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Littérature jeunesse

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 14:49

 

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Quel livre ! Quelle histoire ! Et tout ça raconté par une Française. Une Française, Annelise Heurtier, qui s'approprie un pan de l'histoire des États-Unis, le début de la déségrégation, comme si elle y était. Dévoré en deux heures, le temps d'un aller-retour en RER pour aller voir le groupe Texas présenter dans l'émission Le Ring une partie, un peu molle, de son album à paraître, une reprise d'Elvis (le chanteur proscrit dans les beaux milieux, comme vous le lirez dans Sweet Sixteen. Vous voyez que ça a un rapport !), et quelques anciens titres qui ont enfin mis le feu à la salle. Dévoré en deux heures, donc trop court.

C'est le seul reproche que j'ai à faire à ce roman : on en veut encore. Non par voyeurisme, non par sadisme, mais parce que c'est intéressant, parce qu'on a bien compris l'enfer que vivent ces neuf Noirs autorisés pour la première fois à étudier dans une école pour Blancs, mais qu'on aimerait ne pas les quitter là, qu'on aimerait les suivre plus longtemps, pendant l'année et après, suivre leur chemin, les accompagner dans leur lutte contre le racisme et pour la liberté.

 

Qu'on se le dise, même si certains faits sont inventés par l'auteure, même si les noms ont été changé, il ne faut pas oublier que ces neuf étudiants de 14 à 17 ans ont vraiment vécu cette aventure hors du commun, pour laquelle il leur a fallu un courage inouï. Quelque fois, j'ai fait le rapprochement avec le mariage pour tous qui, en ce moment, déchaîne des flots de haine incompréhensibles alors qu'il s'agit simplement de la liberté d'une partie de la société. Dîtes-vous que lorsque la Cour suprême des États-Unis rend inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques, le principe fût le même, sauf que les antis étaient autrement plus nombreux (85% de la population) et surtout autrement plus violents. Et franchement, ça fait peur.

 

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Les 9 de Little Rock

 

« Elle avait beau avoir grandi dans ce quotidien-là, elle était tout à fait consciente de l'iniquité de la situation. La vie des Noirs semblait être faite d'un ingénieux assemblage d'injustices courantes, ne visant qu'à une chose : les maintenir à leur place, c'est-à-dire sous les semelles des Blancs.

« Séparés mais égaux », promettait glorieusement la loi depuis quatre-vingt ans. Quelle foutaise. Et pas seulement dans les écoles. Les exemples étaient légion. Les toilettes pour Noirs, dans les magasins ? Encore fallait-il les trouver, reléguées au fond d'un dédale de couloirs sombres et sales. Les fontaines d'eau qui leur étaient réservées ? Poussiéreuses et jamais nettoyées.

Pourquoi la justice avait-elle édictée une telle loi si c'était pour la laisser fouler aux pieds sans même lever le petit doigt ?

C'est peut-être pour cela, et aussi parce que sa grand-mère Shiri l'avait élevée dans l'idée que les Noirs méritaient les mêmes chances que les Blancs, que Molly s'était déclarée volontaire pour intégrer le Lycée central, trois ans auparavant. » pages 23-24

 

C'est Molly que nous allons suivre un chapitre sur deux dans Sweet Sixteen. Dans l'autre moitié, nous suivrons Grace, une jolie blonde dont les mères de ses amies sont les principales chefs de file de la Ligue des mères blanches, groupe de bitch prêtes à tout pour empêcher neuf adolescents noirs d'intégrer un lycée où ils seront de toute façon largement noyés au milieu de plus de deux-mille Blancs. Deux-mille Blancs dont la quasi totalité sont eux aussi prêts à tout pour pourrir la vie à ces neuf Noirs. Et au milieu d'eux, Grace qui se demande à quoi peut bien rimer toute cette haine et si elle ne met pas à mal ses propres idées en tombant amoureuse d'un beau garçon qu'elle soupçonne de participer à de violentes actions racistes.

