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Brit Awards 2015

Publié le par Sébastien Almira

Brit Awards 2015

Brit Awards 2015, 25/02/2015
Rediffusion sur Virgin Radio TV ce soir, 27/02/2015 et sur MCM vendredi 13/03/2015



Pour la première fois, avant-hier soir, j'ai regardé la cérémonie des Brit Awards, la trente-cinquième, à l'O2 Arena de Londres. Force est de constater que la France fait pale figure, avec ses NRJ Music Awards remplis de pseudo stars commerciales qui gagnent des prix face aux trop rares vrais artistes nominés et avec ses Victoires de la Musique dont tout le monde se fout tant l'ennui guette.

Le show est au rendez-vous. Même si ils en font un peu trop, à l'américaine, les présentateurs sont présents et présentent bien. L'O2 fait passer le Midem de Cannes pour une vulgaire salle des fêtes, la configuration et la déco faisant penser à un grand gala, les moyens et effets mis en place pour les prestations semblant sortis d'une super-production américaine.

Les nominations prouvent encore une fois que l'Angleterre surclasse la France en matière de musique. Leurs artistes commerciaux font figure de grands artistes à côté de nos habituels nominés aux NRJ Music Awards (qui a parlé de Jennifer, M Pokora, Shy'm, tal ou encore Keen'V ?).
En France, jamais un groupe comme Royal Blood n'aurait remporté le prix de meilleur groupe (britannique, en l’occurrence) face à One Direction, Coldplay et Clean Bandit, ni Paloma Faith celui de meilleure artiste féminine (britannique encore) face à des artistes qui, après un bien trop court extrait, peuvent paraître comme plus commerciales.
Sam Smith, après sont triomphe aux Grammy il y a peu, a été sacré révélation britannique et récompensé comme l'artiste au plus gros succès de 2014, mais s'est incliné face à Ed Sheeran pour les prix de l'artiste masculin et l'album britanniques de l'année.
Le Prix des Critiques est allé à James Bay, au détriment de Years & Years et George the Poet tandis que Paul Epworth a été sacré meilleur producteur britannique. Il a travaillé en 2014 avec Coldplay, U2, Foster the People, FKA Twigs, Glass Animals, Lana del Rey et Lorde.
Dans la catégorie meilleur single britannique, face à pas mal de sérieux concurrents, c'est Mark Ronson pour son featuring avec Bruno Mars, le tubesque Upton Funk, qui a été sacré. Enfin le clip britannique de l'année est You & I des One Direction.
Côté international, Pharell Williams, Taylor Swift (face à Beyoncé, Sia, St Vincent et Lana del Rey) et les Foo Fighters ont été couronnés artiste masculin, féminine et groupe de l'année.

Côté prestations, c'est Taylor Swift qui a ouvert les hostilités avant que Sam Smith, Kanye West, George Ezra ou encore Royal Blood ne se presséent sur la scène. Ce sont les deux artistes britanniques de l'année Ed Sheeran et Paloma Faith qui ont livré, pour moi, les meilleurs prestations de la soirée. Le premier en interprétant, seul sur scène, une version haute en couleur de son titre Bloodstream, la seconde en livrant une prestation de toute beauté sur la ballade Only love can hurt like this. On peut toutefois regretter une faible proportion de musique sur scène. Beaucoup de parlotte comme dans les talk-show à l'américaine, beaucoup de stars, et plus de remise de prix que de titres chantés. Dommage pour une soirée célébrant la musique.

Madonna, elle, était annoncée comme le morceau de bravoure de la soirée. Elle n'avait pas chanté aux Brit Awards depuis vingt ans et faisait la promo de son nouvel album Rebel Heart (critique ici) en interprétant le scénarisé et chorégraphié Living for love. Si l'esthétique et la scénographie étaient intéressants, surtout dans une émission de remise de prix, elle n'était pas du tout à la hauteur vocalement. La faute à sa lourde chute (du bas de l'escalier, dans son dos, les danseurs tirent la cape que Madonna ne parvenait pas à décrocher, elle est tombée avec) qui l'aura certainement déstabilisée. On peut lui reconnaître qu'elle a poursuivi sa prestation (presque) comme si de rien était, mais la magie n'était pas vraiment au rendez-vous, entre une choré souvent ridicule (malgré la scénographie), les sourires botoxés et la voix bien trop essoufflée et maladroite.
Drôle de clôture pour une soirée pareille.

