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Pêle-mêle d'informations et de vérités aussi intéressantes que rigolotes

Publié le par Sébastien Almira

Pour cette fin d'année, je vous fait partager le meilleur de ces petites phrases, entre perles d'histoire et de droit ou drôleries sexuelles, que vous trouverez en intégralité dans le groupe facebook (ici) ou sur le site original (ici). En attendant un nouvel article critique, riez bien et passez de bonnes fêtes !




- En Indonésie, la masturbation est punie par la décapitation.

- Le chapitre 14, Section 1211 du Code Pénal Américain rend illégal pour les citoyens américains d'avoir tout contact avec des extraterrestres.

- Une personne passe en moyenne 6 mois de sa vie assis devant un feu rouge.

- Chaque année, 11.000 Américains se blessent en essayant des positions sexuelles bizarres.

- 10% des revenus du gouvernement russe vient de la vente de vodka.

- 50% des ours polaires femelles ont aussi un pénis.

- A Hongkong, une femme peut tuer son mari adultère, la loi l'y autorise, mais elle peut le faire seulement à mains nues.

- Jusqu'en 1929, il y avait de la cocaïne dans le Coca cola.

- Couché sur le dos et en élevant doucement les jambes, vous ne pouvez pas vous enfoncer dans des sables mouvants.

- Vous avez plus de chance d'être frappé par la foudre que de gagner au loto.

- En moyenne 650 parisiens par an sont hospitalisés car ils ont glissé sur une crotte de chien.

- Dans une ville du Wisconsin, une loi dispose qu'un homme ne doit jamais tirer un coup de feu en l'air lorsque sa femme a un orgasme.

- Vous marcherez au cours de votre vie l'équivalent de 3 fois le tour du monde.

- La hauteur de la tour Eiffel peut varier de 15 cm selon la température.

- En moyenne l'homme va manger environ 50 kilos de poussière dans sa vie.

- Si vous mangez un chewing-gum en épluchant des oignons, cela vous empêchera de pleurer.

- Une loi dans le Massachusetts interdit d'avoir un gorille sur le siège arrière de sa voiture.

- Les dessins animés de Donald Duck ont été interdits en Finlande, car il ne portait pas de pantalon.

- Dans le Kentucky, une personne est considérée comme sobre tant qu'elle n'est pas à terre.

- En moyenne, chaque année 100 personnes s'étouffent avec un stylo.

- D'après la loi en Floride, on ne peut pas faire l'amour à un porc-épic.

- Plus de personnes sont tuées par des ânes chaque année que dans des crash aériens.

- On considère qu'un livre a bien été corrigé lorsqu'il contient moins de sept fautes.

- A Natoma (Kansas), il est illégal de lancer un couteau sur les personnes portant un tee-shirt à rayures.

- La vitesse moyenne, d'un escargot adulte est d'un millimètre par seconde, soit six centimètres par minute.

- Le céleri est si peu calorique qu'il va vous couter plus de calories en faisant l'effort d'en manger que ce qu'il va vous rapporter.

- D'après la loi en Georgie, un poulet a interdiction de traverser la route.

- Nous dormons environ 1/3 de notre vie. (soit 202 300 heures ou un peu plus de 23 ans).

- Le feu le plus long du monde (sur la durée) brula durant 437 ans dans une houillere chinoise de la province du Sichuan. Il consuma plus de 127 millions de tonnes de charbon, et fut eteint le 25 novembre 1997.

- Pour échapper à l'emprise des mâchoires d'un crocodile, poussez vos pouces dans ses yeux - il vous laissera partir immédiatement.

- Si l'on met une petite quantité d'alcool sur un scorpion, il deviendra instantanément fou jusqu'a se piquer lui-même et se donner la mort.

- Dans les textes de loi en Indiana, les singes n'ont pas le droit de fumer.

- En une vie une femme avalera en moyenne 3kg de Rouge à lèvres.

- D'après la loi en Californie, il est proscrit de monter un piège à souris sans permis de chasse.

- Il y a plus de personnes tuées chaque année par des noix de coco qui tombent de l'arbre que par des attaques de requins

- Dans l'Utah, il est interdit de faire l'amour en pleine lumière.

- A Washington, dans la ville d'Auburn, déflorer une femme vierge est passible de 5 ans d'incarcération.

- Entre le Japon et la Russie, la 2eme guerre mondiale n'est officiellement pas finie, ils n'ont pas fait de traité de paix.

- En moyenne, 12 nouveau-nés sont donnés aux mauvais parents tous les jours.

- En Alabama, il est interdit de conduire les yeux bandés et de mettre du sel sur les voies ferrées sous risque de peine de mort.

