Quantcast

Leçons de musique

Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 10:00

 

Woodkid-The-Golden-Age.png

 

« J’ai toujours eu l’impression que j’allais mourir jeune

et qu’il fallait que je laisse une trace puissante et le plus rapidement possible »

Yoann Lemoine, alias Woodkid, 30 ans, au Parisien 

 

 

Deux ans après le single Iron, voilà que le phénomène Woodkid publie enfin son premier album. On ne le présente plus, jeune prodige de la vidéo, le Français a travaillé sur le jeu vidéo Arthur et les Minimoys et réalisé des clips pour Lana del Rey, Drake, Yelle, Katy Perry ou encore Moby.

Mais c'est avec le titre et le clip Iron qu'il fait sensation. Baroque, esthétique à mort, pop classieuse, émouvant et épique à la fois, son titre fait le tour du monde et dépasse aujourd'hui les dix-neuf millions de vue sur son seul compte Youtube. Run, boy, run vient combler l'attente l'année dernière. Moins fort musicalement, le single joui en revanche d'un clip au moins aussi prodigieux que le précédent.

Mais ce n'est que lundi 18 mars dernier que l'album, l'un des plus attendus de l'année, est sorti. avant une tournée qui passera par le Zénith de Paris le 5 novembre 2013 (à partir de 35€).

 

L'artiste, Yoann Lemoine de son vrai nom, avoue y avoir passé cinq ans, refusant des collaborations avec Madonna et les Rolling Stones afin de se concentrer sur un projet de longue haleine, émotionnellement difficile, qu'il voulait parfait. Après plusieurs écoutes, je vous livre mon verdict sur The Golden Age.

 


 

Les quatorze pistes qui forment cet album s'écoutent dans une unité parfaite. Mais tout se mêle et se ressemble tellement que peu de titres tirent leur épingle du jeu. Dans un univers baroque, sombre et lumineux, Yoann Lemoine signe douze chansons et deux instrumentaux hors du temps, hallucinants de classe. Beaucoup de morceaux pris au cas par cas sont de petites merveilles, d'autres sont plus anecdotiques. Mais là n'est pas le problème, on ne s'attend pas à ce que chaque morceau soit un summum de perfection. En revanche, on s'attend à reconnaître les titres qu'on écoute, à pouvoir les comparer.

Or, là, c'est plutôt une musique de film (un peu tristounette par moments, il faut le dire) qui semble se dérouler à nos oreilles. L'ensemble est aussi homogène qu'une bande originale, les sonorités, les orchestrations sont souvent très cinématographiques, ce qui donne un rendu très soigné, très esthétique, très grandiloquent. Et ce n'est pas étonnant puisque Yoann Lemoine rêve de cinéma depuis l'enfance. Depuis qu'il gagne de l'argent convenablement avec son travail, il s'est d'ailleurs installé à New York pour reprendre ses études de cinéma et préparer son premier long-métrage.

Exceptés Iron, Run boy run et peut-être deux autres titres, on entend plus que l'on écoute la petite musique de Woodkid caresser agréablement nos oreilles sans que l'on soit finalement aussi transcendés qu'à la découverte de Iron.

 

Voilà donc un album d'un esthétique et d'une classe sans nom dont on attendait peut-être trop. Le phénomène Woodkid avait mis la barre trop haut avec l'hallucinant Iron, si bien qu'il est difficile dans The Golden Age d'apprécier vraiment la qualité toutefois indéniable des autres titres, noyés dans un flot de similitudes atténuant un peu plus encore leur réalisation quasi impeccable. À deux doigts de la perfection.

 

Woodkid-I-Love-You-COVER-720x300.jpg

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 09:58

 

cover-zazie_cyclo.jpg

 

Après 20 ans de carrière, quelques millions de disques vendus et une pléiade de tubes (Zen, Larsen, Un point c'est toi, Tout le monde, Rue de la paix, À ma place, Rodéo, Je suis un homme...), Zazie est re retour avec un huitième album. C'est l'occasion pour moi de reprendre du service dans la catégorie musique de ce blog.

