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Mylène Farmer, Timeless 2013 (7 septembre)

Publié le par Sébastien Almira

Un an après avoir ouvert la billetterie, Mylène Farmer a donné hier soir le coup d'envoi de sa tournée Timeless 2013 au Palais Omnisport de Paris Bercy. En habituée des records de ventes (100 000 billets vendus le premier jour et moins de 3 heures pour remplir deux Stade de France, soit 160 000 places pour la tournée 2009), ce sont plus de 500 000 spectateurs (156 000 billets vendus en à peine six heures) qui acclameront la star lors des 39 dates (France, Belgique, Suisse, Russie et Biélorussie) de cette sixième tournée en près de trente ans de carrière. J'ai assisté à la première pour vous (pour moi, ouais !) et je vais vous raconter !

 

 

ATTENTION SPOILERS !

SETLIST / INFOS / PHOTOS !

 

 

 

UN CONCERT RÉSOLUMENT FUTURISTE ET PLUTÔT DÉPOUILLÉ

 

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L'entrée en scène sur A force de

 

L'attente aura été longue (certains campaient depuis le 11 août) mais, pour une fois, le service de sécurité a été irréprochable (mise en place de barrières, bande de protection, présence continue et sympathique (assez rare pour être souligné) autour de la salle, filtrage, entrée de la fosse or par groupes de dix, en rang par deux, accompagnés par des vigiles car nous traversons une partie des coulisses pour rejoindre la salle). À 18h30, on commence à entrer dans la salle. On ne voit rien de la scène, dissimulée derrière une sorte de rideau de lianes.

Les lumières s'éteignent vers 21h10, le concert commence donc avec une quarantaine de minutes de retard. Pas de première partie, mais un remix de À l'ombre (par Tony Romera) a mis le feu dans la salle quelques minutes avant le début. Un rideau de lianes composées de diodes électroluminescentes nous plonge dans un espace étoilé en 3D (technique d'holographie) avant de s'ouvrir et nous laisser découvrir sur écran géant un parcours labyrinthique à l'intérieur d'un vaisseau spatial. L'écran s'ouvre à son tour sur une porte de vaisseau à la Alien et autre Star Trek, pendant que des plates-formes amovibles (dans tous les sens) composées d'écran à LED et de spots forment une sorte de Porte des Étoiles (Stargate). C'est de là que la star, grimée en princesse intergalactique dans une tenue blanc et chair signée Jean-Paul Gautier et coiffée de nouveau merveilleusement par Jean Nollet, fait son apparition et entonne le titre À force de.

 

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Monkey Me

 

Elle enchaîne ainsi sept titres qui mettent l'ambiance dans la salle (À force de, Comme j'ai mal, C'est une belle journée, Monkey me, Slipping away, Elle a dit et Oui mais non) sans changer de tenue. Seules C'est une belle journée et Oui mais non jouissent d'une chorégraphie, ce qui est fort dommage car ce premier tableau manque d'ampleur, il aurait mérité une mise en scène plus poussée et une meilleure coordination (trop de blancs, plutôt noirs d'ailleurs, entre les titres).

Sur C'est une belle journée, des robots blancs, style chaîne de production d'usine, achetés à la marque automobile Citroën, font leur apparition et accompagnent les danseurs en effectuant la même chorégraphie. Le duo virtuel avec Moby sur le tube Slipping away, inattendu, ravit les fans. L'ambiance monte et Mylène Farmer fait des efforts pour se montrer à l'aise, mais le stress de la première est plus fort. Quelques sourires, un mot par-ci par-là, mais surtout pas mal de fausses notes (s'il fallait encore prouver aux détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back, c'est chose faite), quelques écarts et quelques chorégraphies et refrains pas terminés.

 

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Le robot acheté pour Timeless 2013, en représentation dans le Showroom Citroën des Champs Elysées

 

Après une interlude électro, c'est au tour du désormais indispensable tableau piano-voix. Grosse surprise du concert, le chanteur Gary Jules arrive sur scène et entonne sa reprise de Tear for Fears, Mad World. Ils chantent ensuite Les mots ensemble. Mylène Farmer est vêtue d'une longue robe rouge à paillettes fendue jusqu'en haut des cuisses dont la forme fait encore penser à une princesse tout droit venue de l'espace. Elle fait de la figuration sur le premier titre et Gary Jules n'arrive pas à la cheville d'Abraham Laboriel Jr sur le second (Mylène l'avait chantée en duo avec le batteur lors des concerts Avant que l'ombre... à Bercy en 2006). Mais la surprise est la bienvenue. Viennent ensuite Je te dis tout et Et pourtant, deux magnifiques balades chantées au piano et malheureusement écourtées (pas de ponts musicaux et de refrains finaux). L'émotion était forcément au rendez-vous. Tentant de réprimer un sanglot, elle peine sur Je te dis tout et parvient à dire que « c'est un plaisir de vous retrouver ». Un tableau émouvant.

