Leçons de musique

Mardi 17 décembre 2013 2 17 /12 /Déc /2013 20:06

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White Lies est un excellent groupe pop-rock. Trois albums à leur actif, To lose my life or lose my love (2009), Ritual (2010) et Big TV (2013) parus chez Polydor Ltd (Uk), trente chansons, deux instrumentaux, soit autant de réussites.

 

Ne vous fiez pas au titre du premier album, il ne s'agit pas d'un groupe pour midinettes. Certes, le chanteur-guitariste a de quoi faire tourner les têtes, tomber dans les pommes ou encore baver mais, en plus d'avoir un physique de rêve, Harry McVeigh pose une voix puissante sur du gros son pop-rock à tendance new wave. On les compare souvent Joy Division, Editors et Interpol (que je m'en vais découvrir de ce pas), et au groupe emblématique des années 2000-2010 dont ils ont fait la première partie au Stade de France en 2010 : Muse. Rien à voir niveau voix, les envolées lyriques c'est pas leur trip chez White Lies, mais c'est vrai qu'il y a une force dans les morceaux qui fait indéniablement penser au coup de maître réalisé par Muse : faire danser des foules avec du pop-rock de qualité. Les thèmes sont d'ailleurs sensiblement les mêmes : pouvoir, gloire, paix, sexe, religion, amour.

 

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Les compos sont hyper efficaces, les refrains souvent fédérateurs, on trouve un côté sombre particulier, une tension dans les instruments et la voix, et un côté cool à fleur de peau. Le tout rend leur musique complètement addictive.

 

Le groupe, qui a commencé à l'âge de quinze ans sous le nom de Flying Fears, était de passage au Trianon il y a dix jours. Si le succès n'est pas transcendant en France malgré un premier album vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde, élu deuxième meilleur album de l'année 2009 par les lecteurs du NME, et remarqué par les Inrocks, le groupe fait encore le déplacement chez nous.

Ce sera la Maroquinerie et l’Élysée Montmartre en 2009, le Stade de France (en première partie de Muse), le Festival Musilac à Aix-les-Bains et La Flèche d'Or à Paris en 2010 pour le premier album. La tournée pour le second album fera étape à Tourcoing, Toulouse (Bikini), Bordeaux (Rock School Barbey, puis la Médoquine), Rennes (L'Ubu), Paris (La Cigale, puis le Zénith), Arras (Main Square Festival), Lille (Zénith) et Lyon (Transbordeur).

Je ne sais pas le succès qu'ont eu ces concerts mais en 2013, il n'y aura eu que le Trianon.

 

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Et c'était juste trop énorme ! Ouais, ça fait très gamin dit comme ça et, du coup, vous allez avoir du mal à croire au côté sérieux et pas midinette du groupe. Mais je ne vois pas d'autres moyens de le dire. C'était génial, énorme, un truc de ouf, que du bonheur quoi !

 

Une sacrée première partie : In The Valley Below, dont j'ai acheté le premier album à la sortie (dédicacé, en plus, parce qu'ils étaient là, à discuter avec les gens, ha !). Un super son, deux voix (un homme, une femme), des beaux morceaux, énergiques, sombres, particuliers, envoûtants. Malheureusement, vous ne trouverez leur album, The Belt, qu'en import ou sur des sites internet. Mais, franchement, vous qui passez par là, ça vaut le coup !

Allez, hop, un morceau du concert :

 


In The Valley Below - Lover - Trianon - vidéo de saradelarue sur Youtube

 

 

 

 

 

Voilà, revenons à White Lies. Un concert de presque deux heures avec un son surpuissant, que des titres qui donnent envie de bouger (d'ailleurs, il est rudement solide le sol du Trianon pour pas s'effondrer, vu comment ça tremblait quand la foule sautait...), exceptée une reprise surprise de Prince (I would die 4 U) acoustique.

Pas mal d'effets pyrotechniques avec écrans, lasers, spots : une belle scénographie. Un public hyper réceptif, des musiciens et un chanteur à fond.

Faut que je vous dégote une vidéo et après, j'arrête de vous parler d'eux !

