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Articles avec #lecons de musique tag

Brit Awards 2015

Publié le par Sébastien Almira

Brit Awards 2015

Brit Awards 2015, 25/02/2015
Rediffusion sur Virgin Radio TV ce soir, 27/02/2015 et sur MCM vendredi 13/03/2015



Pour la première fois, avant-hier soir, j'ai regardé la cérémonie des Brit Awards, la trente-cinquième, à l'O2 Arena de Londres. Force est de constater que la France fait pale figure, avec ses NRJ Music Awards remplis de pseudo stars commerciales qui gagnent des prix face aux trop rares vrais artistes nominés et avec ses Victoires de la Musique dont tout le monde se fout tant l'ennui guette.

Le show est au rendez-vous. Même si ils en font un peu trop, à l'américaine, les présentateurs sont présents et présentent bien. L'O2 fait passer le Midem de Cannes pour une vulgaire salle des fêtes, la configuration et la déco faisant penser à un grand gala, les moyens et effets mis en place pour les prestations semblant sortis d'une super-production américaine.

Les nominations prouvent encore une fois que l'Angleterre surclasse la France en matière de musique. Leurs artistes commerciaux font figure de grands artistes à côté de nos habituels nominés aux NRJ Music Awards (qui a parlé de Jennifer, M Pokora, Shy'm, tal ou encore Keen'V ?).
En France, jamais un groupe comme Royal Blood n'aurait remporté le prix de meilleur groupe (britannique, en l’occurrence) face à One Direction, Coldplay et Clean Bandit, ni Paloma Faith celui de meilleure artiste féminine (britannique encore) face à des artistes qui, après un bien trop court extrait, peuvent paraître comme plus commerciales.
Sam Smith, après sont triomphe aux Grammy il y a peu, a été sacré révélation britannique et récompensé comme l'artiste au plus gros succès de 2014, mais s'est incliné face à Ed Sheeran pour les prix de l'artiste masculin et l'album britanniques de l'année.
Le Prix des Critiques est allé à James Bay, au détriment de Years & Years et George the Poet tandis que Paul Epworth a été sacré meilleur producteur britannique. Il a travaillé en 2014 avec Coldplay, U2, Foster the People, FKA Twigs, Glass Animals, Lana del Rey et Lorde.
Dans la catégorie meilleur single britannique, face à pas mal de sérieux concurrents, c'est Mark Ronson pour son featuring avec Bruno Mars, le tubesque Upton Funk, qui a été sacré. Enfin le clip britannique de l'année est You & I des One Direction.
Côté international, Pharell Williams, Taylor Swift (face à Beyoncé, Sia, St Vincent et Lana del Rey) et les Foo Fighters ont été couronnés artiste masculin, féminine et groupe de l'année.

Côté prestations, c'est Taylor Swift qui a ouvert les hostilités avant que Sam Smith, Kanye West, George Ezra ou encore Royal Blood ne se presséent sur la scène. Ce sont les deux artistes britanniques de l'année Ed Sheeran et Paloma Faith qui ont livré, pour moi, les meilleurs prestations de la soirée. Le premier en interprétant, seul sur scène, une version haute en couleur de son titre Bloodstream, la seconde en livrant une prestation de toute beauté sur la ballade Only love can hurt like this. On peut toutefois regretter une faible proportion de musique sur scène. Beaucoup de parlotte comme dans les talk-show à l'américaine, beaucoup de stars, et plus de remise de prix que de titres chantés. Dommage pour une soirée célébrant la musique.

Madonna, elle, était annoncée comme le morceau de bravoure de la soirée. Elle n'avait pas chanté aux Brit Awards depuis vingt ans et faisait la promo de son nouvel album Rebel Heart (critique ici) en interprétant le scénarisé et chorégraphié Living for love. Si l'esthétique et la scénographie étaient intéressants, surtout dans une émission de remise de prix, elle n'était pas du tout à la hauteur vocalement. La faute à sa lourde chute (du bas de l'escalier, dans son dos, les danseurs tirent la cape que Madonna ne parvenait pas à décrocher, elle est tombée avec) qui l'aura certainement déstabilisée. On peut lui reconnaître qu'elle a poursuivi sa prestation (presque) comme si de rien était, mais la magie n'était pas vraiment au rendez-vous, entre une choré souvent ridicule (malgré la scénographie), les sourires botoxés et la voix bien trop essoufflée et maladroite.
Drôle de clôture pour une soirée pareille.

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MADONNA, REBEL HEART, sortie 6 mars 2015, 25 titres ***

Publié le par Sébastien Almira

MADONNA, REBEL HEART, sortie 6 mars 2015, 25 titres ***

Pour son retour après les flops de Hard Candy et MDNA, Madonna a voulu faire les choses en grand en invitant toute une tripotée de stars en studio. Ainsi vous croiserez sur ce nouvel album Avicii (Tim Berling dans les crédits), Alicia Keys, Diplo (Thomas Wesley Pentz), MNEK (Uzo Emenik), Kanye West, Natalia Kills, Mike Tyson, MoZella (Maureen McDonald, présente sur au moins huit morceaux de l'album et qui avait notamment bossé pour Kelly Clarkson et Miley Cyrus), Ariel Rechtstail (meilleur producteur aux Grammy Awards en 2014 pour l'album Modern Vampire of the City de Vampire Weekend, qui a aussi bossé avec Diplo, Beyoncé, Kylie Minogue ou Charlie XCX), Rami Yacoub, Savan Kotecha (deux auteurs-producteurs pour une ribambelle de star plus ou moins talentueuses), Nicky Minaj ou encore Toby Gad à qui l'on doit All of me de John Legend ou If I were a boy de Beyoncé, mais aussi et surtout les daubes des One Direction, de Kelly Clarkson et Selena Gomez.

Mais depuis plusieurs semaines, rien ne va. Quatre mois avant la sortie de l'album, la majorité des titres ont pris le chemin de la toile, contraignant la star à publier son premier single deux mois avant la date prévue (Living for love devait sortir pour la Saint-Valentin), puis à dévoiler six autres titres en guise d'amuse-bouches. Et il y a quelques jours, c'est l'intégralité des 25 titres (14 pour le CD classique, 19 pour l'édition limitée, 21 pour l'édition Fnac dont deux remixes, 27 pour l'édition deluxe dont deux remixes, no comment) qui a fuité.

