendriers, surtout qu’on était début février et que, malgré mon allergie aux uniformes, je sais tout de même faire la différence entre un pompier et un gendarme !
Quand le deuxième képi s’est approché de moi pour savoir qui il pouvait prévenir pour s’occuper de nous, je lui ai tout de suite répondu « papa », et j’ai débité d’un trait son numéro de portable, avant de lire dans ses yeux que ce n’était pas la bonne réponse.
Le gendarme s’est alors mis à me parler avec la même voix que celle que j’utilise avec Césarine pour lui faire comprendre les concepts importants, comme ne pas entrer dans ma chambre, ne pas dessiner sur mes cahiers, ni dire à mes potes que je joue parfois, très rarement, pour ainsi dire jamais, à la poupée avec elle (et le premier que je vois sourire, je l’éclate) ; bref, la voix des choses importantes pour demeuré, et j’ai compris, même si les mots buguaient et arrivaient mélangés dans mon cerveau, que le problème était réel.
Je me rappelle avoir vu les lèvres du gendarme bouger et avoir entendu des mots comme : voiture, désolé, papa, rapide, pas souffert, mort ; mais j’avais du mal à reconstituer une phrase sensée. Mon hémisphère gauche m’envoyait des trucs surréalistes du type : « La voiture rapide de ton papa n’est pas désolée d’avoir souffert la mort » ou « La mort est désolée de ne pas avoir de papa voiture en souffrance rapide » ou encore « N’a pas souffert qui n’est pas rapidement désolé pour sa voiture », et j’en passe.
Quand je me concentrais, je voyais bien une phrase qui pouvait avoir du sens mais, même si cette phrase pouvait expliquer à elle seule les gendarmes, les hurlements de Césarine et l’évanouissement de maman, je n’étais pas prêt à l’accepter.
Du coup, j’ai fait la seule chose qui m’a semblé logique sur le moment : j’ai pris mon sac à dos et je suis parti au collège… pieds nus et en pyjama.

Le trottoir était froid mais c’était plutôt agréable et je pensais à… je ne sais pas à quoi je pensais en fait. Tout me semblait plus dense ; l’air que je respirais, la lumière, le bruit des voitures, le contact des sangles de mon sac à dos sur mes épaules et la chaleur des larmes sur mes joues.
Je voyais tout flou, rapport aux larmes, et j’ai ri en pensant que j’étais peut-être devenu myope d’un coup, comme papa qui ne voyait rien sans ses lunettes et faisait semblant de confondre Césarine avec maman pour les faire rire.
Et alors, de penser à papa, là, en pyjama au milieu de la rue, j’ai enfin accepté les mots prononcés par le grand gendarme à l’air gêné :
« Désolé mon garçon, mais ton papa a eu un accident de voiture. Les secours n’ont rien pu faire, il est mort sur le coup, il n’a pas souffert. »

Et comme maman, je me suis évanoui.


journal de Césarine

Papa est mort.

Les adultes disent qu’il est « parti », mais c’est idiot. Je sais bien ce que veut dire « mort » ; c’est que son cœur a cessé de servir de pompe à son corps et que, du coup, il n’y a plus d’oxygène dans son cerveau et que ses fonctions s’arrêtent.
Si papa était un grille-pain, on dirait qu’il est cassé, mais comme c’est un humain, on dit qu’il est mort.
On dit parfois que le grille-pain est « mort » mais c’est « une image », c’est-à-dire qu’on parle du grille-pain « comme si » c’était un être vivant.
C’est idiot parce qu’un grille-pain est un objet et que quand il est cassé, soit on le jette et on en achète un autre, soit on le fait réparer et papi dit que c’est mieux pour la planète.
Mais papa n’est pas un grille-pain, donc il est mort, ça veut dire qu’il ne reviendra pas (alors que s’il était parti il pourrait revenir). On ne peut pas le réparer ni en acheter un autre.

