Littérature jeunesse

Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 17:28

 

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Lors de sa dernière année à Irving, internat privé près de New York, Duncan hérite de la chambre d'un étudiant albinos, Tim. Avant de quitter l'école, celui-ci y a laissé, comme le veut la tradition, un « trésor ». La plupart du temps, il s'agit d'une vieille part de pizza, d'un petit chèque ou d'une bouteille d'alcool. Mais comme le savait déjà Duncan, Tim ne faisait rien comme les autres, il avait d'ailleurs assisté de près à la catastrophe de l'an passé. Le trésor de Tim a justement un rapport avec la soirée que tout le monde à l'école voudrait oublier : il s'agit d'une pile de CD où l'ancien étudiant raconte ce qui s'est exactement passé ce jour-là. Mais pour l'expliquer, il doit remonter au début de l'année et, bien malgré lui, Duncan se fait happer par l'histoire de Tim.

Il ne peut s'empêcher d'écouter, passionné, la voix dans son ordinateur. Dès qu'un CD se termine, il se hâte de mettre le suivant. Et c'est de la même manière que dès qu'un chapitre se terminait, je ne pouvais m'empêcher de lire le suivant, arrivant en retard chez le kiné, me couchant à pas d'heure.

 

Outre les révélations sur le mystérieux événement de l'an passé, Tim dévoile des morceaux de sa vie, ses sentiments, il raconte la difficulté d'être différent, sa vue défaillante, son amour clandestin avec la sublime Vanessa (qui sort officiellement, et accessoirement, avec LE bogosse, LE meilleur pote de tout le monde, craint de tout le monde, l'organisateur du jeu des Terminales) et lui donne des pistes pour la fameuse dissertation sur la tragédie que M. Simon, le professeur d'anglais, donne chaque année aux terminales avec des consignes aussi étranges que « si vous utilisez sept fois le mot portée, vous aurez cinq points en plus ».

 

En même temps, on suit également l'année de Duncan, la peut-être renaissance de son histoire d'amour avec Daisy qu'il avait foirée avant les grandes vacances, le jeu des Terminales qu'il doit organiser, la vie à l'internat, etc.

 

« Il jeta un coup d’œil en direction de son bureau et des CD qui y étaient empilés. Il n'avait pas mangé, pas résolu le mystère de l'incident survenu dans l'aile des filles, Daisy était à l'hôpital pour une raison inconnue, mais il n'avait qu'une envie : écouter la voix de Tim raconter méthodiquement son histoire. Il avait tant de choses à comprendre, à faire ici, dans sa propre réalité, mai il était plus facile de cliquer sur Play, de s'étendre sur les draps en pilou rouges qui recouvrait son lit et d'écouter. » page 122

 

Honnêtement, je ne pensais pas accrocher à cette histoire d'un albinos qui raconte ses problèmes à un autre étudiant dans un pensionnat américain. Mais laissez tomber vos préjugés et laissez-vous happer, vous aussi, comme Duncan, dans Sujet : Tragédie. Dans l'histoire de Duncan et dans celle de Tim. Ca fait du bien de lire un truc qui prend aux tripes, qui passionne, un peu comme quand, ado, on dévorait le nouveau Harry Potter à peine sorti de la librairie avec le livre.

Le roman a eu le même effet sur moi que les enregistrements de Tim sur Duncan. C'est hypnotique, captivant, fascinant, tragique. Car il s'agit de ça aussi : c'est l'histoire d'une tragédie. À moins que ce ne soit une histoire de tragédies.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Lundi 24 février 2014 1 24 /02 /Fév /2014 16:29

 

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Ce jour de juin, il n'y a presque personne sur cette plage des Landes, un groupe de surfeurs, quelques pêcheurs, de rares promeneurs, et deux pieds qui dépassent d'un parasol rouge.

Comme à son habitude, Brune immortalise le paysage sur un carnet de croquis, aux feutres, à l'encre de chine, à la peinture. Mais avant, elle a pris des photos avec son téléphone pour les retouches qu'elle apportera à ses dessins. Rien de compromettant à priori.

Mais à la fin de la journée, elle apprend qu'une femme a été étranglée dans les dunes.

 

Plongés au cœur de l'enquête, Brune et sa famille se retrouvent confrontés à un passé dont la jeune fille ignore tout. Alors que son oncle est arrêté, voilà que la police s'intéresse à ses photos et qu'un mystérieux agresseur la traque.

 

Voilà un bon polar pour adolescents, court et léger, qui s'oublie facilement mais permet de passer un bon moment de lecture à suspense sans avoir trop peur.