 

À l'image de l'affreuse pochette (sérieusement, où sont passées la créativité, l'originalité et la beauté d'un Rodéo, d'un Zest Of ou de 7 ?), Cyclo est un album aux attraits plutôt sobres et tristes. Dans la continuité de l'album Totem avec beaucoup de balades désespérées, de musiques dépouillées et quelques tires up tempo, ici électro mais qui n'ont pas la trempe et le potentiel d'un Rue de la paix ou d'un Larsen. C'est ce qui m'ennuie un peu avec ce nouvel album. Il se dégage habituellement une dose d'énergie que Zazie fait littéralement exploser en concert, car la dame est là pour s'amuser et donner la patate à tout le monde lorsqu'elle est sur scène. Mais cette fois, je me demande quel rendu va avoir ce Cyclo qui comporte trois titres dansant seulement sur onze lors de la tournée des Zénith en novembre-décembre (voir dates plus bas).

 

On dit pas “Madame”

On dit “Mademoiselle”

C'est comme ça qu'on appelle

Les danseuses, les poètes,

Les peintres, les modèles

Je suis un peu comme elles

Pas de bague à mon doigt

De plomb dans la cervelle

Mais si tu veux de moi

J'essaierai d'être celle

Qui fera ton bonheur

Les jolis papillons

Ne cherchent pas ailleurs

Ce qu'ils trouvent à la maison

Mademoiselle (Zazie / Phil Baron)

 

Malgré mon manque d'enthousiasme actuel, l'album recèle tout de même de quelques perles. Notamment la très jolie Mademoiselle qui me fait penser à de la variété chic à la Brel, Barbara et autre Aznavour, les puissantes et croissantes balades Si tu viens et Je ne sais pas (sorte de Homme sweet homme 2.0)   et l'entraînant 20 ans, qui m'enchantent à chaque écoute.

Certains s'endormiront sur Les contraires, un belle chanson mais un très mauvais choix de premier extrait, sur Cyclo, qui met trop de temps avant d'exister et d'intéresser, ou plus généralement sur la fin de l'album dont les titres lents n'ont pas la consistance de Sur toi, On éteint ou Si j'étais moi. Décidément, qu'est-ce que La Zizanie était un excellent album ! D'ailleurs, Cyclo tente d'y ressembler, mais malgré de beaux arrangements et de jolis textes, il n'en atteint pas la perfection.

À l'exception de Mademoiselle et des Contraires, Zazie signe les textes et les musiques de tout l'album, qui a été réalisé par Olivier Coursier du groupe AaRON et mixé par Tony Hoffer (qui a travaillé pour Phoenix, Air, The Kooks ou encore Foster the People).

 

Le rendu est particulièrement soigné (merci Olivier Coursier et Tony Hoffer), les textes sont dignes de Zazie (thèmes habituels : amour, jalousie, déceptions, société de consommation, etc.) et quelques titres sont excellents, mais ça ne suffit par pour que Cyclo soit à la hauteur de Made in love, La Zizanie ou Rodéo.

Vous pouvez découvrir une interview très intéressante de Zazie sur ChartsinFrance et écouter Cyclo sur son site officiel, ZazieOnline.

 

Zazie-Cyclo.jpg

 

 

Tournée Cyclo 2013

(places en vente lundi 18 mars, de 25 à 65€)


Novembre 2013

12 Zénith de Dijon

13 Zénith de Clermont-Ferrand

15 Zénith de Rouen

16 Zénith d'Orléans

20 Zénith de Toulouse

21 Zénith de Montpellier

22 Dôme de Marseille

23 Halle Tony Garnier à Lyon

27 Zénith de Paris

28 Zénith de Paris

29 Zénith de Paris

 

Décembre 2013

3 Zénith de Nantes

4 Patinoire Mériadeck à Bordeaux

6 Forest National de Bruxelles

10 Zénith de Lilles

13 Summum à Grenoble

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 1 commentaires
Mercredi 12 décembre 2012 3 12 /12 /Déc /2012 12:22

 

