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MUSIQUES : Arctic Monkeys / Hollysiz / Eminem / London Grammar

Publié le par Sébastien Almira

Comme prévu dans mes nouvelles bonnes résolutions de milieu d'année, voilà que je vais vous parler un peu de musique. Alors, ce ne sera pas quelque chose d'aussi formel que mes articles sur le cinéma à la fin de chaque mois (parfois avec retard en début de mois, je l'admets), mais je parlerai de plusieurs disques à chaque fois, en quelques mots, voire quelques lignes, histoire de vous dire que j'ai adoré tel truc, détesté tel autre.


                           
AM, Arctic Monkeys, 12 titres, Domino Recording ****
On commence par rattraper un peu le retard avec un disque sorti il y a plusieurs mois. Je n'avais jamais vraiment écouté le groupe de rock indépendant Arctic Monkeys auparavant, même si ma meilleure amie en est fan. Je n'avais pas accroché au peu que j'avais entendu. Mais leur dernier disque, le cinquième, sobrement intitulé AM (un brin mégalo?) m'a convaincu du début à la fin. Et je ne suis visiblement pas le seul puisqu'il a été élu Album de l'année 2013 par le magazine NME et aux Brit Awards 2014.
<3 Do I wanna know ? / R U mine ? / I want it all / Knee Socks (4 rock'n'roll géniaux)/ No 1 party anthem (trop la classe, quoi...)


                           
My name is, Hollysiz, 12 titres, Hamburger Records ****
Encore un album de rock vieux de déjà plusieurs mois. La fille de Jean-Pierre Cassel, la demi-sœur de Vincent (si, si), publie un premier album de titres pop-rock, enregistré en anglais, hyper efficaces. Les mélodies sont entêtantes au possible, les guitares endiablées et vous pourrez vous détendre lors de quelques pistes planantes. Me faisant parfois penser au groupe The Ting Tings, c'est de la bonne pop-rock qui donne le sourire et l'envie de bouger ses fesses. Elle se produit un peu partout (Vieilles Charrues, Solidays, Les Déferlantes, Olympia, Transbordeur, etc.) et ça a l'air de bien tenir la route sur scène.

<3 Better than yesterday / Tricky Games (tubesque à souhait) / The fall (magnifique) / Hangover (bouge ton boul!)


                           
The Marshall Matters LP 2, Eminem, 16 titres, AfterMath Records ****
Vous devez vous dire « et bah dis donc, si c'est pour donner quatre étoiles à tout ce qu'il écoute, ça sert à rien... », mais je ne parle fort heureusement pas de tout ce que j'écoute, sinon je pourrais ouvrir un blog spécifique. Et comme je n'achète pas ce qui m'a déplu, je n'ai souvent pas écouté tout l'album et je m'en souviens peu : ce serait donc déplacé de vous en parler.

Passons donc à Eminem, rappeur de génie revenu en force avec l'album Recovery après une traversée du désert composée de flops et de dépression. Son duo avec Rihanna, Love the way you lie, a tellement marché qu'il semble s'être reconverti dans le duo avec jeunettes. Il fat dire que les titres partagés avec des femmes figurent parmi les meilleurs de cet album clin d'oeil au premier (même titre, vol. 2), histoire de dire que le Slim Shady est de retour aux sources comme dans le haut des classements. Cependant, le rappeur n'hésite pas à prendre des risques musicaux, chantant avec Sia, intégrant des guitares électriques, etc.
Je n'aime pas tout dans le disque, contrairement à The Eminem Show ou Recovery, mais ce que j'aime c'est du haut niveau. Et pour les vrais amateurs de rap, ce que je ne suis pas, je ne doute pas que les autres morceaux sont également considérés comme des chefs d’œuvre.
<3 Survival (duo parfait, choc des voix et des sons) / Legacy (un nouveau Stan, magnifique) / Berzek (entre rap et rock, démentiel)/ The Monster ( voix sexy et irréprochable de Rihanna) / So far (titre typique du génie qui se prend pas au sérieux et fait quand même un truc de dingue) / Love Game (avec son clin d'oeil à Summer nights de Grease)


                           
If you wait, London Grammar, 11 titres, Metal & Dust Recordings Ltd ***
Ah ! Vous voyez : je n'ai mis que trois étoiles. Le groupe britannique qui fait sensation ont publié ce premier album, subtil et mélancolique, où la voix de la chanteuse Hannah Reid, « limpide mais avec un léger vibrato, proche et pourtant lointaine, impérieuse mais vulnérable » (merci wikipédia) plane sur une musique minimaliste, entre variété, pop classique et soul, aidée de guitares, piano et percussions.
C'est mélancolique, planant, sobre, très beau (cela dit, il ne faut pas avoir envie de se pendre avant d'écouter les jeunes Anglais), un peu répétitif toutefois.