En dehors d'une promotion forcément détruite par ces fuites, l'inconvénient est l'obligatoire comparaison des versions définitives par rapport aux démos. Et force est de constater que le résultat n'est pas toujours à la hauteur des espoirs créés il y a quelques semaines.

Je vous livre ma critique titre par titre, en quasi avant-première donc !

Living for Love *****
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Uzo Emenike, Annie Brewster, Alicia Keys, Maureen McDonald, Ariel Rechtstaid, Toby Gad, Nick Rowe)

Retour en force de la Madonne avec ce titre electro 90's plutôt puissant. Comme sur le reste de l'album, on remarque une voix plus mise en avant, les beats soulignent le piano d'Alicia Keys. Grosse surprise à la première écoute, je suis super emballé par ce titre ni vulgaire, ni bourrin, bien produit et efficace. Merci Diplo et la dizaine de personnes qui ont été nécessaires pour un seul titre.


Devil pray ****
(Madonna Ciccone, Tim Bergling, Carl Falk, Rami Yacoub, Savan Kotecha, Dacoury Natche, Blood Diamonds)
Deuxième gros coup de cœur pour ce morceau hybride, entre country et electro. La version démo, sans electro était plus agréable à écouter, l'electro finalement introduit sied pas mal au titre mais il manque une envolée finale : musicalement ça ne décolle jamais.

Ghosttown *****
(Madonna Ciccone, Jason Evigan, Sean Douglas, Evan Bogart, Mathieu Jomphe)
À mi-chemin entre la ballade (ce à quoi on s'attend avec le premier couplet) et le titre pop dansant (refrains efficaces et entêtants), Ghosttown est une belle surprise, sans réelle prise de risque, mais réussie, qui plaira aux fans.


Unapologetic bitch **
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Ariel Rechtstaid, Maureen McDonald, Toby Gad )
Un soupçon d'electro et de R&B sur un reggae aux allures de pop pour un titre plutôt plaisant, sans pour autant être exceptionnel, mais qui a le mérite de sortir des rangs.

Illuminati *
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald, Larry Griffin Jr., Mike Dean, Kanye West)
La démo R&B-electro était franchement pas mal. Le résultat final montre un son plus sourd, plus expérimental où tout ne va pas ensemble et frôle finalement l'amateurisme. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 1.

Bitch, I'm Madonna (feat. Nicky Minaj) *
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Ariel Rechtstaid, Maureen McDonald, Toby Gad, Onika Maraj )
Je déteste profondément la musique, le son, le chant, les tenues, l'attitude, de Nicky Minaj mais j'avais pour autant beaucoup aimé leur précédent duo I don't give A sur l'album MDNA. Ici son pont rappé me donne autant mal aux oreilles que le son affreux qui tient lieu de « refrain ».

Hold Tight **
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz)
Je ne sais pas trop quoi dire sur cette chanson à vrai dire pas mauvaise, mais certainement pas indispensable sur l'édition principale d'un album de Madonna, même signée par le producteur à la mode Diplo.

Joan of Arc **
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald)
Si la version démo m'avait paru jolie à défaut d'être magnifique, Madonna a dû s'entourer de deux personnes pour la dénaturer en y ajoutant des basses pas en rythme sur le refrain. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 2. Et que dire des paroles... Je ne suis pas capable de comprendre les paroles à l'oreille et je ne me suis pas amusé à lire celles de chaque titre de l'album, mais bonjour le vocabulaire utilisé...

Iconic (feat. Chance the Rapper & Mike Tyson) ***
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald, Chancelor Bennett, Mike Tyson)
J'aime beaucoup les couplets de ce titre, même les ponts, mais les refrains musicaux (décidément, cette mode...) rap qui lorgnent du côté de I don't give A déjà cité sont d'un prétentieux assez désagréable à l'oreille. Dommage, le titre est plutôt bon sinon.

HeartBreakCity *****
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz)
Jolie mélodie, jolie compo, voix mise en avant : très belle chanson signée Diplo.

Body Shop ***
(Madonna Ciccone, S1, Toby Gad, Maureen McDonald)
Les sonorités indiennes font évidemment penser à Shanti / Ashtangi sur l'album de référence Ray of Light, mais je trouve que ce morceau mineur aurait plus eu sa place dans les titres bonus. A néanmoins le mérite de montrer une autre facette de la Madonne et de sa musique.

Holy Water **
(Madonna Ciccone, Natalia Kills, Martin Kierszenbaum)
Sorte de Gang Bang R&B qui surfe sur Vogue pour se donner un genre, qui aurait plus sa place sur la BO d'un thriller que sur un album original de Madonna.

Inside out *
Une ballade mid-tempo qu'on a l'impression d'avoir entendue deux-cent fois auparavant, doté d'un final qui se la joue I don't give A (décidément...).

Wash all over me ****
(Madonna Ciccone, Maureen McDonald, Miley Cyrus, Tim Bergling)
Nouveau morceau d'Avicii, choisi ici dans une version plus calme et acoustique que la première mouture super efficace, qui manque sur cet album. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 3.

MADONNA, REBEL HEART, sortie 6 mars 2015, 25 titres ***

+
Best night **
Encore des influences R'n'B pour ce premier titre bonus pas trop dégueu.

Veni Vidi Vici (feat. Nas) *
Titre urbain complètement foireux.

S.E.X **
Titre urbain intéressant mais moyen, entre Human Nature et Candy Shop.

Messiah *****
Madonna Ciccone, Tim Bergling
À l'écoute de cette somptueuse ballade, on se demande sérieusement qui a choisi les titres de l'édition principale et ceux des éditions limitées. Il est incompréhensible que Messiah soit reléguée dans les bonus après trois morceaux urbains plus ou moins douteux.

Rebel Heart ****
Madonna Ciccone, Tim Bergling, Magnus Lidehäll
Morceau pop réussi qui aurait pu paraître sur l'album Ray of Light. Ravira probablement les fans.


+
Beautiful Scars **
Des sons disco ont été insérés dans ce morceau mid tempo plus ringard que rétro ou moderne. Je ne comprends pas comment ce genre de titre somme toute assez banal ne reste pas au stade de démo dans un carton quand l'excellent Revolution est écarté de l'album.