 

 

 


 White Lies - To lose my life - Trianon - vidéo de Kipintaci sur Youtube

 

 


White Lies -  Unfinished business - Trianon - vidéo de Lizucaaa sur Youtube

 

 

   

White Lies - Farewell to fairground - Trianon - vidéo de cure87 sur Youtube

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
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Mardi 3 décembre 2013 2 03 /12 /Déc /2013 16:44

ATTENTION SPOILERS

 

Photo bientôt (bug en cours)

 

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Alors que son huitième album studio, Cyclo, paru il y a quelques mois, est une catastrophe commerciale (article ici), Zazie entame une tournée des Zénith, pas toujours complets. La semaine dernière, elle s'est produite par trois fois à Paris, j'y étais.

 

En première partie, nous avons eu droit à Papillon Paravel, avec qui Zazie avait partagé le titre Je te tiens sur son précédent album. Je n'avais pas apprécié le duo et n'étais donc pas ravi de le voir sur scène, mais j'ai été agréablement surpris par les deux premiers titres chantés, avant que sa voix, sa nonchalance, ses mélodies et son trip sur les oiseaux ne m'agacent.

 

Puis place à la faiseuse de tubes, celle qui sait mener son public à la baguette, faisant répéter des aïe aïe aïe, des ouïe ouïe ouïe et des ouaf ouaf, faisant chanter Rodéo, Larsen ou Je suis un homme à la salle entière, faisant sauter la fosse et taper des pieds les gradins sur Rue de la paix. Mais voilà que la chanteuse a décidé de surprendre, rendant honneur à son dernier album assez mélancolique. Le rideau s'ouvre et elle entonne Où allons-nous, une ballade dont le premier couplet est incompréhensible sur scène, mais qui finira par un instrumental démentiel. La machine est lancée, Zazie alterne les tubes (Larsen, Ça fait mal et ça fait rien, Rodéo, Je suis un homme, Adam et Yves...) et les titres plus sombres, plus lents (Des astres, Les contraires, Je ne sais pas, Chanson d'ami, J'envoie valser...).

Quel plaisir de pouvoir chanter les incontournables live (Rodéo, Je suis un homme, Larsen, Adam et Yves), de retrouver des titres pas chantés depuis un moment (Ça fait mal et ça fait rien, La dolce vita) et surtout d'avoir enfin certains titres de 7 oubliés lors de la précédente tournée (L'amour dollar <3, Electro libre, Polygame).

Côté déception, l'oublie de Mademoiselle, peut-être le plus joli titre de l'album Cyclo, et je me serais bien passé du titre Des Astres (mon dieu, quel ennui), d'un (faux) final encore sur Ça, et de la version perturbante et décevante de Rue de la paix, qui commence comme une ballade de Björk pour finir sur du rock, mais sans le synthé qui fait tout le charme de la chanson originale. Le public est resté de marbre un moment.

D'ailleurs, pour avoir vu Zazie en concert à chaque tournée depuis le Rodéo Tour en 2005, j'ai trouvé qu'il y avait une baisse de régime dans le public, comme pour la dernière tournée de Mylène Farmer (article ici et ici). Avant, le public balançait les bras au rythme des ballades et applaudissait à tout rompre sur les tubes. Là, il fallait, autant pour l'une que pour l'autre, qu'elle fasse le geste, pour que les gens applaudissent. C'est un peu étrange comme ambiance de concert mais enfin.

Heureusement que Zazie sait mettre l'ambiance, tant en musique qu'en petites pauses humour, du genre « et si on racontait une histoire, les gars ! » Et Zazie de descendre au niveau de la fosse pour demander à quelques personnes d'enchaîner les phrases afin de raconter l'histoire du Vicomte de Trucmuche de la Pénardière qui veut sortir avec la Princesse de PrunaBella, mais attention parce que le Maradja débarque et est à fond sur le vicomte... Ou encore avec l'intermède Caïpirinha où elle raconte ses interviews pour Cyclo où tout le monde lui demandait si elle allait bien parce que quand même l'album il est un peu mélancolique et il laisse un sentiment de tristesse un peu diffus et je me souviens plus quoi. Du coup, elle se dit qu'en réinterprétant ses titres tristes sur de la musique joyeuse, ça passera mieux, et voilà qu'on se retrouve avec Temps plus vieux, Sur toi, Je suis un hommeet Un point c'est toi à la sauce brésilienne !