<3 Hey now / Shyer / Wasting my young years (divin) / Nightcall (magnifique reprise du tube de Kavinsky)

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Encore des doutes + quelques bonnes résolutions + plan d'action

Publié le par Sébastien Almira

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Une fois n'est pas coutume, je me suis encore demandé, ces jours-ci, si je n'allais pas arrêter d'écrire sur le blog. Les vieux lecteurs doivent déjà penser « ça y est, c'est reparti ! Il nous fait sa petite crise annuelle, quel relou celui-là ! » tandis que les petits nouveaux doivent bien entendu se lamenter, ne sachant pas encore que je continue à écrire après chaque période de doute sur l'avenir du blog Culturez-Vous.

 

 

Ces derniers doivent aussi se demander pourquoi.

 

Et bien parce qu'un blog, ça prend du temps. Beaucoup de temps, lorsque les publications sont régulières, qui pourrait être utilisé pour autre chose. Autre chose comme lire les livres qui hantent mes étagères depuis des lustres, comme aller voir au cinéma les films que je regrette de n'avoir pas vus, que j'hésite à acheter en DVD (parce que je ne télécharge pas) et que, pour une bonne partie, je ne vois jamais. Comme recommencer à faire un kilomètre à la nage chaque semaine ou comme m'améliorer au tennis. Comme tondre la pelouse puisqu'il recommence à faire beau et que, vu la hauteur, je vais grave galérer avec ma tondeuse mécanique (qui veut venir avec sa tondeuse électrique ?). Comme trier les piles de paperasse que j'éparpille partout chez moi et qui viennent de se retrouver dans un sac dans le placard parce que quelqu'un n'aimait pas ça. Et je ne parle que des activités solitaires.

 

Parce que pour écrire il ne faut pas seulement du temps, mais aussi de l'envie, et que je suis un gros flemmard et que si je n'écris pas un article aussitôt le livre terminé, je laisse courir, je laisse courir et puis je n'ai plus envie de le faire. Et c'est comme ça que récemment vous n'avez rien lu sur deux romans ado sympas (Cavalcades chez Thierry Magnier et Casseurs de solitude au Rouergue, que j'ai pourtant lus en février mais que, comme ils ne sortaient qu'en avril, j'ai attendu, attendu, attendu).

 

Parce que je ne me sens pas capable de parler de BD et d'albums jeunesse, et dieu sait si j'en lis et si j'en ai plein à vous faire découvrir. Idem pour la musique, je ne parle que de ce que je connais bien, et on se retrouve, sauf rares exceptions, avec du Mylène Farmer, du Zazie, du Kylie Minogue et du Madonna. Bonjour l'image de blogueur indépendant !

 

Enfin parce que, je vous le rabâche souvent, même si vous êtes nombreux à visiter le blog chaque jour (entre 100 et 150 visiteurs uniques par jour en période du début de la rentrée de septembre à la fin de la rentrée de janvier et entre 50 et 100 le reste de l'année), le fait de n'avoir que peu de commentaires est quelque chose de très frustrant pour un blogueur. Quelque chose qui donne l'impression d'être seul dans le néant.

 

 

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Alors, je voulais vous dire que je n'arrête pas encore le blog. Et j'ai pris quelques résolutions de milieu d'année.

 

Comme pour les articles sur le cinéma que je fais depuis un an presque et demi une fois par mois avec (presque) tous les films que j'ai vu dans le mois, je compte faire sensiblement la même chose pour les albums jeunesse, les bandes dessinées et les disques.

Je ne me sens pas capable de parler de ça dans un long article alors ce seront quelques lignes histoire de partager quand même mes découvertes, surtout si elles sont bonnes.

