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Retour de vacances

Publié le par Sébastien Almira

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Après des petites vacances au soleil salvatrices, me voici de retour sur le blog, entre la grisaille parisienne et quelques éclaircies littéraires.

 

Dans les prochains articles, vous découvrirez notamment mon premier coup de coeur de la rentrée adulte (Cécile Coulon, Le rire du grand blessé, chez Viviane Hamy), ainsi qu'un nouveau coup de coeur de la rentrée jeunesse (David Lévithan, A comme Aujourd'hui, chez Les Grandes Personnes).

Je vous parlerai un peu de cinéma aussi, mai je ne vous ferai pas de chronique sur le nouvel album de Cher, ce serait un peu kitsh (comme l'album, qui est néanmoins terriblement efficace et qui rappelle pas mal de souvenirs !).

 

 

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Les Prix Littéraire 2013

Publié le par Sébastien Almira

Mises à jour régulièrement, comme les années précédentes, voici les premières sélections des prix littéraires 2013.

Chaque mise à jour sera notifiée, les titres retenus pour les deuxième sélections seront mis en gras et ceux pour les sélections finales en rouge.

On notera le coup de maître de Pierre Lemaître, présent dans cinq sélections pour le moment (Goncourt, Fémina, Renaudot, Interallié et Jean Giono) avec Au revoir, là-haut chez Albin Michel, de Yann Moix dans quatre sélections (Goncourt, Médicis, Renaudot, Décembre) avec sa Naissance en 1,3 Kg chez Grasset et celui, incompréhensible, de Karine Tuil présente dans trois sélections (Goncourt, Fémina, Interallié) avec son Invention de la vie chez Grasset.

Pas beaucoup de livres lus dans ces sélections exceptés celui de Karine Tuil (article ici), La transcendante de Patricia Reznikov (article ici), Parce que tu me plais de Fabien Prade (article ici), Haute époque de Jean-Yves Lacroix (article ici) et l'excellent Pornographia de Jean-Baptiste Del Amo (article ici).

 

Première sélection

Deuxième sélection

Troisième sélection

Lauréat

 

MAJ 02/10/13 :

- Jean-Baptiste Del Amo remporte le Prix Sade avec Pornographia (Gallimard)

- 2e sélection du prix Goncourt (en gras)

- 2e sélection du prix Médicis

- 1e sélection du Grand prix du roman de l'Académie Française

- 1e sélection du prix du premier roman

MAJ 05/10/13 :

- 2e sélection du prix Fémina

MAJ 09/10/13 :

- 2e sélection du prix Renaudot

- 2e sélection du prix Jean Giono

- 2e sélection du prix de Flore

- 1e sélection du prix des Libraires 2014

MAJ 10/10/13 :

- Alice Munro remporte le prix Nobel de littérature

- Au revoir là-haut de Pierre Lemaître (Albin Michel) élu roman français de la rentrée préféré des libraires

- Canada de Richard Ford (L'Olivier) élu roman étranger de la rentrée préféré des libraires

MAJ 11/10/13 :

- 2e sélection de l'Académie française

MAJ 19/10/13 :

- Pierre Jourde remporte le Prix Jean Giono avec La première pierre (Gallimard)

MAJ 25/10/13 :

- Dernière sélection du prix Décembre

- 2e sélection du prix Interallié

- Christophe Ono-Dit-Biot remporte le Grand prix du roman de l'Académie Française avec Plonger chez Gallimard

MAJ 02/11/2013 :

- Dernière sélection du prix Goncourt

MAJ 04/11/2013 :

- Pierre Lemaître remporte le prix Goncourt avec Au-revoit là-haut chez Albin Michel

- Yann Moix remporte le prix Renaudot avec Naissance chez Grasset

MAJ 12/11/2013 :

- Maël Renouard remporte le prix Décembre avec La réforme de l'Opéra de Pékin chez Rivages

- Olivier Lebé remporte le prix du Premier Roman français avec Repule Bay chez La Grand Ourse

- Patric McGuiness remporte le prix du Premier Roman étranger avec Les cent derniers jours chez Gallimard

- Monica Sabolo remporte le prix de Flore avec Tout ça n'a rien à voir avec moi chez Lattès

- Marcel Cohen remporte le prix Wepler / Fondation La Poste avec Sur la scène intérieure. Faits chez Gallimard, tandis que Philippe Rahmy se voit attribuer la mention spéciale pour Béton armé à La Table Ronde

- 2e sélection du prix des Libraires

- Léonora Miano remporte le prix Fémina français avec La saison de l'ombre chez Grasset

- Richard Ford remporte le prix Fémina étranger avec Canada chez L'Olivier

Déjà cinq prix remportés par Gallimard et deux par Grasset...

MAJ 17/11/2013 :

- Marie Dariessecq remporte le prix Médicis français avec Il faut beaucoup aimer les hommes chez POL
- Toine Heijmans remporte le prix Médicis étranger avec En mer chez Christian Bourgois

- Christophe Ono-dit-Biot remporte le prix Renaudot des lycéens avec Plonger chez Gallimard

- Sorj Chalandon remporte le prix Goncourt des lycéens avec Le quatrième mur chez Grasset

MAJ 23/11/2013 :

- Nelly Alard remporte le prix Interallié avec Moment d'un couple chez Gallimard

MAJ 01/12/2013 :

- sélection du prix du Roman France Télévision


 

 

Prix Goncourt

Décerné à Pierre Lemaître pour Au revoir là-haut chez Albin Michel

Prix Goncourt des Lycéens : Sorj Chalandon pour Le quatrième mur chez Grasset

Jean-Daniel Baltassat, Le divan de Staline (Seuil)
David Bosc, La claire fontaine (Verdier)
Sorj Chalandon, Le quatrième mur (Grasset)
Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes (POL)
Sylvie Germain, Petites scènes capitales (Albin Michel)
Pierre Jourde, La première pierre (Gallimard)
Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (Albin-Michel)
Yann Moix, Naissance (Grasset)
Boris Razon, Palladium (Stock)
Thomas B Reverdy, Les Evaporés (Flammarion)
Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)
Chantal Thomas, L’échange des princesses (Seuil)
Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)
Karine Tuil, L’invention de nos vies (Grasset)
Frédéric Verger, Arden (Gallimard)

 

Grand Prix du Roman de l'Académie Française

décerné à Christophe Ono-Dit-Biot pour Plonger chez Gallimard

Moment d’un couple, de Nelly Alard (Gallimard)

Le Pavillon des écrivains, de Claude Durand (de Fallois)

Petites Scènes capitales, de Sylvie Germain (Albin Michel)

Au revoir là-haut, de Pierre Lemaitre (Albin Michel)

La Route du salut, d’Étienne de Montety (Gallimard)

Apollinaria, de Capucine Motte (Lattès)

Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot (Gallimard)

Les Évaporés, de Thomas B. Reverdy (Flammarion)

Le Cas Eduard Einstein, de Laurent Seksik (Flammarion)

 

Prix Fémina français

Décerné à Léonora Miano pour La saison de l'ombre chez Grasset

Laura Alcoba, Le bleu des abeilles (Gallimard)
Tristan Garcia, Faber. Le Destructeur (Gallimard)
Brigitte Giraud, Avoir un corps (Stock)
Mikaël Hirsch, Avec les hommes (Intervalles)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Charif Majdalani, Le dernier seigneur de Marsad (Seuil)
Leonora Miano, La saison de l'ombre (Grasset)
Céline Minard, Faillir être flingué (Rivages)
Véronique Ovaldé, La grâce des brigands (L'Olivier)