 

Au final, c'est un très bon et très beau (jeux de lumières et d'écrans particulièrement réussis) concert que Zazie, en tailleur bleu marine à pois et chapeau, a partagé avec son public. Deux heures de tubes, de ballades, de chansons-surprise, d'humour, de musiciens qui s'amusent (période « acoustique » habituelle (mais pas chiante, cette fois : marre des réinterprétations plus molles tu meurs à la guitare acoustique) où chacun est venu s'asseoir sur le bord de la scène avec des petits claviers portatifs, avec au programme Chanson d'amour, Chanson d'ami, et petits instrumentaux).

Zazie était accompagnée, pour notre plus grand plaisir, de l'indispensable Matthieu Rabaté à la batterie, de l'amoureux Philippe Paradis à la guitare, d'Olivier Coursier d'AaRON aux claviers et à la programmation et de ceux dont j'ai oublié le nom.

 

 

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Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
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Dimanche 15 septembre 2013 7 15 /09 /Sep /2013 19:26

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Introduction sur A force de

 

Après la première, samedi 7 septembre à Bercy, et un article mitigé lancé au beau milieu d'un concert d'éloges (lire ici), je suis retourné voir Mylène Farmer hier soir.

 

Passée ma déception, si vous vous souvenez bien, je m'étais dit que ce n'était pas si mal que ça. Mais me restait toujours de l'amertume en pensant à ce qu'elle avait présenté sur scène auparavant.

Il ne faut pas oublier qu'elle accumule les records grâce à ses tournées pharaoniques : première femme à faire (et remplir) Bercy en 1989, tournée la plus chère en France (Mylènium Tour, Tour 2009, vingt millions d'euros), nombre de Bercy en une tournée (13 en 2006, 10 en 2013) et dans sa carrière (elle en sera à 35 samedi prochain), temps de vente de billets (100 000 en un jour pour les salles, deux Stades de France remplis en 1h30 chacun et le Stade de la Praille à Genève le plus rapidement rempli de l'histoire suisse en 2009 ; 156 000 billets en six heures pour Timeless 2013), etc.

Elle fait venir des musiciens et danseurs de l'étranger, elle travaille avec Yvan Cassar, considéré comme l'un des meilleurs pianistes français contemporains, elle débourse des milles et des cents pour avoir la pointe de la technologie sur scène (rideau d'eau, statues en tout genre, robots effectuant des chorégraphies, etc.) et derrière la scène (caméras, technicités, matériaux de pointe), elle travaille avec les plus grands couturiers (Thierry Mugler, Paco Rabanne, Franck Sorbier, Jean-Paul Gaultier), avec la crème des concepteurs de spectacle (Mark Fisher, décédé cette année, qui a notamment conçu les shows de U2, Janet Jackson ou encore des Stones).

 

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Interlude Schubert / électro


Et voilà qu'on nous annonce une tournée encore plus impressionnante que les précédentes. Avec les prix qui vont avec...

Alors forcément, la déception est de mise quand le résultat n'est pas à la hauteur des attentes.

 

Cela dit, pour revenir sur tout ce que j'ai dit du premier concert, les problèmes de son ont été réglés, la chanteuse est beaucoup plus à l'aise sur scène et avec le public, elle rit, elle parle, elle fait des blagues ("Bon on fait quoi ? (rires) Ceux du premier rang savent déjà !" avant de chanter un peu plus longuement Maman a tort), sa voix est beaucoup plus audible et les fausses notes ont quasiment disparu. Un peu de mal sur Oui mais... non, mais c'est en revanche sur les chansons où elle pousse le plus et où la musique est moins présente qu'elle assure vocalement mieux.

Le chanteur Gary Jules se débrouille également mieux sur la chanson Les mots.

On prend son pied comme pas possible sur C'est une belle journée, Désenchantée (beaucoup mieux que la semaine dernière), Bleu noir, Diabolique mon ange, Sans contrefaçon, Je t'aime mélancolie et XXL (mention spéciale, pour moi, à ces quatre dernières ).