 

 

Merci à Adèle des éditions du Rouergue pour cette lecture !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 31 janvier 2014 5 31 /01 /Jan /2014 10:40

 

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Vous croyez à la magie ? Aux lapins qui sortent du chapeau, au paquet de cartes abîmés et régulier qui devient neuf avec la bonne carte à l'envers, aux femmes découpées dans des boîtes, vous voyez le genre ? C'est beau à voir, ça impressionne, et ça finit par énerver parce qu'on ne comprend pas le truc. Je sais pas pour vous mais, moi, je trouve ça super énervant, de pas comprendre un truc.

 

Bref, dans Abracadabra Amanda, pas de lapins, pas de cartes. Juste un spectacle de Noël au collège, un numéro de simples collégiens qui, eux, connaissent le truc de la femme transpercée d'épées dans une boîte. Dans la boîte, c'est Amanda, la fille que tout le collège déteste, la pimbêche revêche et moqueuse. Pendant son numéro, une panne d'électricité. Quand la lumière revient, il manque la boîte du milieu, celle où sont censés se trouver le ventre, la poitrine, le cœur d'Amanda, si tant est qu'elle en ait un. Restent la boîte du haut avec sa tête et ses bras qui dépassent et celle du bas avec ses jambes. Mais, étonnement, Amanda ne souffre pas.

Le public commence à crier, on évacue rapidement la salle, et on dépêche l’inspecteur Brouillard, pas très doué, il faut le dire. L'enquête commence.

 

C'est Léonard qui a fait le coup. Nous, on le sait. Sur un coup de tête, il a volé un morceau du corps d'Amanda. Le problème, c'est qu'il ne sait pas quoi en faire, n'ose pas en parler à ses amis, ni se dénoncer maintenant que l'enquête est lancée. Alors, quand il découvre l'étonnant pouvoir de la boîte qu'il a cachée dans son armoire, Léonard est prêt à tout pour la garder...

 

Le roman d'Olivier Pouteau, c'est un peu comme le tour de la femme découpée : c'est un peu magique. Mais pas énervant. Accessible mais bien écrit, Abracadabra Amanda est un joli conte pour jeunes adolescents, filles ou garçons, qui n'ont pas envie de lire que du Chérub ou des Chevaliers d'émeraude. C'est un court roman qui emporte le temps de deux heures le lecteur ailleurs, tout en finesse, grâce à une histoire ancrée dans une réalité un peu magique !

 

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Photos de Barrere & Simon, http://www.barrereandsimon.com/

 

« Les pages du carnet défilèrent. La plupart comportaient des dessins représentant une femme, toujours la même, parfois avec un enfant. Léonard finit par s'arrêter sur une page vierge, puis se mit à dessiner sans hésitation. Son geste était précis, vif, inspiré, et très vite le croquis prit forme, jusqu'à devenir un dessin abouti dont il sembla satisfait.

Le résultat représentait une jeune fille, de l'âge de Léonard, emprisonné dan une boîte qui faisait penser à un cercueil. Seuls sa tête et ses pieds dépassaient, de même que ses bras, qui sortaient par deux ouvertures sur les côtés. Mais ce qui frappait dans le dessin, c'était l'attitude de la jeune fille. Elle donnait l'impression de hurler, ce qui, à bien y regarder, pouvait être une attitude légitime. Non seulement plusieurs scies, terrifiantes et démesurées, transperçaient la boîte de part en part, mais surtout une des parties était absente, comme si la jeune fille avait été découpée en plusieurs morceau, et que l'un d'eux avait été dérobé.

Un garçon était également couché sur le sol, au pied de la boîte, dans une position de pantin désarticulé, avec un chapeau haut de forme cabossé par sa chute, et une baguette magique échappée de ses mains. Un nuage de petites étoiles tournoyait autour de sa tête, ce qui apportait une touche presque comique dans un univers qui évoquait pourtant le chaos et la panique.

Le dernier élément du dessin laissait entrevoir une silhouette à l'arrière-plan. C'était la partie la moins nette du croquis, mais on devinait sans mal qu'il s'agissait d'une silhouette masculine. Une silhouette en train de prendre la fuite, les bras chargés d'un curieux colis. » page 12

 

Dernière chose, voilà finalement quelque chose que je ne comprends pas : pourquoi n'a-ton pas représenté le dessin de Léonard afin d'en faire la première de couverture du roman ?

