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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 16:24

 

20 ans d'écart20 ans d'écart, de David Moreau, 1h30 **

Alice (Virginie Effira), 38 ans, belle, ambitieuse, est contrainte de faire semblant de sortir avec un petit jeunot (Pierre Niney) afin de battre sa jeune concurrente pour une promotion. Mais elle n'a pas dit la vérité au pauvre prétendant. Si en plus l'amour s'en mêle, situations cocasses sont au rendez-vous ! Mais le kitsh n'est jamais loin et le final est en plein dedans. Dommage pour cette comédie simple, un peu naïve, mais fraiche et agréable, avec des acteurs efficaces.

 

 

 

les-croods.jpgLes Croods, de Chris Sanders et Kirk DeMicco, 1h30 ****

Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours "en sécurité" (puisque, c'est bien connu "tout ce qui est nouveau est dangereux") est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods, famille préhistorique déjantée à mort, se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Humour et images ébouriffantes sont au rendez-vous ! Un super film d'animation pour toute la famille !

 

les-amants-passagers.jpgLes amants passagers, de Pedro Almodovar, 1h30 *

Voilà un très décevant Almodovar. Le réalisateur culte joue la carte du kitsh à fond, mais la vulgarité et les clichés homosexuels n'ont d'égal qu'un scénario creux. Quelques micro-intrigues permettent de ne pas avoir l'impression d'être uniquement dans un avion qui va peut-être s'écraser, mis ça ne suffit pas : l'heure et demi que dure cette farce finalement peu comique semble s'allonger à l'infini, à cause d'un rythme assez mal maitrisé. Bref, restez fidèles à Talons aiguilles, Tout sur ma mère ou encore Volver.

 

 

les-gamins.jpgLes gamins, d'Anthony Marciano, 1h35 ***

Tout juste fiancé, Thomas (Max Boulbil) rencontre son futur beau-père (Alain Chabat), marié depuis 30 ans à Suzanne (Sandrine Kiberlain). Désabusé, convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple, il dissuade Thomas d’épouser sa fille et le pousse à tout plaquer pour se lancer à deux dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs. J'ai mis un peu de temps à accrocher et à rire, mais il faut dire que le duo Boulbil-Chabat fonctionne très bien, que Kiberlain est une grande actrice et que le scénarion ne manque pas de ressources. Une très bonne comédie, légère et drôle.

 

 

jurassik-park-3D.jpgJurassik Park, 3D, de Steven Spielberg, 2h, film *** / 3D *

Plus besoin de présenter Jurassik Park. Ce qui change cette année, c'est la 3D. C'était donc l'occasion de revoir ce film culte de Spielberg. Certains plans, déjà impressionnants sur grand écran, le sont encore plus avec la 3D mais ça ne suffit pas à la rendre nécessaire. Elle est très souvent inutile et fait plus mal aux yeux qu'elle n'impressionne vraiment.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Leçons de cinéma
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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 14:17

 

Virgin-Megastore-Paris-600x450.jpg

 

Vous qui lisez au moins un blog culturel, vous devez connaître la situation de la chaîne Virgin Megastore : chute vertigineuse du chiffre d'affaires depuis quelques années, fermetures de magasins, dépôt de bilan en janvier après une année à -30%, période de redressement puis de cession, attente de repreneurs (seuls quatre se sont manifestés durant la première période de cession dont les charognards de Rougier & Plée qui proposent 1,2 millions d'euros pour récupérer 11 magasins, le mobilier, les caisses et 17 millions d'euros de marchandises, alors que pour le seul magasin de Lyon, le repreneur potentiel a mis 2 millions sur la table), soldes lundi-mardi-mercredi, et fermeture imminente de l'ensemble de la chaîne avant l'été.

 

Si j'écris cet article, c'est parce que je travaille à Virgin. Depuis trois ans et demi par intermittence à Bordeaux et Mérignac, depuis un an sur les Champs Élysées. J'ai vécu la lente agonie de l'entreprise et du vaisseau amiral, un magasin de plusieurs milliers de mètres carré qui a ouvert ses portes il y a 25 ans, en 1988, en même temps que moi. Un magasin connu dans le monde entier, celui où les artistes se pressent pour dédicacer, celui où les médias viennent filmer leurs reportages, celui où le public a toujours répondu présent, celui où les touristes se rendent lorsqu'ils viennent à Paris, celui qui représente le mieux la culture en France.