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Cécile Coulon, Les grandes villes n'existent pas, essai, 90 pages, Seuil, Raconter la vie, janvier 2015, 7,90 € ****

Publié le par Sébastien Almira

                          

« C'est joli, mais je n'y vivrais pas. », « On comprend pourquoi ça ne coûte pas cher d'investir dans la pierre. », « Ici, c'est le paradis pour les enfants, l'enfer pour les adolescents. » Voilà quelques-unes des phrases que Cécile Coulon et quinze autres millions de Français entendent régulièrement à propos de leur village.
C'est en quelques sortes pour leur rendre hommage qu'elle publie ce texte chez Raconter la vie au Seuil. Une manière de tordre le cou aux clichés sur ceux qu'on appelle bien volontiers des bouseux.

Articulé en quelques chapitres autour du village, de la rue, du stade, de l'école, de l'église, du bar, de la boulangerie et de la salle des fêtes, le livre se veut hybride entre l'essai, le témoignage et l'autobiographie. En quatre-vingt dix pages bien branlées, Cécile Coulon déroule son texte plus descriptif qu'argumentaire. C'est l'anecdote qui devient l'argument. La preuve que vivre « à la campagne », qui n'en est pas vraiment une, n'a rien de suicidaire.

Si le dehors est primordial pour la jeunesse, la rue, le stade, la forêt, qui permettent de s'évader, de grandir, de vivre, le bar et la boulangerie sont le centre névralgique d'un village.
« Une boulangerie qui ferme et le village meurt, comme un malade devient cadavre après avoir rendu son dernier soupir. Il n'y a plus rien à en tirer, à part les résidences secondaires que les propriétaires ouvrent deux semaines en été sans savoir comment entretenir la chaudière et couper la haie qui dévore le chemin communal. Quand il n'y a plus de café ni de boulangerie, ça veut dire que l'endroit où vous êtes né, où vous avez grandi, joué, crié, pleuré, ri, est devenu le dortoir des gens qui rachètent les demeures de maître, les maisons de bourgs et les chalets pour en profiter l'été, quand il fait trop chaud pour que les rues soient animées. » page 86
J'ai grandi dans un (super) village, de 3000 habitants, et j'ai reconnu des situations, des ambiances, des ressemblances et je peux vous confirmer l'importance d'un bar et d'une boulangerie !


Cécile Coulon raconte aussi l'école, le collège, plus loin, le lycée, plus loin encore. Elle raconte l'autonomie quand un enfant va acheter le pain seul la première fois, l'âge adulte non pas à dix-huit ans mais à la délivrance du petit papier rose, le permis de conduire, le permis de sortir de la ville, le permis de s'émanciper. Elle raconte la peur des parents à ce moment-là car, si pour les jeunes le permis veut dire liberté, pour les parents il veut dire danger. Elle raconte la solidarité et l'entente entre voisins, dans la rue, à la maison, comme lors des fêtes du village à la salle polyvalente. Elle raconte la vie, même si elle s'en défend. En tout cas la vie d'un village, la vie dans les grandes lignes de ces habitant dont on ne parle que dans le journal régional. Elle raconte qu'il est possible de vivre comme ça. Et à vrai dire c'est bien comme ça que presque tout le monde vivait il y a quelques décennies.

« Ma meilleure amie habitait à cinq kilomètres de la maison de mes parents. Je montais chez elle à vélo, ou à pied. Mais la première fois qu'elle est venue me chercher en scooter pour aller voir, à une quinzaine de kilomètres, une fille du collège que nous appréciions, ce fut comme si ma notion du temps, de la distance, de mon statut, cette image de moi-même que je voulais donner pour recevoir un respect qu'on met des années à gagner sans comprendre qu'il n'existe pas, changeaient en quelques minutes. Nous pouvions bouger, nous déplacer, frimer aussi, nous échapper et prendre le pouvoir en étendant nos connaissances géographiques, en traversant des bleds que d'autres ne connaissaient que de nom, privilèges jusqu'ici réservés à nos parents, qui décidaient seuls des limites routières que nous pouvions franchir ou non. » pages 64-65

Sans se soucier des qu'en-dira-t-on, sans verser dans la défense acharnée de la vie en village, Cécile Coulon livre un bel hommage à une population moquée quand elle n'est pas oubliée. En dressant le positif comme le négatif, les souvenirs comme les vérités générales, de manière acerbe autant qu'attendrissante, l'auteure du Rire du Grand Blessé et du Cœur du Pélican réussit encore une fois son coup.