Eric Pessan, Muette (Albin Michel)
Olivier Poivre d'Arvor, Le jour où j'ai rencontré ma fille (Grasset)
Patricia Reznikov, La transcendante (Albin Michel)
Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)
Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)
Karine Tuil, L'invention de nos vies (Grasset)

+ Boris Razon, Palladium (Stock)

+ Philippe Vasset, La conjuration (Fayard)

 

Prix Fémina étranger

Décerné à Richard Ford pour Canada (L'Olivier)

Martin Amis, Lionel Asbo (Gallimard) - Grande-Bretagne
Nadeem Aslam, Le jardin de l'aveugle (Seuil) - Grande-Bretagne/Pakistan
Jaume Cabré, Confiteor (Actes Sud) - Espagne
Junot Diaz, Guide du looser amoureux (Plon) - Etats-Unis
Louise Erdrich, Dans le silence du vent (Albin Michel) - Etats-Unis
Richard Ford, Canada (L'Olivier) - Etats-Unis
Alan Hollinghurst, L'enfant de l'étranger (Albin Michel) - Grande-Bretagne
Eun Ja Kang, L'étrangère (Seuil) - Corée du Sud
Laura Kasischke, Esprit d'hiver (Bourgois) - Etats-Unis
Colum McCann, Transatlantic (Belfond) - Irlande
Patrick McGuinness, Les cent derniers jours (Grasset) - Grande-Bretagne
Anouk Markovits, Je suis interdite (Lattès) - Etats-Unis
Melania Mazzucco, La longue attente de l'ange (Flammarion) - Italie
Sarah Quigley, La symphonie de Leningrad (Mercure de France) - Nouvelle-Zélande

 

Prix Médicis français

Décerné à Marie Darieussecq pour Il faut beaucoup aimer les hommes chez POL

Laura Alcoba, Le bleu des abeilles (Gallimard)
Metin Arditi, La Confrérie des moines volants (Grasset)
Roland Buti, Le milieu de l'horizon (Zoé)
Thomas Clerc, Intérieur (Gallimard)
Delphine Coulin, Voir du pays (Grasset)
Marie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes (POL)
Tristan Garcia, Faber. Le Destructeur (Gallimard)
Cloé Korman, Les saisons de Louveplaine (Seuil)
Charif Majdalani, Le dernier seigneur de Marsad (Seuil)
Céline Minard, Faillir être flinguée (Rivages)
Yann Moix, Naissance (Grasset)
Philippe Vasset, La conjuration (Fayard)
Frédéric Verger, Arden (Gallimard)

 

Prix Médicis étranger

Décerné à Toine Heijmans pour En mer chez Christian Bourgois

Jaume Cabré, Confiteor (Actes Sud, traduit du catalan par Edmond Raillard).
Joan Didion, Le Bleu de la nuit (Grasset, traduit de l'anglais (USA) par Pierre Demarty)
Toine Heijmans, En mer (Christian Bourgois, traduit du néerlandais par Danielle Losman)
Allan Hollingshurst, L'enfant de l'étranger (Albin Michel, traduit de l'anglais (GB) par Bernard Turle)
Laura Kasischke, Esprit d'hiver (Christian Bourgois, traduit de l'anglais (USA) par Aurélie Tronchet)
Rosa Liksom, Compartiment nº 6 (Gallimard, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail)
Marco Lodoli, Les promesses (POL, traduit de l'italien par Louise Boudonnat)
Javier Marìas, Comme les amours (Gallimard, traduit de l'espagnol par Anne-Marie Geninet)
Patrick McGuinness, Les derniers cent jours (Grasset, traduit de l'anglais (GB) par Karine Lalechère)
Joyce Carol Oates, Mudwoman (Philippe Rey, traduit de l'anglais (USA) par Claude Seban)
Edna O'Brien, Fille de la campagne (Sabine Wespieser, traduit de l'anglais (Irlande) par Pierre-Emmanuel Dauzat)
Lance Weller, Wilderness (Gallmeister, traduit de l'anglais (USA) par François Happe)

 

Prix Renaudot

Décerné à Yann Moix pour Naissance chez Grasset

Prix Renaudot des Lycéens : Christophe Ono-dit-Biot pour Plonger chez Gallimard

Etienne de Montéty, La Route du salut (Gallimard)
Chistophe Ono-Dit-Biot, Plonger (Gallimard)
Yann Moix, Naissance (Grasset)
Patricia Reznikov, La Transcendante (Albin Michel)
Philippe Vasset, La Conjuration (Fayard)
Thomas Clerc, Intérieur (Gallimard, coll. "L'Arbalète")
Romain Puertolas, L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (Le Dilettante)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Philippe Jaenada, Sulak (Julliard)
Cloé Korman, Les Saisons de Louveplaine (Seuil)
Frédéric Verger, Arden (Gallimard)
Metin Arditi, La confrérie des moines volants (Grasset)

+ Claude Durand, Le pavillon des écrivains (De Fallois)

+ Chérif Majdalani, Le dernier seigneur de Marsad (Seuil)

+ Véronique Ovaldé, La grâce des brigands (L'Olivier)

 

Prix de Flore

Décerné à Monica Sabolo pour Tout ça n'a rien à voir avec moi chez Lattès

Nelly Alard, Moment d'un couple (Gallimard)
Xavier Boissel, Autopsie des ombres (Inculte)
David di Nota, Ta femme me trompe (Gallimard)
Olivier Lebé, Repulse Bay (La Grande Ourse)
Alizé Meurisse, Neverdays (Allia)
Fabien Prade, Parce que tu me plais (NiL)
Monica Sabolo, Tout cela n'a rien à voir avec moi (Lattès)
Sacha Sperling, J'ai perdu tout ce que j'aimais (Fayard)
Flore Vasseur, En bande organisée (Editions des Equateurs)
Marc Weitzmann, Une matière inflammable (Stock)

+ Emilie de Turckheim, Une Sainte (Héloïse d'Ormesson)

 

Prix Interallié

Décerné à Nelly Alard pour Moment d'un couple chez Gallimard

Nelly Alard, Moment d’un couple (Gallimard)
Olivier Bleys, Concerto pour la main morte (Albin Michel)
Alain Jaubert, Au bord de la mer violette (Gallimard)
Philippe Jaenada, Sulak (Julliard)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Arthur Loustalot, La ruche (J.-C. Lattès)
Etienne de Montety, La route du salut (Gallimard)
Judith Perrignon, Les faibles et les forts (Stock)
Monica Sabolo, Tout cela n’a rien à voir avec moi (Lattès)
Karine Tuil, L’invention de nos vies (Grasset)
Philippe Vasset, La conjuration (Fayard)
Flore Vasseur, En bande organisée (Equateurs)

 

Prix Décembre

Décerné à Maël Renouard pour La réforme de l'Opéra de Pékin chez Rivages

Moment d’un couple, Nelly Alard (Gallimard)
La claire fontaine, David Bosc (Verdier)
Faber : le destructeur, Tristan Garcia (Gallimard)
Avoir un corps, Brigitte Giraud (Stock)
Haute époque, Jean-Yves Lacroix (Albin Michel)
Toute la noirceur du monde, Pierre Mérot (Flammarion)
Naissance, Yann Moix (Grasset)
La réforme de l’Opéra de Pékin, Maël Renouard (Rivages)
Les évaporés, Thomas B. Reverdy (Flammarion)
Ormuz, Jean Rolin (P.O.L)
Arden, Frédéric Verger (Gallimard)
Une matière inflammable, Marc Weitzmann (Stock)