 

Merci à Adèle des éditions du Rouergue pour cette lecture (et pour sa réponse à ma question?) !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 17 janvier 2014 5 17 /01 /Jan /2014 10:58

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Pour la première fois, Mina se rend sur la terre de ces ancêtres, en République dominicaine. Mais la petite Californienne ne s'attendait pas à un passé aussi chargé d'Histoire, son père n'ayant jamais rien raconté de sa jeunesse, ni de sa famille. Mina va découvrir l'histoire de sa grand-mère, Minerva, et ses deux sœurs, Patria et Maria-Teresa. Les sœurs Mirabal sont devenues un exemple en Amérique latine pour avoir osé tenir tête au dictateur Trujillo et avoir lancé la révolution qui fera tomber le régime, au point que le 25 novembre a été déclaré « Journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes » en leur honneur.

 

« Je ne peux pas le croire : le monstre qui a tué sa mère... Il ne te parle vraiment de rien alors (le père de Mina) ! C'était un démon, qui régnait depuis des années par la terreur : il était venu au pouvoir par un coup d'état en 1930, dès que quelqu'un essayait de lui résister, il le faisait jeter en prison, et on ne le revoyait jamais. En 1937, il a fait massacrer plus de vingt mille Haïtiens qui travaillaient dans les plantations de cannes à sucre, on a jeté les corps dans une rivière – la rivière du Massacre. » page 27

 

Vous comprendrez pourquoi en lisant ce court roman. Élise Fontenaille l'a rendu intense et agréable à la fois en entrecoupant le récit historique raconté par Adela Mirabal, la plus petite des quatre sœurs, trop jeune à l'époque pour participer à la révolution, avec des scènes actuelles : la venue de Mina en République dominicaine, la rencontre avec son cousin (un peu douteuse leur relation d'ailleurs : et vas-y qu'il lui caresse les cheveux, son « beau cousin », et qu'elle est « la plus heureuse d'être là », et que rien n'est plus beau que de manger une glace sur la plage avec son beau cousin, et vas-y qu'il « baisse la capote de sa voiture » en lui donnant du « ma jolie »...), la rencontre avec sa grande tante Adela, des scènes de toute beauté dans son jardin aux milles couleurs et aux milles senteurs.

 

Voilà donc encore une superbe publication dans la collection doado qui fera un peu connaître par chez nous l'histoire des sœurs Mirabal, sans tomber dans les clichés, dans la lourdeur de l'hommage.

 

« On a marché dans l'allée, Adela et moi, à l'ombre des grands arbres sombres, elle m'a montré les nénuphars, leurs corolles blanches cerclées de vert qui tournaient sur l'eau noire : les reines du bal.

- Elle aimait tellement les nénuphars, Minerva... Elle s'en coiffait, elle posait une corolle blanche sur ses cheveux de jais, elle avait l'air d'une fée, en la voyant si belle, si gaie, tout le monde riait. Partout où elle allait, elle amenait la joie. » page 31

 

 

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Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 20 décembre 2013 5 20 /12 /Déc /2013 15:58

 

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L'auteur du Worldshaker est de retour avec un nouveau roman steampunk, comme il se plaît à le dire. Mais moi j'ai envie de dire : qu'est-ce que c'est qu'un roman steampunk que même mon correcteur OpenOffice connaît alors que moi pas ? La réponse ICI. Ben oui, je vais pas tout vous faire, je suis allé chercher tout seul, je vais pas tout vous mâcher.

« On pourrait dire que ce roman est la carrière musicale que je n'ai jamais eue, combiné avec la révolution rock'n'roll que le XIXe siècle n'a jamais connue. Le roman mettant en scène un XIXe siècle alternatif est un genre autour duquel j'ai toujours gravité – appelez ça comme steampunk, ou « roman bec-de-gaz », si vous voulez. Je suis fasciné par l'ambiance et la société, les faux-culs et les hauts-de-forme, le brouillard et les usines, les manières raffinées et la pauvreté cachée... le tout intensifié par le pouvoir transformateur de l'imaginaire. » nous explique Richard Harland dans ses remerciements et notes d'écriture. Il a apparemment eu le déclic pendant qu'il écrivait le Worldshaker en voyant des photos de guitares steampunk créées par des musiciens sur Google image, « de vraies guitares électriques dont on pouvait jouer, avec des gadgets en cuivre et des bitoniaux en laiton, des tuyaux et des câbles, des rouages et des engrenages. Incroyable ! Ces images ont suscité une idée qui a fini par réunir mes deux passions : mon vieil amour de la musique jouée sur scène et mon nouvel amour pour l'écriture de romans steampunk. »

 

Ça vous aide ? On peut commencer maintenant ?

 

Bien. On est en Grande-Bretagne en 1847. Astor Vance, dix-sept ans, est aux anges : elle doit se fiancer à Lorrain Swale, dont la famille possède la plus grande fortune du pays. Mais l'adolescente découvre avec horreur qu’aucun mariage n’est prévu, et qu’elle a été engagée comme gouvernante de trois enfants détestables au possible.