 

swwet3.jpgManifestation contre leur intégration

 

Sur à peine plus de deux-cents pages, Annelise Heurtier nous raconte l'année scolaire avec une force étonnante et sans pathos. Le but n'est pas de faire pleurer dans les chaumières, mais de relater un épisode tragique mais salvateur, sans en enlever la violence et sans y rajouter de fioritures. Et je dois dire que le but est atteint à la perfection.

L'auteure demande avec humour dans son mot final si nous sommes prêts à recommencer, à la lire de nouveau. Si ses deux autres romans sont aussi impressionnants, je ne marche pas : je cours.

 

« Le cœur de Molly se mit à battre la chamade. Ils avaient beau faire partie de quelque chose de grand, de juste, quelque chose qui les dépassait, il n'en restait pas moins que, maintenant, c'était à eux seuls de se lancer. À eux de le vivre.

La porte de la voiture s'ouvrit sur des cris assourdissants.

Molly plaqua ses mains sur ses oreilles et suivit ses compagnons en direction de la porte, sous les huées de la foule contenue par les policiers. Elle s'engouffra à l'intérieur comme on se rue dans un abri pendant l'orage. La porte se referma dans un claquement métallique, et les hurlements devinrent plus lointains. Molly écarquilla les yeux. Ils avaient réussi. Ils étaient entrés. » page 109

 

À vous d'entrer.

 

 

Lisez l'article de Louise sur le blog Levons l'encre ici !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 10:48

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Après sa géniale trilogie (Comment (bien) rater ses vacances, Comment (bien) gérer sa love story, Comment devenir une rock star (ou pas), article ici), qui racontait les aventures tragi-comiques d'un adolescent au cynisme redoutable et à la vie sociale assez spéciale, Anne Percin est de retour, pour notre plus grand plaisir !

 

Surfant sur le genre qui a fait le succès de la précédente trilogie, elle invente néanmoins un personnage complètement différent, mais tout aussi barré. Élise Bonnel, rousse, seize ans, originaire de Merdrignac (ouais...) en Bretagne, folle de cheval et de musique country qui nous raconte son histoire sous forme de journal de bord.

Son aventure à elle, c'est trois semaines d'équitation dans le Dakota du Sud. Trois semaines de rêve. Trois semaines d'appaloosa (les chevaux du ranch des Cooper où a lieu le stage), de rodéo, de pancakes, de visites, de paysages désertiques et époustouflants, de chemises à carreaux et de bottes à franges. Son american dream.

Sauf que la demoiselle n'est pas seule à faire le voyage. C'est une douzaine d'ado qui sont de la partie. Tout une tripotée de petits bourges parisiens et de belles garces. Élise, elle, vient d'un milieu très modeste (son stage a été payé avec les indemnités de licenciement de sa mère), n'a pas de cheval à elle, n'a jamais pris l'avion. En plus elle est rousse et joue la carte cow-boy au maximum avec son attirail de chemises à carreaux. Autant dire qu'au milieu de cette bande de péteux, elle fait plutôt tâche. Elle dispose même de la panoplie complète pour être la risée de cette bande de petits richous.

Si, en plus, un garçon au nom joliment ridicule (Louis Beauregard) est convoité par deux deux filles, dont une qui ne se l'avoue pas et une véritable peste qui a bien l'intention de faire passer la première pour une pestiférée, il y a de quoi s'amuser !

 

far west

 

Comme dans Comment (bien) rater ses vacances et ses deux suites, les situations (pêle-mêle) cocasses, désespérées, tendres, catastrophiques, hilarantes, s'enchaînent à vitesse Grand V.

Anne Percin a le chic pour tenir ses lecteurs avec des histoires qu'on ne peut, ni ne veut, lâcher une fois commencée. Véritable magicienne de la littérature jeunesse, elle m'a ravi une fois de plus, avec les aventures extraordinaires d' Élise, sorte de Calamity Jane qui peine, qui doute, mais qui n'a pas peur de chercher la bagarre pour sauver son honneur et qui n'a jamais dit son dernier mot !