 

Je cesserai de parler de tout ce que je lis comme romans ou vois comme films. Je ne veux plus me forcer à écrire juste pour alimenter le blog. Si je ne publie rien pendant deux semaines, j'essaierai de ne pas m'auto-flageller. C'est par exemple pour ça que je ne vous parlerai finalement pas de L'ange de charbon de Dominique Batraville chez Zulma, dont je venais de commencer l'article, quand j'ai décidé d'écrire celui-ci. Parce qu'ayant été émerveillé par Les Immortelles de Makenzy Orcel chez le même éditeur (article ici), je m'étais dit de cette nouvelle parution que ça allait être encore merveilleux, mais j'ai eu beau sauté les pages par dix, j'avais l'impression de lire toujours les mêmes phrase et le style me bluffait autant qu'il m'énervait. Passez donc à côté et si vous n'avez pas lu Les Immortelles, ne ratez pas ce magnifique livre plus longtemps !

 

 

Voilà, je peux désormais cesser de vous importuner avec mes états d'âmes et m'en aller rattraper (un peu) le retard sur mes découvertes musicales car, détrompez-vous, je n'écoute pas que Mylène Farmer !

Et si, vous aussi, pris de remords, vous voudriez prendre une bonne résolution : n'hésitez plus, laissez un commentaire pour dire que vous avez adorer tel roman, que vous mourez d'envie de lire telle BD dont j'ai parlée, que vous avez détestez tel film que j'encense. Ça fait plaisir et ça peut être constructif ! ;-)

 

Merci de continuer à me lire, à bientôt !

 

Sébastien Almira

 

 

 

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Arnaud Cathrine, Je suis l'idole de mon père, roman à partir de 13 ans, 150 pages, mars 2014, 9,20 € **

Publié le par Sébastien Almira

 

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Doriand est le fils d'un auteur de romans ado en mal d'inspiration qui étale la vie de son fils dans ses livres. Ce qui provoque honte et fureur chez le principal intéressé.

Cet été, le joyeux tandem part en vacances dans une station balnéaire en Normandie. Au programme : hôtel étoilé à deux pas de la plage, resto gastronomique, soleil, bronzette et farniente.

Mais il se trouve que c'est dans la même ville que vivent les grands-parents de Doriand, ceux-là même qu'il n'a jamais rencontrés parce que son père ne les voit plus depuis belle lurette et n'en parle jamais.

 

C'est un sacré gros hasard, mais on passe, puisque le gros de l'histoire est basé sur ça : pourquoi les relations entre le père de Doriand et sa famille se sont-elles détériorées ? Que va faire l'adolescent pour sortir des griffes et du carnet de notes de son père ? Concernant son irrésistible envie de rencontrer ses grand-parents paternels ? Pour se dépêtrer d'une histoire d'amour fantasmée et impossible ?

 

Le roman aurait pu être délicieux si tout n'était pas survolé et si Arnaud Cathrine ne cherchait pas à tenir avec Doriand Salveig son Maxime Mainard. Je sais qu'Anne Percin n'aime pas les comparaisons avec son héros, mais il faut bien avouer qu'un ado narrateur, intelligent, drôle (beaucoup moins que Maxime), cynique, à qui il n'arrive (presque) que des catastrophes (familiales, amoureuses, « vacancières ») au milieu d'une tripotée de situations cocasses et périlleuses, fait inévitablement penser à Comment (bien) rater ses vacances (article ici).

Sauf que n'est pas Anne Percin, ni Maxime Mainard, qui veut.

Ça se lit, avec plaisir même. Mais, malgré l'histoire du père écrivain qui pompe la vie de son fils pour ses livres, cela reste du déjà vu. Qui plus est, pas assez développé. Ça manque de consistance, la fin est précipitée et le suspense voulu avec l'idée balancée à demi-mots par le narrateur sur une éventuelle suite n'est pas très efficace.

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Kenneth Bernard, Extraits des archives du district, traduit de l'anglais par Sholby, roman, 150 pages, janvier 2014, 10 € *

Publié le par Sébastien Almira

 

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Nées en 2009, suite à la rencontre entre Benoît Virot (créateurde la revue Le Nouvel Attila) et Frédéric Martin (qui travaillait aux éditions Viviane Hamy), les éditions Attila ont publié un catalogue d'une cinquantaine de titres dont l'originalité n'avait d'égal que la qualité graphique de l'objet. Textes rares, subversifs, décalés, drôles, enivrants, qui ont séduit pas mal de lecteurs exigeants.

Mais en 2013, l'aventure s'arrête et les deux hommes créent chacun leur maison d'édition après que leurs auteurs se soient vus proposer de récupérer leurs droits ou de rejoindre la nouvelle structure de leur choix. Benoît Virot crée le Nouvel Attila et Frédéric Martin Tripode.