Mylene-Farmer-Monkey-Me.jpg

 

Deux ans après avoir réalisé l'inégal Bleu Noir (critique ici) avec Moby, Archive et Red One, Mylène Farmer retrouve son acolyte de toujours : Laurent Boutonnat. Pour l'occasion, elle accroche de nouveaux records à son tableau de chasse : un treizième single n°1 avec À l'ombre (elle détient le record de singles n°1 en France depuis son cinquième en 2008), une tournée marathon de 540 000 places sur 38 dates en France, Belgique, Suisse, Russie et Biélo-Russie dont une majorité sont entièrement ou quasi complètes, 155 911 billets vendus en six heures, 189 734 dans la journée (elle détenait le record depuis 2008 avec 100 000 billets pour la première journée), dix Bercy mis en vente dont six complets en quelques jours (elle est celle qui se produit le plus longtemps dans cette salle de 17 000 places : 13 fois en 2006 pour un concert qui ne sera transporté nulle part ailleurs, 10 fois l'année prochaine), meilleur démarrage de l'année pour la première journée et la première semaine avec 148 000 exemplaires, devançant ainsi Céline Dion, Les Enfoirés et Johnny Hallyday...

Bref, la star n'a pas raté son retour. Mais que valent vraiment ces retrouvailles avec l'homme qui a taillé certains des plus gros tubes français (Libertine, Sans Contrefaçon, Pourvu qu'elles soient douces, Ainsi soit je, Désenchantée, XXL, Rêver, Les mots, C'est une belle journée...) et qui semble s'essouffler un peu ces derniers temps ?

 

 

       l'ombre l-ombre3.jpg l-ombre4.jpg

Pour le clip d'À l'ombre, esthétiquement très réussi, Laurent Boutonnat revient derrière la caméra,

inspiré par la Transfiguration d'Olivier de Sagazan.

 

J'avoue avoir eu un peu peur avec les deux inédits du best of l'année dernière. Si Du temps était dans l'air du temps avec son effusion de synthés, Sois-moi/Be me reste la plus mauvaise chanson de sa carrière, ringarde à mort, au refrain taillé chez Britney Spears. Le premier extrait de l'album ne m'avait pas non plus convaincu comme auparavant (Sans contrefaçon, Désenchantée, XXL, L'âme-stram-gram, Fuck them all, Dégénération et Oui... mais non remplissaient infiniment mieux leur rôle de lead single). À l'ombre débute par une ligne de synthé affreusement daté, à la limite de l'inécoutable, qui court sur toute la chanson, le texte est une caricature des textes farmeriens et la mélodie ne casse pas des briques. À force d'écoutes, surtout au sein de l'album et avec casque, le titre prend plus d'ampleur et le synthé sait se faire oublier après ses premières secondes de solitude. Mais il faut un certain temps avant de s'habituer, un temps que le grand public ne prend pas la peine de prendre. À force, le titre devient même bon, voire très bon (toujours en éjectant le synthé du début).

Ne vous inquiétez pas : pour d'autres titres, c'est dès la première écoute que l'on accroche (ou pas). Laurent Boutonnat n'a pas pu s'empêcher de caser d'autres sonorités incompréhensiblement datées dans l'album (J'ai essayé de vivre et À force de notamment), et de foutre du synthé partout, jusque dans les deux seules vraies balades de l'album (Quand et Je te dis tout). Vraiment dommage qu'un compositeur qui a su faire preuve de tant de talent par le passé se mette aujourd'hui à suivre une mode qu'il ne maitrise pas tout à fait. Certains titres sont parfaitement réussis, mais d'autres semblent figés dans les années 80 et 90, comme si le tandem nous proposait des titres enregistrés pour les précédents albums et finalement écartés au moment de la production.