Queen ***
C'est pas mal, mais il faut se tartiner le reste de l'album avant d'y arriver et, une fois là, ça ne suffit pas pour qu'on apprécie Queen à sa juste valeur. Mauvais placement.

Borrowed Time **
Madonna Ciccone, Tim Bergling
Belle chanson, mais le résultat est moins convainquant que la démo, plus classique. Trop de petits instruments rajoutés par-ci, par-là. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 4.

Graffiti Heart ***
Titre electro sympathique. La version démo était toutefois plus aboutie et plus équilibrée.

Autotune Baby *
Commence comme un mauvais titre de Mariah Carey avec la voix d'un bébé claire puis autotunée, puis Madonna fait un semblant de rap sur les « hun-wuah » du-dit bébé. Les yeux sont grand ouverts, ceux du bébé qui ne parvient visiblement pas à dormir, et les nôtres plein d'effroi devant ce titre étrange. On trouvera, au choix, que c'est un titre surprise et fun qui ne se prend pas au sérieux ou une petite bouse qui porte bien son nom.

Addicted *****
Madonna Ciccone, Tim Bergling
LE raté de l'album. Addicted est une putain de bombe electro signée Avicii qui défonce sa race. C'est addictif à mort et ça ferait un sacré carton mais le titre est relégué à la fin de l'édition super limitée... Incompréhensible.

MADONNA, REBEL HEART, sortie 6 mars 2015, 25 titres ***

70 étoiles sur 125, ce qui ramène la note à 5,6/10 pour ce treizième de la reine de la pop. Elle a enchaîné les tubes pendant vingt ans et voilà que depuis trois albums elle court après les producteurs à la mode qui pourront lui faire renouer avec le succès. Elle y réussit parfois (4 minutes, Girl gone wild, Celebration) mais le grand public semble désormais se foutre éperdument de ses nouveaux albums.
L'année dernière, Madonna annonçait ses collaborations pour Rebel Heart sur les réseaux sociaux, gageant que l'on serait surpris par son travail. Je dois dire après plusieurs écoutes que si la surprise n'est pas vraiment au rendez-vous puisque les sons, les genres et les collaborateurs sont sensiblement les mêmes depuis quelques années, il y a toutefois quelques morceaux de bravoure.
Ballade, electro, pop pure, sons hindies, R'n'B : la palette est large et elle prouve qu'elle peut toujours exceller dans ce a quoi elle nous a habitué. Mais on trouve dans cet album beaucoup trop de titres et, surtout, beaucoup trop de mauvais titres. Quand on voit certains morceaux enregistrés puis écartés, on se demande comment une setlist aussi maladroite a pu être validée alors que la Madonne joue gros.
Pour moi, c'était un come-back réussi lorsque l'on a découvert les premières démos, qui m'ont laissé croire le temps de quelques semaines à un successeur d'American Life (pas mal de guitares et d'electro au départ) et lorsque le premier single, Living for Love, a été dévoilé en version définitive. Je m'attendais à un grand album.
Maintenant que tout est là, je pense que Madonna est en passe de rater son retour. Trop de titres, trop de R&B, trop de collaborations, trop de mauvais choix de setlist (pourquoi faut-il notamment attendre les bonus pour entendre les bons titres d'Avicii ?) et certainement bientôt des mauvais choix de singles, malgré le nombre de singles potentiels, comme pour MDNA. Pour le grand public, ce sera « Trop de Madonna ! ».


Album parfait, et là, 4 ou 5 étoiles, je me serais tâté :
Livng for love / Devil pray / Ghosttown / Unapologetic bitch / Joan of Arc (version démo) / Iconic / Heartbreak City / Wash all over me (version démo electro) / Messiah / Rebel Heart / Queen / Borrowed time (version démo) / Addicted / Revolution
bonus : Body shop / Wash all over me (version acoustique) / Graffiti Heart (version démo) / Two step behind me

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Whitney Houston, Live, Her Greatest Performances, CD et CD/DVD, Sony Music, novembre 2014 *****

Publié le par Sébastien Almira

Whitney Houston, Live, Her Greatest Performances, CD et CD/DVD, Sony Music, novembre 2014 *****

Si Whitney Houston avait encore besoin de prouver qu'elle est une des, sinon la, plus grandes divas au monde, c'est désormais chose faite avec cette compilation de ses meilleures performances live.
On passera outre des dernières années catastrophiques côté vie personnelle qui ont gravement entaché sa voix et sa carrière, on se souviendra que malgré ça, elle est revenu sur le devant de la scène en 2009 avec un superbe album, I look to you.
Et en écoutant ce disque live, les frissons, la bouche bée et l'émerveillement nous rappelleront pourquoi on l'appelle THE VOICE.

Tirés d'émission de télévision (Brit Awards, Grammy Awards, The Oprah Winfrey Show, etc.) d'événements (Super Bowl, Welcome Home Heroes) ou de concert caritatif (The Concert for a New South Africa), les seize titres qui composent cet album sont étourdissants tant le talent vocal de Whitney est plus sensationnel sur scène qu'en studio. Surtout quand de plus en plus d'artistes ont de nos jours recours au play-back sur scène.

Pour rappel aux mauvaises langues qui pensent, disent, écrivent des choses tellement sales que je ne préfère pas m'en souvenir (qu'est-ce qu'on a pu lire sur le net après sa mort, dis donc...), Whitney c'est 100% classe, 0% vulgarité, c'est un premier album vendu à 25 millions d'exemplaires, c'est Bodyguard, soit 410 millions de dollars de recette, soit la deuxième bande originale la plus vendue au monde (40 millions d'exemplaires) et la reprise de Dolly Parton, I will always love you, vendue à 12 millions d'exemplaires. C'est au final 180 millions de disques vendus, une voix impressionnante dont vous pourrez trouver une description complexe sur wikipedia, une classe sans nom, un film et quelques chansons cultes.


