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Articles avec #bd tag

Lupano et Panaccione, Un océan d'amour, BD sans texte, 220 pages, Delcourt / Mirages, octobre 2014, 24,95 € *****

Publié le par Sébastien Almira

Lupano et Panaccione, Un océan d'amour, BD sans texte, 220 pages, Delcourt / Mirages, octobre 2014, 24,95 € *****

Surpris par le principe d'une bande dessinée sans texte, j'ai « lu » Un océan d'amour et je n'ai toujours pas fini d'être surpris.

D'abord par la facilité de lecture et de compréhension.
Ensuite par le merveilleux scénario de Wilfried Lupano, qui avait déjà officié avec Jérémie Moreau pour Le Singe de Hartlepool et avec Cauuet pour Les vieux fourneaux : jetez-vous dessus, c'est extraordinaire. Ce gars a des idées en or et sait s'entourer.
Aussi par les superbes dessins, tendres et expressifs, de Grégory Panaccione, à l'origine d'un certain Match qu'on m'a vivement recommandé.
Finalement par le résultat étonnant et hautement merveilleux d'une telle entreprise.
Également par la présentation de l'ouvrage et la quatrième de couv' particulièrement réussie.
Enfin par l'intérêt et le succès à la librairie.

Pas besoin de dire grand chose sur l'histoire de ce petit pêcheur breton dont le petit bateau se coince dans les filets d'un autre bien plus énorme et de son imposante, revêche mais réconfortante femme élevée à la cuisine au beurre, complètement paumée quand elle ne le voit pas rentrer le soir même.

S'en suivent leurs extraordinaires et invraisemblables aventures croisées qui vous emporteront et vous émerveilleront aussi sûrement que moi. Cette BD est un vrai bijou sur tous les plans et ce serait vraiment bête de s'en priver ou d'en priver vos amis fans de septième art alors que Noël est si proche.


 
 

Visitez le blog du Monde pour découvrir les trente-quatre premières planches ici.

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BD (Un petit goût de noisette / Mamette T6 / La conquête de Mars / Blast T4)

Publié le par Sébastien Almira

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Vanyda, Un petit goût de noisette, 200 pages, Dargaud, janvier 2014, 17,95 € ***
Le temps de quelques courtes histoires, Vanyda nous plonge dans la vie et les amours de jeunes adultes. Entre moments de grâce et actes manqués, elle raconte avec peu de mots, mais beaucoup de poésie, de fraîcheur, d'émotion. Au fil des histoires, on comprend les liens entre certains personnages. Le travail graphique est très intéressant, une couleur par histoire, ce qui ajoute à la poésie et la fraîcheur du trait et des personnages.
C'est vraiment fin, tendre et joli.

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Nob, Mamette, tome 6, 45 pages, Glénat, mars 2014, 9,99 € ***
Entre quelques souvenirs et autres cuisine de Mamette, Nob nous offre cette année une sixième vraie aventure de la plus mignonne des mamies littéraires ! Ayant pour titre Les Papillons, ce nouveau tome est plus intimiste que les précédents, emprunt de tristesse. Mamette a quelques petits problèmes de mémoire, des papillons plein la tête et se rend compte qu'il ne lui reste peut-être plus beaucoup de temps.
Mais ses amies sont toujours aussi drôles, entre la Pinsec et celle qui ne comprend jamais rien, vous n'aurez pas trop le vague à l'âme !

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Grégory Jarry et Otto T., La conquête de Mars (2 tomes), 120 pages chacun, éditions Flblb, 2008, 11,50 € chacun *****
Je sais, je ne parle habituellement que de nouveautés, c'est un peu le principe du blog : vous présenter et vous donner mon avis sur des nouveautés, quelles qu'elles soient. Je déroge ici à la règle parce que je suis en train de découvrir les éditions Flblb, qui publient de la bande dessinée et des flip book, et qu'il y a du lourd.