 

Prix Wepler / Fondation La Poste

Décerné à Marcel Cohen pour Sur la scène intérieure. Faits chez Gallimard

Mention spéciale attribuée à Philippe Rahmy pour Béton armé à La Table Ronde

Sylvie Aymard, C’est une occupation sans fin que d’être vivant (Grasset)
Nicolas Bouyssi, Les rayons du soleil (P.O.L)
Marcel Cohen, Sur la scène intérieure. Faits (Gallimard)
Brigitte Giraud, Avoir un corps (Stock)
Emmanuelle Heidsieck, À l’aide ou Le rapport W (Inculte)
Thierry Laget, Provinces, Atlas des amours fugaces (Arbre vengeur)
Loïc Merle, L’esprit de l’ivresse (Actes Sud)
Céline Minard, Faillir être flingué (Rivages)
Philippe Rahmy, Béton armé (La Table ronde)
Tiphaine Samoyault, Bête de cirque (Seuil)
Marina de Van, Stéréoscopie (Allia)
Philippe Vasset, La conjuration (Fayard)

 

Prix Jean Giono

décerné à Pierre Jourde pour La première pierre chez Gallimard

Sorj Chalandon, Le quatrième mur (Grasset)
Pierre Jourde, La première pierre (Gallimard)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Pierre Péju, L’état du ciel (Gallimard)
Charif Majdalani, Le dernier seigneur de Marsad (Seuil)
Laurent Seksik, Le cas Eduard Einstein (Flammarion)
Frédéric Verger, Arden (Gallimard)
Eugène Nicole, Les eaux territoriales (L’Olivier)
Nelly Alard, Moment d’un couple (Gallimard)
David Bosc, La Claire fontaine (Verdier)

 

Prix Sade

décerné à Jean-Baptiste Del Amo pour Pornographia chez Gallimard

Crâne chaud, de Nathalie Quintane (P.O.L.)
Le Paradis entre les jambes, de Nicole Caligaris (Verticales)
Pornographia, de Jean-Baptiste del Amo (Gallimard)
Eugénie Guillou, religieuse et putain, présenté par Daniel Grojnowski (Pauvert/Fayard)
La Nuit scoptophile, de Stephan Levy-Kuentz (Dumerchez)
Sade, scénario, d'Alain Fleischer (Le Cherche-Midi).
Mira, de Caroline Lamarche (Impressions Nouvelles)
Guillaume Dustan, réédition de son Oeuvre volume 1 (P.O.L)

 

Prix du Livre des Bloggeurs / PriceMinister

Nancy Huston, Danse noire (Actes Sud)
Claudie Gallay, Une part de ciel (Actes Sud)
Véronique Ovaldé, La grâce des Brigands (L'Olivier)
Hélène Frappat, Lady Hunt (Actes Sud)
Serge Bramly, Arrête, arrête (NiL)
Maria Pourchet, Rome en un jour (Gallimard)
Laura Kasischke, Esprit d'hiver (Christian Bourgois)   
Bergsveinn Birgisson, La lettre à Helga (Zulma)
Hélène Grémillon, La garçonnière (Flammarion)
Barbara Kingsolver, Dans la lumière (Rivages)
Sylvie Germain, Petites scènes capitales (Albin Michel)
Leonor de Récondo, Pietra Viva (Sabine Wespieser)

 

Prix du Premier Roman

Décerné à Olivier Lebé pour Repulse Bay chez La Grande Ourse

sélection française :
Julien Delmaire, Georgia, Grasset
Héloïse Guay de Bellissen, Le roman de Boddah, Fayard
Dominique Le Brun, Quai de la Douane, Editions du Télégraphe
Olivier Lebé, Repulse Bay, Editions de la Grande Ourse
Loïc Merle, L’esprit d’ivresse, Actes Sud
Boris Razon, Palladium, Stock
Sophie Van der Linden, La fabrique du monde, Buchet/Chastel
Agnès Vannouvong, Après l’amour, Mercure de France
Fédéric Verger, Arden, Gallimard

 

Décerné à Patrick McGuiness pour Les cent derniers jours chez Gallimard

sélection étrangère :
Patrick Flannery, Absolution, Laffont
Tim Gautreau, Le dernier arbre, Seuil
Patrick Mac Guiness, Les cents derniers jours, Gallimard
Joao Ricardo Pedro, La main de Joseph Castorp, Viviane Hamy

 

Prix des Libraires
Laure Alcoba, Le bleu des abeilles (Gallimard)
Jean-Daniel Baltassat, Le divan de Staline (Seuil)
Isabelle Condou, Un pays qui n’avait pas de port (Plon)
Chahdortt Djavann, La dernière séance (Fayard)
David Fauquemberg, Manuel El Negro (Fayard)
Tristan Garcia, Faber le destructeur (Gallimard)
Valentine Goby, Kinderzimmer (Actes Sud)
Hélène Grémillon, La garçonnière (Flammarion)
Sybille Grimbert, Le fils de Sam Green (Anne Carrière)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Déborah Lévy-Bertherat, Les voyages de Daniel Ascher (Rivages)
Charif Majdalani, Le dernier seigneur de Marsad (Seuil)
Céline Minard, Faillir être flingué (Rivages)

Léonor de Récondo, Pietra viva (Sabine Wespieser)
Thomas B. Reverdy, Les évaporés (Flammarion)
Jean Rolin, Ormuz (POL)
Lionel Salaün, Bel-Air (Liana Levi)
Karine Tuil, L’invention de nos vies (Grasset)
Sophie Van der Linden, La fabrique du monde (Buchet Chastel)

+ Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux (Denoël)

+ Emmanuel Venet, Rien (Verdier)

 

Prix du Roman France Télévision
Sylvie Germain, Petits scènes capitales (Albin Michel)
Brigitte Giraud, Avoir un corps (Stock)
Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut (Albin Michel)
Léonora Miano, La saison de l'ombre (Grasset)
Jean-Philippe Toussaint, Nue (Minuit)
Philippe Vasset, La Conjuration (Fayard)

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Thomas Gormet, Sept jours à l'envers, roman à partir de 12 ans, 65 pages, Rouergue, collection doado, septembre 2013, 8 € ***

Publié le par Sébastien Almira

 

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Metteur en scène, comédien, auteur pour la jeunesse, Thomas Gormet publie son premier roman pour ados, et c'est pas mal réussi.

L'histoire est assez simple : un collégien de 13 ans perd quelqu'un d'important, il raconte la semaine entière, de l'accident à l'enterrement, sans larmoiement, sans apitoiement.

Le style aussi, est assez simple. À la hauteur d'un collégien de treize ans. Ça n'ennuie pas, ça ne déplaît pas.

 

Ce qui est en revanche très bien dans Sept jours à l'envers, c'est la construction, comme son titre l'indique, à l'envers. Le narrateur raconte sa semaine à partir de l'enterrement (samedi), jusqu'à l'accident lui-même (dimanche), sept jours plus tôt. Le principe est sympa, permet d'ajouter du suspense puisqu'on ne découvre qui est la victime qu'au dernier moment, après quelques indices parsemés ça et là, entre les sentiments et les réflexions de l'adolescent, ses souvenirs avec la personne dont il semblait très proche, et les propositions de réponses à la devinette que ce dernier lui avait posé avant l'accident.

 

Et je dois dire que même si je m'attendais à ressentir de la tristesse, je ne m'attendais pas à être touché au point de pleurer le plus sérieusement du monde. Ce court roman, s'il n'est pas « remarquable », est assez réussi pour nous accrocher jusqu'à la dernière page, et quelle dernière page...