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Stéphane Velut, Cadence, roman, 190 pages, Christian Bourgois Editeur, août 2009, 15 € ****

Publié le par Sébastien Almira

Non, non, je n'ai pas fui ce blog ! Même si je l'ai "délaissé" pendant un mois, il est toujours là, et moi avec. Avec en prime un nouvel article littérature. Un roman de la rentrée publié chez Bourgois, que j'aurais plutôt vu chez un Albin Michel en forme, un Gallimard version rentrée 2008 (de belles prises de risque en ces mois d'août et septembre) ou encore un POL.


cadence2Tout commence en février 1933 à Munich lorsque le narrateur est investi d'une mission de la plus haute importance : peindre la toile qui donnera espoir au peuple allemand, faire d'une fille aux boucles blondes l'icône d'un pays en chute libre, dorer le blason d'un homme qui monte pendant la crise à coup de propagande.
Mais le peintre ne croit pas en Hitler, pas plus qu'en les hommes "ordinaires". Il ne le fait pas non plus pour l'argent qu'il touchera à la fin des sept mois prévus pour la création et la livraison de l'oeuvre. Non, il nourrit de bien plus grandes ambitions.


"Elle avait des émotions (et) ses émotions avaient un petit effet sur moi. Et cela m'était insupportable, je n'avais rien prévu de tel. Avant de la voir, je l'avais imaginée finie toute à moi, sage et asservie. Mais la petite s'avérait encore loin d'être à moi totalement, elle était encore pétrie de ses souvenirs et de ses peurs, incapable de devnir pleinement mon jouet. Elle arrivait parasitée par la vie. Il fallait que je la vide. (...) Elle n'avait besoin d'aucun passé pour ce qu'elle allait devenir."

Le ton est donné, la trame lancée. On découvre au fil du récit ce que le peintre désire faire de la fille qui lui est offerte en modèle et non pas en objet, comme il le désire et comme il l'entend.

"Le silence serait le seul moyen de parvenir à mes fins. Que je la laisse ainsi dans l'ignorance de mon projet, inquiète, attentive à tous mes gestes, et elle finirait bien par ne plus penser qu'à cela, comme moi."

Comme nous. Ce silence dosé nous emprisonne dans la Cadence de Stéphane Velut, attentifs à tous ses mots. Et on finit par ne plus penser qu'à ça, comme lui, comme elle.

Avant, il peignait des vieillards, des fous. Debout, nus, grandeur nature. Mais "ce n'était plus convenable". Plus personne ne s'intéressait à lui, à son travail, il n'était plus exposé nulle part. "Car la variante, ce qui vous fait quelque peu singilier, a vite fait de vous rendre abject aux yeux des gens quelconques." Alors, il avait sauté sur l'occasion. Il pourrait peindre, mais ça l'intéressait peu désormais. Ce qui lui importait, c'était son projet, qu'il pourrait enfin réaliser.

"Je pensais que deux mois pour façonner mûrement l'ensemble et le réaliser nous suffiraient. Un temps qui s'annonçait de pur délice. Ensuite je la peindrai, Hitler pouvait attendre."

Avec la complicité de Wermer Troost, "le plus grand prothésiste de l'Allemagne", il mène à bien son projet, dont il nous dévoile cadence1les pendants à petites doses.

"Nous nous accordâmes sur les cuirs, les fixations diverses et les aciers polis qui offraient tout à la fois confort, esthétique et rigidité. Je laissai, en revanche, toute liberté dans les choix mécaniques. Les subtilités de fabrication de l'ensemble m'échappaient totalement."

Dans un style aussi poétique et soutenu qu'horrible et tranché, Stéphane Velut signe là un récit puissant, dont on ne connait la teneur que petit à petit. Inquiétant lorsqu'il commente à demi-mots l'oeuvre dont il est si fier au début de ce carnet qu'il écrit au moins de septembre. Suffoquant lorsque l'on comprend ce qui se trame au dernier étage du 18, à Betrachtungstrasse. Le premier roman du neurochirurgien et professeur d'anatomie de cinquante-deux ans est une des merveilles de la rentrée qui passent inaperçues, un conte cruel, un petit bijou d'horreur et de sensiblerie, à mi-chemin entre un Kafka et un Burton, sur fond de traque allemande que l'on connait, contée ici d'une manière assez particulière. Tout comme ce roman, très particulier, de ceux qui ne plairont pas à tout le monde, mais qui ont la carure d'un chef-d'oeuvre.


Après que le jury du Prix Virilo (blog) a jugé qu'il "ferait peur même en banlieue", Cadence a reçu le Prix Sade 2009.

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