 

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Les mots (avec Gary Jules)

 

Apparaissant dans une quasi-robe noire ressemblant à une tenue de guerre terriblement féminine, la star française des trois dernières décennies entonne son plus gros tube. Mais même sur Désenchantée, elle n'a toujours pas l'air tout à fait à l'aise. Elle se plante même, chantant le « désenchantéééée » final alors qu'un troisième refrain est joué par les musiciens et chanté par les choristes. J'ai trouvé le titre moins vivant que d'habitude. Pour Bleu noir, elle monte sur un promontoire qui se révèle être un bras métallique sortant de la scène pour monter à deux-trois mètres de hauteur et balader la chanteuse au dessus de la fosse. La chanson, signée Moby, est plus énergique que dans l'album du même nom et l'ambiance est électrique.

Enfin les premières notes de Diabolique mon ange, composée par le groupe Archive, se font entendre. Mauvaise langue que je suis, je n'espérais plus ce petit bijou, de peur que Mylène Farmer ne tienne pas les notes. Finalement, elle s'en sort très bien et c'est un très beau moment, lumières rougeoyantes tout azimut, robe noire, plates-formes amovibles descendues au milieu de la scène pour combler l'espace. Les musiciens poursuivent l'instrumental le temps que celle qui aura 52 ans le 12 septembre (et toujours aussi belle !) enfile une robe rouge simple et futuriste ainsi que des cuissardes (élément indispensable à son sex-appeal depuis quelques années ; il faut dire que...).


C'est l'heure de poursuivre avec les vieux tubes, ceux qui font toujours monter la température. Sans contrefaçon et Je t'aime mélancolie, chorés et compos revisitées, résolument plus modernes, entrecoupées d'un bout de Maman a tort acclamé par les fans, mettent le feu aux 15 000 spectateurs présents.

 

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Je t'aime mélancolie

 

Nouveau changement de tenue : elle entonne un XXL acoustique en costard-cravate noirs, chemise blanche avant de le terminer dans un rock punchy au possible. Veston à la main, dévoilant un corset noir sur sa chemise, elle chante le premier single de l'album Monkey Me : À l'ombre. Très beau tableau, sobre et classe comme la tenue, mais trop court. D'autant qu'elle annonce, une fois la chanson terminée : « Un immense plaisir. J'ai passé une magnifique soirée. C'était la première. C'est toujours perturbant. C'est toujours magique aussi. Merci beaucoup. » avant de sortir de scène en saluant le public, complètement fiévreux.

 

Non, pas déjà ! Quatre ans d'attente depuis la dernière tournée, un an depuis l'achat des places, des heures devant la salle, pour que ça finisse déjà ? Au bout d'une heure quarante-cinq à peu près ?

Après quelques minutes d'acclamations, elle refait son apparition avec la première tenue du show sur laquelle un jupon rigide qui se termine en traîne a été ajouté.

Le final se fera sur la version française d'Inséparables (chanson à l'origine anglaise que lui a écrite Moby) et sur le malheureusement inévitable Rêver. Entre les larmes, on entend quelques « merci » étouffés. Et sur une musique stressante et magnifique, entre batterie et piano, mais déjà entendue (final Avant que l'ombre... en 2006, Interlude Avant que l'ombre..., final Si j'avais au moins, final Désenchantée en 2009, Diabolique mon ange en 2013), la femme fatale excessivement timide s'en va plus rapidement qu'elle n'est apparue, dans un nuage de fumée vertical représentant le départ de son vaisseau spatial. Il faut avouer que, si je me lasse de Rêver, le final était d'une beauté renversante.

 

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Inséparables

 

 

 

ABSENCE, STRESS ET SURPRISE

 

Les trois mots qui me viennent instantanément en tête lorsque je repense à ce premier concert sont absence, stress et surprise.

 

Absence de décor d'abord. La scène est assez dépouillée, à la manière de celle du Tour 96. Peu d'éléments : une sorte de mur composé de cylindres en métal des deux côtés de la scène, des robots dansants apparaissant à trois reprises et un bras métallique sortant de la scène pour balader la chanteuse au dessus de la fosse pour Bleu Noir. Peut-être le décès du concepteur du spectacle, Mark Fisher au cours de la préparation, y est pour quelque chose. Peut-être certains problèmes techniques lors de la première ont empêché l'utilisation d'éléments prévus (voire spoilers sur les sites de fans : d'autres éléments ou effets étaient apparemment prévus).

Absence de certains titres (comme toujours), mais on pourra notamment s'étonner de ne pas avoir entendu Tu ne le dis pas, un des titres préférés des fans sur le dernier album en date, Monkey Me (critique ici).

Absence, dans une certaine mesure, de chorégraphies. Les six danseurs (sexy en diable, cela dit) n'apparaissent que sur six titres.