 

 

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Samedi

« Et tous, tous (je le dis bien deux fois, il n’y a pas d’erreur d’impression), après avoir dit leurs condoléances, ils baissent la tête vers moi et affichent un regard de chien mouillé (une moitié de sourire sur un côté du visage, les yeux qui tombent en gouttes d’eau) et ils me frottent le haut du crâne comme si j’étais une sorte d’animal qu’on ébouriffe machinalement. Et moi je me laisse faire et je me dis qu’à la fin de la journée, je vais avoir la tête comme Michael Jackson. Quand il était petit, les cheveux en l’air et tout frisés.

Pour l’instant, c’est mon cœur qui est tout frisé, emmêlé et serré. Serré comme le col de ma chemise qui me démange de partout. »

 

Mercredi

« Alors je la suis, dans ses « formalités ». On va à la mairie, au commissariat et dans un cabinet d’assurances aussi, à cause de l’accident. Des endroits laids, aux couleurs pastel et aux moquettes usées, avec beaucoup de monde, où on attend très longtemps dans des salles d’attente. Ça fait bizarre de voir autant de gens d’un coup. On est tellement restés tous les trois enfermés à la maison depuis quelques jours. À maman aussi, ça doit lui faire bizarre. Elle reste assise silencieuse à côté de moi. Depuis dimanche, on n’a dû échanger que quelques mots. C’est comme si une fois qu’elle s’était assurée que j’allais bien, que j’étais bien en vie, moi, alors bizarrement je ne comptais plus. »

 

Dimanche

« 2 minutes 5 secondes. Assis sur le banc devant l’entrée de l’immeuble, j’ai les yeux rivés à ma montre. Il arrive toujours à se débrouiller pour être là pile à l’heure. Je le soupçonne d’arriver en avance et d’attendre au coin de la rue pour déboucher dix secondes avant la fin du chrono.

 

1 minute 12 secondes. Une veille dame avec un fichu en plastique passe devant moi. Bizarre. Il fait super beau.

 

55 secondes. Il ne va pas tarder. Dans l’immeuble en face, quelqu’un ouvre une fenêtre et ça me renvoie le reflet du soleil. Je ferme les yeux un moment.

 

13 secondes. Je sens qu’il va rater son pari. Je repense à sa devinette. Qu’est-ce qui est long, vert, et bête comme ses pieds ? Aucune idée. J’ai de toute façon perdu l’habitude d’essayer de trouver les bonnes réponses à ses devinettes.

 

0 seconde. Je regarde au bout de la rue. Rien. Il a perdu. Tiens, on n’avait jamais envisagé ça. Que se passerait-il le jour où il ne tiendrait pas le chrono ? »

 

 

 

Merci à Adèle Leproux des éditions du Rouergue pour ce livre !

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Jean-Yves Lacroix, Haute époque, roman, 150 pages, Albin Michel, août 2013, 15 € **

Publié le par Sébastien Almira

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« Je fais un beau métier, sans trop de contraintes, il est vrai, mais les femmes s'y montrent si rares qu'on finit par en croire l'espèce à jamais tarie, et par s'amouracher des mortes. » page 37

 

À vrai dire, c'est pour un mort que va se passionner le narrateur de Haute époque. À la suite d'une arrestation pour conduite en état d'ébriété, un libraire d'ancien croit se retrouver enfermé avec le célèbre et mystérieux philosophe Guy Debord, décédé la veille. Obsédé par le personnage, il se lance dans la folle quête de tout ce qui a trait au défunt. Famille, proches, manuscrits, photographies, témoignages, il ne recule devant aucun indice, aucun détail qui ôterait les mystères du philosophe. Reste pour le bouquiniste à ne pas se prendre pour quelqu'un d'autre.

 

« Les libraires savent toujours tout sur tout, n'est-ce pas, ils en deviennent agaçants, qu'appellent-ils au juste « savoir » ? Un mélange de ce qu'ils connaissent effectivement, de ce qu'ils croient savoir et du reste qu'ils ignorent. » page 46

 

Haute époque se lit rapidement et agréablement. C'est intelligent dans le propos comme dans la forme, c'est parfois drôle et cette biographie déguisée de Guy Debord n'a pas le temps d'ennuyer le lecteur, ponctuée en plus de petites phrases comme « ça doit être ça, au fond, faire l'artiste : commencer sa vie par des mémoires. » (page 52)

 

 

Merci à Carol Menville des éditions Albin Michel pour l'envoi de ce livre !

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Mylène Farmer, Timeless 2013 (14 septembre)

Publié le par Sébastien Almira

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Introduction sur A force de

 

Après la première, samedi 7 septembre à Bercy, et un article mitigé lancé au beau milieu d'un concert d'éloges (lire ici), je suis retourné voir Mylène Farmer hier soir.

 

Passée ma déception, si vous vous souvenez bien, je m'étais dit que ce n'était pas si mal que ça. Mais me restait toujours de l'amertume en pensant à ce qu'elle avait présenté sur scène auparavant.

Il ne faut pas oublier qu'elle accumule les records grâce à ses tournées pharaoniques : première femme à faire (et remplir) Bercy en 1989, tournée la plus chère en France (Mylènium Tour, Tour 2009, vingt millions d'euros), nombre de Bercy en une tournée (13 en 2006, 10 en 2013) et dans sa carrière (elle en sera à 35 samedi prochain), temps de vente de billets (100 000 en un jour pour les salles, deux Stades de France remplis en 1h30 chacun et le Stade de la Praille à Genève le plus rapidement rempli de l'histoire suisse en 2009 ; 156 000 billets en six heures pour Timeless 2013), etc.

Elle fait venir des musiciens et danseurs de l'étranger, elle travaille avec Yvan Cassar, considéré comme l'un des meilleurs pianistes français contemporains, elle débourse des milles et des cents pour avoir la pointe de la technologie sur scène (rideau d'eau, statues en tout genre, robots effectuant des chorégraphies, etc.) et derrière la scène (caméras, technicités, matériaux de pointe), elle travaille avec les plus grands couturiers (Thierry Mugler, Paco Rabanne, Franck Sorbier, Jean-Paul Gaultier), avec la crème des concepteurs de spectacle (Mark Fisher, décédé cette année, qui a notamment conçu les shows de U2, Janet Jackson ou encore des Stones).

 

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Interlude Schubert / électro


Et voilà qu'on nous annonce une tournée encore plus impressionnante que les précédentes. Avec les prix qui vont avec...

Alors forcément, la déception est de mise quand le résultat n'est pas à la hauteur des attentes.

 

Cela dit, pour revenir sur tout ce que j'ai dit du premier concert, les problèmes de son ont été réglés, la chanteuse est beaucoup plus à l'aise sur scène et avec le public, elle rit, elle parle, elle fait des blagues ("Bon on fait quoi ? (rires) Ceux du premier rang savent déjà !" avant de chanter un peu plus longuement Maman a tort), sa voix est beaucoup plus audible et les fausses notes ont quasiment disparu. Un peu de mal sur Oui mais... non, mais c'est en revanche sur les chansons où elle pousse le plus et où la musique est moins présente qu'elle assure vocalement mieux.

Le chanteur Gary Jules se débrouille également mieux sur la chanson Les mots.

On prend son pied comme pas possible sur C'est une belle journée, Désenchantée (beaucoup mieux que la semaine dernière), Bleu noir, Diabolique mon ange, Sans contrefaçon, Je t'aime mélancolie et XXL (mention spéciale, pour moi, à ces quatre dernières ).