J'ai vécu, avec mes collègues, la lente agonie de ce magasin mythique, célèbre pour son immense porte de banque ronde, pour on bâtiment majestueux, pour son choix pléthorique, pour ses vendeurs passionnés et plus que calés. J'ai vécu la lente agonie de sa librairie puisque je suis libraire. J'ai vécu la désertion de la clientèle, les baisses de chiffres hallucinantes, j'ai vécu les connards de clients qui ne savent pas se tenir en société.

 

porte-virgin.jpg

Mais je ne pensais pas vivre ça. Les soldes pour vider le stock. -50% sur tout le magasin (hors librairie), et -60% pour les porteurs de la carte de fidélité. Forcément, ça attire. Nous ne sommes pas dupes, nous savions que ça attirerait du monde. Nous aurions certainement fait de même à leur place.

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est l'attitude hallucinante de ces gens-là. De vrais charognards. Faisant la queue deux heures avant l'ouverture, poussant les portes pour rentrer avant, les défonçant parfois même, courant, se bousculant, montant les marches quatre à quatre dans le grand escalier de marbre pour atteindre le rayon multimédia au premier étage, cherchant, fouillant, presque arrachant des mains, revendant dans la file des caisses ou devant le magasin un Ipad à 700€ acheté 350, voir 280 avec la carte de fidélité, un ordinateur, une PS3, un casque pour MP3. Regardez la vidéo pour avoir une idée de l'entrée en fanfare des charognards, en nombre.

 


 

J'ai vu tout ça. J'ai vu aussi les gens saccageant les rayons à la recherche d'un produit, prenant par défaut ce qui leur tombait sous la main avant que quelqu'un ne leur passe encore devant.

J'ai vu les gens fouiller sauvagement les bacs de papeterie (que nous étions en train de trier après avoir fait le tour du magasin pour récupérer tout ce que les gens jetaient un eu partout) et mettre tout et n'importe quoi dans leurs paniers déjà remplis.

J'ai vu les gens hurler, insulter des vendeurs parce qu'ils ne trouvaient pas ce qu'ils voulaient, des caissières parce qu'elles n'allaient pas assez vite après des heures de caisse insupportables ou parce qu'elles allaient aux toilettes.

J'ai vu les gens faire la queue pendant deux heures, faire un scandale parce qu'on leur avait compter huit cahiers au lieu de six et refaire la queue pour se faire rembourser un ou deux euros.

J'ai vu des gens partir avec les bacs du magasin pour porter leur trésor.

J'ai vu les montagnes de ce que les gens avaient finalement laissé en caisse. Preuve qu'ils prenaient vraiment n'importe quoi avant de faire leur choix en caisse.

J'ai vu le carnage dans les rayons. La troisième guerre mondiale. Je râle quand les gens laissent mon rayon sens dessus dessous et que je dois tout ranger à minuit moins le quart, mais ce n'était rien. Une poussière à côté de ces trois jours d'enfer. Et encore, à part lorsque nous aidions les collègues d'autres rayons, nous étions relativement protégés du carnage au sous-sol du magasin, en librairie.

J'ai vu des collègues en larmes, exténués.

 

J'ai vu la nature humaine sous un autre jour, de l'intérieur. Et je peux vous dire qu'en plus de la peine ressentie pour l'état du magasin et sa fermeture, j'ai eu de la peine pour nous, pauvres humains. Après une semaine de vacances en Grèce, je me suis dit que les Français étaient vraiment des crevards. Et je ne parle même pas des commentaires que j'ai lus sur le net, comme quoi on l'a bien mérité.

 

 

 

Vous pouvez lire l'excellente chronique d'Antoine Michel sur Rue89.

Par Sébastien Almira - Publié dans : Attentats à la Culture
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 14:49

 

sweet-sixteen.jpg

 

Quel livre ! Quelle histoire ! Et tout ça raconté par une Française. Une Française, Annelise Heurtier, qui s'approprie un pan de l'histoire des États-Unis, le début de la déségrégation, comme si elle y était. Dévoré en deux heures, le temps d'un aller-retour en RER pour aller voir le groupe Texas présenter dans l'émission Le Ring une partie, un peu molle, de son album à paraître, une reprise d'Elvis (le chanteur proscrit dans les beaux milieux, comme vous le lirez dans Sweet Sixteen. Vous voyez que ça a un rapport !), et quelques anciens titres qui ont enfin mis le feu à la salle. Dévoré en deux heures, donc trop court.