De plus, certains arrangements semblent tout droit repris d'autres morceaux de Mylène Farmer et d'Alizée lorsque cette dernière était produite par le tandem. Vous retrouverez les arrangements de Elle a dit et Ici-bas sur nombre de titres des deux chanteuses, les accords de J'ai essayé de vivre sur Paradis inanimé, la mélodie de certaines phrases du refrain de Monkey Me sur Youpidou d'Alizée, les choeurs de Nuit d'hiver basés sur la mélodie des refrains de Hey ! Amigo ! d'Alizée, l'intro de Tu ne le dis pas est la même que celle d'À contre-courant d'Alizée avec un instrument différent, les choeurs de Love Dance sont calqués sur ceux de Papa m'aime pas de Mélissa Mars, et je ne dois pas tout avoir remarqué...

Deuxième point négatif, et pas des moindres : les textes de Mylène. Connue autant pour son image sulfureuse que ses textes magnifiques, cette année, elle ne s'est pas foulée :

 

« La la la la la / If you say so / La la la la la / Won't let me go / La la la la la / Lupo lupo / Mon meli melo / Meli melo / La la la la la //

Do you love me / Love me do / Me do love you / Me too !/ You me love do / Love me do you / Dis... Love me ? //

Doux est le fou / Des fossettes / à genoux, ga... / ...lipettes / De la chance, l'en... / ...tre nous / Est immense »

dans Love Dance

« Délivrez-moi / Tap ta da / Je suis pas là / Suis pas de ce monde //

Si je suis sans guidon / Et j'y suis / Et ben... je me vautre //

Là / C'est un autre moi / C'est monkey me / C'est monkey me / L'animal là / Je manque ici / Je manque ici / De facéties... »

dans Monkey Me

 

C'est ce qui me déçoit le plus dans ce nouvel album. Des « dis », des « moi », des « toi », des « là », des phrases qui se répètent d'un titre à l'autre, en veux-tu, en voilà. La ringardise de certains arrangements peut être mise sur le compte d'une volonté de faire avec son temps, sans savoir le faire. Mais les textes de Mylène Farmer, vraiment, je ne vois aucune excuse recevable. C'est effarant tantôt de banalité, tantôt de médiocrité.

 

mf

Journal de 20h avec Claire Chazal, sur TF1, le dimanche 3 décembre 2012

(8,4 millions de téléspectateurs, pic d'audiance à 9,2 millions lors de son interview)

 

Après ces deux gros points noirs, passons au positif : la voix de Mylène est toujours juste, mieux mise en avant, même si elle utilise un peu souvent « l'étirage de voix » (cf. À l'ombre, Elle a dit, À force de, Tu ne le dis pas, J'ai essayé de vivre), quelques incartades dans les graves sont présentes. De ce côté, c'est réussi.

Les mélodies sont très souvent accrocheuses, là-dessus le tandem n'a pas perdu la main. Il n'y a à mon sens pas vraiment de tube à la Désenchantée, Sans Contrefaçon ou C'est dans l'air, mais l'album a du potentiel (Elle a dit, Tu ne le dis pas,À force de...). Du côté des balades, certains risquent de rester sur leur faim car l'album est, à l'image de Point de Suture  en 2008, indéniablement taillé pour la scène : seulement deux balades et demi pour douze titres. Mais celles-ci raviront les amateurs. Je ne suis pas particulièrement fan de Quand, mais il faut reconnaître qu'elle est jolie. Un peu trop épurée à mon goût. Je te dis toutest la merveille de l'album. Piano old school qui me fait penser à du Brel, du Barbara, ou du Aznavour, auquel s'ajoutera une batterie diaboliquement magnifique qui fait penser à Avant que l'ombre... et Si j'avais au moins... : ça sent le final à plein nez ! De même que Nuit d'hiver, sorte d'extended remix club de Chloé (assez réussi, même si les chœurs sont un copier-coller des refrains de Hey ! Amigo !, chanson créée pour Alizée en 2003) vingt-cinq ans après, sent l'intro de concert à plein nez ! La demi-balade qui reste, c'est A-t-on jamais, un titre qui ne ressemble guère au reste de la discographie de la chanteuse. Des envolées d' « alléluia » dans des refrains puissants, des chœurs de toute beauté que vient malheureusement gâcher une fin trop courte et frustrante.


mylene

photographie de Nathalie Delépine

 

Du bon et du mauvais, que je vais tenter de résumer plus clairement :

- Laurent Boutonnat tente de se renouveler musicalement mais a un peu de mal à entrer dans la modernité. Le résultat est parfois cruellement daté.