         

Et c'est aussi quelques prestations live époustouflantes réunies pour a première fois sur un CD et un DVD. Il suffit d'écouter One moment in time, Greatest love of all, l'hymne américain, le medley avec I have nothing ou encore A song for you pour être bluffé par sa puissance vocale, I will always love pour se rendre compte de la pureté de sa voix dans les graves, les aigus, les bas, les hauts, les touts, How will I know, I wanna dance with somebody ou I'm every woman pour avoir envie de bouger son cul.
Et putain, mais qu'est-ce que c'est que cette merveille qui ouvre l'album ?! Home, reprise de la comédie musicale The Wiz, première apparition de Whitney à la télévision en 1983 au Merv Griffin Show à tout juste dix-neuf ans. Sensationnel.


Voilà, si vous êtes fan, si vous avez été fan, si vous savez apprécier la voix d'une interprète qui ne se vautre pas dans de l'électro ou du R'n'B de bas étage, cet album est pour vous.
Si vous connaissez quelqu'un comme ça et que vous êtes prêt à faire sauter vos préjugés sur les chanteuses à voix qui auraient dû, selon vous, rester dans les années 80 et 90, vous devez lui offrir cet album pour Noël.
J'ai l'air de verser dans le kitsch avec cet article, mais putain, à fond dans les écouteurs, j'ai juste envie de chialer tellement c'est beau et tellement ça n'existe plus.



         

 

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Kiesza, Sound of a woman, 13 titres, Island Records, octobre 2014 ****

Publié le par Sébastien Almira



Alors que la génération ayant grandi dans les années 90 voit se monter autour d'eux toute une tripotée de produits et de projets, que les DJs ne cessent de s'inspirer des tubes dance de cette décennie kitsch à mort (chez quel DJ n'entend-on aucun sample 90s, aucune ressemblance troublante, aucune reprise?), ne voilà-t-il pas qu'une petite rousse née à Calgary en 1989 nous pond un album tout droit sorti de la décennie culte ?

Après avoir pris des cours de claquettes, de musique jazz et d'art dramatique, avoir passé quelques années dans la Marine au point d'être recrutée par l'armée comme sniper, Kiesza Rae Ellestad préfère enregistrer un album de démo multi-genres pour candidater à l'école musicale Selkirk College au Canada. Elle y étudie pendant un an le chant, la guitare et le clavier avant d'obtenir une bourse pour le Berklee College of Music de Boston.

Un professeur lui fait rencontrer un ancien élève devenu producteur, il s'agit de Rami Samir Afuni. Elle joue devant 30 000 personnes au Trafalgar Square pour le Canada Day, prête sa voix au groupe norvégien Donkeyboy pour la tuerie Triggerfinger et propose des compositions à Rihanna, Kylie Minogue, Icona Pop et Jennifer Hudson.

En janvier 2014, elle sort enfin son premier single, HideAway, coécrit, produit, mixé et enregistré par le fameux Rami Samir Afuni. Plusieurs millions de vues sont rapidement atteints sur Youtube, l'électro délicieusement nineties de Kiesza fait sensation dans le monde entier. Elle reprend le tube de Haddaway, What is love, au piano dans une version renversante, le superbe Take me to church de Hozier à la guitare encore une fois de façon sublime et propose son second single « officiel » et seconde pépite electro, Giant in my heart.

       

Et c'est il y a quelques semaines que son premier album, Sound of a woman, quasi entièrement écrit, compoé, produit et mixé par Kiesza et Rami, véritable plaidoyer pour les années 90, a paru. Que ce soit de l'electro, de la pop ou du R'n'B lounge à la Janet Jackson, on n'a jamais besoin de sa date de naissance pour savoir dans quelle décennie a grandi cette fille. Je sais, je me répète, mais je suis tellement enthousiaste devant cette fille, son album, ses titres et sa voix, devant ces années 90 dans lesquelles j'ai grandi aussi. Non mais sérieux, une soirée sans Rhythm of the night de Corona ??? Les années 90 ont été un gros vivier de daubes et de kitsch, mais sérieusement, combien de groupes de rock cultes ? Combien de courants musicaux ? Combien de tubes inoxydables ? Et puis, c'est aussi les dernières années quasiment de l'industrie musicale, mais c'est une autre histoire.
Quel pied d'écouter les tueries electro HideAway, No Enemiesz, The Love ou encore Giant in my Heart, la pop défrisante de Sound of a woman, le titre Over Myself, deep house délicieusement badante, le son de Losin' my Mind (feat. Mick Jenkins) ou encore Vietnam que j'appelle « R'n'B lounge » parce que je ne sais pas ce que c'est vraiment, la puissance émotionnelle de l'impressionnante reprise de What is Love au piano et du final Cut me Loose.


Kiesza m'a renversé avec ce retour en arrière délicieusement orchestré et produit, avec cette voix extraordinaire toute droit sortie des mêmes années que ses codes esthétiques, son look et ses rythmes endiablés et lancinants. Après Corona, Haddaway, Scatman, La Bouche, Capella ou encore M People, les années 90 sont bien parties pour hanter vos nuits grâce à Kiesza !

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Fink, Hardbeliever, 10 titres (+4), Ninja Tune, juillet 2014 *****

Publié le par Sébastien Almira

Fink, Hardbeliever, 10 titres (+4), Ninja Tune, juillet 2014 *****


Nouveau disque découvert un peu par hasard, Hardbeliever du groupe Fink est une petite merveille, crépusculaire et sublime.

Entre folk, blues et rock, l'ancien DJ (dékà chez Ninja Tune) signe dix titres en clair-obscur, c'est doux et mélancolique, sombre et lumineux, épuré et envoutant, la voix est limpide et suave, l'objet-disque est beau et agrémenté de quatre versions alternatives sur un deuxième disque.
Parait-il que leur cinquième et avant-dernier album, Perfect Darkness, est également de toute beauté et que le premier, Fresh Produce, était plutôt electro. Je vous laisse pour aller combler mes lacunes !


02/11 au Grand Mix à Tourcoing
04/11 au Transbordeur à Villeurbanne
05/11 à l'Espace Julien à Marseille
26/11 au Trianon à Paris


Et pour terminer, voici un lien vers un article bien plus constructif que le mien !