Ça, c'est la première partie du roman. C'est très vivant, assez drôle, très bien décrit, on a l'impression d'y être, de vivre l'histoire. Les lieux nous parlent, les gamins nous insupportent, on a envie d'échapper à cette situation humiliante. D'autant qu'un domestique de son beau-père est resté avec elle et qu'elle ne supporte pas son petit air supérieur. Malheureusement pour elle, il est le seul à pouvoir l'aider.

 

« C'est ce soir-là qu'Astor tomba amoureuse de la musque des gangs. Auparavant, elle ne faisait qu'apprécier le fait d'en jouer avec brio... Mais cette fois, c'est elle qui fut jouée. Chacun des accords résonnait jusque dans ses os et dans ses veines. Ses percussions devinrent une partie d'elle-même au même titre que ses cheveux ou les lignes de sa main. Elle oublia le piano classique, la harpe et le violon. Ça, c'était sa musique.

Elle perdit complètement la sensation d'individualité. Les sentiments qui l'emportaient en elle n'étaient plus la rage ni la colère, mais l'amour et la joie. Elle avait envie d'étreindre chaque note contre sa poitrine, tel un amant. » page 156


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Dans la suite du roman, on changera totalement d'univers car l'échappatoire d'Astor et Verron se trouve dans les bas-fonds de Brummigham. Là, ils découvriront la musique des gangs, l'ancêtre du rock'n'roll, et l'aventure n'est pas prête de s'arrêter car troisième partie il y a ! On est alors plongé dans le Londres du XIXe, que l'auteur s'amuse à décrire (voir extrait suivant).

 

Richard Harland nous offre un fantastique roman multiple, avec trois parties très distinctes dans l'ambiance, histoire d'émerveiller plus encore notre imaginaire. D'une plume efficace et maîtrisée, il conte les aventures rocambolesques d'une petite bourgeoise contrainte de se mêler aux gens qui effraient ceux de son monde, sur fond de complot politique et de la naissance des groupes de musique (« pas besoin d'être doué pour connaître la joie de se perdre dans un rythme, de rebondir sur ce que font d'autres musiciens et d'interagir avec le public », l'auteur « jure qu'il n'y a pas de sensation plus vertigineuse, plus sauvage, plus fantastique au monde »). Laissez-vous emporter par une tripotée de personnages hauts en couleurs se battant pour survivre dans une Grande-Bretagne bien terne à l'ère de l'industrialisation.

 

« La traversée de Londres fut une véritable fantasmagorie qui leur donna une impression d'irréalité. L'engin à vapeur fila dans les grandes artères commerçantes du West End en faisant résonner sa trompe, balayant des fétus de paille les pousse-pousse, bicyclettes, charrettes à chiens et autres véhicules plus lents. En dépit du crachin, les trottoirs étaient noirs de monde. Des cloches tintaient sur des câbles en hauteur, des jets de gaz rouges et jaunes surgissaient de tuyaux de cuivre enroulés qui encadraient les devantures. Les boutiques elles-même ressemblaient à des palais où les reflets étincelaient derrière d'immenses vitrines. Le vert dominait partout : il y avait même des statues de verre au coin des rues.

Astor avait déjà visité le West End pour aller faire des courses, du vivant de son père, mais le quartier avait changé au point d'être méconnaissable. À présent, de gros ventilateurs étaient installés sur des consoles au dessus des trottoirs, probablement pour éloigner le plus gros de la pollution. D'autres systèmes de ventilation expulsaient un air chaud et parfumé de l'intérieur des boutique ; rien qu'à leurs fragrances exotiques, Astor sentait que celles-ci étaient du plus grand chic. Il y avait de larges panneaux publicitaires sur les trottoirs, des affiches dans les vitrines, d'autres fixées aux réverbères, pas un pouce d'espace vierge. Tout était lumineux, coloré, d'une abondance incroyable.

Même le ciel était utilisé. En levant la tête, Astor découvrit de gigantesques ballons flottant au dessus des rues, couverts de slogans et de visages peints, souriants, qui passaient et repassaient inlassablement.

Le spectacle qui s'offrait lorsqu'on baissait la tête n'était pas moins étrange. De temps à autre, la chaussée devenait métallique, et le trolleybus brinquebalait sur vingt ou trente pas de grille grinçante. En plongeant le regard entre les croisillons, Astor aperçût toute une autre rue en dessous, perpendiculaire à celle où ils roulaient. Un autre étage de cohue fourmillante, un autre étage d'éclairage au gaz et de vitrines... et eux qui passaient au dessus de tout cela ! » pages 242-243.

 

 

Merci à Rozenn Samson des éditions Hélium pour cette lecture !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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