C’est mamie qui m’a dit d’écrire ce journal. Mamie est psychologue, ça veut dire qu’elle soigne l’âme malade des gens en leur parlant et en les écoutant.
Mamie c’est la maman de papa, donc elle est triste, mais elle ne m’a pas dit qu’il était parti parce qu’elle sait que c’est idiot. Moi je ne suis pas triste, mais je sais que maman et Auguste le sont.
Maman parce qu’elle pleure et mon frère parce qu’il fait n’importe quoi.
Parfois les gens pleurent car ils ont mal, maman pleure car elle est triste.
D’habitude, j’ai du mal à faire la différence entre la tristesse et la souffrance physique, mais là j’en suis sûre parce qu’il y a d’autres signes : ils ne sourient plus, ils se traînent dans l’appartement et sont sans réaction.
S’ils s’étaient fait mal, ils sauteraient partout en criant et en disant des gros mots comme le jour où papa s’est cassé un orteil en se cognant le pied dans la table basse.
Mamie dit qu’ils sont « apathiques », mais c’est bizarre car dans le dictionnaire j’ai lu : « L’apathie est un état d’indifférence à l’émotion, la motivation ou la passion. Un individu apathique manque d’intérêt émotionnel. »
Mais mes éducateurs classent la tristesse dans les sentiments. Donc c’est plutôt moi qui suis « apathique » vu que je ne suis pas triste… Les adultes manquent souvent de logique.
Papi et mamie sont arrivés après que des policiers ont ramené Gus qui était parti à l’école en pyjama. Papi s’est occupé de maman et de mon frère, mais mamie est venue s’asseoir avec moi dans le bureau de papa.
Je ne voulais plus en sortir parce que, pendant que maman parlait avec la police, j’ai vu un monsieur qui fouillait dans les affaires de papa. Je pense qu’il cherchait le livre que papa m’a confié. Sauf qu’il n’avait aucune chance de le trouver là, vu qu’il était dans ma chambre.
Le monsieur m’a dit qu’il était de la police, mais je sais bien que c’est faux parce qu’il n’a pas parlé aux autres et qu’en plus il a volé les plans et les cartes sur lesquels papa travaillait hier soir.
Je l’ai dit à maman mais elle ne m’a pas crue. Pourtant je ne peux pas me tromper car j’ai une mémoire photographique, même que Gus m’appelle « sa photocopieuse sur pattes » (là aussi c’est une image parce que je suis une personne).

J’aime bien parler avec mamie parce qu’elle est patiente et m’explique tout très bien, autant de fois que je veux.
Là, elle a attendu longtemps parce que j’avais besoin de tout remettre en place dans ma tête. Il se passait trop de choses pas normales, ça me faisait peur, et quand j’ai peur je m’enferme dans ma tête et je compte parce que les chiffres c’est clair, c’est toujours pareil, et ça me rassure.
Quand j’ai eu fini de compter tous les livres de la bibliothèque de papa, j’ai regardé mamie pour qu’elle sache que j’étais prête à l’écouter, et elle m’a tendu ce cahier. Mamie a dit qu’il fallait que j’écrive ce que j’avais envie dedans pour éviter de trop encombrer ma tête, car quand les gens perdent un proche, ils se mettent à penser à plein de choses difficiles.
Je lui ai demandé si « perdu » c’était aussi une image pour dire que papa était mort et mamie m’a dit que oui.

Je n’ai pas très bien compris pourquoi il fallait que j’écrive dans ce cahier, mais j’ai bien aimé le principe : écrire dans un cahier c’est concret, et moi j’aime quand c’est concret. Et puis j’ai vu que ça faisait plaisir à mamie, donc j’ai dit oui.
Mamie a dit qu’il fallait toujours que je termine en résumant les choses importantes.

Donc :

1 : Papa est mort.
2 : Un faux policier a volé les plans et les cartes de papa dans son bureau.
3 : Cacher le livre de papa comme il me l’a demandé. »


 

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