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Attentats à la Culture

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 14:17

 

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Vous qui lisez au moins un blog culturel, vous devez connaître la situation de la chaîne Virgin Megastore : chute vertigineuse du chiffre d'affaires depuis quelques années, fermetures de magasins, dépôt de bilan en janvier après une année à -30%, période de redressement puis de cession, attente de repreneurs (seuls quatre se sont manifestés durant la première période de cession dont les charognards de Rougier & Plée qui proposent 1,2 millions d'euros pour récupérer 11 magasins, le mobilier, les caisses et 17 millions d'euros de marchandises, alors que pour le seul magasin de Lyon, le repreneur potentiel a mis 2 millions sur la table), soldes lundi-mardi-mercredi, et fermeture imminente de l'ensemble de la chaîne avant l'été.

 

Si j'écris cet article, c'est parce que je travaille à Virgin. Depuis trois ans et demi par intermittence à Bordeaux et Mérignac, depuis un an sur les Champs Élysées. J'ai vécu la lente agonie de l'entreprise et du vaisseau amiral, un magasin de plusieurs milliers de mètres carré qui a ouvert ses portes il y a 25 ans, en 1988, en même temps que moi. Un magasin connu dans le monde entier, celui où les artistes se pressent pour dédicacer, celui où les médias viennent filmer leurs reportages, celui où le public a toujours répondu présent, celui où les touristes se rendent lorsqu'ils viennent à Paris, celui qui représente le mieux la culture en France.

J'ai vécu, avec mes collègues, la lente agonie de ce magasin mythique, célèbre pour son immense porte de banque ronde, pour on bâtiment majestueux, pour son choix pléthorique, pour ses vendeurs passionnés et plus que calés. J'ai vécu la lente agonie de sa librairie puisque je suis libraire. J'ai vécu la désertion de la clientèle, les baisses de chiffres hallucinantes, j'ai vécu les connards de clients qui ne savent pas se tenir en société.

 

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Mais je ne pensais pas vivre ça. Les soldes pour vider le stock. -50% sur tout le magasin (hors librairie), et -60% pour les porteurs de la carte de fidélité. Forcément, ça attire. Nous ne sommes pas dupes, nous savions que ça attirerait du monde. Nous aurions certainement fait de même à leur place.

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est l'attitude hallucinante de ces gens-là. De vrais charognards. Faisant la queue deux heures avant l'ouverture, poussant les portes pour rentrer avant, les défonçant parfois même, courant, se bousculant, montant les marches quatre à quatre dans le grand escalier de marbre pour atteindre le rayon multimédia au premier étage, cherchant, fouillant, presque arrachant des mains, revendant dans la file des caisses ou devant le magasin un Ipad à 700€ acheté 350, voir 280 avec la carte de fidélité, un ordinateur, une PS3, un casque pour MP3. Regardez la vidéo pour avoir une idée de l'entrée en fanfare des charognards, en nombre.

 


 

J'ai vu tout ça. J'ai vu aussi les gens saccageant les rayons à la recherche d'un produit, prenant par défaut ce qui leur tombait sous la main avant que quelqu'un ne leur passe encore devant.

J'ai vu les gens fouiller sauvagement les bacs de papeterie (que nous étions en train de trier après avoir fait le tour du magasin pour récupérer tout ce que les gens jetaient un eu partout) et mettre tout et n'importe quoi dans leurs paniers déjà remplis.

J'ai vu les gens hurler, insulter des vendeurs parce qu'ils ne trouvaient pas ce qu'ils voulaient, des caissières parce qu'elles n'allaient pas assez vite après des heures de caisse insupportables ou parce qu'elles allaient aux toilettes.

J'ai vu les gens faire la queue pendant deux heures, faire un scandale parce qu'on leur avait compter huit cahiers au lieu de six et refaire la queue pour se faire rembourser un ou deux euros.

J'ai vu des gens partir avec les bacs du magasin pour porter leur trésor.

J'ai vu les montagnes de ce que les gens avaient finalement laissé en caisse. Preuve qu'ils prenaient vraiment n'importe quoi avant de faire leur choix en caisse.