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Découvertes de juillet (Lilly Wood & The Prick / Lykke Li / Cleo T)

Publié le par Sébastien Almira

                   

Lilly Wood & The Prick, The fight, 17 titres, Choke industry, 2014 (réèd.) ****
Groupe français de pop-rock-folk-electro utilisant l'anglais, Lilly Wood & The Prick a été sacré révélation du public aux Victoires de la Musique 2011 suite à leur premier album, Invicible friend. Porté le remix de Prayer C par Robin Schulz matraqué en radios et par la réédition de leur second album (11 titres + 1 titre bonus + 5 remixes), The Fight, le groupe est devenu un phénomène. Il faut dire que leur petite pop sans prétention et entièrement maison est parfaite pour l'été : agréable, de qualité, et universelle.
<3 Where I want to be (California) / Let's not pretend (malgré l'extrême ressemblance avec la précédente ; la liaison entre dernier refrain et premier couplet, c'est parfait hein...) / Middle of the night / Le Mas / Mistakes / Briquet

   

                   

Cleo T, Songs of Gold & Shadow, 13 titres, Modulor, Grand Palais, 2014 ****
Découverte plus obscure, Cleo T est un hybride. Entre Émilie Simon, Björk et Olivia Ruiz, elle se joue des codes en montant un cabaret baroque et sauvage, principalement en anglais, mais aussi en français et en italien. Accompagnée de piano, contrebasse, violoncelle, percussions, guitares, banjos, mandolines, trompette et même de loups hurlant à la lune, Cleo T nous emporte dans ses chansons loufoques qui sont tout autant d'histoires. Enregistré et produit par John Parish, producteur de PJ Harvey, ce cabaret rock, lyrique et folklorique a de quoi en surprendre plus d'un !
<3 I love me I love me not / We all / Song to the moon / Whistles in the night / Me & the ghost / Someday my prince will come (délicieusement rétro)

 

                   

Lykke Li, I never learn, 9 titres, Warner, 2014 ****
Lykke Li, pour tout le monde, c'est le remix de I follow river (Magician mix) qui passait en boucle sur toutes les radios et télés il y a deux ans. Quand, par hasard, j'ai écouté le troisième album de la Suédoise, j'ai découvert qu'il y avait bien plus intéressant derrière ce remix entêtant.
Fille d'artistes (mère photographe, père musicien), elle pose sa voix envoutante sur un mélange de pop, de soul et d'électro (léger) sourd et mélancolique. Elle qui pense qu'« à 26-27 ans, on n'est pas encore une femme mûre, plus du tout une enfant, on est tiraillée entre un avenir incertain et des blessures d'enfance loin d'être réglées » a « voulu retrouver, sans les excès, la puissance des slows des années 80 qui magnifiaient l'amour et faisaient pleurer des ados prêts à être transcendés par leurs sentiments. » (interview pour Télérama à lire ici). Il se dégage une force de ses chansons, grâce à l'intensité de sa voix, la rugosité du rock et le dépouillement du folk. Grâce à ses compositions sombres incluant basses lourdes, synthés, mais aussi cordes, tambourines, trompettes et saxophones.
Si Lykke Li ne parvient pas à s'imposer dans les charts, ses chansons sont régulièrement présentes dans des films ou séries (De rouille et d'os, La vie d'Adèle, Pretty Little Liars, Vampire Diaries, The Good Wife, Glee, etc.), elle écrit pour d'autres et chante sur le deuxième album de David Lynch. Découvrez sans attendre cette artiste hors du commun, c'est une drogue.
<3 I have learn / No rest for the wicked / Just like a dream / Silver line / Gunshot / Love me like I'm not made of stone

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Musique juillet (Christine and the Queens / La Roux / Mariah Carey)

Publié le par Sébastien Almira

                   

Christine and the Queens, Chaleur humaine, 11 titres, Because Music, 2014 ****
En devenant Christine and the Queens suite à une longue histoire que vous pourrez découvrir ici (long article très intéressant des Inrocks qui vous expliquera la genèse et bien d'autres choses encore), Héloïse Letissier est également devenue la révélation pop française de l'année. Mêlant français et anglais, pop et R'n'B, Christophe et Kanye West (Paradis Perdus), elle a entièrement écrit, composé, arrangé, interprété et réalisé l'album, à l'exception de la reprise sus-citée. Ash Workman, à qui l'on doit le dernier Metronomy, est à la production.
Le résultat est détonnant, mélancolique, puissant, torturé, élégant, inventif, émouvant. Pop, R'n'B, variété, électro, tout se bouscule. Ses influences vont de Mickaël Jackson à Gainsbourg en passant par Drake, Kanye West, Bashung, Beyoncé et Virginia Woolf. Car la musique subtile et mature, la voix forte et hypnotique, les mélodies sombres et enivrantes, ne sont pas les seules qualités de ce premier album. C'est souvent à ça que s'arrêtent les artistes qui émergent, mais Christine travaille également ses textes ; mêlant habilement français et anglais, elle livre des textes poétiques et littéraires. Rien n'est à jeter, mais quelques titres sont un peu en deçà des autres.
Magnifique premier album, peut-être un peu trop homogène, d'une artiste qui n'hésite pas à chanter des textes littéraires sur de la pop branchée avec un phrasé très influencé par la musique R'nB.
<3 It / Saint Claude / Christine / Science fiction / Paradis perdus / Ugly-Pretty / Nuit 17 à 52 / Here

             

 

                   

La Roux, Trouble in Paradise, 9 titres, Polydor, 2014 **
Je ne connaissais La Roux que de nom lorsque le premier extrait du deuxième album du groupe désormais décomposé, Let me down gently, est arrivé sur le net. Je suis tombé sous le charme de ce morceau mid-tempo électro-rétro mélancolique. Puis est arrivé Uptight Downtown, très bon titre, un peu plus énergique que le premier extrait mais très ressemblant. Cependant, je me disais que c'était superbe et j'attendais l'album avec impatience.
Le problème, c'est que la ressemblance entre les morceaux court sur tout le disque, des compos et des mélodies très similaires, une ambiance électro-pop rétro, groovy et mollassonne qui finit par être pesante (du genre qui vous donne une boule au ventre). C'est sympathique une fois, deux fois, mais à force, Trouble in Paradise ne m'a pas du tout convaincu.
<3 Uptight Downtown / Silent Partner / Let me down gently

 

 

 

                   