- Mylène Farmer a perdu sa plume renversante de beauté. Où sont passés les textes de Je t'aime mélancolie, Je te rends ton amour, Fuck them all, Avant que l'ombre...? Textes cheap sont au programme dans Monkey Me.

- Depuis l'album Bleu noir où sa voix a été mieux mise en avant par Moby et Archive, la chanteuse semble vouloir poursuivre l'expérience. On l'entend mieux, on la comprend mieux, ça ne fait pas de mal (même s'il y a toujours quelques passages où j'ai eu besoin des paroles pour la comprendre).

- Les mélodies sont accrocheuses, comme d'accoutumée, malgré l'absence de gros tubes. Et il y a de l'originalité au niveau des mélodies (A-t-on jamais,À force de, J'ai essayé de vivre...). Excepté le ridicule Love Dance et le banal Monkey Me.

- Un point qu'il ne me semble pas avoir évoqué : le cas Henry Neu. Le designer attitré de la star est toujours là, pour notre plus grand malheur. Qu'est-ce que c'est que cette pochette du single À l'ombre ? Ces textes pas dans l'ordre, ces fautes, ces doubles espaces, dans le livret ? Du travail d'amateur.

 

Au final, je pense que Monkey Me aurait pu être un excellent album, faisant la part belle à la dance et à la pop, mais il souffre de deux problèmes majeurs qui l'en empêchent : les arrangements et les textes. En tout cas, ça ne semble pas gêner la grande majorité des fans, qui adorent et placent même le banal Monkey Me en tête de leurs chansons préférées de ce neuvième album studio. Je pense qu'il prendra une ampleur plus importante sur scène, à condition que de bons choix soient faits pour la setlist. Quatre étoiles sur cinq parc que, quand même, ça fait du bien d'entendre de nouvelles chansons de Mylène Farmer et que les points positifs ont tendance à primer sur ceux négatifs chez quelqu'un qu'on aime.

Si vous voulez vous faire une idée et vérifier que Mylène Farmer est toujours au top (ou presque), écoutez en priorité Tu ne le dis pas, A-t-on jamais et Je te dis tout.

Et n'hésitez pas à partager votre opinion !


 

 

 

 

 

 

Si c'est sur scène que vous souhaitez vous faire une idée, voici les dates de la tournée Timeless 2013 :

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 2 commentaires
Mardi 27 novembre 2012 2 27 /11 /Nov /2012 11:42

 

 

12.JPG

 

Après un concert de Gossip assez génial et quelques nouveautés disques sans articles, je me remets à écrire sur la musique. Et c'est le concert des Cranberries avant-hier au Zénith de Paris qui en est l'occasion.

 

Le groupe mythique des années 90 s'était reformé en 2010 pour une tournée mondiale et cette année, les voilà de retour avec un sixième album, Roses (article ici), pas vraiment à la hauteur de leur réputation et de leurs précédentes productions. Nouvelle tournée, dont plusieurs passages en France pour le plus grand plaisir des anciens et plus récents fans du groupe irlandais.

 

Les tout aussi irlandais Kodaline se produisaient en première partie et je dois dire que c'était vraiment pas mal ! Du pop-rock qui m'a fait penser au groupe Ponderosa (article ici) dont j'ai fait l'éloge il n'y a pas longtemps sur le blog. À la différence que si les Irlandais se sont montrés super bons sur scène et très moyen en studio (un EP de quatre titres est dispo depuis septembre), Ponderosa m'a ébloui dès l'album (à voir sur scène) !