« « La vie, la vraie » n'existe pas ; la vérité n'est jamais singulière, régulière, la réalité non plus et c'est pourquoi j'ai écrit ce texte. Je ne peux pas raconter la vie, je peux simplement en décrire quelques-unes, avec les défauts, les partis pris, les omissions et les ornements que l'écriture, la mémoire et les sensations des autres imposent. » page 99


                                

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MADONNA, REBEL HEART, sortie 9 mars 2015, 25 titres ***

Publié le par Sébastien Almira

MADONNA, REBEL HEART, sortie 9 mars 2015, 25 titres ***

Pour son retour après les flops de Hard Candy et MDNA, Madonna a voulu faire les choses en grand en invitant toute une tripotée de stars en studio. Ainsi vous croiserez sur ce nouvel album Avicii (Tim Berling dans les crédits), Alicia Keys, Diplo (Thomas Wesley Pentz), MNEK (Uzo Emenik), Kanye West, Natalia Kills, Mike Tyson, MoZella (Maureen McDonald, présente sur au moins huit morceaux de l'album et qui avait notamment bossé pour Kelly Clarkson et Miley Cyrus), Ariel Rechtstail (meilleur producteur aux Grammy Awards en 2014 pour l'album Modern Vampire of the City de Vampire Weekend, qui a aussi bossé avec Diplo, Beyoncé, Kylie Minogue ou Charlie XCX), Rami Yacoub, Savan Kotecha (deux auteurs-producteurs pour une ribambelle de star plus ou moins talentueuses), Nicky Minaj ou encore Toby Gad à qui l'on doit All of me de John Legend ou If I were a boy de Beyoncé, mais aussi et surtout les daubes des One Direction, de Kelly Clarkson et Selena Gomez.

Mais depuis plusieurs semaines, rien ne va. Quatre mois avant la sortie de l'album, la majorité des titres ont pris le chemin de la toile, contraignant la star à publier son premier single deux mois avant la date prévue (Living for love devait sortir pour la Saint-Valentin), puis à dévoiler six autres titres en guise d'amuse-bouches. Et il y a quelques jours, c'est l'intégralité des 25 titres (14 pour le CD classique, 19 pour l'édition limitée, 21 pour l'édition Fnac dont deux remixes, 27 pour l'édition deluxe dont deux remixes, no comment) qui a fuité.

En dehors d'une promotion forcément détruite par ces fuites, l'inconvénient est l'obligatoire comparaison des versions définitives par rapport aux démos. Et force est de constater que le résultat n'est pas toujours à la hauteur des espoirs créés il y a quelques semaines.

Je vous livre ma critique titre par titre, en quasi avant-première donc !

Living for Love *****
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Uzo Emenike, Annie Brewster, Alicia Keys, Maureen McDonald, Ariel Rechtstaid, Toby Gad, Nick Rowe)

Retour en force de la Madonne avec ce titre electro 90's plutôt puissant. Comme sur le reste de l'album, on remarque une voix plus mise en avant, les beats soulignent le piano d'Alicia Keys. Grosse surprise à la première écoute, je suis super emballé par ce titre ni vulgaire, ni bourrin, bien produit et efficace. Merci Diplo et la dizaine de personnes qui ont été nécessaires pour un seul titre.


Devil pray ****
(Madonna Ciccone, Tim Bergling, Carl Falk, Rami Yacoub, Savan Kotecha, Dacoury Natche, Blood Diamonds)
Deuxième gros coup de cœur pour ce morceau hybride, entre country et electro. La version démo, sans electro était plus agréable à écouter, l'electro finalement introduit sied pas mal au titre mais il manque une envolée finale : musicalement ça ne décolle jamais.

Ghosttown *****
(Madonna Ciccone, Jason Evigan, Sean Douglas, Evan Bogart, Mathieu Jomphe)
À mi-chemin entre la ballade (ce à quoi on s'attend avec le premier couplet) et le titre pop dansant (refrains efficaces et entêtants), Ghosttown est une belle surprise, sans réelle prise de risque, mais réussie, qui plaira aux fans.