 

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Je te dis tout 

 

La setlist ne change pas d'un poil, donc toujours déçu de devoir supporter la présence d'Inséparables et l'absence de Tu ne le dis pas ou A-t'on jamais du dernier album. Et je regrette toujours le peu d'éléments de décor, même si moins d'artifices correspond à plus d'authenticité et de présence.

J'ai beaucoup plus apprécié ce deuxième concert, mais les deux points que je viens de souligner m'ennuient un peu quand même.

 

Pour terminer cet avenant au premier article (lire ici), juste trois détails qui m'ont fait rire hier soir. Mylène Farmer semble reprendre son habitude de faire monter quelqu'un sur scène quelques minutes (un petit garçon mercredi, si je ne me trompe pas sur la date) et demande hier soir "le p'tit bout d'chou là" avant que l'on se rende compte que, si la jeune fille n'est effectivement pas très grande, elle est en revanche bien plus âgée que ce que pensait Mylène. Sur le titre Monkey Me, quelqu'un lui donne un ballon en forme de tête de singe, avec lequel elle chante une partie de la chanson avant de le relancer. Enfin, bravo à Pierre Palmade qui n'a pas hésité à participer à plusieurs tours de ola, à refaire les chorégraphies de Sans contrefaçon et Désenchantée et à se lever à plusieurs reprises !

 

P1050795-copie-1.JPGXXL

 

 

 

 

 

LA SETLIST

 

1. Intro

2. À force de

3. Comme j'ai mal

4. C'est une belle journée

5. Monkey me

6. Slipping away (duo virtuel avec Moby)

7. Elle a dit

8. Oui mais... non

 

Interlude électro

 

9. Mad world (duo avec Gary Jules)

10. Les mots (duo avec Gary Jules)

11. Je te dis tout

12. Et pourtant

 

13. Désenchantée

14. Bleu noir

15. Diabolique mon ange

 

16. Sans contrefaçon

(Maman a tort)

17. Je t'aime mélancolie

 

18. XXL

19. À l'ombre

 

20. Inséparables (version française)

21. Rêver

 

 

affiche music-mylene-farmer-timeless JDM 320235

 

TIMELESS 2013 (de 65 à 140 €)

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

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Alex Cousseau, Un lézard amoureux, roman à partir de 15 ans, 80 pages, Rouergue, collection doado, septembre 2013, 8 € ***

Publié le par Sébastien Almira

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L'auteur du remarqué Les trois vies d'Antoine Anacharsis publie en cette rentrée un nouveau roman pour ados composé de cinq nouvelles, plus court et plus léger. Roman ? Cinq nouvelles ? Oui, oui !

 

C'est l'histoire de Tobias qui découvre petit à petit l'amour. D'abord le sentiment d'être amoureux (de Zoé), puis la jalousie face à un meilleur ami (Karim) amoureux de la même fille, la déclaration (grâce à une jolie histoire), le premier baiser (dans un champs de coquelicots) et la première fois (attention au cheval !). Chaque palier de l'amour est raconté dans un chapitre qui a l'apparence d'une nouvelle, les cinq nouvelles se suivant chronologiquement, mais pas directement. L'intérêt n'est pas de raconter tout ce qui se passe dans la tête de cet adolescent de seize ans, ni dans sa vie, jour après jour. Ce qui compte, c'est sa découverte de l'amour et, pourrait-on dire, de la vie. D'où des ellipses indéfinies entre les différentes partie du livre.

 

Tout ça est conté par un merveilleux auteur que je découvre à peine, avec une plume travaillée, stylisée, mais très fluide pour autant : le vocabulaire et le style n'enlèvent rien au plaisir et à la facilité de lecture. Et le fait que la découverte du sentiment amoureux se fasse du point de vue du garçon (garçons qui ne devraient pas trop fanfaronner sur la première fois quand on voit comment s'en sort Tobias), est assez rare pour ajouter un intérêt supplémentaire à ce joli Lézard amoureux paru hier !

 

 

Merci à Adèle Leproux des éditions du Rouergue pour ce livre !

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Fabien Prade, Parce que tu me plais, roman, 120 pages, Nil, août 2013, 14 € ***

Publié le par Sébastien Almira

 

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« Carlos n'était pas quelqu'un de contrariant. Il était même l'inverse de ça. Doté d'un intellect assez moyen mais d'un vrai sens de l'humour, il était le partenaire idéal pour s'adonner à une séance de glande de qualité. » page 9

 

Carlos est le meilleur ami de Théo. Une séance de glande consiste à s'asseoir à une terrasse dans le Marais au mois de mai, quand « Paris redevenait enfin un endroit agréable à vivre », pour boire un verre en matant les jolies filles qui viennent de sortir leurs robes légères des cartons.

Lors de la séance de glande qui inaugure ce court roman, Théo voit une fille, la fille. LA fille, si vous n'avez toujours pas compris. « Pas n'importe quelle fille. Une déesse. » page 13

Mais Théo est un vrai connard ; macho, misogyne et obsédé sexuel. Dans la vie, il glande, il sort, il boit, il fume, il se drogue, il deale, il mate, il baise et il ment. « En gros, à force de plus ou moins tirer mon épingle du jeu sans rien foutre, je comprenais de moins en moins ceux qui s'obstinaient à rester dans le circuit, alors qu'ils y échouaient. » page 20

Un vrai connard, je vous dis. Et, à vrai dire, on a la même impression sur l'auteur au début du livre. Un jeune branleur qui a bossé pour la presse branchée (Blast, Clark, Jalouse, L'Optimum, etc.) et qui se prend pour Beigbéder en parlant de cul, d'alcool et de drogue sur un ton désinvolte dans une histoire sans intérêt. Mais...

 

« Le coup de foudre au café. La meuf qui-te-rembarre-alors-ça-t'intrigue. Les magouilles pour la retrouver. La tentative de baiser. Son mec.

Tout ça était si cliché, si « écrit », si cinématographique, que j'avais du mal à croire que cela m'arrive à moi. » page 47

 

Mais rapidement on se passionne pour l'amour impossible d'un jeune branleur pour une fille bien, promise au gendre idéal (bien sapé, bien peigné, bien ciré, bien gentil, bien propre sur lui, avec boulot sérieux et intéressant).

Il ne parvient pas à emballer Diane (elle ressent quelque chose, accepte de le voir, de le revoir, mais en aucun cas ne trompera son homme idéal, Max) ? Pas de problème : quand il rencontre par hasard le fameux Max, il fait tout pour le détourner de Diane en le faisant sortir, boire, fumer, danser, flirter... Prêts pour une virée nocturne dans les soirées branchées parisiennes ? Pour les réveils difficiles où on ne se souvient de rien ?

 

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Et je vous assure qu'on ne peut plus lâcher ce livre. La relation qui se noue entre Théo et Max arrive à point nommé. Le style alerte, rapide, cynique nous emporte dans le tourbillon de la vie mouvementée de ces personnages qu'on aimerait détester mais auxquels on finit par s'attacher. Attention, phrases kitshissimes à l'approche : entre amour et amitié, Théo devra faire un choix. À moins qu'il ne fasse tout foirer, une fois de plus, avec ses conneries...