 

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Je te dis tout 

 

La setlist ne change pas d'un poil, donc toujours déçu de devoir supporter la présence d'Inséparables et l'absence de Tu ne le dis pas ou A-t'on jamais du dernier album. Et je regrette toujours le peu d'éléments de décor, même si moins d'artifices correspond à plus d'authenticité et de présence.

J'ai beaucoup plus apprécié ce deuxième concert, mais les deux points que je viens de souligner m'ennuient un peu quand même.

 

Pour terminer cet avenant au premier article (lire ici), juste trois détails qui m'ont fait rire hier soir. Mylène Farmer semble reprendre son habitude de faire monter quelqu'un sur scène quelques minutes (un petit garçon mercredi, si je ne me trompe pas sur la date) et demande hier soir "le p'tit bout d'chou là" avant que l'on se rende compte que, si la jeune fille n'est effectivement pas très grande, elle est en revanche bien plus âgée que ce que pensait Mylène. Sur le titre Monkey Me, quelqu'un lui donne un ballon en forme de tête de singe, avec lequel elle chante une partie de la chanson avant de le relancer. Enfin, bravo à Pierre Palmade qui n'a pas hésité à participer à plusieurs tours de ola, à refaire les chorégraphies de Sans contrefaçon et Désenchantée et à se lever à plusieurs reprises !

 

P1050795-copie-1.JPGXXL

 

 

 

 

 

LA SETLIST

 

1. Intro

2. À force de

3. Comme j'ai mal

4. C'est une belle journée

5. Monkey me

6. Slipping away (duo virtuel avec Moby)

7. Elle a dit

8. Oui mais... non

 

Interlude électro

 

9. Mad world (duo avec Gary Jules)

10. Les mots (duo avec Gary Jules)

11. Je te dis tout

12. Et pourtant

 

13. Désenchantée

14. Bleu noir

15. Diabolique mon ange

 

16. Sans contrefaçon

(Maman a tort)

17. Je t'aime mélancolie

 

18. XXL

19. À l'ombre

 

20. Inséparables (version française)

21. Rêver

 

 

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TIMELESS 2013 (de 65 à 140 €)

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
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Dimanche 8 septembre 2013 7 08 /09 /Sep /2013 19:37

Un an après avoir ouvert la billetterie, Mylène Farmer a donné hier soir le coup d'envoi de sa tournée Timeless 2013 au Palais Omnisport de Paris Bercy. En habituée des records de ventes (100 000 billets vendus le premier jour et moins de 3 heures pour remplir deux Stade de France, soit 160 000 places pour la tournée 2009), ce sont plus de 500 000 spectateurs (156 000 billets vendus en à peine six heures) qui acclameront la star lors des 39 dates (France, Belgique, Suisse, Russie et Biélorussie) de cette sixième tournée en près de trente ans de carrière. J'ai assisté à la première pour vous (pour moi, ouais !) et je vais vous raconter !

 

 

ATTENTION SPOILERS !

SETLIST / INFOS / PHOTOS !

 

 

 

UN CONCERT RÉSOLUMENT FUTURISTE ET PLUTÔT DÉPOUILLÉ

 

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L'entrée en scène sur A force de

 

L'attente aura été longue (certains campaient depuis le 11 août) mais, pour une fois, le service de sécurité a été irréprochable (mise en place de barrières, bande de protection, présence continue et sympathique (assez rare pour être souligné) autour de la salle, filtrage, entrée de la fosse or par groupes de dix, en rang par deux, accompagnés par des vigiles car nous traversons une partie des coulisses pour rejoindre la salle). À 18h30, on commence à entrer dans la salle. On ne voit rien de la scène, dissimulée derrière une sorte de rideau de lianes.

Les lumières s'éteignent vers 21h10, le concert commence donc avec une quarantaine de minutes de retard. Pas de première partie, mais un remix de À l'ombre (par Tony Romera) a mis le feu dans la salle quelques minutes avant le début. Un rideau de lianes composées de diodes électroluminescentes nous plonge dans un espace étoilé en 3D (technique d'holographie) avant de s'ouvrir et nous laisser découvrir sur écran géant un parcours labyrinthique à l'intérieur d'un vaisseau spatial. L'écran s'ouvre à son tour sur une porte de vaisseau à la Alien et autre Star Trek, pendant que des plates-formes amovibles (dans tous les sens) composées d'écran à LED et de spots forment une sorte de Porte des Étoiles (Stargate). C'est de là que la star, grimée en princesse intergalactique dans une tenue blanc et chair signée Jean-Paul Gautier et coiffée de nouveau merveilleusement par Jean Nollet, fait son apparition et entonne le titre À force de.

