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Arnaud Cathrine, Je suis l'idole de mon père, roman à partir de 13 ans, 150 pages, mars 2014, 9,20 € **

Publié le par Sébastien Almira

 

idole.png

 

Doriand est le fils d'un auteur de romans ado en mal d'inspiration qui étale la vie de son fils dans ses livres. Ce qui provoque honte et fureur chez le principal intéressé.

Cet été, le joyeux tandem part en vacances dans une station balnéaire en Normandie. Au programme : hôtel étoilé à deux pas de la plage, resto gastronomique, soleil, bronzette et farniente.

Mais il se trouve que c'est dans la même ville que vivent les grands-parents de Doriand, ceux-là même qu'il n'a jamais rencontrés parce que son père ne les voit plus depuis belle lurette et n'en parle jamais.

 

C'est un sacré gros hasard, mais on passe, puisque le gros de l'histoire est basé sur ça : pourquoi les relations entre le père de Doriand et sa famille se sont-elles détériorées ? Que va faire l'adolescent pour sortir des griffes et du carnet de notes de son père ? Concernant son irrésistible envie de rencontrer ses grand-parents paternels ? Pour se dépêtrer d'une histoire d'amour fantasmée et impossible ?

 

Le roman aurait pu être délicieux si tout n'était pas survolé et si Arnaud Cathrine ne cherchait pas à tenir avec Doriand Salveig son Maxime Mainard. Je sais qu'Anne Percin n'aime pas les comparaisons avec son héros, mais il faut bien avouer qu'un ado narrateur, intelligent, drôle (beaucoup moins que Maxime), cynique, à qui il n'arrive (presque) que des catastrophes (familiales, amoureuses, « vacancières ») au milieu d'une tripotée de situations cocasses et périlleuses, fait inévitablement penser à Comment (bien) rater ses vacances (article ici).

Sauf que n'est pas Anne Percin, ni Maxime Mainard, qui veut.

Ça se lit, avec plaisir même. Mais, malgré l'histoire du père écrivain qui pompe la vie de son fils pour ses livres, cela reste du déjà vu. Qui plus est, pas assez développé. Ça manque de consistance, la fin est précipitée et le suspense voulu avec l'idée balancée à demi-mots par le narrateur sur une éventuelle suite n'est pas très efficace.

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Maxime Mainard (le vrai) 04/05/2014 15:15


Mmmm... Je vois très bien de quel personnage il s'agit et je suis en mesure de confirmer :


cette ressemblance n'est pas le fruit du hasard

elle est voulue et entretenue par l'éditeur



Perso, pour m'exprimer très poliment, comme à mon habitude, je dirais que ça me fout la gerbe - mais je ne peux rien y faire. Voilà, il fallait que ça soit dit.

Sébastien Almira 04/05/2014 23:28



Je comprends.


L'éditeur (les éditeurs en général d'ailleurs) de chercher des succés qui peuvent s'appuyer sur d'autres. Si vous avez aimé, vous allez adorer !


Et votre réaction. ça doit être rageant...


Cela dit, l'histoire est totalement différente des aventures de Maxime. Reste sa façon d'écrire...



mgoussu 28/04/2014 21:33


Merci ! Enfin un blog avec des critiques mitigés voire négatives. J'avais l'impression d'êtr ele méchant de la toile. 


Je vais me balader et voir un peu le reste. Merci. 

Sébastien Almira 29/04/2014 00:48



Ha ha ! Merci du compliment !


Je ne vois pas l'intérêt de tout encenser, au delà de partager ses coups de coeur, il faut aussi prévenir les lecteurs du moins bon (même si tout est affaire de goût, malgré la qualité parfois,
dans un sens comme dans l'autre).


Je vais faire untour sur ton blog aussi.



Maxime Mainard le seul le vrai 25/04/2014 18:47


juste : merci

Sébastien Almira 28/04/2014 13:39



Des narrateurs/personnages comme lui devaient certainement exister avant, mais j'ai l'impression que, depuis, c'est un phénomène en littérature ado et que chaque éditeur cherche son Maxime
Mainard...


Je arlerai bientôt d'un gars qui y ressemble aussi (en même temps, c'est tellement facile de trouver des ressemblances avec tout ce qu'on veut), mais ce sera au Rouergue aussi, et tellement
réussi (le livre, pas le "copiage" ^^)