Alors voilà, c'est pas très fin, c'est pas très intelligent, c'est pas de la grande littérature, mais c'est maîtrisé, parfaitement écrit (notre héros est également narrateur : attention, ça décoiffe !) et assez drôle. Parce que tu me plais a le mérite de faire passer un bon moment. Et, vous l'avez compris avec les précédentes critiques de romans adultes de la rentrée, j'en avais grand besoin. Merci donc à Fabien Prade pour ce très court premier roman (très cinématographique : j'avais vraiment l'impression de voir les scènes d'un film dans ma tête) qui se dévore avec un plaisir quasi coupable mais non dissimulé ! J'ai « kiffé » (expression favotite de Théo) !

 

« Le douzième, c'est un vrai choix de vie. C'est le plus grand arrondissement de la capitale parce qu'il comporte le bois de Vincennes. C'est un endroit curieux. Si on devait le comparer à quelque chose, ce serait à un quartier pas trop mal de Nancy, ou à Limoges. C'est assez propre, très familial, et complètement neutre. Ni populaire, ni bobo, ni bourge, ni rien. Dans le douzième, il n'y a pas d'endroits cool, pas de gens stylés, pas de cailleras, pas d'architecture, pas d'âme, pas d'emmerdes. Il y a juste des gens qui habitent là, c'est tout. » pages 58-59

 

 

Merci aux éditions Nil pour l'envoi de ce livre !

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Mylène Farmer, Timeless 2013 (7 septembre)

Publié le par Sébastien Almira

Un an après avoir ouvert la billetterie, Mylène Farmer a donné hier soir le coup d'envoi de sa tournée Timeless 2013 au Palais Omnisport de Paris Bercy. En habituée des records de ventes (100 000 billets vendus le premier jour et moins de 3 heures pour remplir deux Stade de France, soit 160 000 places pour la tournée 2009), ce sont plus de 500 000 spectateurs (156 000 billets vendus en à peine six heures) qui acclameront la star lors des 39 dates (France, Belgique, Suisse, Russie et Biélorussie) de cette sixième tournée en près de trente ans de carrière. J'ai assisté à la première pour vous (pour moi, ouais !) et je vais vous raconter !

 

 

ATTENTION SPOILERS !

SETLIST / INFOS / PHOTOS !

 

 

 

UN CONCERT RÉSOLUMENT FUTURISTE ET PLUTÔT DÉPOUILLÉ

 

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L'entrée en scène sur A force de

 

L'attente aura été longue (certains campaient depuis le 11 août) mais, pour une fois, le service de sécurité a été irréprochable (mise en place de barrières, bande de protection, présence continue et sympathique (assez rare pour être souligné) autour de la salle, filtrage, entrée de la fosse or par groupes de dix, en rang par deux, accompagnés par des vigiles car nous traversons une partie des coulisses pour rejoindre la salle). À 18h30, on commence à entrer dans la salle. On ne voit rien de la scène, dissimulée derrière une sorte de rideau de lianes.

Les lumières s'éteignent vers 21h10, le concert commence donc avec une quarantaine de minutes de retard. Pas de première partie, mais un remix de À l'ombre (par Tony Romera) a mis le feu dans la salle quelques minutes avant le début. Un rideau de lianes composées de diodes électroluminescentes nous plonge dans un espace étoilé en 3D (technique d'holographie) avant de s'ouvrir et nous laisser découvrir sur écran géant un parcours labyrinthique à l'intérieur d'un vaisseau spatial. L'écran s'ouvre à son tour sur une porte de vaisseau à la Alien et autre Star Trek, pendant que des plates-formes amovibles (dans tous les sens) composées d'écran à LED et de spots forment une sorte de Porte des Étoiles (Stargate). C'est de là que la star, grimée en princesse intergalactique dans une tenue blanc et chair signée Jean-Paul Gautier et coiffée de nouveau merveilleusement par Jean Nollet, fait son apparition et entonne le titre À force de.

 

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Monkey Me

 

Elle enchaîne ainsi sept titres qui mettent l'ambiance dans la salle (À force de, Comme j'ai mal, C'est une belle journée, Monkey me, Slipping away, Elle a dit et Oui mais non) sans changer de tenue. Seules C'est une belle journée et Oui mais non jouissent d'une chorégraphie, ce qui est fort dommage car ce premier tableau manque d'ampleur, il aurait mérité une mise en scène plus poussée et une meilleure coordination (trop de blancs, plutôt noirs d'ailleurs, entre les titres).

Sur C'est une belle journée, des robots blancs, style chaîne de production d'usine, achetés à la marque automobile Citroën, font leur apparition et accompagnent les danseurs en effectuant la même chorégraphie. Le duo virtuel avec Moby sur le tube Slipping away, inattendu, ravit les fans. L'ambiance monte et Mylène Farmer fait des efforts pour se montrer à l'aise, mais le stress de la première est plus fort. Quelques sourires, un mot par-ci par-là, mais surtout pas mal de fausses notes (s'il fallait encore prouver aux détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back, c'est chose faite), quelques écarts et quelques chorégraphies et refrains pas terminés.

 

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Le robot acheté pour Timeless 2013, en représentation dans le Showroom Citroën des Champs Elysées

 

Après une interlude électro, c'est au tour du désormais indispensable tableau piano-voix. Grosse surprise du concert, le chanteur Gary Jules arrive sur scène et entonne sa reprise de Tear for Fears, Mad World. Ils chantent ensuite Les mots ensemble. Mylène Farmer est vêtue d'une longue robe rouge à paillettes fendue jusqu'en haut des cuisses dont la forme fait encore penser à une princesse tout droit venue de l'espace. Elle fait de la figuration sur le premier titre et Gary Jules n'arrive pas à la cheville d'Abraham Laboriel Jr sur le second (Mylène l'avait chantée en duo avec le batteur lors des concerts Avant que l'ombre... à Bercy en 2006). Mais la surprise est la bienvenue. Viennent ensuite Je te dis tout et Et pourtant, deux magnifiques balades chantées au piano et malheureusement écourtées (pas de ponts musicaux et de refrains finaux). L'émotion était forcément au rendez-vous. Tentant de réprimer un sanglot, elle peine sur Je te dis tout et parvient à dire que « c'est un plaisir de vous retrouver ». Un tableau émouvant.

 

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Les mots (avec Gary Jules)

 

Apparaissant dans une quasi-robe noire ressemblant à une tenue de guerre terriblement féminine, la star française des trois dernières décennies entonne son plus gros tube. Mais même sur Désenchantée, elle n'a toujours pas l'air tout à fait à l'aise. Elle se plante même, chantant le « désenchantéééée » final alors qu'un troisième refrain est joué par les musiciens et chanté par les choristes. J'ai trouvé le titre moins vivant que d'habitude. Pour Bleu noir, elle monte sur un promontoire qui se révèle être un bras métallique sortant de la scène pour monter à deux-trois mètres de hauteur et balader la chanteuse au dessus de la fosse. La chanson, signée Moby, est plus énergique que dans l'album du même nom et l'ambiance est électrique.

Enfin les premières notes de Diabolique mon ange, composée par le groupe Archive, se font entendre. Mauvaise langue que je suis, je n'espérais plus ce petit bijou, de peur que Mylène Farmer ne tienne pas les notes. Finalement, elle s'en sort très bien et c'est un très beau moment, lumières rougeoyantes tout azimut, robe noire, plates-formes amovibles descendues au milieu de la scène pour combler l'espace. Les musiciens poursuivent l'instrumental le temps que celle qui aura 52 ans le 12 septembre (et toujours aussi belle !) enfile une robe rouge simple et futuriste ainsi que des cuissardes (élément indispensable à son sex-appeal depuis quelques années ; il faut dire que...).