Otto T. (au dessin) et Grégory Jarry (au texte) sont connus pour leur Petite histoire des colonies françaises (même éditeur). Otto T., seul, a également signé pas mal de flip book, toujours chez Flblb.
Lorsque Neil Armstrong pose le pied sur la Lune le 21 juillet 1969, personne n'avait imaginé qu'ils y trouveraient de la vie. Imaginez donc : Hitler ne s'est pas suicidé à la fin de la guerre et avait fait préparer par des savants de renom une fusée capable d'emmener les dirigeants du IIIe Reich sur la Lune, où il avait bien l'intention de faire construire l’œuvre de sa vie : la cité de Germania.
Improbable et extraordinaire scénario, mené et dessiné de mains de maîtres où se croisent pléthore de personnages plus ou moins connus, Hitler himself, Stanley Kubrick, Werner von Braun (inventeur des fusées V1 et V2), etc. Utilisant plusieurs narrateurs pour multiplier les points de vue et distiller ainsi les indices au fur et à mesure, Otto T. et Grégory Jarry signent une (deux) des meilleures BD que j'ai lues et que je relirai encore et encore !

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Manu Larcenet, Blast, tome 4, Pourvu que les bouddhistes se trompent, 200 pages, Dargaud, mars 2014, 22,90 € ****
Je ne dirai quasiment rien sur l'histoire, pour ceux qui n'en sont pas encore à ce dernier tome. De toute façon, il n'y a rien à dévoiler (si ce n'est la fin) : on avance petit à petit dans l'interrogatoire de Polza Mancini et donc dans son histoire.

Comme pour le deuxième tome par rapport au premier, j'ai senti une petit baisse dans ce quatrième opus. Dans quoi ? Je ne saurais vous dire. Juste que je l'ai trouvé moins fort. Le dessin est pourtant toujours aussi cruel, magnifique, violent, parfait. Blast est décidément une grande BD, une grande œuvre, un chef d’œuvre. Conseil si vous débutez la série : ne vous les enfilez pas tous d'un coup, c'est lourd à digérer.

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BANDES DESSINÉES (Peter et Sally T2 / Mauvais Genre / Ma Révérence / Max Winson T1)

Publié le par Sébastien Almira

Voilà bien longtemps que je n'avais pas parlé de BD (d'ailleurs, je viens de vérifier, je n'ai fait que trois articles spécifiquement sur le septième art). Et pourtant, j'en lis beaucoup. Parce que ça me plaît de plus en plus, même si je ne suis pas l'ombre d'un débutant spécialiste. Et aussi parce que ça se lit plus facilement pendant les pauses repas qu'un roman (plus pratique physiquement et plus rapide). Alors je vais tâcher de rattraper un peu le début d'année.
 

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Peter et Sally en rajoutent une couche (tome 2), Lépithec et Clément Bacaria, Le Lombard, novembre 2013, 12,50 € ***
Les deux garnements sont de retour pour de nouvelles aventures. C'est toujours aussi cynique, mais on commence à bien cerner les personnages, leurs tares et leur humour. Le résultat est un petit peu moins drôle, l'effet de surprise quant au caractère de Sally n'est plus là, mais c'est toujours sympa à lire ! Et j'ai enfin compris clairement le lien qui unit les deux gamins (faut dire que les indices disséminés dans le premier tome étaient quelque peu contradictoires et pas clairs du tout).
 

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Mauvais Genre, Chloé Cruchaudet, Delcourt, septembre 2013, 18,95 € ****
Primé à Angoulême (Fauve d'Angoulême Prix du Public Cultura 2014), Mauvais Genre raconte l'histoire d'un déserteur pendant la Première Guerre mondiale qui se fait passer pour une femme afin de ne pas être arrêté. Paul devient Suzanne, Louise est heureuse de le savoir « en sécurité » mais petit à petit leur couple bat de l'aile. C'est qu'être une femme à plein temps dans le Paris des années folles change beaucoup de choses... Le fait divers est raconté et dessiné par Chloé Cruchaudet de manière réaliste, crue et brillante, entre la noirceur et la désinvolture qui constituent cette histoire.
 

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Ma Révérence, Rodguen et Wilfrid Lupano, Delcourt, septembre 2013, 17,95 € ***
Également primé à Angoulême (Fauve Polar SNCF 2014), Ma révérence est une BD policière de bonne facture, qui m'a parfois surpris. Pas fana du dessin, il n'est toutefois pas désagréable et sert bien le scénario : Vincent, trentenaire un poil dépressif estimant être redevable de la société, décide de se servir lui-même, en braquant un fourgon avant de retrouver la petite amie qu'il a lâchement abandonnée avec un fils à l'autre bout de la terre. Mais il n'a peut-être pas choisi le bon complice...
 