Et si vous n'êtes pas fan de cheval, ne vous inquiétez pas : je suis du genre à m'en foutre complètement et même à en manger (non, je n'achète pas de lasagnes surgelées!), et pourtant j'ai aimé jusqu'aux scènes d'équitation et même de nettoyage de cheval. Et rien que pour la beauté des paysages que l'on parcourt avec elle, ça vaut le coup de se farcir les chevaux !

 

 

« Quand je pense à ce que j'avais cru avant de partir... Comme une idiote, je m'étais imaginé que des cavaliers western comprendraient ma passion, et je poussais le ridicule jusqu'à croire qu'ils la partageraient ! C'est pour ça que, sans hésiter, j'ai tout déballé à Georgia. Mes cours de danse country, les vendredis soirs après le lycée. Les posters dans ma chambre : Johnny Cash et Ricky Nelson, le Grand Canyon, le Colorado dans tous ses états. Comment je soûle mes parents depuis des années pour manger au Buffalo Grill à la moindre occasion, pour avoir le bonheur de m'asseoir sur des sièges que je m'imaginais être ceux d'une diligence... Tous mes Playmobil, quand j'étais gamine, c'était des cow-boys. Et mes poupées, même les Barbie, je les déguisais en country girls, le jean, les bottes à franges, le chapeau, les nattes et la chemise à carreaux ! J'ai grandi avec Pocahontaset Spirit, La petite maison dans la prairie, Blueberry etLucky Luck, les westerns anciens et modernes, de Sergio Leone aux frères Coen. Oui, tout ça, je l'ai raconté à Georgia. Quelle imbécile ! » pages 69-70

 

Voilà donc un nouveau roman, dans le genre qui va si bien à Anne Percin, mais qui n'utilise pas les mêmes ficelles, ni les mêmes gags. Pour les jalouses qui n'avaient pas voulu lire les aventures de Maxime Mainard, et pour ceux qui avaient déjà adoré : délectez-vous de celles d'une héroïne haute en couleurs, qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui vous fera pleurer de rire et de rage tellement on se se met dans sa peau (même pour un garçon!).

Malgré un final un peu bateau, mais néanmoins très satisfaisant, Western Girl est à la hauteur des attentes, à la hauteur de Comment (bien) rater ses vacances, à la hauteur d'Anne Percin !

 

 

Merci à Pauline Parvan des éditions du Rouergue pour l'envoi de ce fabuleux livre !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Samedi 16 mars 2013 6 16 /03 /Mars /2013 10:43

 

couv-vampires.jpg

 

Un claquement de doigts et tout lui obéit ! Pas besoin d'aller à l'école quand on est fils de sorciers et que la magie s'occupe de tout. Pourtant, il n'a pas envie de dormir toute la journée comme ses parents, pas envie de louper le spectacle de la vie. Lui, il veut apprendre à faire les choses, aller à l'école, jouer, compter, lire et écrire. D'autant qu'il y a La fille, qu'il croise tous les matins sur le chemin de l'école et à qui il n'ose parler...

 

Dans ce court roman pour enfants, on est tour à tour émerveillé par la poésie de l'écriture, par la magie de la famille... Magique (oui, oui, c'est bien le nom de famille de notre petit héros), par le cours des événements et par toutes les choses de la vie qui vont arriver !

 

On dirait Carnaval : les Fées défont leurs tresses dans la salle de bain, les Lutins jouent dans le couloir, les Ogresses préparent un festin dans la cuisine.

On dirait Carnaval, mais c'est le Grand Repas : comme tous les samedis soirs, mes parents réunissent la Famille Magique pour manger, boire et danser jusqu'au bout de cette nuit.