 

20h pile, les musiciens arrivent sur scène, têtes baissées, sans un regard et la chanteuse, Dolorès, fait son apparition, blonde platine, sur Analyse. Les bons titres s'enchainent vitesse grand V : Animal Instinct, Just my imagination, When you're gone, Linger, Free to decide. J'étais servi ! Le problème, c'est que l'ambiance n'était pas géniale. Aucun signe de vie des musiciens et voilà que la chanteuse marche sur scène, chantant un bras sur le ventre, sans un sourire, trouvant même le moyen de chanter, micro sur pied, les bras croisés. Le genre foutage de gueule, vous voyez ? « Ça me fait chier d'être là ce soir alors si vous croyez que je vais faire un effort, vous pouvez vous fourrer le doigt dans l'œil. »  Ça s'annonçait bien, surtout avec les quelques titres un peu plats qui ont suivi.

 

  4    6-copie-2.JPG

 

Heureusement qu'au milieu du concert, Dolorès commence à se déchainer et que ça repart avec Desperate Andy et I can't be with you. Puis la blonde s'éclipse un instant, histoire de se reposer après des gesticulations incompréhensibles et de revêtir une robe noire à froufrous ainsi qu'une veste à paillettes digne de Grand-Mère Yeta, le temps pour le reste de la bande de dénaturer le titre Shattered en le jouant en instru pop-rock sans les cordes qui faisaient toute sa beauté.

La fin du concert s'annonce électrique. Quelques jolis jeux de lumières sont à noter. Et lorsque résonnent les premières notes de Show me the way, mon titre préféré du dernier album Roses, je suis en transe, et je le reste car suivent Ridiculous thoughts, Salvation et Zombie qui met le public en délire. Tout le monde chante, tape des mains, saute, danse, c'est sur ces quelques titres que l'ambiance est à son comble dans la salle.

C'est là que le groupe quitte la scène pour un rappel de quatre morceaux. Dolorès en profite pour se changer une seconde fois, arborant une élégante robe de soirée noire qui laisse apparaître ses tatouages. Elle entonne Roses, en hommage à son père, You and me, Electric Blue et enfin, Dreams.

 

Après 1h45 de live, les membres du groupe quittent la scène presque comme ils sont arrivés. Dolorès a dit quelques mots de français pendant le concert et a rattrapé son attitude nonchalante sur la deuxième moitié. Sa voix est toujours aussi particulière et entrainante, mais manquait un peu de puissance. Histoire qu'on l'entende au moins autant que les instruments. Malgré ça et les quatre ou cinq morceaux qui m'ont un peu ennuyé, c'était un très bon concert. Si je dois comparer au dernier que j'ai fait, dans la même salle en plus, Gossip, je dirai que niveau ambiance, énergie de la chanteuse et présence sur scène, Dolorès O'Riordan peut aller prendre des cours chez Beth Ditto, mais les morceaux des Cranberries sont juste énormes !

Alors, voilà, quelques déceptions, mais quand même un super concert !

 

19.JPG

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 octobre 2012 1 15 /10 /Oct /2012 16:16

  WAOUH !

 

7

 

Après le monumental Night Work dont le concert en France avait été annulé « faute de moyens », les déjantés Scissor Sisters publiaient leur quatrième album, Magic Hour, au printemps. Nettement moins bon que les précédents, il contenait cependant quelques pépites : Self Control, Best in me, Somewhere (trois titres malheureusement pas joués sur scène), ainsi que Baby come home, Only the horses ou Year of living dangerously.

Leur tournée 2012 passait hier par le Trianon, et j'y étais.

 

Arrivés à 18h, derrière une soixantaine de personnes. Ouverture des portes à 19h. Pas de bousculade, ça fait plaisir. Magnifique salle de théâtre pouvant accueillir jusque 1000 personnes, ça fait plaisir aussi (le Stade de France, j'en peux plus !), d'autant qu'on était au deuxième rang. Derrière, il faut le dire, deux soeurs complètement folles qui sautaient (en talons, pour celle juste devant moi, qui m'a d'ailleurs écrasé les pieds trois fois) dans tous les sens, balançant les bras à s'en déboiter les épaules, hurlant à la mort et remuant la tête (cheveux lâchés) comme des groupies de Claude François ou Justin Bieber !