J'ai vu le carnage dans les rayons. La troisième guerre mondiale. Je râle quand les gens laissent mon rayon sens dessus dessous et que je dois tout ranger à minuit moins le quart, mais ce n'était rien. Une poussière à côté de ces trois jours d'enfer. Et encore, à part lorsque nous aidions les collègues d'autres rayons, nous étions relativement protégés du carnage au sous-sol du magasin, en librairie.

J'ai vu des collègues en larmes, exténués.

 

J'ai vu la nature humaine sous un autre jour, de l'intérieur. Et je peux vous dire qu'en plus de la peine ressentie pour l'état du magasin et sa fermeture, j'ai eu de la peine pour nous, pauvres humains. Après une semaine de vacances en Grèce, je me suis dit que les Français étaient vraiment des crevards. Et je ne parle même pas des commentaires que j'ai lus sur le net, comme quoi on l'a bien mérité.

 

 

 

Vous pouvez lire l'excellente chronique d'Antoine Michel sur Rue89.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 20:38

ATTENTION ! NOUVEL ATTENTAT A LA CULTURE !

 

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"Dresser un bilan de la journée d'hier me demande un

réel courage, tant j'ai peur en écrivant de mettre au

jour des choses peut-être terribles qui feraient mieux

de rester au vague dans mon cerveau.

J'ai envie de faire n'importe quoi pour me sortir ne

serait-ce que quelques heures de ce trou où j'étouffe." page 18

 

"Je tenais des propos concernant les teckels,

A l'époque

Je voulais établir quelque chose d'univoque

(Un nouveau paradigme, un projet essentiel)." page 29

   

"Tu te cherches un sexfriend,

Vieille cougar fatiguée

You're approaching the end,

Vieil oiseau mazouté." page 44

 

"Tu te crois séduisante

Avec ta jupe en skaï

Et tu fais la méchante

Comme dans une pub Kookaï." page 45

 

"J'ai peur des autres. Je ne suis pas aimé." page 25

Ah ben au moins, il est lucide.

 

 

Finalement, Michel Houellebecq est à la poésie ce que les One Direction sont au rock et Marc Lévy à la littérature.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 14:40

 

VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE JAMBON ?!

 

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Non contente de nous avoir raconté l'inceste, le viol, le Brésil, l'amour avec Doc et autres petits bonheurs de la vie, Christine Angot remet le couvert cette année. Cette fois, pas de changement d'éditeur (il faut dire qu'elle les a déjà presque tous faits), Flammarion la garde pour un deuxième livre consécutif. C'est qu'ils n'ont pas peur, chez Flammarion. Bernard Comment, au Seuil, avait risqué sa place après l'échec cuisant du Marché des amants (25 000 exemplaires vendus pour un premier tirage de 50 000 et 240 000 € pour la faire venir chez eux).

 

Sa nouvelle production, Une semaine de vacances, se compose de 130 pages sans doute imprimées chez À Vu d'oeil (éditeur de livres à gros caractères pour personnes mal-voyantes), à raison d'une vingtaine de lignes de huit mots par page, cernées de marges plus larges que le texte. Le tout pour la modique somme de 14 €.

 

Oui, d'accord, me direz-vous, mais pour lire quoi ?! Et bien pour lire L'inceste, son plus gros succès, publié en 1999. voilà la meilleure recette d'Angot : se réécrire. Sauf qu'elle est désormais capable de faire des phrases. Des vraies. Sans trop de répétitions. Comme ça. Ça.

Elle raconte comment son père lui a fait manger une tranche de jambon enroulée autour de sa b***. Affligeant. Écrire, publier, lire un roman de Christine Angot est une offense à la littérature. Non pas que je suis sans cœur , elle s'est tout de même faite violer par son père...

Quoi que, avec la tronche qu'elle a, on peut se demander si ce n'est pas juste un moyen de vendre... Je suis ignoble ? Oui, peut-être. Certainement, même. Mais je ne la supporte plus. Angot, c'est un peu comme une flaque de vomi sur votre chemin, un peu comme un vieux qui se racle la gorge, la trachée, les intestins pendant trente secondes avant de cracher un immonde mollard à vos pieds, un peu comme une tranche de jambon cuit enroulée autour du sexe de votre père. C'est quelque chose qui me dégoûte. Alors, oui, je suis ignoble, mais finalement pas plus qu'elle.