Unapologetic bitch **
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Ariel Rechtstaid, Maureen McDonald, Toby Gad )
Un soupçon d'electro et de R&B sur un reggae aux allures de pop pour un titre plutôt plaisant, sans pour autant être exceptionnel, mais qui a le mérite de sortir des rangs.

Illuminati *
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald, Larry Griffin Jr., Mike Dean, Kanye West)
La démo R&B-electro était franchement pas mal. Le résultat final montre un son plus sourd, plus expérimental où tout ne va pas ensemble et frôle finalement l'amateurisme. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 1.

Bitch, I'm Madonna (feat. Nicky Minaj) *
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz, Ariel Rechtstaid, Maureen McDonald, Toby Gad, Onika Maraj )
Je déteste profondément la musique, le son, le chant, les tenues, l'attitude, de Nicky Minaj mais j'avais pour autant beaucoup aimé leur précédent duo I don't give A sur l'album MDNA. Ici son pont rappé me donne autant mal aux oreilles que le son affreux qui tient lieu de « refrain ».

Hold Tight **
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz)
Je ne sais pas trop quoi dire sur cette chanson à vrai dire pas mauvaise, mais certainement pas indispensable sur l'édition principale d'un album de Madonna, même signée par le producteur à la mode Diplo.

Joan of Arc **
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald)
Si la version démo m'avait paru jolie à défaut d'être magnifique, Madonna a dû s'entourer de deux personnes pour la dénaturer en y ajoutant des basses pas en rythme sur le refrain. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 2. Et que dire des paroles... Je ne suis pas capable de comprendre les paroles à l'oreille et je ne me suis pas amusé à lire celles de chaque titre de l'album, mais bonjour le vocabulaire utilisé...

Iconic (feat. Chance the Rapper & Mike Tyson) ***
(Madonna Ciccone, Toby Gad, Maureen McDonald, Chancelor Bennett, Mike Tyson)
J'aime beaucoup les couplets de ce titre, même les ponts, mais les refrains musicaux (décidément, cette mode...) rap qui lorgnent du côté de I don't give A déjà cité sont d'un prétentieux assez désagréable à l'oreille. Dommage, le titre est plutôt bon sinon.

HeartBreakCity *****
(Madonna Ciccone, Thomas Wesley Pentz)
Jolie mélodie, jolie compo, voix mise en avant : très belle chanson signée Diplo.

Body Shop ***
(Madonna Ciccone, S1, Toby Gad, Maureen McDonald)
Les sonorités indiennes font évidemment penser à Shanti / Ashtangi sur l'album de référence Ray of Light, mais je trouve que ce morceau mineur aurait plus eu sa place dans les titres bonus. A néanmoins le mérite de montrer une autre facette de la Madonne et de sa musique.

Holy Water **
(Madonna Ciccone, Natalia Kills, Martin Kierszenbaum)
Sorte de Gang Bang R&B qui surfe sur Vogue pour se donner un genre, qui aurait plus sa place sur la BO d'un thriller que sur un album original de Madonna.

Inside out *
Une ballade mid-tempo qu'on a l'impression d'avoir entendue deux-cent fois auparavant, doté d'un final qui se la joue I don't give A (décidément...).

Wash all over me ****
(Madonna Ciccone, Maureen McDonald, Miley Cyrus, Tim Bergling)
Nouveau morceau d'Avicii, choisi ici dans une version plus calme et acoustique que la première mouture super efficace, qui manque sur cet album. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 3.

MADONNA, REBEL HEART, sortie 9 mars 2015, 25 titres ***

+
Best night **
Encore des influences R'n'B pour ce premier titre bonus pas trop dégueu.

Veni Vidi Vici (feat. Nas) *
Titre urbain complètement foireux.

S.E.X **
Titre urbain intéressant mais moyen, entre Human Nature et Candy Shop.

Messiah *****
Madonna Ciccone, Tim Bergling
À l'écoute de cette somptueuse ballade, on se demande sérieusement qui a choisi les titres de l'édition principale et ceux des éditions limitées. Il est incompréhensible que Messiah soit reléguée dans les bonus après trois morceaux urbains plus ou moins douteux.

Rebel Heart ****
Madonna Ciccone, Tim Bergling, Magnus Lidehäll
Morceau pop réussi qui aurait pu paraître sur l'album Ray of Light. Ravira probablement les fans.