C'est le seul reproche que j'ai à faire à ce roman : on en veut encore. Non par voyeurisme, non par sadisme, mais parce que c'est intéressant, parce qu'on a bien compris l'enfer que vivent ces neuf Noirs autorisés pour la première fois à étudier dans une école pour Blancs, mais qu'on aimerait ne pas les quitter là, qu'on aimerait les suivre plus longtemps, pendant l'année et après, suivre leur chemin, les accompagner dans leur lutte contre le racisme et pour la liberté.

 

Qu'on se le dise, même si certains faits sont inventés par l'auteure, même si les noms ont été changé, il ne faut pas oublier que ces neuf étudiants de 14 à 17 ans ont vraiment vécu cette aventure hors du commun, pour laquelle il leur a fallu un courage inouï. Quelque fois, j'ai fait le rapprochement avec le mariage pour tous qui, en ce moment, déchaîne des flots de haine incompréhensibles alors qu'il s'agit simplement de la liberté d'une partie de la société. Dîtes-vous que lorsque la Cour suprême des États-Unis rend inconstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques, le principe fût le même, sauf que les antis étaient autrement plus nombreux (85% de la population) et surtout autrement plus violents. Et franchement, ça fait peur.

 

sweet2.jpg

Les 9 de Little Rock

 

« Elle avait beau avoir grandi dans ce quotidien-là, elle était tout à fait consciente de l'iniquité de la situation. La vie des Noirs semblait être faite d'un ingénieux assemblage d'injustices courantes, ne visant qu'à une chose : les maintenir à leur place, c'est-à-dire sous les semelles des Blancs.

« Séparés mais égaux », promettait glorieusement la loi depuis quatre-vingt ans. Quelle foutaise. Et pas seulement dans les écoles. Les exemples étaient légion. Les toilettes pour Noirs, dans les magasins ? Encore fallait-il les trouver, reléguées au fond d'un dédale de couloirs sombres et sales. Les fontaines d'eau qui leur étaient réservées ? Poussiéreuses et jamais nettoyées.

Pourquoi la justice avait-elle édictée une telle loi si c'était pour la laisser fouler aux pieds sans même lever le petit doigt ?

C'est peut-être pour cela, et aussi parce que sa grand-mère Shiri l'avait élevée dans l'idée que les Noirs méritaient les mêmes chances que les Blancs, que Molly s'était déclarée volontaire pour intégrer le Lycée central, trois ans auparavant. » pages 23-24

 

C'est Molly que nous allons suivre un chapitre sur deux dans Sweet Sixteen. Dans l'autre moitié, nous suivrons Grace, une jolie blonde dont les mères de ses amies sont les principales chefs de file de la Ligue des mères blanches, groupe de bitch prêtes à tout pour empêcher neuf adolescents noirs d'intégrer un lycée où ils seront de toute façon largement noyés au milieu de plus de deux-mille Blancs. Deux-mille Blancs dont la quasi totalité sont eux aussi prêts à tout pour pourrir la vie à ces neuf Noirs. Et au milieu d'eux, Grace qui se demande à quoi peut bien rimer toute cette haine et si elle ne met pas à mal ses propres idées en tombant amoureuse d'un beau garçon qu'elle soupçonne de participer à de violentes actions racistes.

 

swwet3.jpgManifestation contre leur intégration

 

Sur à peine plus de deux-cents pages, Annelise Heurtier nous raconte l'année scolaire avec une force étonnante et sans pathos. Le but n'est pas de faire pleurer dans les chaumières, mais de relater un épisode tragique mais salvateur, sans en enlever la violence et sans y rajouter de fioritures. Et je dois dire que le but est atteint à la perfection.

L'auteure demande avec humour dans son mot final si nous sommes prêts à recommencer, à la lire de nouveau. Si ses deux autres romans sont aussi impressionnants, je ne marche pas : je cours.

 

« Le cœur de Molly se mit à battre la chamade. Ils avaient beau faire partie de quelque chose de grand, de juste, quelque chose qui les dépassait, il n'en restait pas moins que, maintenant, c'était à eux seuls de se lancer. À eux de le vivre.

La porte de la voiture s'ouvrit sur des cris assourdissants.

Molly plaqua ses mains sur ses oreilles et suivit ses compagnons en direction de la porte, sous les huées de la foule contenue par les policiers. Elle s'engouffra à l'intérieur comme on se rue dans un abri pendant l'orage. La porte se referma dans un claquement métallique, et les hurlements devinrent plus lointains. Molly écarquilla les yeux. Ils avaient réussi. Ils étaient entrés. » page 109

 

À vous d'entrer.