 

Les Extraits des archives du district n'est pas une nouveauté en soi puisqu'elle faisait partie du catalogue Attila. La quatrième de couv fait indéniablement penser aux textes cultes d'anticipation et de science-fiction, à 1984 en particulier.

C'est l'histoire d'un homme qui tient un journal où il décrit sa vie dans le district, entre faits étranges voire effrayants et banalités. C'est d'ailleurs plus souvent les banalités du quotidien qu'il prend la peine d'écrire. Plusieurs pages pour décrire le fonctionnement des files d'attente à la banque, tout autant pour raconter que la caissière du supermarché n'est pas aimable et range n'importe comment ses courses dans les sacs ou encore que Grodeck est un gros connard qui bat une pauvre vieille das le hall du bâtiment et touche le cul de Sylvia, genre de bombe sexuelle que le narrateur aimerait bien se taper.

 

" Ce nouveau système présente d'indéniables bénéfices et quelques inconvénients. Puisque les avantages paraîtront évidents à toute personne moderne, je veux mentionner un ou deux problèmes. Normalement, la banque assigne un nombre égal de caissiers de chaque côté. Mais si leur nombre ou leurs compétences ne sont pas équivalents, il devient difficile de déterminer combien de personnes en plus dans la file la plus efficace la rendront moins rapide que l'autre. Autrement dit, à un certain point, on ira plus vite dans la plus mauvaise file. Mais où se situe ce point ? Et puis, on peut commencer dans l'une ou l'autre de deux files tout aussi efficaces et s'appercevoir à mi-chemin qu'on a perdu un caissier, ou qu'un débutant commence son service. Si on a déjà attendu une demi-heure, il est peu probable qu'on change de file. Et en fait, même avec un service dégradé, cette file pourrait quand même, à cause d'autres facteurs, avancer plus rapidement. On ne peut pas savoir. Par exemple, une fois (c'était au milieu du mois), mon côté de banque a perdu tous ses caissiers sauf un, alors qu'il en restait trois de l'autre côté. J'ai dévisagé les gardiens et les responsables qui travaillaient dans les bureaux en retrait pour protester contre cette injustice flagrante. L'un d'entre eux, ai-je pensé,  devait forcément avoir pour mission de maintenir une équité raisonnable entre les deux comptoirs. Je n'ai reçu en retour que des regards absents. Personne ne semblait s'appercevoir de la situation ou s'en préoccuper. A une ou deux reprises, j'ai presque dit quelque chose. Ce qui est sûr, c'est que j'ai gigoté. Et toussé. Mais en vain. " pages 32-33

 

Bon, on comprend rapidement que le district fait partie d'un système dictatorial où les habitants ont peu de libertés et sont contraints de tenir un journal qui sera à leur mort récupéré par les autorités. D'ailleurs, les habitants doivent adhérer à un club d'enterrement. Si vous voulez en savoir plus, il y en a des tartines sur plus de vingt pages qui ne m'ont que très peu intéressé. Un peu comme le reste du livre. Le narrateur, surnommé La Taupe, décrit son quotidien avec une froideur et un sens du détail qui frôlent l'autisme sans que rien n'accroche vraiment le lecteur. Ce n'est pas mauvais, mais l'ennui est plutôt envahissant et l'intérêt très limité.

De plus, on pourra s'étonner que dans ce genre de maison d'édition, ni le nom de Marc-Antoine Mathieu, qui a signé le dessin de couverture, ni la première publication chez Attila ne soit pas mentionné, ou que la dernière page avant l'élégant noir ne soit pas centrée comme il faut.

 

 

L'avis du Cafard Cosmique, très élogieux : ICI

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Le cinéma de mars 2/2 (Monuments Men / Free Fall / Patema et le monde inversé / Gerontophilia / How I live now)

Publié le par Sébastien Almira

 

the-monuments-men-poster02.jpgMonuments Men, de George Clooney, 2h ***


Sept Américains sont prêts à aller envers et contre tous, à braver les interdits et les dangers, pour sauver les milliers d’œuvres d'art volées par les nazis en France. Ce sont les Monuments Men. Malgré leur nom, ils n'ont pas de supers pouvoirs, juste un besoin et une envie inaltérables de se battre au nom de l'art et des Français.

J'aimerais bien connaître un peu la véritable histoire parce que je ne peux m'empêcher de voir des livres d'histoires pour collégiens américains crédules à qui on fait croire que les États-Unis règnent en maître pacifiste et altruiste sur le monde entier. Si on pouvait arr^ter de voir Matt Damon à l'écran, ce serait sympa aussi. Sinon, c'était pas mal, quoiqu'un peu longuet au milieu.