La musique, c'est un groupe de Squelettes aux cheveux longs, la barbe en bataille, qui se décarcassent pour soulever Blanche-Neige du canapé.

Et le Père Noël transpire sous son bonnet.

Les Sept Nains jettent des coups de pelle sur la piste de banque.

Les Sorcières mettent du poison dans les verres et des vers dans les pommes.

Cendrillon enlève ses pantoufles pour danser avec Allah.

Le Petit Prince arrive à dos de mouton.

Mickey embrasse Minnie dans un coin.

King Kong rigole, Bouddha dort.

pages 35-36

 

Magique, c'est bien le mot qui convient. Les premières étaient agréables, sans me transcender. Mais rapidement, j'ai été transporté par le flot magique et poétique de Vampires, cartable et poésie. Un titre à consonance un peu commerciale avec ses vampires qu'on pourra chercher longtemps dans l'histoire, même si le Non (c'est ainsi que sa famille le surnomme parce qu'il ne veut pas utiliser la magie) doit bien avoir un cousin lointain aux dents longues, au teint blafard et assoiffé de sang.

À part ça, tout est magique ! Magique, je le redis, magique !

 

 

Merci à Adèle Leproux des éditions du Rouergue pour l'envoi de ce livre... magique !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 11:52

 

MYSTERIEUX-CERCLE-BENEDICT-LE_ouvrage_large.jpg

 

 

Êtes-vous un enfant surdoué ?

Désireux de profiter d'une

INCROYABLE

OPPORTUNITÉ ?

 

 

Voilà l'annonce farfelue à laquelle Reynie, Kate, Sticky et Constance répondent. Sur des dizaines, voire des centaines de participants, ils ne sont que quatre à être sélectionnés après des épreuves aussi drôles qu'étranges. Leur point commun ? Chacun est orphelin à sa façon.

Mr Benedict, leur recruteur, leur propose une mission dangereuse : infiltrer une pension dirigée par un savant fou soupçonné de mettre au point un système de contrôle des esprits afin de mettre le monde à ses pieds. Ils devront recueillir le maximum d'informations afin de déjouer ses plans machiavéliques, quitte à prendre de gros risques...

 

On trouve une belle galerie de personnages principaux. Sticky, de son vrai nom George Washington, dont la mémoire infaillible le rend plus intelligent que la plupart des adultes. Kate la frondeuse, toujours prête pour l'aventure, et jamais sans son seau, qui regorge d'armes et outils en tout genre. Constance Contraire, une minuscule fillette experte dans l'art de râler, de ronchonner, de bougonner, de marmonner. Reynie, qui croit manquer de courage et qui devient sans s'en rendre compte le centre de ce petit groupe. Mr Benedict, un vieil homme narcoleptique (il s'endort lorsque ses émotions sont trop fortes) d'une intelligence et d'une gentillesse sans égal. Etc.

 

« - À vous entendre, on dirait qu'il n'y a aucune règle ici, remarqua Sticky.

- C'est vrai, George, répondit Jillson. Pratiquement aucune. Vous pouvez vous habiller comme vous voulez, pourvu que vous ayez un pantalon, une chemise et des chaussures. Vous pouvez faire votre toilette aussi souvent que vous voulez, ou jamais, du moment que vous êtes propres pour aller en classe. Vous pouvez manger ce que vous voulez, et quand vous voulez, durant les heures d'ouverture du réfectoire. Le soir, vous pouvez éteindre aussi tard que vous voulez avant dix heures. Et vous pouvez vous promener où vous voulez dans l'enceinte de la Pension, tant que vous ne quittez pas les allées et les couloirs à la bande jaune. » page 193

 

Entre les épreuves concoctées par Mr Benedict, les règles de la pension aussi drôles que saugrenues (voir extrait ci-dessus), les mystères, devinettes et autres indices qui entretiennent le suspense jusqu'à la fin et l'écriture élégante et simple de Trenton Lee Stewart, Le Mystérieux Cercle Benedict séduira celles et ceux qui, à partir de 11-12 ans, cherchent un roman d'aventures, de suspense et d'humour qui a un sens et qui emporte dans un univers que l'on ne veut plus quitter, même lorsqu'il est tard, même lorsqu'on a faim, même lorsque les personnages sont en difficulté... un roman magique quoi !