 

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Monkey Me

 

Elle enchaîne ainsi sept titres qui mettent l'ambiance dans la salle (À force de, Comme j'ai mal, C'est une belle journée, Monkey me, Slipping away, Elle a dit et Oui mais non) sans changer de tenue. Seules C'est une belle journée et Oui mais non jouissent d'une chorégraphie, ce qui est fort dommage car ce premier tableau manque d'ampleur, il aurait mérité une mise en scène plus poussée et une meilleure coordination (trop de blancs, plutôt noirs d'ailleurs, entre les titres).

Sur C'est une belle journée, des robots blancs, style chaîne de production d'usine, achetés à la marque automobile Citroën, font leur apparition et accompagnent les danseurs en effectuant la même chorégraphie. Le duo virtuel avec Moby sur le tube Slipping away, inattendu, ravit les fans. L'ambiance monte et Mylène Farmer fait des efforts pour se montrer à l'aise, mais le stress de la première est plus fort. Quelques sourires, un mot par-ci par-là, mais surtout pas mal de fausses notes (s'il fallait encore prouver aux détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back, c'est chose faite), quelques écarts et quelques chorégraphies et refrains pas terminés.

 

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Le robot acheté pour Timeless 2013, en représentation dans le Showroom Citroën des Champs Elysées

 

Après une interlude électro, c'est au tour du désormais indispensable tableau piano-voix. Grosse surprise du concert, le chanteur Gary Jules arrive sur scène et entonne sa reprise de Tear for Fears, Mad World. Ils chantent ensuite Les mots ensemble. Mylène Farmer est vêtue d'une longue robe rouge à paillettes fendue jusqu'en haut des cuisses dont la forme fait encore penser à une princesse tout droit venue de l'espace. Elle fait de la figuration sur le premier titre et Gary Jules n'arrive pas à la cheville d'Abraham Laboriel Jr sur le second (Mylène l'avait chantée en duo avec le batteur lors des concerts Avant que l'ombre... à Bercy en 2006). Mais la surprise est la bienvenue. Viennent ensuite Je te dis tout et Et pourtant, deux magnifiques balades chantées au piano et malheureusement écourtées (pas de ponts musicaux et de refrains finaux). L'émotion était forcément au rendez-vous. Tentant de réprimer un sanglot, elle peine sur Je te dis tout et parvient à dire que « c'est un plaisir de vous retrouver ». Un tableau émouvant.

 

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Les mots (avec Gary Jules)

 

Apparaissant dans une quasi-robe noire ressemblant à une tenue de guerre terriblement féminine, la star française des trois dernières décennies entonne son plus gros tube. Mais même sur Désenchantée, elle n'a toujours pas l'air tout à fait à l'aise. Elle se plante même, chantant le « désenchantéééée » final alors qu'un troisième refrain est joué par les musiciens et chanté par les choristes. J'ai trouvé le titre moins vivant que d'habitude. Pour Bleu noir, elle monte sur un promontoire qui se révèle être un bras métallique sortant de la scène pour monter à deux-trois mètres de hauteur et balader la chanteuse au dessus de la fosse. La chanson, signée Moby, est plus énergique que dans l'album du même nom et l'ambiance est électrique.

Enfin les premières notes de Diabolique mon ange, composée par le groupe Archive, se font entendre. Mauvaise langue que je suis, je n'espérais plus ce petit bijou, de peur que Mylène Farmer ne tienne pas les notes. Finalement, elle s'en sort très bien et c'est un très beau moment, lumières rougeoyantes tout azimut, robe noire, plates-formes amovibles descendues au milieu de la scène pour combler l'espace. Les musiciens poursuivent l'instrumental le temps que celle qui aura 52 ans le 12 septembre (et toujours aussi belle !) enfile une robe rouge simple et futuriste ainsi que des cuissardes (élément indispensable à son sex-appeal depuis quelques années ; il faut dire que...).