+
Beautiful Scars **
Des sons disco ont été insérés dans ce morceau mid tempo plus ringard que rétro ou moderne. Je ne comprends pas comment ce genre de titre somme toute assez banal ne reste pas au stade de démo dans un carton quand l'excellent Revolution est écarté de l'album.

Queen ***
C'est pas mal, mais il faut se tartiner le reste de l'album avant d'y arriver et, une fois là, ça ne suffit pas pour qu'on apprécie Queen à sa juste valeur. Mauvais placement.

Borrowed Time **
Madonna Ciccone, Tim Bergling
Belle chanson, mais le résultat est moins convainquant que la démo, plus classique. Trop de petits instruments rajoutés par-ci, par-là. Madonna ou l'art de chier une démo réussie, acte 4.

Graffiti Heart ***
Titre electro sympathique. La version démo était toutefois plus aboutie et plus équilibrée.

Autotune Baby *
Commence comme un mauvais titre de Mariah Carey avec la voix d'un bébé claire puis autotunée, puis Madonna fait un semblant de rap sur les « hun-wuah » du-dit bébé. Les yeux sont grand ouverts, ceux du bébé qui ne parvient visiblement pas à dormir, et les nôtres plein d'effroi devant ce titre étrange. On trouvera, au choix, que c'est un titre surprise et fun qui ne se prend pas au sérieux ou une petite bouse qui porte bien son nom.

Addicted *****
Madonna Ciccone, Tim Bergling
LE raté de l'album. Addicted est une putain de bombe electro signée Avicii qui défonce sa race. C'est addictif à mort et ça ferait un sacré carton mais le titre est relégué à la fin de l'édition super limitée... Incompréhensible.

MADONNA, REBEL HEART, sortie 9 mars 2015, 25 titres ***

70 étoiles sur 125, ce qui ramène la note à 5,6/10 pour ce treizième de la reine de la pop. Elle a enchaîné les tubes pendant vingt ans et voilà que depuis trois albums elle court après les producteurs à la mode qui pourront lui faire renouer avec le succès. Elle y réussit parfois (4 minutes, Girl gone wild, Celebration) mais le grand public semble désormais se foutre éperdument de ses nouveaux albums.
L'année dernière, Madonna annonçait ses collaborations pour Rebel Heart sur les réseaux sociaux, gageant que l'on serait surpris par son travail. Je dois dire après plusieurs écoutes que si la surprise n'est pas vraiment au rendez-vous puisque les sons, les genres et les collaborateurs sont sensiblement les mêmes depuis quelques années, il y a toutefois quelques morceaux de bravoure.
Ballade, electro, pop pure, sons hindies, R'n'B : la palette est large et elle prouve qu'elle peut toujours exceller dans ce a quoi elle nous a habitué. Mais on trouve dans cet album beaucoup trop de titres et, surtout, beaucoup trop de mauvais titres. Quand on voit certains morceaux enregistrés puis écartés, on se demande comment une setlist aussi maladroite a pu être validée alors que la Madonne joue gros.
Pour moi, c'était un come-back réussi lorsque l'on a découvert les premières démos, qui m'ont laissé croire le temps de quelques semaines à un successeur d'American Life (pas mal de guitares et d'electro au départ) et lorsque le premier single, Living for Love, a été dévoilé en version définitive. Je m'attendais à un grand album.
Maintenant que tout est là, je pense que Madonna est en passe de rater son retour. Trop de titres, trop de R&B, trop de collaborations, trop de mauvais choix de setlist (pourquoi faut-il notamment attendre les bonus pour entendre les bons titres d'Avicii ?) et certainement bientôt des mauvais choix de singles, malgré le nombre de singles potentiels, comme pour MDNA. Pour le grand public, ce sera « Trop de Madonna ! ».


Album parfait, et là, 4 ou 5 étoiles, je me serais tâté :
Livng for love / Devil pray / Ghosttown / Unapologetic bitch / Joan of Arc (version démo) / Iconic / Heartbreak City / Wash all over me (version démo electro) / Messiah / Rebel Heart / Queen / Borrowed time (version démo) / Addicted / Revolution
bonus : Body shop / Wash all over me (version acoustique) / Graffiti Heart (version démo) / Two step behind me