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Zazie, Cyclo Tour, au Zénith de Paris, 29 novembre 2013

Publié le par Sébastien Almira

ATTENTION SPOILERS

 

Photo bientôt (bug en cours)

 

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Alors que son huitième album studio, Cyclo, paru il y a quelques mois, est une catastrophe commerciale (article ici), Zazie entame une tournée des Zénith, pas toujours complets. La semaine dernière, elle s'est produite par trois fois à Paris, j'y étais.

 

En première partie, nous avons eu droit à Papillon Paravel, avec qui Zazie avait partagé le titre Je te tiens sur son précédent album. Je n'avais pas apprécié le duo et n'étais donc pas ravi de le voir sur scène, mais j'ai été agréablement surpris par les deux premiers titres chantés, avant que sa voix, sa nonchalance, ses mélodies et son trip sur les oiseaux ne m'agacent.

 

Puis place à la faiseuse de tubes, celle qui sait mener son public à la baguette, faisant répéter des aïe aïe aïe, des ouïe ouïe ouïe et des ouaf ouaf, faisant chanter Rodéo, Larsen ou Je suis un homme à la salle entière, faisant sauter la fosse et taper des pieds les gradins sur Rue de la paix. Mais voilà que la chanteuse a décidé de surprendre, rendant honneur à son dernier album assez mélancolique. Le rideau s'ouvre et elle entonne Où allons-nous, une ballade dont le premier couplet est incompréhensible sur scène, mais qui finira par un instrumental démentiel. La machine est lancée, Zazie alterne les tubes (Larsen, Ça fait mal et ça fait rien, Rodéo, Je suis un homme, Adam et Yves...) et les titres plus sombres, plus lents (Des astres, Les contraires, Je ne sais pas, Chanson d'ami, J'envoie valser...).

Quel plaisir de pouvoir chanter les incontournables live (Rodéo, Je suis un homme, Larsen, Adam et Yves), de retrouver des titres pas chantés depuis un moment (Ça fait mal et ça fait rien, La dolce vita) et surtout d'avoir enfin certains titres de 7 oubliés lors de la précédente tournée (L'amour dollar <3, Electro libre, Polygame).

Côté déception, l'oublie de Mademoiselle, peut-être le plus joli titre de l'album Cyclo, et je me serais bien passé du titre Des Astres (mon dieu, quel ennui), d'un (faux) final encore sur Ça, et de la version perturbante et décevante de Rue de la paix, qui commence comme une ballade de Björk pour finir sur du rock, mais sans le synthé qui fait tout le charme de la chanson originale. Le public est resté de marbre un moment.

D'ailleurs, pour avoir vu Zazie en concert à chaque tournée depuis le Rodéo Tour en 2005, j'ai trouvé qu'il y avait une baisse de régime dans le public, comme pour la dernière tournée de Mylène Farmer (article ici et ici). Avant, le public balançait les bras au rythme des ballades et applaudissait à tout rompre sur les tubes. Là, il fallait, autant pour l'une que pour l'autre, qu'elle fasse le geste, pour que les gens applaudissent. C'est un peu étrange comme ambiance de concert mais enfin.

Heureusement que Zazie sait mettre l'ambiance, tant en musique qu'en petites pauses humour, du genre « et si on racontait une histoire, les gars ! » Et Zazie de descendre au niveau de la fosse pour demander à quelques personnes d'enchaîner les phrases afin de raconter l'histoire du Vicomte de Trucmuche de la Pénardière qui veut sortir avec la Princesse de PrunaBella, mais attention parce que le Maradja débarque et est à fond sur le vicomte... Ou encore avec l'intermède Caïpirinha où elle raconte ses interviews pour Cyclo où tout le monde lui demandait si elle allait bien parce que quand même l'album il est un peu mélancolique et il laisse un sentiment de tristesse un peu diffus et je me souviens plus quoi. Du coup, elle se dit qu'en réinterprétant ses titres tristes sur de la musique joyeuse, ça passera mieux, et voilà qu'on se retrouve avec Temps plus vieux, Sur toi, Je suis un hommeet Un point c'est toi à la sauce brésilienne !

 

Au final, c'est un très bon et très beau (jeux de lumières et d'écrans particulièrement réussis) concert que Zazie, en tailleur bleu marine à pois et chapeau, a partagé avec son public. Deux heures de tubes, de ballades, de chansons-surprise, d'humour, de musiciens qui s'amusent (période « acoustique » habituelle (mais pas chiante, cette fois : marre des réinterprétations plus molles tu meurs à la guitare acoustique) où chacun est venu s'asseoir sur le bord de la scène avec des petits claviers portatifs, avec au programme Chanson d'amour, Chanson d'ami, et petits instrumentaux).

Zazie était accompagnée, pour notre plus grand plaisir, de l'indispensable Matthieu Rabaté à la batterie, de l'amoureux Philippe Paradis à la guitare, d'Olivier Coursier d'AaRON aux claviers et à la programmation et de ceux dont j'ai oublié le nom.

 

 

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