Mariah Carey, Me. I am Mariah... The elusive chanteuse, 17 titres, Def Jam, 2014 ***
Si depuis quelques années Mariah Carey n'est plus considérée que comme une diva has been qui fait de la daube, il y avait toujours quelques bons morceaux dans ses albums. Il en est de même dans ce pot pourri à l'esthétique et aux sonorités léchés. On passe rapidement sur les affreuses photos retouchées qui jalonnent le livret et la promo de Me. I am Mariah... The elusive chanteuse. On passera aussi sur ce titre prétentieux et ridicule.
Là où je suis le plus agréablement surpris, c'est du côté des titres dansants et/ou collaborations avec des rappeurs. Habituellement, je trouve les siennes bling-bling, ridicules et bourrins à mort, mais je dois avouer que je trouve Thirsty (R'n'B), Make it look good (soul, gospel), You don't know what to do avec Wale (véritable tuerie R'n'B funky qui donne furieusement envie de claquer des doigts et /ou taper dans les mains et/ou remuer son cul), Meteorite ou encore Money avec Fabolous très réussies. Le duo avec Miguel, Beautiful, seul single de l'album qui a marché (passons sur la promo catastrophique qui consistait à attendre un tube pour sortir l'album depuis plus d'un an), est un très bon titre, un mid tempo R'n'B classe où la chanteuse n'en fait jamais trop, où les voix se marient bien.
En revanche, c'est du côté des ballades que ça pêche un peu. Cry, le titre d'ouverture, et Camouflage, sont soul et sobres, mais peu dispensables et pas inoubliables. La classique You're mine (eternal) et le gospel Heavenly sont pas mal, comme la sobre reprise One more try de George Michaël et The art of letting go mais où sont les fabuleux Without you, My all, Whenever you call ou plus récemment We belong together ? Pourquoi la fabuleuse Almost Home, titre du film Le monde fantastique de Oz, a été écartée de l'album ?!
Quelques autres titres comme Faded, Dedicated, Supernatural, It's a wrap avec Mary J Blige ou Betcha Gon' Know avec R Kelly sont fades, voire soporifiques à souhait.
Voilà donc un album où se mêlent de très bons titres à d'autres clairement mauvais, entre soul et R'n'B, un album qui vaut le coup pour les fans, ou pour les quelques titres suivants, qui ne mérite pas d'être le pire démarrage de sa carrière mais on est quand même bien loin de Music Box et Butterfly.
<3 Beautiful (ft. Miguel) / Thirsty / Make it look good / You're mine (eternal) / You don't know what to do (ft. Wale) / Meteorite / Money (ft. Fabolous) / Heavenly

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Musique (Michael Jackson / Flume / ALB / Alizée)

Publié le par Sébastien Almira

 
Michael Jackson, Xscape, 8 titres, Epic, mai 2014 **
Il paraît que huit nouveaux albums du King of Pop pourraient sortir dans les années qui viennent. Pour Xscape, en fait de 16 titres, ce sont 8 nouvelles chansons qui sont présentées en double : les versions originales enregistrées par le chanteur avant sa mort font suite aux mix produits par Timbaland, Stargate ou encore Justin Timberlake.
L'ensemble est assez inégal. Si le single Love never felt so good est agréable et plutôt bien produit, si Chicago est un très bon titre dans la lignée de ses tubes intemporels (qui ressemble toutefois beaucoup aux chansons de sa sœur Janet), si la balade Loving you n'est pas désagréable et si A place with no name est pas mal produite, les quatre titres suivants sont assez désagréables, parfois inaudibles et énervants. Et que dire de cet étrange titre, venant de Michael Jackson : Do you know where your children are ?
Quant aux versions originales, plus dépouillées musicalement, elles ressemblent à du Michael Jackson, la voix et le chant sont maîtriés de bout en bout, mais ça reste souvent anecdotique. A place with no name vaut le détour en originale et les titres de la fin sont moins désagréables sans pour autant casser des briques.
<3 Love never felt so good / Chicago / Loving you / A place with no name

 

Flume, Deluxe Edition, 2 CD + 2 DVD, Transgressive, novembre 2013 ****
J'ai longtemps attendu avant de parler de cet album découvert avant que certains des titres et remixes de Flume ne soient matraqués en radio.
Harley Edward Streten, à peine 22 ans, est déjà considéré comme un prodige de la musique électronique. Son album éponyme est d'abord sorti en Australie en 2012, il signe depuis avec les maisons de disque de plusieurs pays et fait désormais des ravages dans le monde entier avec sa fusion de hip-hop, électro et pop aux allures cool.
The #1 debut album (15 titres), « Scarily close to perfect 4,5/5 » pour le magazine Rolling Stone s'est enrichit dans cette version deluxe d'une mix tape de génie de 18 titres, d'un DVD de concert et d'un DVD de bonus. Si vous ne connaissez pas encore Holding on ou le fameux remix de You & Me de Disclosure, jetez-vous sur cette merveille !
<3 Holding On / Sleepless / Stay Close / What you need (album)
<3 Intro / Insane / Stay Close / You & Me / Hyperparadise (remixes)

 

ALB, Come out ! It's beautiful, 14 titres, SME France, avril 2014 ****
Après avoir fait découvrir le Photomaton de Jabberwocky grâce à la pub de la 208, Peugeot a remis le couvert en accompagnant la campagne mondiale de la 3008 avec Whispers under the moonlight et l'une des pubs 208 « let your body drive » avec le titre Golden Chains.
Deux titres qui sont à l'image du reste de l'album : de la pop, du rock, un peu de sons électroniques qui donnent un air un peu fou à un peu plus d'une dizaine de titres (l'album compte trois instrumentaux). Me faisant parfois penser à du Foster the People (premier album) pour le côté fou, joyeux et no prise de tête, le premier album solo du Français Clément Daquin (qui continue seul l'aventure ALB après l'album Mange Disque lorsqu'ils étaient encore trois) respire la fraîcheur et la joie de vivre. L'album va dans tous les sens, capable de passer de l'ombre à la lumière dans un même titre, à la manière de Queen (rien que ça).
Le gars s'amuse sur son disque (bruitages aléatoires, chœurs, sons originaux et production recherchée), ça se sent et ça se propage. Les inspirations et clins d’œil (Queen, Coldplay, The Beatles, etc.) ne manquent pas et l'ensemble, qui reste original, vous promet de passer un bel été, alors sortez (l'acheter), c'est magnifique !
<3 TOUS LES TITRES
En concert à l'EMB Sannois le 17 octobre 2014 avec Jabberwocky et Bloum