Absence de présentation des musiciens, des choristes et des danseurs.

Absence de la place habituellement laissée aux deux choristes. Pourtant, ce sont des habituées (Esther Dobon'Na Essiene rebaptisée Estha Divine pour l'occasion et Johanna Manchec).

 

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Oui mais... non

 

Stress de la première inévitable pour Mylène. Immense show woman, elle n'en reste pas moins excessivement timide et il lui faut sur chaque tournée prendre ses marques afin d'être à l'aise sur scène. Les fausses notes ont parsemé ce premier show, ce qui prouvera une fois de plus à ses détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back. Combien de fois se retourne-t-elle à la fin d'une chanson en faisant non de la tête après un rythme raté, une chorégraphie pas terminée, un refrain oublié ?

 

Surprise, pour l'exploitation de l'album Monkey Me. Véritable réservoir à tubes et à titres taillés pour la scène, il n'a vu naître que trois singles en presque un an (À l'ombre, Je te dis tout et Monkey me, tous mal exploités (une seule télé pour trois single), mal diffusés (même sur NRJ, sponsor de Mylène Farmer depuis plus de vingt ans), mal représentés (clip affreux pour Je te dis tout, pas de clip pour Monkey me) ) et seules cinq chansons sur douze sont finalement portées sur scène.

Surprise pour le retour de titres inattendus : Comme j'ai mal (pas chanté depuis 1996) et de Maman a tort (« j'ai une petite surprise pour vous ! » avant d'entonner deux couplets en musique avec le public).

Surprise pour la présence de titres jamais chantés sur scène : la magnifique balade Et pourtant en piano-voix avec Yvan Cassar et le duo virtuel avec Moby sur Slipping away !

Surprise enfin pour la présence du chanteur Gary Jules, connu depuis sa reprise de Mad World du groupe Tear for Fears.

 

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Diabolique mon ange

 

 

 

JE RÂLE, JE CRITIQUE, MAIS...

 

Je râle, et j'avoue que d'avoir payé 105 € une place en fosse or (prix totalement injustifié pour cette catégorie) et d'être arrivé tôt le matin m'a profondément déplu en sortant du concert. L'absence de décors pharaoniques comme nous en avions l'habitude et le final sur Inséparables et Rêver qui m'a achevé m'ont plongé dans un état de déception et d'amertume toute la soirée.

Le Tour 2009 (en salle, comme au Stade de France) m'avait tellement bluffé (critique ici pour les concerts en salle et ici pour le Stade de France) que je suis un peu tombé de haut avec ce nouveau concert qui ressemble plus au Tour 96, très lumineux, très américain. Mais avec un peu plus de recul, je me rends compte que c'est toujours quelque chose d'exceptionnel et que les aléas dus à une première y sont aussi pour quelque chose.

Outre ce qui manque, il faut tout de même avouer ce qu'il y a est déjà largement au dessus de ce qu'on peut voir ailleurs.

Alors c'est un bon concert, peut-être même un très bon concert (à voir samedi 14, ma prochaine date, une fois que le show et l'équipe seront rodés) qui semble ravir tout le monde (même la presse est unanime, ce qui avait, en trente ans de carrière, été le cas uniquement pour le Tour 2009), et Mylène Farmer a le mérite de surprendre à de nombreuses reprises (chose dont on n'a pas trop l'habitude). On prend son pied sur une majeure partie du concert, pour peu qu'on aime les chansons, et on est quand même impressionné par les effets de lumières, de lasers et les décors mis en place. En fait, on assiste plus à un concert de Mylène Farmer qu'à un spectacle de folie. C'est déstabilisant, il a fallu que je m'habitue à cette idée avant de revoir mon jugement. Et vous ?

 

 

Article (plus concis) sur le samedi 14 septembre 2013, avec nouvelles photos (de meilleure qualité) ICI


 

 

LA SETLIST

 

1. Intro

2. À force de

3. Comme j'ai mal

4. C'est une belle journée

5. Monkey me

6. Slipping away (duo virtuel avec Moby)

7. Elle a dit

8. Oui mais... non

 

Interlude électro

 

9. Mad world (duo avec Gary Jules)

10. Les mots (duo avec Gary Jules)

11. Je te dis tout

12. Et pourtant

 

13. Désenchantée

14. Bleu noir

15. Diabolique mon ange

 

16. Sans contrefaçon

(Maman a tort)

17. Je t'aime mélancolie

 

18. XXL

19. À l'ombre

 

20. Inséparables (version française)

21. Rêver

 

 

affiche music-mylene-farmer-timeless JDM 320235

 

TIMELESS 2013 (de 65 à 140 €)

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

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oth67 22/10/2013 14:01


Je suis allé la voir à Strasbourg !


http://blogoth67.wordpress.com/2013/10/21/mylene-farmer-zenith-de-strasbourg-timeless-2013/


J'ai adoré !