 

 

Lisez l'article de Louise sur le blog Levons l'encre ici !

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 14:21

 

bayamack.jpg

 

« Svetlana, Ludmilla, Lorenzo, Esteban, c'est pour vous que je prends la parole, mais rassurez-vous, je ne m'attends à rien, vu que vous êtes les uns comme les autres incapables du moindre sursaut de lucidité comme du moindre mouvement de gratitude. » page 26

 

Celle que je vous présentais il y a quelques semaines comme un monstre littéraire, dans la critique que j'écrivais sur sa truculente pièce, Mon père m'a donné un mari (critique ici), ne s'est pas contentée de publier en janvier du théâtre. Chez POL, est paru en même temps un gros roman au titre qui colle parfaitement à l’œuvre de l'injustement méconnue Emmanuelle Bayamack-Tam.

 

Si tout n'a pas péri avec mon innocence est un portrait de famille, un roman-fleuve qui court sur quelques années, mais attention, on n'est pas chez Danielle Steel ! Pas de secrets familiaux à la mords-moi le nœud en basse campagne avec, au mieux, une histoire d'adultère datant de Mathusalem. D'abord, le roman familial chez Bayamack-Tam, il faut le prendre avec sa plume particulière, osée, parfois dérangeante, extravagante et cynique. Ensuite, il faut l'accepter avec des personnages complètement tordus, sinon quel intérêt ? Il faut y aller les yeux fermés, sans peur d'être bousculé, froissé, envahi par la haine comme les larmes, le désespoir comme le rire.

 

« Svetlana, Ludmilla, Kimberley, Lorenzo, Esteban : une telle bigarrure folklorique pourrait laisser penser que nous n'avons pas le même père, mais ce serait là aussi mal connaître Gladys, et notre géniteur commun s'appelle Patrick, comme tous les garçons de sa génération. Je tiens à signaler qu'il n'est pour rien dans le choix de nos prénoms. On peut même avancer qu'il n'est pour rien dans tout, ce qui ne l'empêche pas de se croire indispensable et de dépenser une énergie folle pour jouer les chefs de famille. À quelque heure qu'on le prenne, mon père a toujours l'air surmené et préoccupé. Notre éducation est sa grande affaire, même s'il n'y pense que par à-coups, par crises intermittentes au cours desquelles il nous prend à part pour des mises en garde solennelles, des sermons prononcés la voix tremblante et les yeux dans les yeux, qui m'ont toujours laissée très froide et dont je soupçonne mes frères et sœurs d'être aussi peu affectés que moi, bien que nous n'en ayons jamais parlé, vu que mon père n'est pas un sujet de conversation. Il faut croire qu'il est dans sa nature de ne pas oblitérer les esprits et de n'intéresser personne. Il y a des gens comme ça, dont la vie va être entièrement obscure, quelque énergie qu'ils mettent à exister. » pages 22-23

 

bayamack2

 

Une fois qu'on accepte de pénétrer l'univers particulier de l'auteure, on s'immisce petit à petit dans cette famille décousue, extravagante, presque immonde. Entre une mère, Gladys, née difforme (l'auteure crée toujours des personnages hors du commun, qu'ils soient difformes, obèses et/ou magnifiques. Quel plaisir d'ailleurs de retrouver la Charonne d'Une fille du feu, Charonne la magnifique enchanteresse dont les formes énormes ne l'empêchent pas d'être d'une beauté à couper le souffle), un père inutile, une grand-mère tantôt exubérante, tantôt fantomatique, un grand-père vaniteux, des sœurs bêtes de concours à moitié demeurées et des frères jumeaux parvenant tant bien que mal à exister au milieu de ce joyeux bordel, la famille de Kimberley, la narratrice, a de quoi nous tenir en haleine au grès des repas frisant le crime contre l'humanité, des compétitions sportives des filles dont Gladys est complètement gaga, des moqueries perpétuelles auxquelles doivent faire face Kim et ses deux petits frères, des rencontres que Kim fera au cours d'un apprentissage de la vie pas comme les autres.

 

Entre baise avec le très endurant Sven, lecture de Baudelaire et cours de gymnastique rythmique, Kimberley s'est d'ailleurs donné pour mission de sauver ses deux petits agneaux de cette famille de tordus, « des adultes aussi enfantins que déraisonnables », et du destin terne et désespéré qui les attend. Y parviendra-t-elle alors qu'elle doit déjà tenter de se sauver elle-même ?