Alizée, Blonde, 12 titres, Jive Epic, juin 2014 *
Découverte dans Graines de Star et lancée par le tandem Farmer/Boutonnat en 2000, Alizée est devenue une véritable star avec Moi Lolita, estival, dansant et coquin en France, Belgique et Suisse comme en Russie, au Japon ou encore au Mexique. Quatorze ans après, elle publie son sixième album, avec lequel elle espère bien renouer avec le succès d'antan. Pour ça, elle s'est notamment entourée de Pascal Obispo, Lionel Florence et Zazie.
Résultat surprenant, vu l'équipe : Blonde est un album léger, electro, énergique (bien que certaines chansons soient mollassonnes malgré une multitude de nappes de synthés) aux paroles, mélodies et musiques qui frisent souvent le ridicule (« Ma vie a changé, je suis comme une maison d'été ouverte et traversée par le soleil », « Je ne m'aime plus dans cette vieille version », « mon baptême de l'air, ce sont tes deux bras ouverts », etc.).
Si Blonde est un assez bon premier single, le reste de l'album est loin d'être à la hauteur d'une barre pourtant pas très haute. Et sérieusement, comment Zazie a pu composer L'amour renfort ?
<3 Blonde / Charles est stone (et encore...)

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MUSIQUE : In The Valley Below / Owlle / Nasser / Kadebostany

Publié le par Sébastien Almira

                             
In The Valley Below, The Belt, 11 titres, Sony Music, 2013 *****
Découvert en première partie de White Lies au Trianon (article ici), le groupe californien In The Valley Below a publié un premier album pop-rock sublime. En couple à la ville comme à la scène, Angela Gail et Jeffrey Jacob forment un beau duo établi à Los Angeles. Leurs douces voix feutrées et hypnotiques, qui passe d'un chuchotement lointain mais prégnant à une scansion puissante mais assourdissante de douceur en même temps, relatent des histoires sombres de sexe, de crime et de religion. Énergique, sombre envoûtant, The Belt s'écoute sans modération.

<3 Peaches (qui vous met la pêche en deux temps trois mouvements!) / Neverminders (un autre tube) / Last soul (ritournelle mélancolique et entêtante) / Stand up (qui déchire) / Dove season (magnifique...) / Lover (plus qu'entêtant : exaltant), etc.


                               
Owlle, France, 11 titres, Sony Music, 2014 *****
France Picoulet, de son vrai nom, est française. En 2011, elle remporte le prix Inrocks Lab et enregistre son premier EP, elle signe par la suite un remix de Heaven pour Depeche Mode et enchaîne les premières parties de Sébastien Tellier, Lilly Wood & The Prick ou encore Phoenix avant de sortir un premier album en anglais, très travaillé et superbement produit.
Elle qualifie son univers de dream pop et se dit influencée par la musique fin 80' et 90', notamment David Bowie, Madonna, Franck Ocean, Portishead, Cindy Lauper, Massive Attack, Kate Bush ou encore Gossip dont on sent l'influence sur des titres comme Creed ouSilence. Mélancolique, inventive et efficace sont les adjectifs qui qualifient le mieux sa musique. Entre pop et electro, elle n'hésite pas à expérimenter en intégrant des sonorités plus urbaines, éthérées ou exotiques. Elle enchaîne les titres d'une voix hypnotique et ne se répète jamais. Un premier chef d’œuvre !

<3 Fog (parfaite entrée dans son monde) / Don't lose it/ Like a bow / Ticky Ticky (electro indiannisante terrible) / Disorder / Free (ballade hypnotique où l'on profite plus de sa voix)


                             
Nasser, # 7, 11 titres, Bonsaï Music, 2013 ***
Après un premier album nommé # 4, le groupe rock-electro marseillais est de retour avec # 7. apparemment moins punk (mais j'en sais rien, j'ai pas écouté le premier), Nasser est plus connu et reconnu dans les milieux underground (si tant est que ça veuille encore dire quelque chose) et auprès des festivaliers. Nicolas (chant / batterie), Simon (guitares / claviers) et Romain (machines) ont concocté un album nerveux, pressé, taillé à la fois pour les festivals et pour les boîtes. Le chanteur envoie la sauce sur des beats, des synthés et des guitares électriques survoltés. Pas un temps mort dans cet album incendiaire, quelque peu répétitif (Wow ! On a trouvé un riff, un son, un accord, une phrase ? On va l'utiliser pendant trois minutes, presque en boucle, vous allez voir, les gars, ça va être d'enfer !).

Au petit niveau de mes références musicales, l'album évolue dans des sons, des mélodies et une voix puissants qui me rappellent invariablement Scissor Sisters, Boney M, moins souvent Daft Punk et d'autres. Répétitif, mais hyper efficace : un album étourdissant qui me donne furieusement envie de découvrir le premier.
<3 Bronson (l'image parfaite de ce que représente l'album pour moi : répétitif, puissant, entêtant, fou) / I'm a man (Boney M et Scissor Sisters, sortez de ce corps!) / Discoball (démentiel mais beaucoup trop court) / You are what you are (Scissor Sisters remixé par David Guetta ? Oh, allez, ne niez pas juste sous prétexte que « David Guetta, c'est de la soupe commerciale, les gars !) / The world is ours (premier single disco que ne renierait pas Depeche Mode – oui, oui, en plus de faire des listes, j'adore trouver des comparaisons) / Breakin' (instrumental electro dément)


                             
Kadebostany, Pop Collection, 11 titres, Mental Groove Records, 2013 *****
Un brin mégalo, le musicien suisse se fait appeler Kadebostan, crée la République de Kadebostany de laquelle on pouvait devenir citoyen en adhérant sur facebook et sort un premier album (The National Fanfare of Kadebostany) aux airs de fanfare electro. En 2012, il rencontre la chanteuse Amina, qui rejoint le groupe et y apporte des teintes de rap et de rock alternatif. Pop Collectionest né, et c'est une pure merveille. Mêlant orient et occident, rap et chant (la chanteuse passant allègrement d'une voix rauque en rap à une voix rappelant parfois celle d'Adèle sur du chant plus doux, plus classique), orchestre et electro, se risquant à reprendre (divinement bien) Crazy in lovede Beyoncé, Kadebostany n'a pas peur de prendre des risques. Et ça paye : c'est bon, c'est agréable, c'est touchant, c'est joyeux, c'est délicieux ! Un grand disque.