C'est l'heure de poursuivre avec les vieux tubes, ceux qui font toujours monter la température. Sans contrefaçon et Je t'aime mélancolie, chorés et compos revisitées, résolument plus modernes, entrecoupées d'un bout de Maman a tort acclamé par les fans, mettent le feu aux 15 000 spectateurs présents.

 

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Je t'aime mélancolie

 

Nouveau changement de tenue : elle entonne un XXL acoustique en costard-cravate noirs, chemise blanche avant de le terminer dans un rock punchy au possible. Veston à la main, dévoilant un corset noir sur sa chemise, elle chante le premier single de l'album Monkey Me : À l'ombre. Très beau tableau, sobre et classe comme la tenue, mais trop court. D'autant qu'elle annonce, une fois la chanson terminée : « Un immense plaisir. J'ai passé une magnifique soirée. C'était la première. C'est toujours perturbant. C'est toujours magique aussi. Merci beaucoup. » avant de sortir de scène en saluant le public, complètement fiévreux.

 

Non, pas déjà ! Quatre ans d'attente depuis la dernière tournée, un an depuis l'achat des places, des heures devant la salle, pour que ça finisse déjà ? Au bout d'une heure quarante-cinq à peu près ?

Après quelques minutes d'acclamations, elle refait son apparition avec la première tenue du show sur laquelle un jupon rigide qui se termine en traîne a été ajouté.

Le final se fera sur la version française d'Inséparables (chanson à l'origine anglaise que lui a écrite Moby) et sur le malheureusement inévitable Rêver. Entre les larmes, on entend quelques « merci » étouffés. Et sur une musique stressante et magnifique, entre batterie et piano, mais déjà entendue (final Avant que l'ombre... en 2006, Interlude Avant que l'ombre..., final Si j'avais au moins, final Désenchantée en 2009, Diabolique mon ange en 2013), la femme fatale excessivement timide s'en va plus rapidement qu'elle n'est apparue, dans un nuage de fumée vertical représentant le départ de son vaisseau spatial. Il faut avouer que, si je me lasse de Rêver, le final était d'une beauté renversante.

 

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Inséparables

 

 

 

ABSENCE, STRESS ET SURPRISE

 

Les trois mots qui me viennent instantanément en tête lorsque je repense à ce premier concert sont absence, stress et surprise.

 

Absence de décor d'abord. La scène est assez dépouillée, à la manière de celle du Tour 96. Peu d'éléments : une sorte de mur composé de cylindres en métal des deux côtés de la scène, des robots dansants apparaissant à trois reprises et un bras métallique sortant de la scène pour balader la chanteuse au dessus de la fosse pour Bleu Noir. Peut-être le décès du concepteur du spectacle, Mark Fisher au cours de la préparation, y est pour quelque chose. Peut-être certains problèmes techniques lors de la première ont empêché l'utilisation d'éléments prévus (voire spoilers sur les sites de fans : d'autres éléments ou effets étaient apparemment prévus).

Absence de certains titres (comme toujours), mais on pourra notamment s'étonner de ne pas avoir entendu Tu ne le dis pas, un des titres préférés des fans sur le dernier album en date, Monkey Me (critique ici).

Absence, dans une certaine mesure, de chorégraphies. Les six danseurs (sexy en diable, cela dit) n'apparaissent que sur six titres.

Absence de présentation des musiciens, des choristes et des danseurs.

Absence de la place habituellement laissée aux deux choristes. Pourtant, ce sont des habituées (Esther Dobon'Na Essiene rebaptisée Estha Divine pour l'occasion et Johanna Manchec).

 

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Oui mais... non

 

Stress de la première inévitable pour Mylène. Immense show woman, elle n'en reste pas moins excessivement timide et il lui faut sur chaque tournée prendre ses marques afin d'être à l'aise sur scène. Les fausses notes ont parsemé ce premier show, ce qui prouvera une fois de plus à ses détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back. Combien de fois se retourne-t-elle à la fin d'une chanson en faisant non de la tête après un rythme raté, une chorégraphie pas terminée, un refrain oublié ?