 

 

site officiel (anglais) où je viens d'apprendre qu'il ya a au moins quatre tomes !

http://mysteriousbenedictsociety.com/

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 8 mars 2013 5 08 /03 /Mars /2013 12:24

 

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« Je croyais que ce serait facile comme langue, qu'il suffisait de rajouter des o et des a un peu partout pour se faire comprendre, mais en fait ça ne marche pas du tout comme ça, en tout cas, pas avec Mme Pepita. Roméo, lui, il est super fort en espagnol. Il est fort en plein de langues, Roméo. Sa mère est brésilienne et son père est né aux États-Unis , alors il connaît un tas de gens qui ne parlent pas français. Roméo, c'est son meilleur ami. Il est tout petit et il est très drôle. Même quand il a les boules, il est drôle, parce que, dans sa famille, il se passe toujours des tas de trucs pas croyables. Il n'a pas de frères et sœurs, mais il a des cousins dans plusieurs pays du monde, et quand il en parle, on dirait qu'ils ont des vies pas possibles. Il a même un oncle hyper connu au Brésil parce que c'est un acteur de série télé. Ses parents sont trop cool, c'est presque comme s'ils étaient copains. Ils disent que Roméo est quasiment un homme maintenant, et ils lui laissent faire presque tout tout seul, sans même lui demander ce qu'il fait exactement. Il a de l'argent de poche en double parce que ses parents sont séparés. Il peut s'acheter ce qu'il veut, des baskets, des jeux vidéo, ce qu'il veut. Et surtout, contrairement à moi qui n'y comprends rien, il est balaise en espagnol. » pages 12-13

 

Au Rouergue en janvier sont sortis deux petits romans Dacodac que je lis avec retard, mais dont il faut faut que je vous parle quand même. Le premier, c'est L'invité surprise de Géraldine Barbe, qui avait publié deux romans pour adultes chez Léo Scheer.

 

Sa première incursion dans le monde merveilleux de la littérature jeunesse est une jolie surprise ! Persuadé que sa vie serait plus palpitante, qu'il serait plus fort en espagnol, qu'il n'y aurait plus de dispute le matin parce que sa sœur occupe la salle de bain et que lui se lève trop tard, si ses parents divorçaient, Louis tente de leur faire comprendre qu'ils ont le droit de bien s'aimer et de se séparer quand même et qu'il ne faut pas qu'ils s'en empêchent à cause de leurs enfants. Il essaie alors de provoquer leur séparation en invitant la mère de son meilleur ami Roméo, célibataire et plutôt jolie, et Benjamin Biolay, ami d'enfance et idole de sa mère, à la fête des 40 ans de cette dernière !

Et on se doute qu'un roman jeunesse au Rouergue avec une telle idée de départ va regorger de situations comiques et que rien ne va se passer comme prévu. Évidemment, on n'aura pas tort.

 

« Donc, l'idée, c'est d'amener en douceur mes parents à se séparer, en leur faisant comprendre que ce serait l'occasion pour eux, les adultes, de refaire leur vie et pour nous, les enfants, de nous épanouir. » page 26

 

Le sujet est traité avec beaucoup d'humour et de légèreté, l'écriture est facile et agréable à suivre dès neuf ans (huit, pour les bons lecteurs). Rien de choquant, ne vous inquiétez pas, c'est un vrai bon roman pour enfants, qu'ils aient ou non des parents divorcés ou d'autres problèmes familiaux. À savourer comme un gâteau d'anniversaire !

 

 

Merci à Adèle Leproux des éditions Rouergue pour l'envoi de ce livre !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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