<3 Walking with a ghost (une pépite)/ Invisible man / Castle in the snow (comme quoi, la case variété est magnifié aussi) / Jolan/ Hey ! (Bienvenue en République de Kadebostany avec cet hymne aux air de cirque !) / Crazy in love (magnifique) / The aigle

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MUSIQUES : Foster the people / Kylie Minogue / Émilie Simon / Sarah W Papsun

Publié le par Sébastien Almira

                           
Foster the people, Supermodel, 11 titres, Sony Music, Colombia *
Après un truculent premier album (Torches, 2011), le groupe phénomène Foster The People n'ont pas vraiment réussi à transformer l'essai avec ce second album mou du gland. L'écoute n'est pas forcément désagréable, les musiciens ne sont pas mauvais, les sons sont sympas, mais qu'est-ce que c'est chiant, pas un mot, pas un son plus haut qu'un autre. Il faut plusieurs écoutes avant que quelque chose pointe le bout de son nez : deux titres finalement très bons, dans la veine pop-rock joueur, punchy et ensoleillé qui a fait la qualité et le succès de Torches.
<3 Are you what you want to be ? / Coming of age


                           
Kylie Minogue, Kiss me once, 11 titres (èd. lim. 13 titres + DVD), Warner, Parlophone ***
Le douzième album original du sex-symbol Kylie Minogue est dans la lignée des précédents : estival, agréable, dansant, kitsch, niais, sexy et bourré de tubes potentiels qui ne marcheront pas. Soyons réalistes, les icônes des années 80, 90, voire 2000 comme Madonna, Mylène Farmer, Cher ou Kylie ont beau s'entourer de la crème de la crème, se démener pour créer des tubes, ils passent quasi systématiquement inaperçus. Navigant entre pop, electro et ballades, l'Australienne réussit tout (sauf que j'aime pas Sexercize) mais ne chamboule rien de ce qu'elle sait faire et qui a fait son succès. Dommage que ça ne prenne plus avec le grand public.

<3 I was gonna cancel (tube electro funky signé Pharell Williams) / Sexy Love et Million Miles (tube dans la veine de Wow, In my arms / Love at first sight / Get outta my way) / Feels so good (magnifique ballade rythmée signée Sia) / If only et Fine (2 titres super fun, j'adooooore !) / Sleeping with the enemy (magnifique)


                           
Sarah W Papsun, Péplum, 10 titres, Diskolandia ****
Bon, au départ, on m'avait un peu forcé la main pour aller voir Von Paryahs à l'EMB à Sannois. On avait gagné les places, alors ma foi... Bon, à écouter deux ou trois titres comme ça, avant, ça m'avait pas trop branché. Mais alors en concert, j'ai carrément détesté (à part un ou deux titres, pour la musique, parce que la voix du chanteur, bonjour les maux de têtes et autres pertes d'audition).

Bon, après eux, il y avait Sarah W Papsun. Et là, la magie opère. D'abord, sur six mecs, y'en a bien la moitié qui sont pas désagréables à regarder. Ensuite, dès les premières secondes (les chœurs de leur hymne, Kids of Guerilla, accapella), tu restes bouche bée et t'attends la suite avec impatience. Tout est génial, les musiques, les mélodies (du genre bon pop-rock qui te rentre dans la tête pour ne plus en sortir), la voix particulière du chanteur principal, le guitariste qui a l'air d'être plusieurs dans sa tête, qui te regarde comme un psychopathe, qui se jette dans le public mais qui tombe au sol parce qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui continue de jouer l'air de rien, etc. Et quand tu sors de là, des étoiles plein les yeux, des sons pleins les oreilles, tu les attends devant la table où tu vas leur acheter leur disque, le leur faire dédicacer, l'acheter pour l'offrir et discuter avec eux. Parce qu'en plus, ils sont super sympas et tu te rends compte que le guitariste est un gars normal en fait. Bon, l'écoute du CD est quand même moins épique que le concert, mais ça reste un vraiment très bon disque. Dommage que certains titres soient restés sur l'EP.
Ils font pas mal de concerts, alors foncez, c'est pas cher, c'est pas pris d'assaut, c'est extra et vous pourrez acheter leurs album, vinyle, EPs et tee-shirts en sortant !
<3 At the disco / Lucky Lines Stars / 5'' / Kids of Guerilla (4 pop-rock electro à faire sauter le Stade de France) / Brighton Piers (ballade aux sonorités un peu étranges, mais d'une superbe et d'un intensité folle en concert, et la voix du chanteur, pfiouuu...)


                           
Émilie Simon, Mue, 11 titres, Universal, Barclay *
J'aimais autant quand elle mettait de l'elecro dans ses jolies chansons que quand elle faisait un espèce d'opéra electro en anglais (The Big Machine, 2009) que quand elle allait dans une veine intimiste avec l'album hommage à son défunt producteur et compagnon (Franky Knight, 2011). Avec Mue, elle s'enfonce un peu plus dans la variété française, sauf que ce n'est plus aussi agréable et que c'est très répétitif. Les instruments semblent ne jamais changer : vas-y que je te fous notamment des maracas brésiliennes (je suis pas spécialiste, alors c'est certainement pas ça, et je viens de regarder sur le livret, je ne vois pas ce que ça peut être) dans toutes les chansons, même les lentes histoire de les rendre joyeuses. Les chœurs sont toujours les mêmes : et vas-y que je te pousse des ah ah ah et des oh oh oh partout (ah, pardon, on me dit que ce sont aussi des refrains). À part quelques titres (quatre), Mue est un album vraiment sans intérêt.
<3 Paris j'ai pris perpete (superbe exemple de ce qu'elle peut faire de génial et qui énerveront autant de gens) / Menteur (frais et sympathique) / Perdue dans tes bras (jolie chanson aux influences asiatiques) / Wicked Game (reprise de Chris Isaac à la sauce Emilie Simon, comprendre avec des cris aussi jolis qu'irritants)

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