C'est l'heure de poursuivre avec les vieux tubes, ceux qui font toujours monter la température. Sans contrefaçon et Je t'aime mélancolie, chorés et compos revisitées, résolument plus modernes, entrecoupées d'un bout de Maman a tort acclamé par les fans, mettent le feu aux 15 000 spectateurs présents.

 

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Je t'aime mélancolie

 

Nouveau changement de tenue : elle entonne un XXL acoustique en costard-cravate noirs, chemise blanche avant de le terminer dans un rock punchy au possible. Veston à la main, dévoilant un corset noir sur sa chemise, elle chante le premier single de l'album Monkey Me : À l'ombre. Très beau tableau, sobre et classe comme la tenue, mais trop court. D'autant qu'elle annonce, une fois la chanson terminée : « Un immense plaisir. J'ai passé une magnifique soirée. C'était la première. C'est toujours perturbant. C'est toujours magique aussi. Merci beaucoup. » avant de sortir de scène en saluant le public, complètement fiévreux.

 

Non, pas déjà ! Quatre ans d'attente depuis la dernière tournée, un an depuis l'achat des places, des heures devant la salle, pour que ça finisse déjà ? Au bout d'une heure quarante-cinq à peu près ?

Après quelques minutes d'acclamations, elle refait son apparition avec la première tenue du show sur laquelle un jupon rigide qui se termine en traîne a été ajouté.

Le final se fera sur la version française d'Inséparables (chanson à l'origine anglaise que lui a écrite Moby) et sur le malheureusement inévitable Rêver. Entre les larmes, on entend quelques « merci » étouffés. Et sur une musique stressante et magnifique, entre batterie et piano, mais déjà entendue (final Avant que l'ombre... en 2006, Interlude Avant que l'ombre..., final Si j'avais au moins, final Désenchantée en 2009, Diabolique mon ange en 2013), la femme fatale excessivement timide s'en va plus rapidement qu'elle n'est apparue, dans un nuage de fumée vertical représentant le départ de son vaisseau spatial. Il faut avouer que, si je me lasse de Rêver, le final était d'une beauté renversante.

 

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Inséparables

 

 

 

ABSENCE, STRESS ET SURPRISE

 

Les trois mots qui me viennent instantanément en tête lorsque je repense à ce premier concert sont absence, stress et surprise.

 

Absence de décor d'abord. La scène est assez dépouillée, à la manière de celle du Tour 96. Peu d'éléments : une sorte de mur composé de cylindres en métal des deux côtés de la scène, des robots dansants apparaissant à trois reprises et un bras métallique sortant de la scène pour balader la chanteuse au dessus de la fosse pour Bleu Noir. Peut-être le décès du concepteur du spectacle, Mark Fisher au cours de la préparation, y est pour quelque chose. Peut-être certains problèmes techniques lors de la première ont empêché l'utilisation d'éléments prévus (voire spoilers sur les sites de fans : d'autres éléments ou effets étaient apparemment prévus).

Absence de certains titres (comme toujours), mais on pourra notamment s'étonner de ne pas avoir entendu Tu ne le dis pas, un des titres préférés des fans sur le dernier album en date, Monkey Me (critique ici).

Absence, dans une certaine mesure, de chorégraphies. Les six danseurs (sexy en diable, cela dit) n'apparaissent que sur six titres.

Absence de présentation des musiciens, des choristes et des danseurs.

Absence de la place habituellement laissée aux deux choristes. Pourtant, ce sont des habituées (Esther Dobon'Na Essiene rebaptisée Estha Divine pour l'occasion et Johanna Manchec).

 

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Oui mais... non

 

Stress de la première inévitable pour Mylène. Immense show woman, elle n'en reste pas moins excessivement timide et il lui faut sur chaque tournée prendre ses marques afin d'être à l'aise sur scène. Les fausses notes ont parsemé ce premier show, ce qui prouvera une fois de plus à ses détracteurs qu'elle chante en live, et non en play-back. Combien de fois se retourne-t-elle à la fin d'une chanson en faisant non de la tête après un rythme raté, une chorégraphie pas terminée, un refrain oublié ?

 

Surprise, pour l'exploitation de l'album Monkey Me. Véritable réservoir à tubes et à titres taillés pour la scène, il n'a vu naître que trois singles en presque un an (À l'ombre, Je te dis tout et Monkey me, tous mal exploités (une seule télé pour trois single), mal diffusés (même sur NRJ, sponsor de Mylène Farmer depuis plus de vingt ans), mal représentés (clip affreux pour Je te dis tout, pas de clip pour Monkey me) ) et seules cinq chansons sur douze sont finalement portées sur scène.

Surprise pour le retour de titres inattendus : Comme j'ai mal (pas chanté depuis 1996) et de Maman a tort (« j'ai une petite surprise pour vous ! » avant d'entonner deux couplets en musique avec le public).

Surprise pour la présence de titres jamais chantés sur scène : la magnifique balade Et pourtant en piano-voix avec Yvan Cassar et le duo virtuel avec Moby sur Slipping away !

Surprise enfin pour la présence du chanteur Gary Jules, connu depuis sa reprise de Mad World du groupe Tear for Fears.

 

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Diabolique mon ange

 

 

 

JE RÂLE, JE CRITIQUE, MAIS...

 

Je râle, et j'avoue que d'avoir payé 105 € une place en fosse or (prix totalement injustifié pour cette catégorie) et d'être arrivé tôt le matin m'a profondément déplu en sortant du concert. L'absence de décors pharaoniques comme nous en avions l'habitude et le final sur Inséparables et Rêver qui m'a achevé m'ont plongé dans un état de déception et d'amertume toute la soirée.

Le Tour 2009 (en salle, comme au Stade de France) m'avait tellement bluffé (critique ici pour les concerts en salle et ici pour le Stade de France) que je suis un peu tombé de haut avec ce nouveau concert qui ressemble plus au Tour 96, très lumineux, très américain. Mais avec un peu plus de recul, je me rends compte que c'est toujours quelque chose d'exceptionnel et que les aléas dus à une première y sont aussi pour quelque chose.

Outre ce qui manque, il faut tout de même avouer ce qu'il y a est déjà largement au dessus de ce qu'on peut voir ailleurs.

Alors c'est un bon concert, peut-être même un très bon concert (à voir samedi 14, ma prochaine date, une fois que le show et l'équipe seront rodés) qui semble ravir tout le monde (même la presse est unanime, ce qui avait, en trente ans de carrière, été le cas uniquement pour le Tour 2009), et Mylène Farmer a le mérite de surprendre à de nombreuses reprises (chose dont on n'a pas trop l'habitude). On prend son pied sur une majeure partie du concert, pour peu qu'on aime les chansons, et on est quand même impressionné par les effets de lumières, de lasers et les décors mis en place. En fait, on assiste plus à un concert de Mylène Farmer qu'à un spectacle de folie. C'est déstabilisant, il a fallu que je m'habitue à cette idée avant de revoir mon jugement. Et vous ?

