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MUSIQUE : In The Valley Below / Owlle / Nasser / Kadebostany

Publié le par Sébastien Almira

                             
In The Valley Below, The Belt, 11 titres, Sony Music, 2013 *****
Découvert en première partie de White Lies au Trianon (article ici), le groupe californien In The Valley Below a publié un premier album pop-rock sublime. En couple à la ville comme à la scène, Angela Gail et Jeffrey Jacob forment un beau duo établi à Los Angeles. Leurs douces voix feutrées et hypnotiques, qui passe d'un chuchotement lointain mais prégnant à une scansion puissante mais assourdissante de douceur en même temps, relatent des histoires sombres de sexe, de crime et de religion. Énergique, sombre envoûtant, The Belt s'écoute sans modération.

<3 Peaches (qui vous met la pêche en deux temps trois mouvements!) / Neverminders (un autre tube) / Last soul (ritournelle mélancolique et entêtante) / Stand up (qui déchire) / Dove season (magnifique...) / Lover (plus qu'entêtant : exaltant), etc.


                               
Owlle, France, 11 titres, Sony Music, 2014 *****
France Picoulet, de son vrai nom, est française. En 2011, elle remporte le prix Inrocks Lab et enregistre son premier EP, elle signe par la suite un remix de Heaven pour Depeche Mode et enchaîne les premières parties de Sébastien Tellier, Lilly Wood & The Prick ou encore Phoenix avant de sortir un premier album en anglais, très travaillé et superbement produit.
Elle qualifie son univers de dream pop et se dit influencée par la musique fin 80' et 90', notamment David Bowie, Madonna, Franck Ocean, Portishead, Cindy Lauper, Massive Attack, Kate Bush ou encore Gossip dont on sent l'influence sur des titres comme Creed ouSilence. Mélancolique, inventive et efficace sont les adjectifs qui qualifient le mieux sa musique. Entre pop et electro, elle n'hésite pas à expérimenter en intégrant des sonorités plus urbaines, éthérées ou exotiques. Elle enchaîne les titres d'une voix hypnotique et ne se répète jamais. Un premier chef d’œuvre !

<3 Fog (parfaite entrée dans son monde) / Don't lose it/ Like a bow / Ticky Ticky (electro indiannisante terrible) / Disorder / Free (ballade hypnotique où l'on profite plus de sa voix)


                             
Nasser, # 7, 11 titres, Bonsaï Music, 2013 ***
Après un premier album nommé # 4, le groupe rock-electro marseillais est de retour avec # 7. apparemment moins punk (mais j'en sais rien, j'ai pas écouté le premier), Nasser est plus connu et reconnu dans les milieux underground (si tant est que ça veuille encore dire quelque chose) et auprès des festivaliers. Nicolas (chant / batterie), Simon (guitares / claviers) et Romain (machines) ont concocté un album nerveux, pressé, taillé à la fois pour les festivals et pour les boîtes. Le chanteur envoie la sauce sur des beats, des synthés et des guitares électriques survoltés. Pas un temps mort dans cet album incendiaire, quelque peu répétitif (Wow ! On a trouvé un riff, un son, un accord, une phrase ? On va l'utiliser pendant trois minutes, presque en boucle, vous allez voir, les gars, ça va être d'enfer !).

Au petit niveau de mes références musicales, l'album évolue dans des sons, des mélodies et une voix puissants qui me rappellent invariablement Scissor Sisters, Boney M, moins souvent Daft Punk et d'autres. Répétitif, mais hyper efficace : un album étourdissant qui me donne furieusement envie de découvrir le premier.
<3 Bronson (l'image parfaite de ce que représente l'album pour moi : répétitif, puissant, entêtant, fou) / I'm a man (Boney M et Scissor Sisters, sortez de ce corps!) / Discoball (démentiel mais beaucoup trop court) / You are what you are (Scissor Sisters remixé par David Guetta ? Oh, allez, ne niez pas juste sous prétexte que « David Guetta, c'est de la soupe commerciale, les gars !) / The world is ours (premier single disco que ne renierait pas Depeche Mode – oui, oui, en plus de faire des listes, j'adore trouver des comparaisons) / Breakin' (instrumental electro dément)


                             
Kadebostany, Pop Collection, 11 titres, Mental Groove Records, 2013 *****
Un brin mégalo, le musicien suisse se fait appeler Kadebostan, crée la République de Kadebostany de laquelle on pouvait devenir citoyen en adhérant sur facebook et sort un premier album (The National Fanfare of Kadebostany) aux airs de fanfare electro. En 2012, il rencontre la chanteuse Amina, qui rejoint le groupe et y apporte des teintes de rap et de rock alternatif. Pop Collectionest né, et c'est une pure merveille. Mêlant orient et occident, rap et chant (la chanteuse passant allègrement d'une voix rauque en rap à une voix rappelant parfois celle d'Adèle sur du chant plus doux, plus classique), orchestre et electro, se risquant à reprendre (divinement bien) Crazy in lovede Beyoncé, Kadebostany n'a pas peur de prendre des risques. Et ça paye : c'est bon, c'est agréable, c'est touchant, c'est joyeux, c'est délicieux ! Un grand disque.

<3 Walking with a ghost (une pépite)/ Invisible man / Castle in the snow (comme quoi, la case variété est magnifié aussi) / Jolan/ Hey ! (Bienvenue en République de Kadebostany avec cet hymne aux air de cirque !) / Crazy in love (magnifique) / The aigle

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