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Woodkid, The Golden Age, album pop, 14 titres, Green United Music, mars 2013, 14€ (édition simple), 25€ (édition limitée incluant un récit original en anglais illustré) ****

Publié le par Sébastien Almira

 

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« J’ai toujours eu l’impression que j’allais mourir jeune

et qu’il fallait que je laisse une trace puissante et le plus rapidement possible »

Yoann Lemoine, alias Woodkid, 30 ans, au Parisien 

 

 

Deux ans après le single Iron, voilà que le phénomène Woodkid publie enfin son premier album. On ne le présente plus, jeune prodige de la vidéo, le Français a travaillé sur le jeu vidéo Arthur et les Minimoys et réalisé des clips pour Lana del Rey, Drake, Yelle, Katy Perry ou encore Moby.

Mais c'est avec le titre et le clip Iron qu'il fait sensation. Baroque, esthétique à mort, pop classieuse, émouvant et épique à la fois, son titre fait le tour du monde et dépasse aujourd'hui les dix-neuf millions de vue sur son seul compte Youtube. Run, boy, run vient combler l'attente l'année dernière. Moins fort musicalement, le single joui en revanche d'un clip au moins aussi prodigieux que le précédent.

Mais ce n'est que lundi 18 mars dernier que l'album, l'un des plus attendus de l'année, est sorti. avant une tournée qui passera par le Zénith de Paris le 5 novembre 2013 (à partir de 35€).

 

L'artiste, Yoann Lemoine de son vrai nom, avoue y avoir passé cinq ans, refusant des collaborations avec Madonna et les Rolling Stones afin de se concentrer sur un projet de longue haleine, émotionnellement difficile, qu'il voulait parfait. Après plusieurs écoutes, je vous livre mon verdict sur The Golden Age.

 


 

Les quatorze pistes qui forment cet album s'écoutent dans une unité parfaite. Mais tout se mêle et se ressemble tellement que peu de titres tirent leur épingle du jeu. Dans un univers baroque, sombre et lumineux, Yoann Lemoine signe douze chansons et deux instrumentaux hors du temps, hallucinants de classe. Beaucoup de morceaux pris au cas par cas sont de petites merveilles, d'autres sont plus anecdotiques. Mais là n'est pas le problème, on ne s'attend pas à ce que chaque morceau soit un summum de perfection. En revanche, on s'attend à reconnaître les titres qu'on écoute, à pouvoir les comparer.

Or, là, c'est plutôt une musique de film (un peu tristounette par moments, il faut le dire) qui semble se dérouler à nos oreilles. L'ensemble est aussi homogène qu'une bande originale, les sonorités, les orchestrations sont souvent très cinématographiques, ce qui donne un rendu très soigné, très esthétique, très grandiloquent. Et ce n'est pas étonnant puisque Yoann Lemoine rêve de cinéma depuis l'enfance. Depuis qu'il gagne de l'argent convenablement avec son travail, il s'est d'ailleurs installé à New York pour reprendre ses études de cinéma et préparer son premier long-métrage.

Exceptés Iron, Run boy run et peut-être deux autres titres, on entend plus que l'on écoute la petite musique de Woodkid caresser agréablement nos oreilles sans que l'on soit finalement aussi transcendés qu'à la découverte de Iron.

 

Voilà donc un album d'un esthétique et d'une classe sans nom dont on attendait peut-être trop. Le phénomène Woodkid avait mis la barre trop haut avec l'hallucinant Iron, si bien qu'il est difficile dans The Golden Age d'apprécier vraiment la qualité toutefois indéniable des autres titres, noyés dans un flot de similitudes atténuant un peu plus encore leur réalisation quasi impeccable. À deux doigts de la perfection.

 

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