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Le cinéma d'octobre (Savages, Les saveurs du palais, Dans la maison, Astérix et obélix au service de sa majesté, Bachelorette)

Publié le par Sébastien Almira

savages-copie-1.jpgSavages, de Olivier Stone ****

En voilà un super thriller ! Fidèle au roman de Don Winslow, ça, je n'en sais rien, je ne l'ai pas lu. Mais ça tient debout, c'est bien monté, bien filmé, bien joué. C'est original sur plusieurs points, en plus. Par exemple, c'est un trio de choc qui se bat contre la pègre : une fille et ses deux mecs. Mais tout va bien, les deux gars sont meilleurs potes, ils vivent tous les trois ensemble ! Puis, c'est malgré le genre de film, c'est hyper coloré, à l'image de l'affiche, que je trouve très belle. Il fait souvent beau, il fait jour, il fait chaud, ça pue le sexe, c'est jeune et dynamique...

Ça pulse dans tous les sens et on ne finit pas d'être surpris par les ressorts du scénario. Très bon !

 

 

saveurs-du-palais.jpgLes saveurs du palais, de Christian Vincent **

C'est pas mal.

Deux étoiles seulement parce que c'est un film qui se regarde une fois,

comme ça, quand on n'a rien d'autre à faire, et puis c'est tout.

L'histoire de la cuisinière de Mitterrand, interprétés par

une Catherine Frot et un Jean d'Ormesson parfaits.

Ça se regarde avec plaisir et, putain, qu'est-ce que ça donne faim !

 

 

 

dans-la-maison.jpgDans la maison, de François Ozon ****

Fabrice Lucchini est prof de français, corriger les devoirs de cancres ne l'amusent plus mais l'un d'eux retient son attention. Le garçon a un talent indéniable mais son propos est effrayant. Obsédé par la mère d'un camarade de classe à « l'odeur particulière de la femme de classe moyenne », il s'incruste dans la maison, jusqu'à regarder les parents dormir, ou faire l'amour ? On ne sait plus jusqu'ou va la réalité et si à un moment l'imagination prend le dessus.

Une jolie mise en scène avec quelques scènes assez originales, lorsque Lucchini, corrigeant la copie, s'incruste à son tour dans la maison, pour donner des conseils à son protégé.

Dérangeant, mystérieux, original et plus foisonnant que je ne laisse supposer, le film de François Ozon n'est pas pour tout le monde mais saura se faire apprécier à sa juste valeur : un petit chef d'œuvre français digne du réalisateur de 8 femmes.

 

 

asterix.jpgAstérix et Obélix, au service de sa Majesté, de Laurent Tirard ****

Le nouvel Astérix ne me faisait vraiment pas envie mais à force d'en entendre du bien (moi, influençable ?!), je me suis laissé tenter. Je dois dire que j'ai été beaucoup surpris. J'ai beaucoup lu de « très fidèle », « colle parfaitement à l'univers BD de la série », etc. Mais j'ai trouvé que c'en était plutôt loin. C'est très festif et coloré, l'humour et le second degrés sont presque les personnages principaux du film. Ça n'arrête pas ! Entre les blagues fines ou potaches, les allusions anachroniques et la théâtralisation du couple Astérix/Obélix, Laurent Tirard n'a pas lésiné sur le rire.

Au final, j'ai été plutôt convaincu par la prestation d'Edouard Baer et j'ai trouvé que c'était un très bon épisode d'Astérix, même si je le trouve un peu éloigné de l'univers originel.

 

 

bachelorette.jpgBachelorette, de Leslye Headland *

Après My Best Men, le Very Bad Trip pendant le mariage,

voilà Bachelorette le Very Bad Trip féminin.

Mais si les deux premiers peuvent se targuer d'un scénario

et d'un humour délectables, ce divertissement-là ne m'a

pas du tout convaincu. Scénario faiblard, humour lourd...

Même Kirsten Dunst ne parvient pas à redresser la barre.

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Bidou 22/11/2012


Je partage le même avis que toi concernant Savages et Les saveurs du palais. Cependant, j'avouerais que j'ai davantage été conquis par Bachelorette que toi, non pas parce que le scénario est
original, le jeu d'actrices irréprochable, les dialogues à mourir de rire, mais simplement parce que j'ai passé un bon moment, un moment où j'avais besoin de voir un film "daubique". Pour ce qui
est d'Astérix, tu connais déjà mon point de vue : grotesque, à la limite du ridicule, seuls quelques passages m'ont vraiment fait kiffer, et je l'affirme, j'ai trouvé cet opus presque aussi naz
que le précédent (Astérix aux JO).