Cet article aussi, d'ailleurs, est ignoble, ne croyez pas que je dirai ne serait-ce qu'une chose gentille au sujet d'Angot. Ne poussez pas non plus le bouchon trop loin en vous demandant si j'ai lu Une semaine de vacances. Je vous arrête tout de suite : je n'ai pas dépassé la troisième page. Je m'étais déjà farci plusieurs pages de Léonore, toujours, faut pas déconner non plus.

 

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« Ils refusent mon quatrième roman, Interview. Je repars à la recherche d'un éditeur. Léonore, toujours (vous vous souvenez, son précédent roman déjà bien dégueulasse où elle parle de sa fille, « Léonore ? C'était devenu de la merde, comme la littérature. Mon amour comme une bite dressée. »), les avait choqués (mais putain, tu m'étonnes !). Le rapport de lecture dit que je suis dangereuse pour mon entourage. »

 

Voilà, c'est ça, merci Gallimard ! En plus d'être immonde, elle est dangereuse. Et pas seulement pour son entourage, mais aussi pour les lecteurs et pour la littérature. Lire innocemment un roman d'Angot en pensant qu'il s'agit de littérature, c'est dangereux pour les vrais écrivains.

Benjamin Berton, critique littéraire, écrivait sur Fluctuat.net que Le marché des amants était son meilleur livre, mais aussi le livre « le plus ridicule que vous pourrez jamais lire si vous aimez, disons, la littérature d'ambition ».

 

Bref, vous l'aurez compris, Angot est la personne écrivant des livres (non, désolé, mais « écrivain », ni même « auteur », je peux pas...) que je déteste le plus, devant Houellebecq et Lévy (Lévy, il s'est tapé Mylène Farmer, et ça, je peux pas lui pardonner). Pas seulement pour sa gueule et son personnage de débile profonde (quiconque l'a déjà vue en vrai comprendra que cette expression n'est pas seulement une représentation exagérée de mes sentiments à son égard, mais la pure vérité), mais aussi pour ses livres, véritables crimes contre l'humanité et la littérature, avec lesquels elle abuse régulièrement des milliers de lecteurs.

Alors, ne vous faites pas avoir, ne reprenez pas de jambon. Lisez. De la littérature. De la vraie. Vraie littérature.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:36

Puisque travailler m'empêche de garnir régulièrement ce blog, je vais profiter d'un message reçu pour revenir aux cours de français qui me faisaient peur et m'ont dissuadé de devenir professeur de français : le commentaire de texte.

Pourquoi ? Parce que sur un blog ami, je lisais il n'y a pas si longtemps un article un peu fâché à propos des auteurs et éditeurs qui envoient des mails pour promouvoir leurs livres. Le problème n'est pas qu'ils le fassent, mais la façon de procéder. Voici donc le dernier en date :

 

 

Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: culturez-vous.over-blog.com

"Livre " les corps indécents "
Raybaut
Aimer à perdre la raison d'une jeune ballerine d'origine Russe, vivant en France, confrontée aux problèmes de notre société :

- Immigration-invasion et ses conséquences désastreuses pour la France et pour l'Europe (insécurité dans les villes et les transports, violences urbaines de plus en plus fréquentes, trafics de drogues, banlieues poudrières etc.)

- Moralisation indispensable de la vie publique (une vraie démocratie se doit d'écarter et de punir sans complaisance les édiles-voyous )

- Peine de mort à l'encontre des assassins-tortionnaires d'enfants et les terroristes.

Des milliers de consultations internet pour cet ouvrage !! - Coup de coeurs des lecteurs de la bibliothèque municipale de Chirens. Plusieurs articles de Presse élogieux !"

 

 

Livre " les corps indécents "
Raybaut

Aimer à perdre la raison...

D'abord, bonjour ! Qu'est-ce qui fait que, de moins en moins, l'expression "bonjour" soit utilisée ?

Ensuite, "Livre les corps indécents / Raybaut", sans majuscules, sans italique, qui est Raybaut ? quel est l'éditeur ?

 

Aimer à perdre la raison d'une jeune ballerine d'origine Russe

Les cours de français ont beau être loin désormais, je pense tout de même que cette phrase a un problème. Qui aime ? qui perd la raion ? la raison de qui (puisque "perdre la raison D'une jeune ballerine...") ?