 

 

Article (plus concis) sur le samedi 14 septembre 2013, avec nouvelles photos (de meilleure qualité) ICI


 

 

LA SETLIST

 

1. Intro

2. À force de

3. Comme j'ai mal

4. C'est une belle journée

5. Monkey me

6. Slipping away (duo virtuel avec Moby)

7. Elle a dit

8. Oui mais... non

 

Interlude électro

 

9. Mad world (duo avec Gary Jules)

10. Les mots (duo avec Gary Jules)

11. Je te dis tout

12. Et pourtant

 

13. Désenchantée

14. Bleu noir

15. Diabolique mon ange

 

16. Sans contrefaçon

(Maman a tort)

17. Je t'aime mélancolie

 

18. XXL

19. À l'ombre

 

20. Inséparables (version française)

21. Rêver

 

 

affiche music-mylene-farmer-timeless JDM 320235

 

TIMELESS 2013 (de 65 à 140 €)

 

SEPTEMBRE

07 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

08 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

10 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

11 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

13 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

14 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

17 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

18 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

20 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

21 - PARIS Palais Omnisports de Paris-Bercy

24 - LYON Halle Tony Garnier

25 - LYON Halle Tony Garnier

27 - LYON Halle Tony Garnier

28 - LYON Halle Tony Garnier

 

OCTOBRE

01 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

02 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

05 - MONTPELLIER Park & Suites Arena

08 - NANTES Zénith

09 - NANTES Zénith

11 - NANTES Zénith

12 - NANTES Zénith

15 - STRASBOURG Zénith

16 - STRASBOURG Zénith

18 - GENÈVE Palexpo Arena

19 - GENÈVE Palexpo Arena

27 - MINSK Minsk Arena

 

NOVEMBRE

01 - MOSCOU Olimpiyski

04 - SAINT PETERSBOURG SKK Arena

13 - BRUXELLES Palais 12

15 - BRUXELLES Palais 12

16 - BRUXELLES Palais 12

20 - DOUAI Gayant Expo

22 - DOUAI Gayant Expo

23 - DOUAI Gayant Expo

26 - TOULOUSE Zénith

27 - TOULOUSE Zénith

30 - TOULOUSE Zénith

 

DECEMBRE

03 - CLERMONT-FERRAND Zénith d'Auvergne

06 - NICE Palais Nikaïa

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Manzel Mimi

Publié le par Sébastien Almira

Cela faisait longtemps qu'aucun attentat à la culture n'était passé par ici. Attention, aujourd'hui, je vous envois du lourd : Manzel Mimi fait sensation avec ses titres électro sur sa chaîne Youtube.


Le plus fort, c'est qu'elle écrit les paroles et compose la musique de ses chansons.


Elle fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle du tempo et de la voix, les cris sur Parti trop tôt s'insèrent à merveille aux couplets, les choeurs de On va bouger dans un rythme endiablé sont d'une justesse délicieuse et niveau compréhension des mots Mylène Farmer n'a qu'à aller se rhabiller.

 

 

Je cesse immédiatement de vous faire saliver : place à la musique !

 

 

 

 


 

 


 

 


 

 

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Le cinéma de l'été (Moi, moche et méchant 2 / Insaisissables / The Lone Ranger / Les flingueuses / Kick Ass 2 / RED 2)

Publié le par Sébastien Almira

 

 

1008392_fr_moi__moche_et_mechant_2_1372149189192.jpgMoi, moche et méchant 2, de Chris Renaud et Pierre Coffin, 1h30 ***

L'été des suites et des blockbusters commence avec ce dessin animé dont le premier volet m'avait fait complètement craqué. C'était donc dans une joie quasi indescriptible que j'attendais ce deuxième film. Et franchement, ils ont mis le paquet. Personnages hauts en couleurs, mignons encore plus présents, nombre incalculables de gags, suspense, action et même deux amourettes potentielles qui raviront petits et grands. Oui, sur le papier, « c'est trooop géniaaaaal ! », mais ça ne prend pas aussi bien que le premier. Peut-être sur les enfants, oui. Mais le charme a un peu disparu et tous les moyens mis en place pour accrocher encore le public n'ont pas suffi à me refaire craquer. Ça reste très bien quand même. (sortie le 17/12/2014 de... Minions, un spi-off sur les minions!)

 

 

674366-insaisissable-affiche.jpgInsaisissables, de Louis Larretier, 1h50 ****

Casting de haute voltige (Jesse Eisenberg, Morgan Freeman, Mark Ruffalo, Michaël Caine, mélanie Laurent) pour les aventures de quatre magiciens de renom qui braquent des banques afin d'offrir de l'argent aux spectateurs. Le FBI et Interpol sont sur le coup, mais aucune preuve n'est valable et on ne sait à qui se fier de cet ancien magicien censé aider l'enquête ou de cette petite Française envoyée à la rescousse. Que sera le fameux troisième et dernier coup spectaculaire des Quatre Cavaliers et qui tire les ficelles de ce spectacle où magie, action, suspense et vengeance nous emportent dans une spirale infernale ? Juste un petit bémol sur la révélation finale qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, presque pas crédible... Sinon : spectaculaire !

 

 

lone_ranger_ver10.jpgThe Lone Ranger, de Gore Verbinski, 2h20 ****

Tonto, le guerrier indien, raconte comment John Reid, un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros à part vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption. Johnny Depp, grimé en anti-héros indien, est hilarant et décalé sans en faire des tonnes, la photographie est superbe, l'aventure spectaculaire, les rebondissements multiples et l'humour ravageur. Le message est un peu le même que dans le génial Rango mais ne prend pas trop de place dans ce qui reste clairement un divertissement grand public. Avec ses qualités comme ses défauts. Oui, des détails, voire des scènes entières, ne sont pas crédibles, mais c'est ce qui fait le charme loufoque de ce western jouissif ! Le tandem Johnny Depp - Armie Hammer fait des étincelles et entraîne le public dans un tourbillon de surprises et d’humour, qui peine injustement à trouver son public.

 

 

1009837_fr_les_flingueuses_1372320240536.jpgLes flingueuses, de Paul Feig, 1h50 ***

Ashburn (Sandra Bullock), agent spécial du FBI rigoureuse, méthodique et arrogante et Mullins (Mélissa McCarthy), simple agent de police au fort tempérament et au langage fleuri sont contraintes de travailler ensemble pour arrêter un baron de la drogue sans pitié. Elles doivent lutter contre une tripotée de criminels, contre leur hiérarchie et contre l'envie de s'entre-tuer !

Forcément, c'est le genre de film où on n'évite pas le sur-jeu, les situations peu crédibles et trop poussées mais, sérieusement, je me suis pas mal amusé, j'ai ri et j'ai bien pris mon pied avec ces deux flingueuses hors norme !

 

 

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Kick Ass 2, de Jeff Wadlow, 1h50 ****

Encore une suite ! Encore un blockbuster ! Oui mai quelle suite ! Et quel blockbuster ! Quel pied, putain ! Même pas besoin de raconter l'histoire, si vous avez aimé le premier, vous allez adorer le deuxième ! Bon, d'accord, je connais quelqu'un qui a été déçu... Mais c'est pas grave ! Allez vous éclater avec Kick Ass, Hit Girl, Mother Fucker (Red Mist plus mauvais que jamais, qui décide de s'en prendre à tous les super-héros avec une armée de gangsters plus violents les uns que les autres), le Colonel Stars (Jim Carrey, avec des dents qui valent le détour!), Stripes et tous les autres, vous allez rire et en prendre plein les yeux et les oreilles !

 

 

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RED 2, de Dean Parisot, 1h50 ***

Exit Robert Schwentke, Dean Parisot prend la tête de RED 2. Connais pas mais Robert avait fait du meilleur boulot. C'est un plaisir de retrouver les acteurs du premier volet, auxquels s'ajoutent Anthony Hopkins et l'inutile Catherine Zeta-Jones, mais c'est pas aussi kiffant. Et ouais, c'était mieux avant ! C'est quand même pas trop mal, mais peut-être serait-il temps de vraiment prendre la retraite.

 

 

 

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