 

Surprise, pour l'exploitation de l'album Monkey Me. Véritable réservoir à tubes et à titres taillés pour la scène, il n'a vu naître que trois singles en presque un an (À l'ombre, Je te dis tout et Monkey me, tous mal exploités (une seule télé pour trois single), mal diffusés (même sur NRJ, sponsor de Mylène Farmer depuis plus de vingt ans), mal représentés (clip affreux pour Je te dis tout, pas de clip pour Monkey me) ) et seules cinq chansons sur douze sont finalement portées sur scène.

Surprise pour le retour de titres inattendus : Comme j'ai mal (pas chanté depuis 1996) et de Maman a tort (« j'ai une petite surprise pour vous ! » avant d'entonner deux couplets en musique avec le public).

Surprise pour la présence de titres jamais chantés sur scène : la magnifique balade Et pourtant en piano-voix avec Yvan Cassar et le duo virtuel avec Moby sur Slipping away !

Surprise enfin pour la présence du chanteur Gary Jules, connu depuis sa reprise de Mad World du groupe Tear for Fears.

 

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Diabolique mon ange

 

 

 

JE RÂLE, JE CRITIQUE, MAIS...

 

Je râle, et j'avoue que d'avoir payé 105 € une place en fosse or (prix totalement injustifié pour cette catégorie) et d'être arrivé tôt le matin m'a profondément déplu en sortant du concert. L'absence de décors pharaoniques comme nous en avions l'habitude et le final sur Inséparables et Rêver qui m'a achevé m'ont plongé dans un état de déception et d'amertume toute la soirée.

Le Tour 2009 (en salle, comme au Stade de France) m'avait tellement bluffé (critique ici pour les concerts en salle et ici pour le Stade de France) que je suis un peu tombé de haut avec ce nouveau concert qui ressemble plus au Tour 96, très lumineux, très américain. Mais avec un peu plus de recul, je me rends compte que c'est toujours quelque chose d'exceptionnel et que les aléas dus à une première y sont aussi pour quelque chose.

Outre ce qui manque, il faut tout de même avouer ce qu'il y a est déjà largement au dessus de ce qu'on peut voir ailleurs.

Alors c'est un bon concert, peut-être même un très bon concert (à voir samedi 14, ma prochaine date, une fois que le show et l'équipe seront rodés) qui semble ravir tout le monde (même la presse est unanime, ce qui avait, en trente ans de carrière, été le cas uniquement pour le Tour 2009), et Mylène Farmer a le mérite de surprendre à de nombreuses reprises (chose dont on n'a pas trop l'habitude). On prend son pied sur une majeure partie du concert, pour peu qu'on aime les chansons, et on est quand même impressionné par les effets de lumières, de lasers et les décors mis en place. En fait, on assiste plus à un concert de Mylène Farmer qu'à un spectacle de folie. C'est déstabilisant, il a fallu que je m'habitue à cette idée avant de revoir mon jugement. Et vous ?

 

 

Article (plus concis) sur le samedi 14 septembre 2013, avec nouvelles photos (de meilleure qualité) ICI


 

 

LA SETLIST

 

1. Intro

2. À force de

3. Comme j'ai mal

4. C'est une belle journée

5. Monkey me

6. Slipping away (duo virtuel avec Moby)

7. Elle a dit

8. Oui mais... non

 

Interlude électro

 

9. Mad world (duo avec Gary Jules)

10. Les mots (duo avec Gary Jules)

11. Je te dis tout

12. Et pourtant

 

13. Désenchantée

14. Bleu noir

15. Diabolique mon ange

 

16. Sans contrefaçon

(Maman a tort)

17. Je t'aime mélancolie

 

18. XXL

19. À l'ombre

 

20. Inséparables (version française)

21. Rêver

 

 

affiche music-mylene-farmer-timeless JDM 320235

 

TIMELESS 2013 (de 65 à 140 €)

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
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Dimanche 11 août 2013 7 11 /08 /Août /2013 19:15

 

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Cela fait des mois que je veux vous parler de MS MR, et je n'ai aucune autre excuse que la flemme et la peur de ne pas savoir en parler comme il faut. Parce que MS MR, ce n'est pas comme un nouvel album de Mylène Farmer, ce n'est pas quelque chose que je connais assez bien pour y poser des mots aussi facilement que sur un livre. Non, MS MR, c'est un peu l'inconnu pour moi.