 

- Immigration-invasion et ses conséquences désastreuses pour la France et pour l'Europe (insécurité dans les villes et les transports, violences urbaines de plus en plus fréquentes, trafics de drogues, banlieues poudrières etc.)

En quoi cette jeune ballerine mérite deux points avant cette phrase, ce qui signifie qu'elle en est la cause, ou que la phrase en question est la conséquence de la jeune ballerine (ce qui revient quasiment au même) ?

 

- Moralisation indispensable de la vie publique (une vraie démocratie se doit d'écarter et de punir sans complaisance les édiles-voyous )
- Peine de mort à l'encontre des assassins-tortionnaires d'enfants et les terroristes.

Sans vouloir rentrer dans des considérations sociales et politiques, si la peine de mort est authorisée pour les assassins et tortionnaires d'enfants, ainsi que pour les terroristes, pourquoi pas étendre la peine pour les violeurs, pour les tueurs en séries, etc. etc. J'avoue que la peine de mort peut avoir du bon, mais on ne peut pas choisir un domaine dont on parle dans un roman présenté tel un documentaire socio-politique et balancer la sauce ainsi...

 

La présentaion s'ouvre sur l'histoire d'une danseuse russe et devient vite un pamphlet politique visant à faire renaître la peine de mort. Ne peut-on pas se permettre, lorsqu'on publie un roman, de le résumer correctement avant d'en faire un argumentaire travaillé, et non pas balancé comme un vilgaire chiffon ?

 

Des milliers de consultations internet pour cet ouvrage !! - Coup de coeurs des lecteurs de la bibliothèque municipale de Chirens. Plusieurs articles de Presse élogieux !

Des milliers de consultations internet pour un coup de coeur de la bibliothèque de Chirens ? N'est-ce pas légèrement paradoxal ?! Quel ouvrage inconnu au bataillon dont on ne sait pas même s'il a un éditeur et coup de coeur de la bibliothèque d'une ville de 1966 habitants (chiffres 2007) perdue au fin fond du canton de Voiron peut se targuer d'avoir des milliers de consultations internet sur un site qui n'est même pas donné dans l'argumentaire ?? J'ai eu beau chercher sur le site de la bibliothèque de Chirens, sur le blog de leurs coups de coeur, je n'y ai pas trouvé Les Corps indécents.

Puis, lorsque j'ai recherché ces articles élogieux, je suis tombé sur celui-ci (ici) ; l'auteur du livre en fut tellement mécontent qu'il se pressa de pondre avec animosité une tirade de plusieurs pages.

 

Et puis, pas de merci de votre temps, pas d'au revoir, pas de mot personnalisé, pas de "si vous êtes intéressé, je peux vous envoyer un service de presse et vous pourrez en parler", rien.

 

 

Alors, à l'avenir, je n'aimerais recevoir de la pub que pour des bons livres publiés par des auteurs polis et respectueux du travail d'un bloggueur. Est-ce si compliqué ?!

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 11:37

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Alors qu'elle pollue la littérature française et le catalogue de multiples éditeurs de qualité depuis beaucoup trop d'années, Christine Angot n'est pas prête de s'arrêter.

 

Après avoir changé d'éditeur (s'être fait virer ?) x fois (l'Arpenteur, Stock, Fayard, Flammarion et le Seuil), elle revient chez Flammarion pour la publication des Petits le 5 janvier 2011, un roman sur un couple en crise.

 

Rappelons qu'en 2008, elle publiait Le marché des amants narrant sa relation amoureuse avec Doc Gyneco au Seuil, refusé par Jean-Marie Laclavetine pour Gallimard (quelle idée a eu la Grande Prêtresse du Navet Autofictionnel d'envoyer à l'éditeur de Jean-Baptiste Del Amo et Jean-Pierre Ohl, infiniment plus indispensables à la littérature qu'elle, un manuscrit ne réunissant pas même le minimum syndical de qualité nécessaire aux lecteurs de Marc Lévy), après un transfert houleux qui n'a finalement rien rapporté au monde des lettres, sinon une place éjectable à son éditeur du Seuil, Bernard Comment, qui n'a pas vendu la moitié du tirage initial de 50 000 exemplaires.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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La chaine Virgin Megastore vient de mourir en France aussi.

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