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Max Winson, tome 1, La Tyrannie, Jérémie Moreau, Delcourt, janvier 2014, 15,95 € *****Non, je n'ai pas d'actions chez Delcourt. J'ai juste fait l'impasse sur One Model Nation chez Naïve parce que je ne me souviens pas de tout et que je ne sais pas trop quoi dire dessus.
Bref, passons à ce merveilleux premier tome qui aurait d'ailleurs pu s'appeler Les Tyrannies. Max Winson est numéro 1 mondial de tennis depuis sept ans, il n'a jamais perdu un match, il écrase avec une facilité déconcertante tout adversaire, il ne connaît ni la joie, ni l'envie, ni l'amour, ni l'amitié, ni la culpabilité. Seulement la victoire. Aussi, lorsqu'une jeune et jolie journaliste parvient à passer à travers les mailles du système Winson, dirigé d'une main de fer par son entraîneur tyrannique de père, celle-ci perturbe le robot que Max est devenu. Qui est-il ? Quel est le but de sa vie ? Faut-il perdre un match qui pourrait coûter la vie au champion d'une (autre) tyrannie ?
Sous des apparences sobres et simples, le scénario, la narration, les personnages et le graphisme de la BD sont assez complexes et recherchés. Le premier tome de Max Winson est un véritable tour de force, tant graphiquement (un dégradé de gris éblouissant) qu'au niveau du scénario. C'est drôle, poétique, intelligent, inventif, percutant et ça va bien au-delà du tennis : ne passez pas à côté de chef d’œuvre.µ
 

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Couverture

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Étienne Davodeau, Le chien qui louche, bande-dessinée, 140 pages, Futuropolis / Louvre Éditions, octobre 2013, 20 € ****

Publié le par Sébastien Almira

 

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Je ne suis pas spécialiste de la bande-dessinée, si tant est que je le sois en littérature. Mais le fait est que – et vous l'aurez remarqué par la présence insignifiante d'articles sur le neuvième art – je ne sais pas en parler, parce que je n'y connais rien. Alors, j'en lis, mais je n'en parle pas.
Et face à la pénurie d'articles littéraires ces derniers jours, dus à quelques vacances en Méditerranée et prochainement à Rennes et Bordeaux et à un ralentissement de mon rythme de lecture, j'ai décidé de me jeter à l'eau pour vous parler d'une BD que je viens de lire.

J'avais lu Lulu femme nue pendant les derniers moments de Virgin, quand nous n'avions plus grand chose à faire, plus grand monde à renseigner (à part « où sont les caisses ? », « où est la sortie ? », « C'est normal qu'il n'y a plus de Victor Hugo en rayon ? C'est n'importe quoi ! Ça ne m'étonne pas que vous fermiez... ») et encore moins à conseiller. Ça m'avait bien plu. Aussi, quand une collègue m'a chaudement recommandé de lire Les Ignorants, qui ne me tentait pas, j'ai commencé.
Et j'ai bien fait. D'abord parce que j'aime beaucoup le dessin de Davodeau. Ensuite parce que j'aime le vin, et que j'ai pris quelques notes sur des procédés et bonnes bouteilles.

C'est donc tout naturellement que j'ai acheté sa nouvelle parution, Le chien qui louche. Ça y est, je commence à raconter ma vie au lieu de parler des livres en question, comme Nina sur le blog Reading in the rain... Blog que je vous conseille pour les lectures très variés de Nina et ses articles écrits sans langue de bois et toujours avec humour.
 

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Bien, bien. Donc, Le chien qui louche. Quel drôle de titre, me direz-vous. Il s'agit en fait du titre d'une peinture du dix-neuvième siècle d'un ancêtre de la petite amie d'un gars qui bosse au Louvre. Fabien est agent de surveillance, il aime son métier. Et lorsque Mathilde le présente à sa famille (alors qu'elle ne veut toujours pas vivre avec lui), ses frères en profitent pour sortir la fameuse croûte du grenier. De quiproquos en malentendus, Fabien se sent obligé de parler de l’œuvre au musée. D'autant qu'un fidèle visiteur partage avec lui un mystérieux secret sur le LouvreEntre une petite amie aussi distante qu'aimante, cette révélation dont il n'a jamais entendue parler et sa belle-famille qui lui tombe dessus à tout moment pour savoir si le tableau va entrer au Louvre ou non, Fabien ne sait plus où donner de la tête !