 

 

affiche-Free-Fall-Freier-Fall-2013-1.jpgFree Fall, de Stéphane Lacant, 1h40 ****


On en parle comme de « la réponse allemande au Secret de Brokeback Mountain » simplement pare que c'est l'histoire d'un hétéro macho qui tombe amoureux d'un beau gay après avoir tenté de le repousser, voire de le frapper. Le tout dans un milieu hostile (cow-boy VS flics).

Mais la comparaison s'arrête là. Plus court, moins chiant, plus étouffant (pas de grands espaces), plus moderne dans le traitement de l'histoire comme de l'image, plus sensuel peut-être, Free Fall m'a plus passionné que le film multi-primé d'Ang Lee. Il donne envie de vivre sans se barricader derrière des images, des limites, des interdictions, tant qu'il n'est pas trop tard...

 

 

 

patema-et-le-monde-inverse-affiche.jpgPatema et le monde inversé, de Yasuhiro Yoshiura, 1h40 **


Après une catastrophe écologique, la terre se trouve séparée en deux mondes à la gravité inversée ignorant tout l'un de l'autre. Dans le monde souterrain, Patéma, quatorze ans, adolescente espiègle et aventurière rêve d'ailleurs. Sur la terre ferme, Age, lycéen mélancolique, a du mal à s'adapter à son monde totalitaire. Le hasard va provoquer la rencontre des 2 adolescents en défiant les lois de la gravité.

Partant d'une super idée, le manga m'a déçu sur certains aspects. D'abord, ces Japonais (surtout Patéma) qui hurlent dès qu'ils ouvrent la bouche (ils peuvent pas parler normalement?). Ensuite, si certaines images pourraient passer pour du Miyazaki, d'autres paraissent datées, et le mouvement (des personnages, surtout) n'est pas toujours au point (trop saccadé par moments). Enfin, parlons justement de la fin, cette succession de rebondissements qui affolent le rythme alors que certains moments précédents tentaient d'endormir le spectateur : le rythme du film n'est pas tout à fait maîtrisé. Dommage.

 

 

gerontophilia.jpgGerontophilia, de Bruce LaBruce, 1h20 ****


Lake, 18 ans, un garçon plutôt ordinaire mais hyper bogosse, vit avec une mère névrosée et sort avec une fille de son âge excentrique. Embauché dans une maison de retraite pour l’été, il est troublé par une attirance nouvelle et pour le moins particulière : les vieux messieurs. Il tombe sous le charme de l'un des pensionnaires, Mr Peabody, 82 ans.

Voilà, vous êtes prévenus, si vous rentrez, vous savez ce que vous trouverez. C'est très étrange comme histoire mais finalement pas plus que ces films sur des jeunes garçons intéressés par des vieilles dames riches (cf Hors de Prix, par exemple). Là où le réalisateur habitué aux films chocs frôle la perfection, c'est que tout dans Gerontophilia est toujours subtil, quasi délicieux. Les acteurs sont magiques, on n'est jamais dans le voyeurisme, et ça c'est fort.

 

 

How-I-Live-Now-Maintenant-cest-ma-vie-affiche.jpgHow I live now (Maintenant, c'est ma vie), de Kévin Macdonald, 1h45 *****


Adapté du roman du même titre de Meg Rosoff chez Albin Michel Wiz.

Daisy, une adolescente new-yorkaise un peu connasse sur les bords, passe ses premières vacances dans la campagne anglaise chez ses cousins, qu'elle considère comme des bouseux. Les choses ont le temps d'évoluer entre Daisy et ses cousins avant qu'une éventuelle troisième guerre mondiale n'éclate et ne laisse s'envoler les rires, les sorties et les émois naissants. À partir de là, il n'est question que de survie.

L'incroyable force de film réside en le fait qu'on soit toujours exclusivement avec les adolescents. De la guerre, n'entendra que quelques explosions, on ne verra que quelques secondes d'images à la télévision avant que l'électricité ne soit coupée, on ne vivra que leur survie dans un camp de travail et leur fuite afin de tous se retrouver.

Époustouflant, éprouvant, sensationnel à tout égard, accompagné d'une BO tout aussi explosive, How I live now est un film dont on parle trop peu et indéniablement un des films qu'il ne faut pas rater en ce début d'année.

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