 

Mais avant de tenter de vous entraîner avec moi dans l'univers envoûtant de leur premier disque, laissez-moi vous raconter comment j'ai découvert ce groupe.

Comme vous l'avez certainement déjà remarqué à travers mes deux derniers articles sur la fin de Virgin ou, il y a longtemps au détour d'un pique envers la Fnac au profit de Virgin, j'ai toujours été un ardent défenseur de la chaîne culturelle qui vient de disparaître et ce, avant même d'y travailler. On passera sur « à Virgin, au moins, on avait de vrais libraires ! » pour se concentrer sur le rayon musique, que je ne connaissais certes pas beaucoup, mais assez pour pouvoir vous dire que les disquaires à Virgin étaient (dans une grande majorité) des spécialistes de la musique, et plus particulièrement spécialistes d'un genre, d'une tendance, d'une époque, etc. C'est à Virgin que j'ai découvert TOUS les artistes inconnus ou peu connus du grand public et ceux qui ont percé par la suite. Au détour d'une mise en avant, d'un coup de cœur, ou plus récemment de collègues.

Alors je ne dis pas qu'ailleurs personne ne s'y connaît, je dis simplement qu'à Virgin j'ai découvert The XX plusieurs mois avant qu'on les entende à la radio, à la télé, qu'on les voie dans les Inrocks. À Virgin, j'ai découvert Hurts, groupe toujours aussi peu connu en France. À Virgin, j'ai découvert Ellie Goulding parce qu'Anything could happen passait plusieurs fois par jour au channel plusieurs mois avant qu'I need your love en featuring avec Calvin Harris inonde les ondes. Grâce à des collègues, j'ai découvert White Lies, Half Moon Run, Fever Ray ou encore MS MR.

Et maintenant que Virgin n'existe plus, il va falloir que je me débrouille autrement pour faire des découvertes pareilles, pour trouver des disques en import introuvables en général en France... Alors, les gens, si vous connaissez des supers blogs, sites de musique, je suis ouvert à vos conseils.

 

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Maintenant que je vous ai dit comment, je vais vous dire pourquoi.

Parce que le premier titre, Hurricane, sorti l'an dernier, est aussi envoûtant qu'un titre de Rihanna est entraînant en boîte de nuit.

Parce qu'il m'a fait attendre fébrilement un possible album des moi durant. Album enfin arrivé en mai.

Parce que la pop baroque, mystérieuse et presque effrayante est sublimée par la voix suave et rauque de Lizzy Plapinger (MS).

Parce que les mélodies de l'album entier sont magnifiques, que les titres soient dansants ou lents, étincelants ou sombres.

Parce que je ne comprends rien aux paroles, alors je ne sais pas si, comme la quasi totalité de la production anglo-saxonne, les textes sont à chier.

Parce que les sons se ressemblent parfois, mais qu'on s'en fout tellement c'est beau.

Parce que la production de Max Hershenox (MR) est parfaitement maîtrisée.

Parce que les Inrocks ont dit que MS MR apportent quelque chose « à la musique contemporaine dans cette manière de confronter une pop acidulée aux textures cheap du r’n’b, dans cette volonté de défier les normes, pour mieux les simplifier. »

Parce qu'en plus d'avoir des airs de pop baroque, leur musique mêle habilement (toujours selon les Inrocks) la sensualité de la Soul à la subtilité de l'électro. Enfin, quant à la subtilité de l'électro, tout est affaire de point de vue. Ici, c'est certain, c'est subtil. Mais on ne peut pas dire de toute la scène électro qu'elle est subtile...

 

Enfin, parce que c'est à la fois puissant, élégant, délicat, envoûtant (ça, vous l'aurez compris, à force), entêtant, mélodique, délicieusement mélancolique, furieusement lumineux. En un mot ; MAGNIFIQUE.

 

 

Pour finir de vous convaincre, écoutez :

 

 


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Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
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