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Robin Thicke, Blurred Lines, 10 titres, Polydor, juillet 2013, 14,99 € ***

Publié le par Sébastien Almira

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Puisque je pars quinze jours dans le sud samedi, c'est l'occasion idéale pour vous parler d'un des disques de l'été. Robin Thicke fait parler lui depuis quelques semaines avec son tube Blurred Lines, et l'album du même nom vient de sortir. Un disque court (dix pistes), chaud et entraînant, pour passer un bel été.

 

L'homme avait travaillé avec Mary J. Blige, Mariah Carey, Chrisina Aguilera ou encore Michaël Jackson avant de se lancer lui-même dans la chanson.

Son sixième album, le premier dont on parle en France si je ne m'abuse, est un disque pop qui lorgne sans vergogne vers le funk, le disco et le R'n'B. On retrouve ainsi des influences des Bee Gees, de Jamiroquaï, de Barry White et de certainement plein d'autres que je ne connais ou ne reconnais pas.

On pense souvent à Craig David et Justin Timberlake. Genre, ça pourrait être le dernier album de ce dernier s'il n'avait pas sorti le prétentieux et paresseux The 20/20 Experience il y a quelques mois. Il y a quelque chose de diablement sexy à la Timberlake dans la voix, dans le regard et les poses (voir le clip de Blurred Lines) et, comme lui, il n'hésite pas chanter dans les aigus, ce qui fait parfois des contrastes plutôt sympas au sein d'un même titre.

 

Voilà donc un bon disque qui mêle habilement pop, R'n'B, funk et disco, entre modernité et old school, à emmener en vacances, à passer en soirée, à écouter en faisant le ménage, histoire de tortiller du cul en toute circonstance !

 

 


 

 

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En attendant la rentrée...

Publié le par Sébastien Almira

Chers amis, chers lecteurs,

 

En attendant la rentrée littéraire, l'été sera creux. Seuls quelques articles seront publiés. Quelques disques dont j'ai vraiment envie de vous parler, du cinéma, mais peu de livres. Et dès la mi-août, la littérature fera son grand retour avec une rentrée déjà en préparation !

 

Je vous parlerai du plus mauvais Nothomb (La Nostalgie heureuse, chez Albin Michel), du joli roman de Patricia Reznikov (La Transcendante, chez Albin Michel), du premier Lyonel Trouillot que je lis (Parabole du failli, chez Actes Sud), du soporifique et prétentieux Karine Tuil (L'invention de nos vies, chez Grasset), du génial Journal malgré lui d'Henry K. Larsen de Susin Nielsen côté jeunesse chez Hélium, et de ceux que je n'ai pas encore lus, dont Le rire du grand blessé de Cécile Coulon chez Viviane Hamy et Urbs de Raphaël Meltz chez Attila qui ont l'air géniaux !

 

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Pour vous faire patienter un peu, voici de jolis extraits de Parabole du failli de Lyonel Trouillot, commencé hier et qui s'annonce magnifique :

"Aux vieilles qui s'essoufflaient en grimpant la colline de leurs chaussures d'un autre temps et auxquelles tu offrais quelquefois ton bras, parce que la pente est raide et que ce n'est pas plus mal si les forts aident les faibles. Tu aimais les vieilles autant que les enfants et, toutes fières, avec des sourires de bal de débutantes, elles grimpaient à ton bras cette satanée de colline qui avait épuisé leurs rêves, leurs jambes, leurs amours. Le dernier homme à leur avoir donné le bras avant toi était mort depuis longtemps. Va-t'en-savoir-pourquoi, cette putain de colline est une machine à faire des veuves."

"Quand les pauvres se mettent à avoir de la classe et s'expriment comme des chérubins vivant dans les nuages, c'est qu'ils se laissent atteindre par les vices des riches."

"C'est toujours sur le dos des autres que l'on développe des amitiés. Le truc, c'est de choisir quels autres."

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Claire-Lise Marguier, Les noces clandestines, roman, 120 pages, Le Rouergue, collection La Brune, janvier 2013, 13,80 € **

Publié le par Sébastien Almira

 

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Dure est la chute après le grandiose Le faire ou mourir qui, l'année dernière, m'avait ému, puis retourné et fini par m'impressionner (critique ici). Après cette première incursion dans le monde des adolescents, la Toulousaine s'en prend au roman adulte.

 

Toujours au Rouergue, toujours sous la forme d'un court récit, toujours avec un style raffiné et percutant, toujours une histoire pas ordinaire dans l'ordinaire, toujours une noirceur ambiante malgré une beauté renversante, toujours un rapprochement initialement pas évident mais plus qu'envoûtant et laissant peu de place à un quelconque échappatoire.

 

Malgré ces points communs, Claire-Lise Marguier ne fait pas dans la redite, et c'est tout à son honneur. Mais ce qui m'a gêné dans cette histoire d'enlèvement, puis de séquestration et enfin d'envoûtement, c'est un final pas du tout à la hauteur de ce qui le précède.

Ce qui le précède, c'est une histoire dont on ne peut de dépêtrer. Accrochés qu'on est à ses Noces clandestines, on tourne fébrilement les pages de ce que l'on prend pour un petit bijou noir assez lumineux pour ne pas plonger dans un sentiment de dégoût et d'effondrement.

Ce qui le précède, c'est une nouvelle démonstration du talent de la romancière de créer une étrange bulle emprunte d'un plaisir mélancolique dans laquelle on se laisse bercer autant que bousculer.

 

Et après ça, le final fait preuve d'une fadeur, d'un manque de profondeur et d'imagination, au moins aussi égal à la virtuosité du reste, qui brise la bulle dans laquelle on nous enveloppait innocemment depuis presque une centaine de pages. Et on lit les vingt dernières pages en sautant allègrement des paragraphes entiers avant de se rendre compte qu'on a bien été dupés : on a été débarqué d'un petit chef-d’œuvre et rien n'a été entrepris pour nous y replonger.

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Lectures estivales 2013

Publié le par Sébastien Almira

Deuxième édition des lectures estivales, sans retard cette année, s'il-vous-plaît ! Vu le temps, je suis plutôt en avance, d'ailleurs. Ne me dîtes pas que vous habitez le sud et qu'il fait très beau, parce que vous avez aussi le mistral depuis le début de la semaine, alors pas de cagades !

Cette année, je ne me cantonne pas qu'aux livres de poche, mais il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

 

malavita

Commençons par le moins cher et le plus drôle : en attendant le film de Luc Besson avec Michelle Pfeiffer, Robert De Niro et Tommy Lee Jones, lisez ou relisez les fantastiques aventures familiales des Blake, Américains récemment installés en Normandie, dont les sourires, les bonnes intentions et le secret qu'ils cachent vont entraîner une multitude de scènes à l'humour ravageur !

Malavita, Tonino Benaquista, Folio, 7,50 €

 

livre l 572061

Deuxième poche, moins tordant mais qui vous fera voyager en Amérique du sud avec la plume magnifique de David Toscana dont le personnage cherche dans ses lectures la réponse à toute chose de la vie, et plus particulièrement à la disparition d'une fillette. Très beau roman.

El ultimo lector, David Toscana, Zulma poche, 8,95 € (critique)

 

zanzibar

En grand format, je vous propose d'allier cette fois l'humour et le voyage avec Zanzibar. Ou l'histoire folle de deux journalistes ratés qui décident de faire le tour du monde tout frais payés en se faisant passer pour des journalistes touristiques de renom. Mené sous forme d'enquête sur leur mort plus qu'étrange, Zanzibar accompagnera à merveille vos vacances !

Zanzibar, Thibault de Montaigu, Fayard, 18 € (critique)

 

pornographia

Si vous aspirez à plus de sensualité, sans tomber dans la niaiserie et la facilité, Pornographia, le troisième roman de Jean-Baptiste Del Amo est pour vous. Emprunt d'une sensualité torride, dure et poisseuse, rendue presque magnifique grâce à la langue prodigieuse du jeune auteur, Pornographia est un chef d’œuvre de plus à son tableau. Âmes sensibles, s'abstenir.

Pornographia, Jean-Baptiste Del Amo, Gallimard, 14,50 € (critique)

 

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Enfin, vous devez tous profiter de cet été pour lire l'un des plus belles histoires que j'ai lues : Chapardeuse de Rebecca Makkai, paru l'année dernière. Une bibliothécaire fuit bon gré, mal gré une vie morne avec un gamin solitaire qui passe son temps à lire ses recommandations. Un road-movie magique, magnifique, qui donne le sourire à chaque page. Un énorme coup de cœur.

Chapardeuse, Rebacca Makkai, Gallimard, 21 € (critique)

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