 

Si le point de départ et le déroulement de l'histoire ont de quoi détonner et s'accordent à merveille avec le ton enlevé et cynique d'Emmanuelle Bayamack-Tam, dont la noirceur n'a d'égal que la folie, j'ai trouvé que le récit perdait en puissance sur la longueur. Un passage à vide après la première moitié qui donne moins de souffle, de force à la fin qu'au début et qu'aux autre livres que j'ai lus d'elle, Une fille du feu et Mon père m'a donné un mari. Et c'est bien dommage parce qu'à part cette baisse de régime et ces inélégants « positivement affreux » et autres « positivement sensationnel », je me suis surpris à apprécier une saga familiale, ce qui est pourtant loin d'être ma tasse de thé.

Saga familiale qui vient d'ailleurs de remporter le prix Alexandre Vialatte 2013, son premier prix littéraire, enfin ! Le jury a trouvé le roman « remarquable pour ses qualités stylistiques, son humour, son audace stylistique, en écho à l'esprit de Vialatte. » Un roman sur l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte, un roman sur la vie. Sur la vie d'êtres pas comme les autres peut-être parce qu'eux ne cachent pas les tares et les faiblesses qu'ils pensent être leurs forces. Un roman sur la vie d'êtres humains qui n'étaient peut-être pas faits pour exister.

 

« On n'est pas fait pour la vie et on nous y balance comme ça, sans prévenir. Il suffit d'avoir assisté une fois à un accouchement pour savoir qu'il n'y a rien de plus contre-nature que de naître : tout le monde souffre, tout le monde hurle, la mère, l'enfant, et même le père s'il a eu l'idée saugrenue de se pointer. » page 401

Par Sébastien Almira - Publié dans : Littérature adulte
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 13:39

Voilà,

 

Après un mois d'absence, et un mois et demi sans vrai article (la dernière critique, celle du génial Western Girl d'Anne Percin, lire ici, date du premier avril, et non ce n'est pas une blague), me voilà de retour.

Comme je vous l'avais dit, un déménagement, et un gigantesque problème internet avaient eu raison de moi. Ce à quoi s'est ajoutée une semaine de rêve en Grèce (un article décalé sur le sujet est en préparation !).

Mais me voilà de retour sur le blog, en compagnie d'une connexion internet que j'éspère solide, régulière et immortelle.

 

Je vous remercie, que vous soyez lecteurs passagers, lecteurs réguliers ou carrément fanatiques de Culturez-Vous, d'avoir continué à visiter le blog malgré un manque cruel de contenu neuf.

Vous étiez entre 50 et 100 visiteurs uniques chaque jour à lire mes articles sur Jean-Baptiste Del Amo, Chuck Palahniuk, Anne Percin, Zazie, Libba Bray, Woodkid, Pascale Gautier, François Saintonge, Michel Houellebecq et Trenton Lee Stewart, pour ne citer que les dix plus visités !

Alors merci encore, et merci aux artistes qui ont suscité votre intérêt !

 

Je vous promets dans les jours qui viennent tout plein d'articles sur la littérature (Annelise Heurtier, Sweet Sixteen ; Emmanuelle Bayamack-Tam, Si tout n'a pas péri avec mon innocence ; Razvan Radulescu, La vie et les agissements d'Ilie Cazane ; Daniel Glattauer, A toi pour l'éternité), la musique (Hurts, Exile ; Willy Moon, Here's Willy Moon ; Ellie Goulding au Bataclan), le cinéma (20 ans d'écart ; Les Croods ; Les amants passagers ; Les Gamins ; Jurassik Park 3D) et sur la Grèce (les merveilles ; les surprises ; les frayeurs ; les déceptions).

 

Il ne me reste plus qu'à vous dire à très vite et à m'agiter pour publier les prochains articles !

 

Sébastien Almira

 

 

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l'arrivée à Athènes

Par Sébastien Almira - Publié dans : Brèves de comptoir
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Le Méritoire

° attention danger ! ne pas approcher !

* à laisser en boutique sans regret

** à emprunter ou acheter d'occasion
*** à acheter et lire avec plaisir

**** à acheter, lire, prêter et relire

***** attention chef d'oeuvre ! à acheter, lire, offrir, relire et noter dans son testament !

à venir...

- Western Girl, Anne Percin (Rouergue DoAdo)

- Si tout n'a pas péri avec mon innocence, Emmanuelle Bayamack-Tam (rentrée POL)

- Le peintre d'évantails, Hubert Haddad (rentrée Zulma)

 

- Hurts, Exile (Sony)


... à suivre ...

 

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