Les personnages hauts en couleur (bien qu'en noir et blanc) qu'a créés Davodeau nous embarquent dans une aventure humaine cocasse et intelligente. Vie de couple (en bon naturaliste, il s'intéresse là encore aux petites gens) et grandes questions sur l'art (qui peut décider de la valeur d'une œuvre ?), l'auteur-dessinateur mélange à nouveau les genres (BD-vin dans Les ignorants) pour notre plus grand plaisir. Même si Le chien qui louche aurait pu s'encombrer de quelques pages de plus.
 

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Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, ou comment j'ai cru devenir libraire, Leslie Plée, BD, 90 planches, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, mars 2009, 15 € ****

Publié le par Sébastien Almira

Après une première bande dessinée sur le monde de l'entreprise, dans une version « souris » on ne peut plus cynique, voici la deuxième que je vous présente, encore une fois sur le monde de l'entreprise, mais ciblée sur... la librairie ! Un régal !

 
Mai 2005, Leslie Plée quitte Paris pour rejoindre son copain à Rennes. Elle décroche un CDI dans une « grande surface culturelle du livre », Cultura, si vous préférez. L'enfer commence.
Avec ses collègues, elle passe l'été à réceptionner tous les livres nécessaires à l'ouverture du magasin, prévue pour la rentrée scolaire. De doutes en déceptions, elle nous conte sous forme de bande dessinée l'histoire du Cultura de Rennes, de ses employés soumis, de ses patrons incompétents, arrivés en librairie comme un cheveu sur la soupe, des bons clients comme des mauvais (majoritaires), de sa vie de libraire à tout faire, en somme.
Elle écrit, elle dessine, et c'est cruel parce qu'on sait que c'est vraiment ainsi que ça se passe, mais c'est drôle aussi parce que, cette fois, ce n'est pas à nous que ça arrive.
Pour tous ceux qui en ont assez de ranger des mauvais livres, pour tous ceux qui en sont heureux aussi, pour tous ceux, surtout, qui sont clients et qui ne connaissent pas l'envers du décor, jetez-vous sur ce livre. Ça ne coûte pas cher, ça fait marcher l'industrie du livre et un petit éditeur. Mais surtout, n'allez pas l'acheter chez Cultura, déplacez-vous dans une vraie librairie, demandez à de vrais librairies de vous le trouver ou de le commander (attention : un librairie a obligation de commander tout livre non encore épuisé ! Et sans frais pour vous sauf s'il le fait venir de l'étranger. Alors n'hésitez plus à demander aux librairies les livres que vous ne trouvez pas en rayon !) et découvrez l'envers du décor !

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Peb et Fox, La Fabrique, tome 1, BD, 45 planches, Paquet, avril 2009, 10 € ****

Publié le par Sébastien Almira



Avant de vous laisser lire ce premier article consacré à la bande dessinée, je dois vous prévenir que ne serai pas capable d'écrire une critique construite et argumentée en appuyant sur le choix  des couleurs ou autres procédés de dessin auxquels je n'y connais rien. Aussi, elle sera courte, mais l'important est qu'elle vous donne envie de lire cette fantastique bande dessinée !

Nous avons nos patrons tyranniques, nos employés bêtes et/ou soumis, notre infecte repas du midi, nos blagues désuettes, nos tâches inutiles et tout ce qui fait que la vie d'entreprise est ce qu'elle est. Et bien, les souris aussi.
C'est ce que Peb et Fox, armés d'un cynisme à toute épreuve, nous ont concocté avec ce joyeux remue-ménage : des situations, entre bugs informatiques, soumission forcée, discours patronal et autres discussions entre collègues, tour à tour désespérantes et à se tordre de rire, mais en tout cas véridiques ! Vous pourrez vérifier !
Génial !

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