19h50 à peu près commence la première partie, un DJ qui ne se présente pas, ni ne dis bonjour, et mixe de la house chic qui finit vite par lasser. Faut dire qu'il a joué 50 minutes quasiment le même morceau...

 

16


20h40, lorsqu'on lui fait signe d'arrêter, on se dit que le concert prévu à 20h va enfin commencer ! Mais non, il faudra attendre jusqu'à 21h20 pour voir arriver un à un les membres du groupe et leurs musiciens. Deux choristes, un batteur et un gars aux claviers s'ajoutent à Jake Shears, Ana Matronic, Babydaddy et Del Marquis.

Quelques effets et vidéos sur le fond de la scène, mais sinon c'est l'énergie débordante des deux chanteurs qui fera tout le show. Les titres s'enchainent à vitesse grand V, entre morceaux du dernier albums (les tubes Baby come home et Only the horses, l'affreux Let's have a kiki qui a pourtant fait danser toute la salle, les magnifiques Inevitable et Year of living dangerously) ainsi que des titres plus anciens.

Ce fut par exemple un plaisir de pouvoir chanter Any which way, qui ouvrait les festivités, Running out (le titre qui a, j'ai l'impression, le plus mis le feu au public, avec Let's have a kiki), Take your Mama, et les terribles Kiss you off, Fire with fire, Invisible lights et I don't feel like dancing !

Niveau playlist, je finirai juste en disant ma déception de ne pas avoir eu Self control, Best in me et Somewhere, trois de mes morceaux préférés de Magic Hour, et ma joie d'avoir eu Fire with fire, chanson rajoutée pour Paris !

 

21

 

Jake et Ana ont mis le feu au Trianon pendant 1h25, un quart d'heure de rab n'aurait pas été de refus, mais quel pied ils ont l'air de prendre sur scène ! Et quel pied on prend aussi ! Ils chantent, ils causent, ils dansent, ils sautent, ils s'amusent, il se déshabille, ils rient, ils mettent l'ambiance, et ils puent le sexe autant l'un que l'autre. Il y a une vraie présence scénique, les voix sont impeccables, dans les graves aussi bien que dans les aiguës, même si un peu noyées dans l'effervescence d'instruments sur certains titres. C'est explosif, vivant, jouissif même !

 

Après une heure d'attente dans le froid, une heure d'un DJ un peu relou, les excentriques Scissor Sisters ont allumé la salle bien comme il faut pendant une heure et demi, et ce fut un pur kiff que d'assister enfin à un de leurs concerts ! I feel like dancin' !

 

 

25.JPG

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de musique
DONNEZ VOTRE AVIS ! - Voir les 0 commentaires

Présentation

Le Méritoire

° attention danger ! ne pas approcher !

* à laisser en boutique sans regret

** à emprunter ou acheter d'occasion
*** à acheter et lire avec plaisir

**** à acheter, lire, prêter et relire

***** attention chef d'oeuvre ! à acheter, lire, offrir, relire et noter dans son testament !

à venir...

- Si tout n'a pas péri avec mon innocence, Emmanuelle Bayamack-Tam (rentrée POL)

- La vie et les agissements d'Ilie Cazane, Razvan Radulescu (Zulma)

- Sweet Sixteen, Annelise Heurtier (Casterman Jeunesse)

- Le peintre d'évantails, Hubert Haddad (rentrée Zulma)

 

- Hurts, Exile (Sony)


... à suivre ...

 

Inscrivez-vous à la newsletter pour être au courant des parutions !

article à (re)découvrir !

belles dans la jungle

 

Ne vous fiez pas à la couverture, et cliquez pour découvrir un roman ado au caractère bien trempé et terriblement jouissif !

Recherche

Pour passer le temps...

C'est la gêne (le blog des connards : culture, société, politique)

Mylène.net (Site de référence)

Abomin'Addict (le blog culturel sur l'horreur)

Catherine Foyot (photographe)

Pascal Fioretto (le site très officiel du pasticheur)

Fabien Lazzaret (graphiste)

Analyses sur l'Espagne d'aujourd'hui

EditoWorld (tout savoir sur le monde du livre)

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés